Date de sortie cinéma :
11 février 2009
Réalisé par Pablo Larrain
Avec Alfredo Castro, Amparo Noguera, Paola Lattus, plus
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
brésilien,
chilien.
Genre :
Comédie dramatique
Durée :
1h38 min
Année de production :
2008
Synopsis : Printemps 1978, John Travolta est "Tony Manero" dans le film La Fièvre du samedi soir, et enflamme le monde du disco. Au même moment à Santiago du Chili, alors que la terrible dictature de Pinochet sévit, Raùl Peralta, 50 ans, est fasciné par ce personnage et par l'univers du film. Tous les samedis soirs, il libère sa passion pour le disco. En compagnie d'autres danseurs amateurs, il crée un spectacle dans un night club de banlieue. Quand il apprend que la télévision organise un concours du meilleur sosie de Tony Manero, Raùl y voit sa chance de devenir une star. Sa fascination se transforme en obsession. Plus rien ni personne ne pourra alors l'arrêter...
Voir ce film
Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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Critiques, notes, avis des spectateurs
Note Moyenne:
(2,0)
pour 42 notes dont 21 critiques
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ffred
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855 critiques postées
Sa note :
(3)
Sa critique :
Voilà un film choc dont on sort un peu pantois tout autant que perplexe. La bande-annonce était prometteuse mais pour une fois très bien faite, ne laissant rien entrevoir du gros de l'histoire. Techniquement c'est presque une horreur. L'image saute, les couleurs et le grain ne sont pas beaux, les flous un peu trop nombreux, c'est voulu, mais un brin exercice de style qui peut vite donner mal à la tête. Mais tout cela est rattrapé par un récit dur, glauque, qui finit par être intéressant presque passionnant. Beaucoup de scène surprennent, choquantes sans être pour autant insoutenables, mêlées au climat politique de l'époque Pinochet au Chili, cela donne une ambiance spéciale et qui sort de l'ordinaire. Les personnages sont liés par des rapports relationnels et sexuels d'une grande tristesse et d'un grand désespoir. A l'image du personnage principal. Il est particulièrement sombre, pathétique, on pense qu'il va devenir touchant mais il bascule brusquement dans une folie meurtrière et une folie tout court, froide, incontrôlable, qui fait que ne peut pas s'attacher à lui et qu'on finit même par le détester. Alfredo Castro (un petit air de Al Pacino)est hallucinant. Tout simplement incroyable, une performance étonnante. Tous les autres acteurs et actrices sont tous parfaits aussi. Rien à dire. La mise en scène maniérée, parfois trop et une histoire limite et sombre font de Tony Manero un film atypique, pas vraiment grand public, certainement rebutant pour certains, mais qui a au moins le mérite de ne pas laisser indifférent.
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87 critiques postées
Sa note :
(3)
Sa critique :
Ne vous fiez pas à l'affiche ni à la bande-annonce, on n'est pas ici dans une comédie satirique à l'italienne, ni - encore moins - dans une sinistre comédie cynique de Yann Moix, façon Podium (ouf !)
S'il fallait rapprocher ce Tony Manero d'un autre film, ça serait sans doute davantage de Henry: portrait of a serial killer, de John Mc Naughton.
Le film se déroule en 1978, dans le Chili de la dictature militaire de Pinochet et nous conte l'errance sanglante d'un paumé, fan de Travolta, que l'obsession pour La Fièvre de samedi soir et son ambition à devenir, à 52 ans, sosie officiel de Travolta vont pousser aux pires exactions et particulierement au meurtre.
Le film est très sombre, parfois même totalement glauque et à peine désamorcé par un humour assez cynique émergeant parfois de manière inattendue.
Il parait qu'on peut y lire en filigrane une métaphore de la dictature Pinochet, moi je n'y vois qu'un contexte, une toile de fond.
Par contre, le portrait sans concession de cet homme sans compromis est brillamment réussi et le génial Alfredo Castro parvient à toucher, parfois, autant qu'il terrifie, souvent.
Sa composition est suffisamment exceptionnelle pour valoir à elle seule de voir ce film.
Mais la mise en scène, elle aussi, est souvent admirable, notamment lorsqu'elle suit les errances du personnage dans les rues et les immeubles avec un talent proche de celui des frères Dardenne, façon Rosetta.
Mais c'est dans ses partis pris de mise en scène que le film trouve aussi ces limites, notamment dans l'usage permanent du flou dans les prises de vues. Si cette idée est parfois signifiante et même géniale, son systématisme, tout au long du film, finit malheureusement vite par devenir creux et agaçant, d'autant que le film n'est finalement jamais aussi fort que lorsqu'il cesse de recourir à cet "effet", notamment dans les scènes de plateaux télé.
Mis à part ce bémol, le film est passionnant de bout en bout et s'avère être une excellente surprise de ce début
Fonctionalité offerte
par l'espace Carte Noire
Revue de presse : les critiques
Secrets de tournage
Vu à Cannes
Tony Manero a été présenté au Festival de Cannes en 2008, dans le cadre de la 40e Quinzaine des Réalisateurs.
Tony mon héros
Pablo Larrain parle de ce que symbolise Tony Manero pour le personnage principal de son film : "Tony Manero représente pour Raul Peralta l'ascension vers la gloire dans une société sans destin. Un espoir calqué sur le modèle du rêve américain, que Raul prétend importer à n'importe quel prix. La figure du perdant, qui surgit en dansant sous les traits d'un John John Travolta dans La Fievre du ...
Tous les secrets de tournage
Commentaires
déconnecté
un visiteur - 21/11/2009 23:41:20