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PhilippeToile
53 abonnés
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4,0
Publiée le 28 septembre 2010
Splendeur et misère de la bourgeoisie industrielle milanaise, avec ses traditions mises à mal, ses valeurs bousculées par le monde moderne et la globalisation. C'est sur cette toile de fond que Luca Guadagnino nous propose le portrait poignant d'une femme mûre dont le réveil de la sensualité et l'irruption d'un amour passionnel va entrainer drame et libération. La mise en scène, servie par une photo magnifique, nous offre des moments extatiques et un final d'une tension dramatique peu commune. L'occasion pour la lumineuse Tilda Swinton de confirmer l'étendue de sa palette.
Difficile d'être jubilatoire ou agacé après avoir vu ce film, indulgent sera plus approprié me concernant. Bien sur T.Swinton est toujours aussi fabuleuse et la musique de J.Adams splendide mais celà doit il faire un film????? Le scénario indigent est la cause de ce ratage parfois intéressant.
Un exercice de style magistral du réalisateur, une Tilda Swinton très bonne actrice (comme toujours) (mention spéciale à son accent italien irréprochable) Mais on a l'impression que ce film dure 5 heures !
un film formidable de nullité orien d'exceptionel ne ce passe. il fallait oser faire un film "muet" eh bien il l'on fait. soi dit en passant les petites bébêtes sur les fleurs et les fleurs sont bien filmées....
Film irritant qui en fait que l'on le supporte ou pas. Pour ma part, je ne l'ai pas supporté : scénario classique mais juxtaposition d'idées tant en image qu'en son voire qu'en scénario. Tout cela en fait un film qui bascule et ennuie.
Je n'ai pas du tout mais alors PAS DU TOUT aimé ce film, il est très ennuyeux!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Il est très lent (sauf les 5 dernières minutes), il n'a pas de dialogues intéressants, il est long...et même très long du coup! je n'ai pas vu de sensualité, je n'ai pas ressenti d'émotions avec ce long métrage.
Dés les premières images du générique, une sorte de désuétude s'installe. Amore s'annonce comme un film "à l'ancienne", Viscontien, à l'opposé des productions actuelles. Le réalisateur Luca Guadagnino construit son film comme une sorte d'opéra. Il y a de la musique (beaucoup) signée John Adams, qui appui chaque événement, une famille shakespearienne, un conflit digne d'une tragédie grecque et un décor imposant. L'histoire est celle d'une famille de riches industriels milanais, dont le patriarche vient de céder la succession de son entreprise à son fils et à son beau-fils. Lors de la soirée de passation de pouvoir, la mère, Emma, rencontre Antonio, un ami de son fils... elle va finir par aimer le jeune homme avec passion. Amore, c'est d'abord l'occasion de retrouver une immense comédienne, Tilda Swinton, également productrice, au charisme et à la classe envoûtante. Elle est encore une fois magnifique. C'est aussi une mise en scène grandiose, bien qu'un peu grandiloquente, mais qui correspond à l'ambiance générale du film. Si la relation entre Emma et Antonio constitue le plus grand intérêt du film, offrant des moments d'une grande grâce et rappelant autant dans la forme que dans le fond le Lady Chatterley de Pascale Ferran, d'autres éléments du films ralentissent ou ont moins d'intérêt. Ainsi l'histoire d'amour homo de la fille d'Emma ou les déboires de l'entreprise servent uniquement à expliciter les relations entre les personnages et montrer le contexte dans lequel les personnages évoluent. Malgré ses quelques faiblesses, Amore a ce "je ne sais quoi" des grands films qui marquent par leur beauté et leur lyrisme d'autant plus qu'il s'achève par une scène bouleversante et déchirante où la musique éclate comme dans un final de concert. Un très beau film, envoûtant et ambitieux.
Evidemment prétendre faire jouer à Tilda Swinton le rôle d'une russe parlant l'italien mais ignorant l'anglais c'était un challenge qui a certaines conséquences. Comme par exemple de réduire les dialogues à leur plus simple expression ce qui pour un film italien est étonnant. Evidemment étirer sur 2 heures des plans séquence qui s'éternisent peut finir par lasser. Evidemment ajouter les sous histoires aux sous histoires peut finir par n'en traiter aucune sérieusement. Evidemment multiplier les plans acrobatiques avec une caméra qui monte, tourne, descend, virevolte devient une technique trop visible et détruit l'effet escompté. Il reste de belles scènes bien montées et bien conduites. Le repas initial bien sûr. La scène amoureuse aussi. Quelques autres. A voir malgré tout pour se faire son propre avis.
Un film d'une ambition rare et qui atteint régulièrement des sommets. La mise en scène,d'une sophistication incroyable, est tout sauf gratuite !! La multiplication des points de vue, les montées dramatiques régulières, la recherche constante de la plus grande sensualité : tout concoure à faire de ce film un monument lyrique. Le réalisateur convoque toutes les références possibles depuis Sirk jusqu'à Visconti en passant clairement par le cinéma russe de Dziga Vertov et Sergueï Eisenstein (pour le montage découpage). Le travail sur le rythme et les ambiances sont remarquables: le début est lent à dessein, pour nous faire attendre ce grand repas de famille ; la dernière partie où la mort est présente devient silencieuse et froide pour finir par un crescendo admirable. Tant de scènes sont inoubliables !! Et les comédiens sont excellents.
Epoustouflant. j'ai été sous tension pendant une 2 heures, avec des cadrages, des prises de vue, un montage qui amplifient un scénario taillé au cordeau, une musique peut-être trop pilote. Ca démarre comme Festen, pour nous emmener sur d'autres chemins et nous surprendre plusieurs fois. Voilà l'amour, filial, lesbien, adultérin. Pourquoi les français s'obstinent-ils à trouver des titres idiots aux films italiens?
Autre comédie de moeurs visant à décrire la bourgeoisie de son pays en y mêlant adultère et gastronomie -puisque sorti en parallèle, The Housemaid traite les même sujets-, Amore opte pour un tout autre ton. Flamboyance fastueuse du banquet impressionnante d'emblée -dans le genre de celui-ci des Promesses de l'Ombre- et jeu de langage omniprésent. Mais au contraire de son confrère coréen, Amore sombre au fur et à mesure, notamment par la faut d'une histoire d'amour un peu abusive car irréaliste et sans grand intérêt. Même Tilda Swinton ne parvient pas à sauver le tout, ce naufrage grandiloquent à grand renfort de musique classique.
Assez décevant quand on a lu des critiques évoquant le grand Visconti ou le génie de Tilda Swinton dans l'expression de sentiments courageux! Le formalisme esthétisant finit par geler toutes les émotions que l'on devrait ressentir à l'évocation de cette nouvelle Lady Chatterley mâtinée d'Emma Bovary et d'Anna Karénine. On a déjà vu des descriptions de crépuscules d'empires industriels plus incisifs et des images d'amours interdites plus sensuelles. Reste que dans un cinéma italien rarement renversant aujourd'hui, on finit par trouver du souffle à ce mélo à la Delly. Les images et la musique sont des évocations plus proches de l'opéra et de ses situations archétypales que du cinéma du 21ème siècle, dommage!
Comment expliquer à quel point ce film est une déception, tant par son ennui, que par le jeu des acteurs, ou encore sa mise en scène ? Je ne comprends pas comment de telles critiques ont pu être obtenues par un film d'un ennui profond (4 étoiles d'après Studio Ciné Live par exemple...) : On s'ennuie du début à la fin, le film est monotone, sans élément déclencheur, sans aucun intérêt. C'est mauvais, le scénario n'a aucun ressort, je regrette d'avoir payé, et je crois que toute la salle de cinéma est d'accord avec moi (j'ai vu des spectateurs quitter la salle avant la fin). En bref, une énorme déception... Je crois que je ne retournerais pas voir de cinéma italien avant longtemps.