Amore
Note moyenne
3,1
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123 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 septembre 2010
Dès les premières images d'une Milan grise et métallique sous la neige, d'une villa moderniste des années 30 aux mains de domestiques à l'organisation huilée, d'un repas rituel qui se prépare, d'une table dressée, d'une famille riche se réunissant, de ce que l'on devine déjà derrière les masques, LA référence s'impose : Luca Guadagnino se sent l'audace et l'âme d'un Visconti, incroyable ambition par les temps qui courent, mais ambition assumée. Dressant le portrait presque hors du temps d'une famille en pleine mutation, loin cependant des drames que vivent les héros des Damnés, Amore se déroule comme un opéra baroque un tantinet suranné, dont on attend le dénouement avec ferveur. Le repas d'ouverture donne le la d'une narration toute entière offerte aux sens, la gastronomie y prenant une place primordiale et déterminante. Si l'histoire qu'on nous raconte n'a rien d'extraordinaire, son traitement parfaitement homogène, de la froideur de la maison de famille à la chaleur des hauteurs de San Remo, accompagnant la métamorphose d'une Emma perdant les sens et les retrouvant tout autant, nourrit le film d'une singularité captivante. C'est un "trop" général, "trop" de l'enchaînement des plans, "trop" de la musique, "trop" de la sensualité, un "trop" qui passe le plus souvent et déborde de temps en temps. Même la musique, très présente (et très "Philip Glassienne") y a toute sa place. Evidemment, on aimerait quelquefois dire stop, stop à une scène d'amour trop longue, stop aux associations d'images trop lourdes de sens, stop aux mouvements de caméra trop amples... Mais au final on s'en fiche. L'ensemble passe. Le casting, dominé par une Tilda Swinton grandissime, imposant à chaque image la luminosité de son talent, dans lequel on prend plaisir à revoir Marisa Berenson dans un vrai rôle (elle excelle en bourgeoise italienne), nous renvoie comme le film aux grandes heures d'un cinéma italien à l'aura internationale. Aussi, malgré ses imperfections, Amore marque par une audace récompensée. A ce titre, la dernière scène, telle le final d'un opéra, nous éblouit dans son déferlement d'émotions et de musique, et nous avec Ida (formidable Maria Paiato), les larmes aux yeux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 septembre 2010
Film prétentieux ! La recherche esthétique (plans & musique) est caricaturale, utilisant tous les clichés possibles. C'est peut-être là la seule performance du réalisateur. Mais bon, le film m'a fait un peu rire tellement il est nul. Les acteurs ne sont pas mauvais par contre.
PS : Allociné devrait autoriser à mettre 0, j'ai dû donner à ce film 0,5 étoiles, bien au dessus de sa valeur.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2010
Un film par moments envoûtant (surtout grâce à Tilda Swinton, actrice géniale) et par moments déroutant quand le réalisateur s'égare dans un certain nombrilisme...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2010
Ce film est magnifique ! les images sont remplies de parfums , d'emotion, et de poésie. C'est un chef d'oeuvre cinématographique rien de plus ! courrez y !
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2010
Amore est une sorte de cauchemard pour le critique, en tout cas pour moi. Le film est tellement foisonnant en terme de références, de styles de mise en scène et de propos qu'on passe rapidement du plus grand énervement à une certaine émotion.

Un bon résumé pourrait être de dire que le réalisateur, Luca Guadagnino, a voulu livrer son Guépard : portrait d'une société en déliquescence à travers la chronique familiale d'une grande famille bourgeaoise milanaise.

Les thématiques s'enchevêtrent donc sur le mode du "tout fout le camp" : le patriarche meurt, le fils vend l'affaire à des Indiens, la fille découvre son homosexualité, la mère tombe amoureuse façon Lady Chatterley, les pièces rapportées (la femme d'Edo) sont traités avec une froide cruauté. Tout cela est montré à travers une mise en scène qu'on peut qualifier de pompeuse, voire pompière (Ah, le plafond bleu de l'église, ou l'assiette d'écrevisses qui illumine le visage d'Emma), assemblage de très très gros plan, de noir et blanc, de kaleidoscope, d'images floutées, de variation brusque de profondeur de champ, etc.

On passe tour à tour d'un repas filmé à la Desplechin, à une scène typiquement hitchcockienne (la musique de John Adams), en passant par du Pascale Ferran pur jus. Le dernier plan (à voir après un carton de générique de fin, attention) semble même sorti d'Oncle Boonmee. Bref c'est du grand n'importe quoi.

On s'ennuie par moment, on s'interroge à d'autres et Tilda Swinton arrive à être à la fois énervante et touchante. Le film est tout entier tissé de paradoxes. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 septembre 2010
Très grande déception! film avec très peu d'actions et très lent. Je le déconseille...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2010
Le film est Beau et reprend un thème abordé bien souvent au cinema (ex:Partir..). Une femme, Emma, vivant dans un milieu où rien ne manque se retrouve sans enfants et terriblement insatisfaite par sa vie qu'elle passa à attendre: son mari n'est jamais présent, ses enfants ont grandi, elle reste la pièce rattachée à cette famille de riche industrielle italiens alors qu'elle vient de Russie.
Puis elle rencontre Antonio: il aime la vie et ses saveurs: c'est un jeune cuisiner, tout comme le père d'Emma... Apres avoir passé sa vie à être une mère modèle et compréhensive, en acceptant les choix de ses enfants et en soutenant son mari, elle décide enfin de vivre pour elle et de profiter de Sa Vie.
traversay1

4 485 abonnés 5 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2010
La mise en scène d'Amore n'est pas seulement voyante, elle est ostentatoire. Que Luca Guadagnino ne s'étonne pas si on l'accuse de maniérisme, lui qui semble vouloir se prendre pour Visconti, Ophüls et Sirk, à la fois. Un peu beaucoup pour un seul homme. Reconnaissons que la lumière qui éclaire son film, tour à tour blonde, bleue et grise, et que ses travellings verticaux à l'assaut des immeubles milanais ont de la gueule. Sauf que l'on se ,demande si cette esthétique forcenée a un réel intérêt, au vu du scénario,.
Io sono l'Amore dit le titre original. Je suis l'amour, rien que cela, la grandiloquence ne fait pas peur au cinéaste. Promesse non tenue car l'idylle entre cette dame du grand monde et un petit cuisinier, ça vous rappelle vaguement Lady Chatterley ?, n'est pas d'une originalité folle, qui plus est traitée de façon froide. Quant à l'aspect social, la description de cette dynastie d'industriels destinée à disparaître du fait de la mondialisation, il n'est que survolé, et de très haut. On est bien loin du Guépard ou des Damnés.
Et Tilda Swinton dans tout cela ? Parfaite, bien sûr, mais ceux qui ont vu le méconnu Julia d'Erik Zonca savent qu'elle est capable de performances autrement plus passionnées. Les comédiens qui l'entourent ne font d'ailleurs pas d'étincelles écrasés, qu'ils sont par cette mise en scène d'opéra.
Amore est un film idéal pour les esthètes dévots. Ce n'est déjà pas si mal, mais pas davantage.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 septembre 2010
Très beau film qui nous fait découvrir la vie d'une famille italienne de la grande bourgeoisie au travers du regard d'une femme. Celui d'une mère, d'une épouse bien rangée qui va progressivement s'émanciper. Le risque serait de tomber dans l'ennui absolu s'il n'y avait pas cette prise de conscience. Une rupture habilement amenée. Tilda S est magnétique; elle captive tout : le regard, le rêve, le désir. A voir
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2010
film qui met du temps a demarrer, apres cela devient plus interressant, tout en restant quand meme tres tres lent.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 septembre 2010
Les histoires d'amour au cinéma me barbent d'ennui jusqu'au sommeil, le parfait exemple étant in the mood for love de Wong Kar Wai. J'ai trouvé un petit quelque chose dans "Leaving Las Vegas", mais c'étaient les acteurs, pas l'histoire d'A. Dans de nombreuses comédies, hollywoodiennes ou italiennes, j'apprécie les histoires d'A, mais uniquement parce qu’elles se marient bien au genre, dont le tragi-comique, aigre-doux. Bref, je serais incapable de vous citer 10 films d'amour qui m'ont emballés ! Si je l'étais, celui-là serait le onzième. Magnifique. La perfection formelle sert avec abnégation un autre genre de perfection, poétique. C'est d'une maîtrise imparable, sans se faire sentir, comme tout vrai bon film, mais là ça parle d'amour, sans rien d'autre autour. Et ça tient debout, et ça tient aussi couché, sensualité et chamboulement de l'âme allant danser ensemble, bâtir une histoire dont nous ne verrons rien, et pourtant entièrement déjà là.
islander29

1 032 abonnés 2 669 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2010
Une sincère et réelle déception..le cinéma italien est bel et bien mort...Je me suis endormi à deux reprises tellement le cadre et les acteurs étaient froids...Même l'esthétisme du film est glacial, des gros plan excessifs sur des statues, des pierres, de l'eau et qui rajoutent à la froideur de la réalisation..C'est bien simple j'en ai oublié le scénario, cet amour d'une femme bourgoise (dont les enfants sont remplis de sentiments ambigus) pour l'ami de son fils...Un cuisinier aussi beau que talentueux....Vraiment trop froid pour moi cette atmosphère et ses sentiments, j'attend beaucoup plus du cinéma...
MBNICE
MBNICE

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2010
QUEL FILM SUPERBE ET BIEN FAIT. UNE GRANDE SAGA FAMILIALE. TILDA SWINTON EST SPLENDIDE. CE FILM EST À VOIR ET REVOIR.
Ben J
Ben J

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2010
C'est film est un véritable Opéra d'une beauté stupéfiante, on en sors véritablement transporté et sans voix!!! Tilda Swinton habite son rôle, et la musique transporte le spectateur!!
A conseiller absolument, l'une de mes révélations de ces derniers mois!!
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2010
Emma (qui ne s'appelait pas encore Emma) a rencontré Tancredo dans le restaurant paternel, l'a trouvé gentil et s'est laissée convaincre de le suivre dans son pays pour l'épouser. Emma était russe, pauvre, elle est devenue italienne et riche, car Tancredo est l'héritier d'une grosse fortune (industrie textile). Rebaptisée par son mari, Emma n'a d'ailleurs aucune identité propre : elle est juste Mme Recchi, et la mère des enfants Recchi. A l'aube de la cinquantaine, la grande bourgeoise qu'elle est devenue, modèle de dignité et d'élégance, mais aussi compassée et froide, va être surprise par un attachement très inapproprié - elle s'éprend d'Antonio, un jeune "chef" plein d'avenir, et le meilleur ami de son fils Edo... Cette fois-ci, c'est enfin l'Amour. Un drame, qu'elle a accidentellement provoqué, lui fera comprendre qu'elle a, pendant toutes ces années "Recchi", endossé un vêtement d'emprunt, et que son seul "amore" sera désormais son jeune amant, alors même qu'elle fuit, pieds nus et hagarde, le superbe domaine de sa belle-famille. L'esthétique de ce film de Luca Guadagnino (peu connu chez nous) est remarquable, et c'est son principal atout (avec, j'y reviendrai, la présence de Tilda Swinton). Mais les décors et les costumes, magnifiques, les images très travaillées etc. cela plombe aussi pas mal cet "Amore" doré sur tranches : trop précieux finalement, quasi chichiteux (on comprend que "Vogue" ait adoré !), avec trop d'effets appuyés (beaucoup trop de statues qui pleurent, par exemple).
Reste la majestueuse Tilda, souveraine en grande bourgeoise milanaise, de la trempe d'une Silvana Mangano, qui aurait aussi ébloui dans un tel rôle. Moins de forme, plus d'épaisseur, et ce film aurait pu s'inscrire dans l' héritage viscontinien, dont il n'a, en l'état, que de rares fulgurances.
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