1949 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
286 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
96 critiques
3
115 critiques
2
39 critiques
1
12 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 juillet 2011
Tout était super et puis patatra...Je n'ai pas compris la fin et j'avoue que l'incroyable succession de coups de haches, couteaux est un peu exagérée. Pourtant, je ne regrette pas mes 10 euros.
Thriller noir, poisseux, quasi nihiliste mais très réussi. On a parfois un peu de mal à suivre, surtout dans la 2ème partie, mais ce n'est pas très grave tant les 2h20 sont étourdissantes....jusqu'à la pirouette finale à ne pas rater.
Plus que remarqué avec The Chaser, le coréen Na Hong-jin va encore plus loin avec The Murderer. En clair, ses penchants pour la violence s'y manifestent avec une rage redoublée, au bord de l'écoeurement, même pour des âmes peu sensibles. The Murderer est beaucoup trop long, fait de poursuites spectaculaires, de combats sanglants à la machette, ou tout objet susceptible de tuer. Il y a une frénésie à filmer chez Na, une maîtrise de l'image confondante, mais son film est truffé d'invraisemblances, de rebondissements improbables, avec un héros indestructible, au milieu de mafieux aux desseins aussi noirs qu'impénétrables, créant une certaine confusion, pour être poli, dans un scénario échevelé. Na Hong-jin veut-il se positionner comme le monsieur plus du cinéma coréen (il y a de la concurrence) ? Dans un sens, c'est réussi, si l'on accepte une surenchère gratuite de gore, qui laisse sur le flanc, aussi épuisé que le héros du film. Un peu dégoûté, aussi.
L’engouement effréné pour « The Murderer » est disproportionné au point d'en être stupide. Certes le film a des qualités qui sautent aux yeux : entre autres, un montage ultra dynamique, et une exploitation super astucieuse des moindres cm2 d’espace géographique. Tant dans les scènes de huis clos, que dans celles se montrant les quartiers pauvres chinois ou coréens. Mais « The Murderer » est aussi boursoufflé de conformisme stylistique, de violence purement gratuite et d’auto complaisance. Celle-ci vient de l’accumulation par le réalisateur Hong-jin Na de clichés simplistes et dénigrants sur les chinois. En effet, le réalisateur coréen semble avoir si peu de distance avec ces clichés que, couche après couche, il présente les immigrés chinois comme des plouks, barbares et bestiaux (dans leur discours, manières de manger, de se battre etc…). La violence est gratuite quand les scènes de bagarres s’étirent indéfiniment et que les cadavres s’empilent sans qu’un seul élément supplémentaire dramatique ou psychologique ne soit apporté. Enfin le conformisme réside dans la multiplication des ellipses pour accélérer artificiellement le rythme d’une intrigue parfois trop lente, qui en fin de compte s’égare dans d’innombrables détails et ne parvient pas à faire ressortir l’essentiel des ressors dramatiques : pour quel motifs exacts le truand Myun commandite t’il la boucherie d’un chinois en Corée ? Pourquoi emploi t’il un amateur pour ce travail alors qu’il dispose de gens fort compétents sur place et qu’il se révèle être, lui-même, un assassin hors pair ? Qu’en est-il de la femme trucidée que Gu-Nam croit être son épouse et fait incinérer ? Quand à l’épouse en question, pourquoi et comment revient elle saine et sauve ? L’étalage conformiste réside aussi dans les poursuites automobiles, pénible de longueur, d’ostentatoire sonore et visuel, à l’image même de tout le film, en un mot, gonflant. Ce déluge d’éloges dithyrambiques est autant d’insultes à l’adresse d’un cinéma coréen qui a déjà produit de bien meilleurs films. Pour mémoire, consulter, entre autres, les œuvres de Im Kwon-Taek, de Chan-Wook Park ou de Bong Joon-Ho .
Hong-jin Na confirme son talent de réalisateur . Le gars a le sens de l' image et du mouvement . Les courses poursuites sont impeccable comme dans son premier long " the chaser " . En revanche au niveau du scénar , la complexité et la sophistication ne lui réussissent pas . Contrairement au procédé classique de " the chaser " : un chasseur et une proie , la poursuite est ici complexifiée avec plusieurs clans aux trousses du héros qui finissent par se traquer mutuellement . Et cette enchevetrement devient totalement bordélique . Après une première heure alléchante qui semble nous promettre un chef d' oeuvre , le film devient peu à peu indigeste et n' est plus bon qu' à enchainer des scènes de combats au couteau . Ces scènes généreuses en hémoglobines , mais au combien répétitives , pèsent et finissent par distiller l' ennui . On a hate que ça se termine . Toutefois la bouillabaisse scénaristique et le patchwork racoleur de massacre à l' arme blanche n ' éclipsent pas totalement la première moitié du film si prometteuse . Par nostalgie pour celle ci la curiosité est encore vivace , on a envie de savoir le pourquoi de cette affaire . Quelle déception d' apprendre qu 'il ne s' agit que d' histoires de fesses . Avec " The murderer " Hong-jin Na ne concrétise pas le tour de force de son premier film . Ce sera pour le suivant sans aucun doute ....
Film coup de poing, superbe critique sociale sur la situation Joseon-Jok en Corée du sud, superbe mise en scène, superbes acteurs, suspense jusqu'à la dernière minute, superbe musique... En bref, ce film est une tuerie !!
Un très bon thriller noir dans la pur tradition sud-coréen. Dans la lignée de "The chaser" Hong-jin Na signe encore une très bonne œuvre. On reste quand même abasourdi par les combats et courses poursuite filmé maladroitement à l'américaine et qui par moment ne marche pas.
Bien que très amateur de films policiers et noirs, je reste bien en deça de l'enthousiasme quasi général pour ces "policiers" asiatiques. Je ne m'y ennuie pas, j'en apprécie le l'aspect documentaire sur des sociétés que nous connaissons assez mal mais je suis gêné par des scenarii souvent mal construits (et c'est le cas ici) et un équilibre instable entre des moments très réalistes et des scènes qui relèvent des stéréotypes des blockbusters américains : ainsi des nombreuses scènes de violence où les personnages reçoivent une quantité invraisemblable de coups de barres de fer et de couteaux mais se relèvent sanguinolents et de nouveau prêts à en découdre ; quant aux véhicules, martyrisés au cours de poursuites qui accumulent les chocs violents, ils peuvent continuer à rouler à des vitesses incroyables et conservent même leurs phares allumés. Enfin, la mise en scène cinématographique ne me parait pas aussi parfaite que le laissent croire les éloges que je peux lire : ici, par exemple, le découpage du film en quatre parties relève simplement du procédé sans utilité dramatique véritable, le réalisateur n'a pas maîtrisé son directeur de la photographie et celle-ci est souvent cadrée ou éclairée d'une manière qui convient mal à la dramaturgie de la séquence ; mais je stoppe là mes critiques tant il est évident que, malgré ses défauts, un tel film reste éminemment préférable aux nièmes couillonnades en 3D de Harry Potter.
Aussi génial que the chaser Les plus belles scènes de poursuites que j ai vu depuis des lustres Et l utilisation des armes blanches donne une totale originalité a ce thriller haletant
Film surpuissant d'une rage absolument terrible ! Na Hong-Jin est probablement le meilleur cinéaste asiatique actuel, capable de nous tenir en haleine sur plus de deux heures d'action imprimée sur pellicule sans oublier de raconter une histoire, passionnante qui plus est. Avec The Murderer, son deuxième long métrage, la débauche de violence est au service d'un scénario délirant, quasiment irréel dans ses retournements, estomaquant parfois, scotchant toujours. A l'image du héros enfermé dans la cale d'un bateau-épave au début du film le spectateur est embarqué dans un voyage proprement cauchemardesque, célinien presque, aux allures de roman policier de prestige. L'acteur principal, campant un chauffeur de taxi fauché que le monde semble vouloir persécuter, est d'un charisme qui n'a d'égal que son agressivité communicative. The Murderer est une succession de séquences toutes plus spectaculaires les unes que les autres, un morceau de cinéma généreux qui semble se tenir au plus près du chaos absolu... Chaos incroyablement canalisé par Na Hong-Jin, livrant un chef d'oeuvre archi-découpé dans sa forme, et foutrement virtuose dans sa fable ! Un cinéaste sur lequel il va falloir compter, après un The Chaser déjà sacrément remarquable... Le meilleur film de l'année, du moins la réussite majeure de ces huit derniers mois ! Incroyable.