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wolan1000
31 critiques
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2,5
Publiée le 31 août 2009
Fable superbement filmée et cadré mais souvent trop complaisante, surtout la dernière partie où le réalisateur se met en scène de façon assez horripilante. On entend beaucoup parler de Tati à propos de ce film, c'est très exagéré. Chez Tati, il y a un rire toutes les trente secondes, et dans ce film un toutes les demi-heures. L'acteur qui joue le père du héros est vraiment magnifique, et toute l'histoire avec la Tante Olga vraiment très drôle. Le principe de revenir par trois fois sur certaines situations récurrentes virent souvent au système, et les gags, à être trop étirés en longueur, finissent par perdre de leur efficacité.
C'est lent, mais c'est beau. E.SULEIMAN marque chaque scène de sa griffe si poétique, si étrange, si drôle...Les acteurs sont magnétiques, l'ambiance, soutenue par de la musique orientale magnifique, est spéciale, parfois ennuyante. Mais on ressort de la salle en se disant qu'on a vu là la dure réalité : une Palestine assiégée et occupée de force par le gouvernement et l'armée israélienne, qui humilient quotidiennement des milliers de personnes. Comme dit la femme et sa poussette dans une scène : "rentre chez toi" dit le soldat, - "rentrer chez moi ? Toi, rentre chez toi !" ...!!!
Ce n'est pas mauvais, le début est intéressant mais la fin un peu lourde. Beaucoup de temps passé à comprendre où et quand ça se passe, quant au côté burlesque et cocasse évoqué par certains critiques il est plus que discret. Disons qu'on sourit deux ou trois fois. Je plains l'acteur qui tient le rôle d'Elie Suleiman, cantonné dans un rôle de mannequin raide et muet, ce doit être frustrant. Les longues séquences muettes avec regards intenses que l'on retrouve de plus en plus souvent dans les films deviennent fatigants. Un bon point : ce film n'est pas manichéen mais du coup on on ne sait plus où on en est.
Quelle déception ! La bande annonce contient tout le film...Malgré mes efforts du réalisateur n'est pas roberto Benigni ou Tati qui veut ! Bref, la pseudo poésie et "l'humour" froid tombent complètement à plat...On ne s'accorche à aucun personne. Je ne comprend pas du tout les éloges des critiques pros...ou plutôt si..je les comprend très bien. C'est politiquement correct de s'extasier devant un film qui traite des drames qui se jouebt au Moyen Orient. Bref, chose qui ne m'arrive jamais, je suis sorti avant la fin.
Etrange. C’est le sentiment qui ressort de ce film. Le niveau humouristique de ce film est déconcertant mais revivifiant. C’est un bel hommage qu’Elia Suleiman rend ici à ses parents. Une histoire simple sur une toile de fond historique qui ne l’est pas.
Il y a du Buster Keaton chez Elia Suleiman, quand il se tient devant la caméra pour jouer son propre rôle, impassible, yeux à fleur de peau, bras ballants; l'histoire de Nazareth, maisons blanches aux jolies petites cours avec leurs pots de fleurs luxuriantes, oliviers géants (sous lesquels on fusille); l'histoire de la famille Suleiman, étrangers enfermés dans leur pays natal, il eût été facile de les peindre sous une lumière dramatique. L'originalité, la force du film de Suleiman, c'est de gommer le drame, de revisiter le destin de sa famille avec un oeil décalé ; partout, des petits traits sarcastiques; le soldat israélien trop petit pour bander les yeux du condamné qui va chercher une pierre pour grimper; vue à travers les fenêtres d'un hôpital, la course poursuite entre soldats et personnel hospitalier: entre, le brancard où on a déposé le combattant palestinien blessé.... Dans une autre scène, qui cette fois ci se passe à Ramallah, dans un contexte beaucoup plus pesant, la tourelle d'un char suit les mouvements d'un jeune homme qui vient de déposer un sac plastique dans une poubelle (suspect) et arpente la rue avec animation: il donne, dans son téléphone portable, des indications à un pote pour une soirée disco... le soir venu, devant la soirée, les flics israéliens beuglent dans leur porte-voix "couvre-feu! couvre-feu!" tandis que l'un d'entre eux scande avec la tête le rythme de la musique... Le film commence en 48 avec la passivité ahurie par laquelle les édiles palestiniens "accueillent" leurs colonisateurs. Ce qu'on peut lui reprocher ce sont quelques longueurs, un emploi un peu excessif du comique de répétition, nécessaire pour nous faire ressentir l'enfermement de ces vies qui se réduisent au ressassement des mêmes gestes. Il faut évidemment aller voir ce film indispensable pour comprendre le tragique de ces vies palestiniennes volées, creuset où s'est fabriquée la violence de notre monde actuel et où ont germé ses monstres les plus affreux: Al Quaïda.
Très très lent. Ennuyeux. Silencieux. Tellement sobre que les personnages paraissent vides comme le film qui n'explique rien, ne propose rien. Rien ne se passe ce qui me paraît embêtant dans un film même si le propos est l'absurdité, l'attente, la frustration et l'incompréhension. Il y avait sans doute plus à dire, plus à faire et des émotions à faire partager. Là on attend que ça se passe impatient de sortir de la salle et on finit même par rire malgré soi à la fin du film des plans fixes et interminables sur la tête de l'acteur désespéré... Il est sans doute difficile pour un réalisateur de faire un film sur un sujet qui le touche d'aussi près. Le résultat est malheureusement décevant.
LE TEMPS QU'IL RESTE est un véritable régal visuel. Chaque plan est conçu minutieusement, et engendre, bien souvent, un effet burlesque. Cadres, lumière, décors, ces ultra-élaborations ne laissent pas indifférent, nous rappelant parfois le génie des plus grands comme Tati. Néanmoins, la fin du film est un peu "floue", cette histoire sans histoire finit un peu par se perdre...et la musique du générique, qui détonne vraiment avec l'ambiance du film, fait un peu "remplissage". De même, on ne sait plus trop sur quel mode prendre le film : il y a des moments drôles (même s'ils font plus sourire que rire), mais également des moments graves...or, aucun message pacifique ne transparaît...on ne sait pas bien si on doit prendre les crises nationalistes pour des sktechs ou pour le fond de la pensée de Suleiman. Mais cela fait si plaisir de voir un film "visuel" et artistiquement conçu, que l'on peut passer le temps qu'il reste à le voir ou le revoir...
Excellent film. J’ai bien aimé le côté autobiographique, l’hommage aux parents du réalisateur et puis l’histoire de la ville de Nazareth selon la perception de cette famille. Les scènes de l’enfance sont touchantes (surtout quand les enfants doivent chanter à l’école). Sujet sensible traité de manière subtile.
Ce n'est pas par "snobisme" que j'attribue trois étoiles à ce film. Je l'ai aimé dans toute sa simplicité. Pas d'émotion forte, pas de larmes de crocodiles (on en a assez comme ça avec tous les films dramatiques sur le sujet), pas de dénonciation politique...non, juste un oeil, qui regarde à sa manière très personnelle (que l'on peut ne pas aimer bien sûr) son monde, sa famille, son pays. Que demander de plus à un cinéaste ? Le style de Suleiman me parle beaucoup. Peut-être que sa vision personnelle est proche de la mienne, et donc je la comprend un peu. Avoir vu ce film ne m'a pas bouleversée, mais cela m'a montré une vie comme une autre, remplie de petites choses insolites, parfois drôles, parfois dépourvues de sens, parfois poétiques, vues avec le recul de l'âge (un internaute a parlé de "vie de merde", soit). Une grande sagesse se dégage de ce film. En tout cas, si l' on peut trouver le rythme global étrange, c'est peut-être dû au fait que de nombreuses scènes prévues au départ n'ont jamais été tournées.
Cette histoire de la Palestine depuis 1948 vue par le petit bout de la lorgnette d'une chronique familiale apparaît démesurément creuse sur le fond et exagérément théâtralisée pour la forme. Suleiman s'est fait apparemment (d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, car c'est le premier film de lui que je vois) une spécialité de personnage décalé, lunaire et poétique, entre Keaton et Tati, qu'il reprend encore à son compte quand il est lui-même à l'image - ça, et le recours systématique aux plans-séquences tourne à la pose, au système, et donc dégage un ennui profond. Seule la première partie, bien qu'empêtrée dans le même type de cadrage esthétisant, dégage un peu de chaleur humaine, et donc d'intérêt - c'est avant que Suleiman le réalisateur ne fasse appel à Suleiman l'acteur.
Comment exprimer l'absurdité de ce conflit israelo-palestinien sans tomber dans le pathos , c'est ce qu' a réussi à faire Elia Suleiman. C'est un film qui donne pourtant la pêche car plein de candeur et de tendresse. Simple , pertinent comme souvent le regard des enfants . L'architecture du film avec ses moyens minimalistes regorge de trouvailles géniales et à fleur de peau.
"Le temps qu'il reste" c'est effectivement la question qu'on se pose passé la surprise due au style cinématographique (cadrage, déplacements des acteurs) qui surprend agréablement pendant 20 min environ. Après, on s'ennuie !
La notation est étonnante, on dira qu'elle est partisane.
J'ai trouvé ce film assez nul à presque tous les niveaux : scénario, jeu d'acteur, image, direction, rythme.
Il y a un acteur qui ne dit rien du tout de tout le film alors qu'il est l'acteur principal à la fin...
J'ai dis à ma compagne au bout de 15 minutes qu'on devrait partir... mais nous sommes restés jusqu'à la fin... regrets... Nazareth c'est jolie, tout de même...