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Un visiteur
3,5
Publiée le 24 décembre 2012
C’est un conte et comme tous les contes, tout est permis même le mélange des genres. Nasser est loin d’être un personnage sympathique et sa femme est loin d’être une conne comme le soutien son beau-frère. L’un est un romantique doublé d’un artiste et l’ego est doublement surdimensionné, l’égoïsme surtout. Les romantiques sont doublement sensibles comme les artistes, ce qui fait que l’on peut comprendre Nasser ; sa femme est frustrée car l’homme qu’elle a toujours aimé ne l’aime pas et maltraite ses sentiments, il est normal que par moments dans sa colère s’exprime un grain de mesquinerie. Et au milieu, ce ne sont pas les enfants qui en pâtissent, c’est un violon. LE violon. Le violon d’un amour impossible, LE violon qui s’interpose et qui sera brisé. LE violon brisé, c’est un amour brisé, une passion bisée, un cœur brisé. La mise en scène est touchante, amusante, colorée, déjantée, surprenante, classique, tout ça dans des décors qui fleurent bon le vieux livre de contes. Certes, il y a bien des « paragraphes » un peu longuets, mais rien de soporifique. Tout s’enchaîne comme par magie, une rencontre avec une dame d’un certain âge que Nasser croyait reconnaître et une conclusion qui lui donne raison dans des pleurs étouffés et dissimulés. « Poulet aux prunes » est un film d’amour, un amour impossible. Un film mélodieusement mélancolique.
Navrant.Après le mémorable "Persépolis",le passage pour Marianne Satrapi et Vincent Paronnaud au film en prises de vues réelles était attendu,et fait flop.Visiblement,plus intéressés et attirés par le 9ème art que par le 7ème,les deux réalisateurs livrent un conte persan,qui ressemble plus à un luxueux livre d'images qu'autre chose.Un violoniste perdant littéralement le goût à la vie,qui s'enfonce dans la dépression et le rejet de ses proches.Ce personnage est très antipathique tant on le sent peu désireux d'évoluer,et même la présence énigmatique de Mathieu Amalric ne parvient pas à le sauver.Ensuite,notons que le récit n'est guère accrochant,avec cet onirisme permanent de supermarché et ce mélange des genres pour le moins indigeste.Si l'on comprend l'incursion de quelques images d'animation,que viennent faire là des parodies de sitcom ou de filmfantastique!Résumons:entre éparpillement d'une histoire bizarre et kitsch à tous les étages,"Poulet aux prunes" est trop singulier et nombriliste pour être cautionné.
Un violoniste libanais dont le violon a été brisé décide de se laisser mourir. Tragique par moments, teinté d'humour et d'exotisme oriental, ce conte restitue l'esprit des fables persanes.
Je suis assez déçu par ce poulet aux prunes de Vincent Paronnaud. Le film est très joli, les décors les acteurs. Mais l'exotisme oriental du film ne m'a pas tant charmé que ça. Le scénario est bon mais aurait pu être meilleur réalisé autrement. Dommage. A vous de juger
Les réalisateurs de "Persepolis" passent a la prise de vue réelle pour un film qui se veut poétique, intimiste et rêveur, mais qui tombe juste dans l'ennuie! On a la juste un enchaînement d'images colorées, essayant vaguement de rappeler une bande dessinée filmées en studio, qui paraissent terriblement factices, essayant de créer une sorte d'originalité, un peu a a Gondry par moment, mais ça prend pas! Mes acteurs sont peu convaincants, en réalité surtout agaçants et ne parviennent pas a faire passer autre chose qu'une démotivation et une blasitude ambiante désagréable et désinvolte! Un nihilisme faussement intéressant et faussement avancé! Prétentieux et super chiant! On se souviendra du passage avec Azrael qui reste sympathique.
Un film original et touchant! L'histoire de l'amour particulier de ce fameux musicien pour son violon est grande : emplie de joie, d'humour et surtout de mélancolie. La mise en scène et les décors sont vraiment très bons, typés et colorés. Enfin le principe narratif, comprenant certaines séquences fantastiques et complètement en décalage, ajoute beaucoup à la poésie qui embaume cette œuvre! Sans parler du très beau jeu de M. Amalric mais aussi G. Farahani!...
Je tire mon chapeau pour cet univers très envoûtant, très coloré. Bref, vraiment charmant. De plus, Poulet aux Prumes, malgré son titre qui laisse à désirer se porte parfaitement bien en ce qui concerne son scénario ainsi que le reste de sa mise en scène, et cette belle brochette d'acteurs qui rempli parfaitement leurs rôles comme il se doit. Très conseillé !
L'histoire est vraiment différente des films d'amour communs. Déjà le personnage principal est un homme, et ça bouleverse un peu les habitudes. Tout le film est très bien ficelé, et malgré une histoire assez triste en elle-même, Marjane Satrapi réussit à caser quelques moment drôles ou au moins où l'on sourit. Je vous le conseille absolument !
Pour ce conte fantastico-poétique qui aborde intelligemment ce sujet assez délicat qu'est la mort, Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud avaient toutes les clés en main pour nous donner matière à rêver. Un casting idéal qui réunit de grands noms du cinéma d'ici et d'ailleurs, comme Mathieu Amalric (décidement très à l'aise dans le genre un peu décalé), Edouard Baer, Maria de Medeiros, Chiara Mastroianni ou encore Golshifteh Farahani plus une réalisation douce, harmonieuse, agréable et poétique qui multiplie les trouvailles et regorge d'idées originales (beaucoup aimé la séquence avec Azraël). La narration en voix-off est également astucieuse, et comme toujours, sert énormément les intérêts du film. Tout ça mélangé à un peu d'humour et d'émotion, le résultat ne peut qu'être à la hauteur des ambitions des deux auteurs. Sauf que... sauf que d'humour & d'émotion, il n'y en a pas "un peu", il y en a "trop peu". La réalisation pourtant imaginative, se met au service d'une histoire dont le déroulement se révèle assez superficiel et surtout sans rythme. Du coup, les bonnes interprétations des comédiens font pâles figures devant un traitement approximatif d'un film qui pourtant, m'avait gagné d'avance mais qui laisse sur la faim. Un petit bonus pour la musique assez jolie.
Comment, à partir d'un grand potentiel, passer d'un joli conte à un naufrage quasi intégral ? Poulet aux prunes apporte une réponse : prenez un bon scénario à forte portée universelle, des choix esthétiques discutables mais audacieux, une comédienne iranienne aussi belle que touchante, et oubliez soigneusement de faire appel à un monteur expérimenté (zzzz, zzzzzz) et à un vrai directeur d'acteur. Almaric, livré à lui-même, est nullissime et aussi crédible dans le rôle d'un violoniste iranien que dans celui d'un sprinteur jamaicain (c'est de saison). La dernière séquence, très émouvante et réussie, entre autres parce que les acteurs se taisent, laisse beaucoup de regret sur l'ensemble. Ne pas louper la BD éponyme cela dit, elle est encore meilleure que Persépolis.
les plans et les lumières sont de qualité et l'originalité de la mise en scène est assez attrayante. Mais le film n'a aucun rythme. trop de longueur, de scènes molles entre quelques moments intenses.de bonnes idées et beaucoup d'émotion mais gachées par ce manque de rythme.
Du Chaplin à l'absurde, de la poésie à l'animation, du drôle à l'émouvant. Poulet aux prunes contient une palette de couleurs et d’émotions incroyablement variées. Ses images parfois trop fausses, parfois animées, parfois magnifiques, parfois réalistes. Ses dialogues parfois théâtraux, parfois drôles, parfois touchants et parfois enchanteurs. Sa musique, splendide, sa réalisation laisse en revanche certains points un peu novices. Un scénario unique, qui fait parfois penser à Amélie Poulain avec cette voix off omnisciente, une histoire drôle au départ, peut-être un peu vide pourrait-on dire, je me suis quelques fois ennuyé, mais les 20 dernières minutes sont d'une telle beauté. Un court métrage retraçant la séquence musicale et muette serait un chef d’œuvre. Un rebondissement final touchant, émouvant, qui fait briller les yeux et serrer le cœur.