Après le mémorable Persepolis (2007), il était normal que l’on attende avec beaucoup d’impatience le nouveau film du duo Satrapi/Paronnaud, qui adapte une fois de plus la bande-dessinée éponyme de Marjane Satrapi (qui s’inspire d’un membre de sa famille). Au programme de ce Poulet aux prunes (2011), contrairement à leur précédent film, celui-ci n’a pas été entièrement réalisé en animation, essentiellement en prises de vues réelles, le film se permet tout de même d’incorporer des séquences en animation, notamment afin d’offrir de magnifiques paysages. Le film en lui-même souffre de plusieurs choses à la fois, malgré une durée de 90 minutes, il a le dont d’ennuyer, faute à des personnages qui peinent à nous passionner et à nous intéresser à leur sort, ajoutez à cela une mise en scène des plus amorphe, en fin de compte, ce qui nous pousse à rester jusqu’au générique de fin, ce sont à la fois les acteurs (dont Mathieu Amalric), les décors reconstitués dans les studios de Babelsberg (dans la banlieue de Berlin, où fut tourné Metropolis - 1927). Et bien évidemment, l’élément principal du film, la pièce maîtresse, c’est sa B.O, tout bonnement envoûtante, poétique et mélancolique, composée par un Olivier Bernet inspiré. Un magnifique voyage qui aurait mérité un tout autre traitement, d’où un léger goût amer en fin de projection.
Un film porté par de bons acteurs. Un sujet difficile, mais on y ri et souri doucement!! Je m'attendais à quelque chose de bien plus délirant, un peu terne finalement.
On se laisse très vite séduire par l’histoire de Nasser, cet homme qui apparait d’abord égoïste et centré sur son violon. On apprend l’histoire qui le liait à son instrument et on ressent enfin de la sympathie.
Avec doigté, le ton change : dramatique, amusant, fantastique, mélancolique mais toujours avec une très belle musique en fond.
Une imagerie niaise dans la lignée exacte d’Amélie Poulain, aux prétentions poétiques à mourir de rire, aux couleurs criantes voire vulgaires faussement esthétiques, à l’histoire tarabiscotée et étirée de manière roublarde pour masquer un propos totalement creux. Une étoile pour les acteurs (Mathieu Amalric en tête qui a dû beaucoup s’amuser mais il est bien le seul !) qui font leur métier consciencieusement dans ce salmigondis d’images et de sons censé faire pleurer Margot… En conclusion, une œuvre de faussaire mais une vraie arnaque !
Film d'un esthétisme rare, ce film est une poésie animée chaque scène à son cachet. Une beauté visuel, il n'y qu'a regarder et ce laisser porter. Amalric est génial dans un rôle qui lui va si bien. A voir.
Un joli conte pas très gai qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé, pas autant que Persepolis en tout cas. Sur le fond l'histoire est bien racontée par les acteurs mais j'ai trouvé beaucoup de longueurs, comme du remplissage. Le passage de la BD au film est moyennement réussi.
Face à la pléiade de bons films français cet automne, celui-ci risque de passer un peu inaperçu et c'est bien dommage parce qu'il allie originalité et mise en scène élaborée et inventive. Tout cela fait peut-être même un peu trop et peut noyer le spectateur réticent à trop de diversités narratives... mais cela reste un très bon film!
Un poulet un peu indigeste avec un soupçon de poisson mort dans les yeux d'almaric !!! les ingrédients ne prennent pas vraiment (pas autant que "persepolis" ) pour en faire un film à déguster de bout en bout… hormis quelques scènes "sympas" et une mention spéciale aux enfants : un régal !
Très joli film avec une belle histoire pleine de poésie. Remarquablement filmé et visuellement magnifique, il comporte malheureusement un défaut qui à mes yeux gâche tout : la lenteur. Ce manque de rythme le rend finalement peu passionnant. Dommage car les comédiens sont très bons.
A trop vouloir en faire, le film ressemble au final à un patchwork maladroit, manquant cruellement d'une direction artistique cohérente, à l'image de la direction d'acteurs, qui sont souvent en roue libre. Des lors ce qui aurait pu être un joli conte poétique se transforme en fourre tout manquant cruellement d’âme et ne procure que l'ennuie le plus profond malgré des intentions louables. Soporifique.
Poulet aux prunes dégage un doux fumet de nostalgie et nous promène dans un Téhéran de carte postale. Dommage que le scénario à tiroirs finisse par diluer l'émotion. Pas aussi authentique que Persepolis
Comment se fait-il qu'un film qui a tout pour plaire, qui déborde d'invention et d'intelligence, finisse par laisser froid et par semer l'ennui? Difficile d'expliquer un tel phénomène. Manque de concentration du spectateur que je suis, pourtant habitué à en voir d'autres? Fatigue de fin d'après-midi? Ennui distillé par une voix off omniprésente et d'une lourdeur insoutenable (pardon, Edouard Baer!)? Gêne procurée par cette musique virtuose, mais terriblement plombante? On aimerait pourtant dire le plus grand bien d'un film qui mêle animation et prises de vues réelles, qui fait évoluer les personnages dans des décors d'un raffinement exquis, qui réunit d'excellents acteurs (dont Mathieu Amalric, fidèle à lui-même et Maria de Medeiros). Mais au final la déception est là et l'on se dit que le talent de Marjane Satrapi et de Vincent Paronnaud - dont on garde en mémoire le splendide "Persépolis" - a raté quelque chose en ne nous intéressant guère au "fabuleux destin" de Nasser Ali Khan.