Vénus noire
Note moyenne
3,1
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289 critiques spectateurs

5
42 critiques
4
58 critiques
3
65 critiques
2
40 critiques
1
36 critiques
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48 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2013
Le nouveau Kubrick existe. C'est Abdellatif kéchiche. N'en déplaise ou plaise. Quoi qu'on en dise. Un absolu qui vous gifle au visage le souffle de la Vérité. L'un des plus grands films vus dernièrement, à travers cet océan de brume qui obscurcit souvent la pellicule, ici venez donc prendre la lumière crue de kéchiche en plein visage, en plein esprit, en plein coeur. Merci de nous déranger, de nous révéler, de nous montrer, Mr Kéchiche, qui est l'Homme.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 septembre 2013
Plus qu'en cinéaste, c'est surtout en scientifique que se présente Abdellatif Kechiche. En effet, il détaille toutes les atrocités subies par Sarah Baartman, jusqu'à tomber dans un piège qui fait couler le film: il prend le point de vue des "assassins" (involontairement). S'il compatit avec la jeune femme dans la première partie, il la délaisse lentement mais surement, et alors, tout devient insoutenable. Kechiche ne respecte même pas sa pudeur, en montrant ses larmes qui attendrissent subitement, comme s'il s'agissait d'un animal. "Vénus noire" est une dénonciation de la différence physique pour le moins maladroite, un pur instrument de torture pour le spectateur.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 septembre 2013
Très ancré jusqu'ici dans la société contemporaine, le cinéma d'Abdellatif Kechiche plonge dans l'histoire, avec décors et costumes. Une orientation qui peut surprendre a priori. Cela dit, on retrouve le même réalisme social, ainsi que le traitement en longueur et les variations de rythme propres au style du cinéaste. Sur le fond, ça se radicalise. Vénus noire est un film extrêmement dur et noir, sans concession pour le spectateur. La charge contre le voyeurisme, le racisme, l'asservissement et une forme brute et froide d'inhumanité est implacable. Elle ne s'accompagne d'aucun contrepoids humaniste. Compte tenu du sujet, ce parti pris n'est peut-être pas critiquable, mais la démonstration, oui. Lourde, longue et répétitive. Le réalisateur enchaîne des scènes qui disent toutes la même chose : l'aliénation, l'humiliation, l'atteinte à la dignité de Saartjie Baartman. Avec une gradation dans la souffrance et le sordide. Sur 2 h 45, c'est particulièrement fastidieux. Le calvaire de cette pauvre femme devient aussi, un peu, le nôtre. Par ailleurs, sur une telle durée de film, le personnage principal évolue très peu. On le cerne finalement mal. Femme monolithique, soumise, passive, à l'exception d'une petite rébellion face aux scientifiques. Il y a peu matière à empathie. Sur le thème de la "monstruosité" et du regard des autres, on est loin des émotions et des nuances d'un film comme Elephant Man, par exemple.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 août 2013
Ce film est spectaculaire dans le pire sens du terme. Le réalisateur a pris l'histoire de cette femme comme prétexte. Sous couvert de dénoncer les pratiques dont il parle, il les applique sans faiblir. Fantasmes de domination du réalisateur ?.. Je me suis posé des questions. Et je m'en serais bien passée. Cela n’a aucun intérêt. J’aurais préféré voir un film sur le sujet annoncé. Ce film est non seulement machiste et misogyne (il instrumentalise la femme, et ici l'actrice, d'une manière éhontée) mais il est aussi raciste, à mon sens, en cela qu'il utilise la souffrance d'un peuple à des fins personnelles. Je suggère à l'auteur d'avoir l'honnêteté de faire des films pornos, des films sado-maso et autres réalisations où il pourra faire crier: Soumise, soumise! Tant qu'il voudra. D'accord, cela ne le sortira pas du rôle du souteneur, c'est vrai. Mais il aura au moins le mérite de ne pas se soulager sur les souffrances des autres en disant qu'il fait œuvre utile. Non, non, Monsieur Kechiche, nous n'avons pas besoin que vous fassiez vos besoins sur nous, et encore moins que vous les fassiez sur la mémoire de Saartjie Baartman. RIP
xxLaurent
xxLaurent

6 abonnés 126 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 avril 2013
Nul, lent, répétitif. Seul le début décrit bien l'exploitation et l'humiliation de cette femme, puis plus de 2h30 à suivre son humiliation, puis son humiliation et son humiliation... Le réalisateur n'en sort rien. A noter l'interdiction -12 est complètement déconnant vu la fin du film proche du porno. Sans intérêt.
Booobs
Booobs

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2013
Je met un 4 car je qualifie ce film comme un devoir de mémoire ''enseigner l'histoire pour plus qu'elle ne se reproduise'' , c'est une oeuvre historique destiné à faire réfléchir sur l'horreur que les humains
peuvent commettre ... ce qu'ils peuvent faire à leurs semblables .
Je trouve que le film est très bien réalisé et les acteurs sont crédibles; par contre certaines scènes auraient pu être racourcis au profit d'autres .... en effet le film s'attarde sur trop de détails sordides ....
Par contre pour ce qui est du personnage de la vénus noir j'aurais aimé la voir lorsqu'elle travaillais comme domestique comme dans le livre (ou elle disait qu'elle était heureuse dans le livre), car dans le film elle à toujours le même regard plein de tristesse d'amertume envers toutes les personnes qu'elle croise .... aucun changement c'est dommage .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mars 2013
La punition d'Abdellatif Kechiche

Un amphithéâtre en pleine lumière, occupé de scientifiques, des hommes, rien que des hommes. Ils sont réunis pour étudier les organes génitaux de la Vénus Hottentote, ce sexe intrigant, plongé dans un bocal, passe entre toutes ces mains curieuses. Oui, assurément, cette « femelle » était plus proche de l'orang-outan que de l'homme européen. Dans cette première scène l'héroïne est réduite à un moulage post-mortem exposé aux yeux scientifiques, les scènes qui suivent nous invitent à suivre sa vie « d'artiste » depuis la foire aux monstres de Londres jusqu'au maisons closes de Paris. La souffrance absolue de cette jeune africaine de 25 ans est palpable dès les premières apparitions. Condamnée à jouer sur scène l'animal qu'elle refuse de devenir, elle sombre dans l'alcoolisme. Et sa douleur, attachée à l'inventivité toujours renouvelée de la perversité humaine, semble ne devoir finir que dans la mort. Exploitée, violée, souillée, fouillée jusque dans ses entrailles, la pauvre femme porte pourtant sur son visage la dignité et la pudeur. Yahima Torres, qui incarne ce visage, cette moue résignée, est sublime dans ce paradoxe. Mais les scènes se répètent, l'histoire traine en longueur, et le jeu de l'actrice dont on félicite au départ la finesse, le courage et l'authenticité, devient monotone, monothématique.
On regrette une réelle peinture des personnalités qui tendrait vers des personnages de cinéma ou bien une analyse plus documentaire. Par un catalogue de tortures, d'humiliations et d'images nauséabondes l'auteur n'a visiblement pas su choisir. L'accusation ne comporte aucune nuance, et la morale s'offre de manière à la fois manichéenne et simpliste : le monstre n'est pas celui qu'on croit. Ce film très long, presque 3 heures, écœurant à la longue, est en forme de punition. Dès la première scène, loin d'être passif, le spectateur est placé de force dans une situation d'observateur, tour à tour voyeur et pervers, subissant la colère du réalisateur face à la terrible histoire de Saartjie Baartman. Abdellatif Kechiche, interroge en effet la problématique de la frontière entre l'exhibition et le spectacle. Il pointe la cruauté de l'homme du XIXème siècle qui fait sombrer dans la soumission tout ce qui « le déforme », tout ce qui s'éloigne de « la ressemblance ». La Vénus Noire, bien trop différente du modèle européen, est soumise à cette incompréhension, et le spectateur semble devoir subir sa souffrance pour la comprendre, jusqu'à la nausée.
C'est surtout quand la lumière se rallume dans la salle de cinéma, dans un silence morbide – en l'absence de générique final - que l'on sent toute la culpabilité que nous offre ce film, et l'on rejoint la porte de sortie tête baissée, honteux, puni.
Cécilia Di Quinzio
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 février 2013
techniquement c'est bien, mais le film est trop en contraste avec notre époque et tout le monde dans ce film passe pour des sauvages pouilleux
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 février 2013
Difficile de mettre une note moyenne à ce film qui est tout sauf moyen, mais c’est la règle du jeu. Point positif : il nous raconte avec beaucoup de conviction l’histoire de Saartje Baartman, la "Vénus hottentote", une histoire terrible qu’il ne faut ni oublier ni occulter et qui bien résumée ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saartjie_Baartman . Autre point positif : il interroge d’une façon dérangeante mais passionnante le statut du spectateur – le spectateur étant bien sûr celui des numéros de foire et des exhibitions érotiques auxquels Saartje a été soumise, mais aussi le spectateur du film. Point plus problématique : on est dans le sordide du début à la fin, on n’a pas le droit à la moindre pause ni à la moindre respiration, on finit par suffoquer devant tant d’horreur. Peut-être est-ce parfaitement volontaire. Peut-être n’y a-t-il pas là matière à critique, mais il faut bien admettre que, du coup, le film n’est pas très facile à regarder. Point carrément négatif : le flingage en règle de Georges Cuvier témoigne d’une vision anachronique de l’Histoire. Il est présenté comme un savant inhumain, bourré de préjugés et uniquement animé par une curiosité malsaine. Savants et maquereaux même combat, en quelque sorte. Personnellement, je trouve tout à fait injuste de mettre sur ses seules épaules la responsabilité de toutes les idées qui étaient dans l’air du temps au début du XIXe siècle. Rappelons qu’à l’époque, les polygénistes s’opposent aux monogénistes. Les premiers, Voltaire en tête ("c’est la faute à Voltaire" !), pensaient que les hommes de races différentes étaient issus de souches différentes et les seconds pensaient que tous descendaient d’une souche commune. Or les investigations de Cuvier l’ont amené à trancher en faveur du monogénisme, ce qui prépare la voie à l’anti-racisme. Il est donc carrément abusif de condamner Cuvier d’une manière aussi violente et aussi monolithique.
LaPoesiedAtitla
LaPoesiedAtitla

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2013
Hormis quelques longueurs, Kechiche frappe très fort, émeut beaucoup, contrarie (est-on nous aussi de pervers spectateurs du spectacle de la souffrance ?), pousse à la réflexion, ne juge pas ses personnages... C'est avec une grosse boule d'émotions que l'on suit le parcours occidental de Saartje Baartman. Âmes sensibles s'abstenir !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 novembre 2012
Ou comment imposer plus de 2h de calvaire au spectateur sous prétexte de faire œuvre politique. Totalement complaisant dans son spectacle de la souffrance et tristement démonstratif dans sa dénonciation du racisme, le film ne semble construit que sur un alibi de bonne conscience. A fuir !
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2013
Une longue tragédie dure à encaisser, très crue dans la réalité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 novembre 2012
Que penser de ce film que je viens tout juste de voir ? Peut-on le détester ? non. Peut-on l’aimer ? Difficile. C’est vrai, voilà un film dérangeant. Un énorme pu à gratter. Au moins de ce côté-là, c’est réussi. C’est nettement plus insupportable qu’un film d’horreur, et nettement plus efficace. Parce que c’est une histoire vraie, parce que le réalisateur Abdellatif Kechiche nous raconte l’histoire vraie de Saartjie Baartman une histoire sans complaisance, crue, violente. C’est courageux, c’est un parti pris artistique qui se défend et honorable. Marre d’être lisse, d’être conventionnel, marre de faire semblant d’être anti-conformiste, d’être rentre-dedans. Abdellatif Kechiche nous propose sa vision qui n’est rien d’autre une vision infernale d’une Hottentote, artiste noire manipulée aux formes généreuses, artiste noire consentante aussi ! Et là encore, on ne sait plus quoi penser. Alors, on se contente de regarder les faits. Et cette démarche artistique nous laisse ou me laisse nécessairement à distance. Démarche artistique volontaire. Le réalisateur ne s’implique pas totalement. Il ne parle pas au nom de la femme Hottentote, il ne parle pas au nom de Caezar, ni au nom de Cuvier. Tous parlent et tous défendent leur point de vue. Et le pire, ça fonctionne ! Certains propos de Ceazar sont acceptables et rassurants ! Cuvier, pourquoi le condamner, pourquoi s’en offusquer ? Il suffit de replacer le contexte ! La science se développait et malheureusement elle raisonnait mal. Cuvier se trompait lamentablement. Il faut se projeter dans l’époque et comprendre ce qu’elle était, ce qu’elle dégageait, ce qu’elle découvrait. Nous ne devons pas raisonner XXIè siècle. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce film ne me déclenche aucune empathie, seulement la gêne. Abdellatif Kechiche joue le rôle de Caezar, de Réaux, de Cuvier, et nous, spectateurs, ne sommes rien d’autres que des voyeurs ! C’est pourquoi, tout cela nous dérange. Et d’autant plus que l’on s’aperçoit que Saartjie participe au jeu et en souffre parallèlement. On ne sait plus quoi penser. Par trois fois, nous assistons au spectacle dans sa globalité. A Londres où j’ai ressenti assez vite que tout cela était joué, à Paris dans la Haute société où le nouveau jeu orchestré par Réaux me paraissait plus humiliant que celui sous la baguette de Ceazar, et enfin, le spectacle lors d’une soirée libertine où la descente vers l’enfer devenait de plus en plus insupportable. Et si Abdellatif Kechiche manipulait les spectateurs comme Caezar et Réaux ? Je ne suis pas loin de le penser. C’est pourquoi c’est réussi. L’émotion est venue pendant le générique, j’ignorai que Baartman avait été l’objet d’une restitution ! Elle a eu des obsèques dignes d’une star, ou d’un chef d’état. Je ne vois pas en quoi ce film est vulgaire, je ne vois pas en quoi ce film est dit sans intérêt. Il a sa place dans le cinéma. Il est tout de même étonnant que certains allocinautes s’indignent alors qu’il y a des tas de films insignifiants qui font l’apologie de l’horreur, qui font le soi-disant le buzz. Il y a comme un certain refus de la réalité crue. Un déni de la vérité filmée avec une froideur où n’y a aucun artifice, aucun fard. Tant mieux, si l’indignation est là ! C’est une qualité artistique. Pour moi, c’est le meilleur de Kechiche, c’est dire vu sa note !
Raphaël V
Raphaël V

30 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2012
Quel film ! Il a du en falloir de la ténacité pour le produire et le réaliser, bravo à l'équipe du film !
Je trouve la réalisation exceptionnelle, on vit ce qu'a vécu la "Vénus hottentote".
On est littéralement immergé dans son univers. C'est vraiment ce qu'il fallait pour que chacun puisse se faire son avis sur la complexité de sa situation. Cette pauvre femme aura été toute sa vie traitée comme un objet.
J’espère que ce film permettra à beaucoup de gens de comprendre la situation des gens déracinés et stigmatisés pour leurs différences...
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2012
Après les histoires contemporaines racontées dans "La faute à Voltaire", "L'Esquive" et " La Graine et le Mulet", Abdellatif Khechiche s'attaque pour la première fois à une histoire d'une autre époque, et quelle histoire. Il a choisi de raconter les cinq dernières années de la vie de Saartjie Baartman, cette domestique exhibée par son maître afrikaaner à Londres et Paris entre 1810 et 1815, et qui mourut de la syphilis après avoir été prostituée.

On comprend ce qui a pu attirer Abdellatif Khechiche dans l'histoire terrifiante de cette femme montrée comme une bête de foire dans un numéro où elle jouait le rôle de sauvage demandé par son maître assuré ainsi de répondre aux demandes du public : le racisme, que ce soit celui, ordinaire, des peuples européens ou celui couvert d'un vernis scientifique représenté ici par la figure odieuse de Cuvier qui écrira en 1817 comme conclusion de ses "travaux" : "Les races à crâne déprimé et comprimé sont condamnés à une éternelle infériorité", mais aussi l'idée d'un voyeurisme inhérent à tout spectacle.

En 2005, Régis Wargnier a réalisé un film dont le sujet paraît assez proche : "Man to Man", l'histoire de deux pygmées capturés en Afrique et exhibés au Royaume-Uni. Mais alors que Wargnier choisit un personnage auquel peut s'identifier le spectateur, à savoir celui de l'anthropologue qui découvre l'humanité de ses proies, Khechiche emprunte une voie à la fois beaucoup plus complexe et beaucoup plus radicale. Plus complexe, à l'image de la relation du maître de Saartjie avec sa "vedette", mélange de sujétion, de menaces et de flatteries, ce qui conduira la jeune femme à témoigner en sa faveur dans le procès qu'intente une ligue londonienne.

Plus radical, car Khechiche a décidé que "Venus Noire ne devait pas être un film agréable. Ne pas enjoliver les choses, même par l'émotion. Enlever toute idée de divertissement". Et de fait, son film est extrêmement dur à voir. Non seulement il étire les scènes jusqu'à la limite de l'insoutenable, mais encore il les répète : le "numéro" nous est montré trois fois dans son intégralité : à Londres, à Paris dans une version plus humiliante, et enfin à Paris encore dans une version libertine où même les participants s'écrient à la fin "Ca suffit, ce n'est plus drôle".

L'impression d'étouffement est renforcée par le cadrage très serré sur les personnages opposant les rires gras des spectateurs ou la rouerie de son nouveau maître (joué par Olivier Gourmet) au visage inexpressif de Saartjie, et par une caméra très mobile. Plusieurs fois conduit au bord de l'écoeurement, le spectateur est replongé dans l'histoire par des moments d'une rare intensité, comme ces deux seuls instant où Saartjie parle d'elle comme un sujet, au tribunal, et au bordel où pour la première elle se raconte spontanément à une compagne d'infortune.

"Venus noire" fait partie de ces films dont on ne sort pas indemne, et dont on sait que de nombreuses images resteront gravées dans nos mémoires. Film exigeant et douloureux, il a en tout cas le grand mérite de ne pas chercher à guider le spectateur dans un cheminement émotionnel et des explications toutes faites.

Critiques Clunysiennes
http://www.critiquesclunysiennes.com
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