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Un visiteur
0,5
Publiée le 4 décembre 2009
Sur le papier, cette famille avait l'air de ressembler à quelque chose de joliement décalé. Les critiques quasi-unanimement favorables m'ont finalement convaincu d'assister à une séance tardive. C'est à se demander ce qui se passe dans la tête de ces critiques pour pondre des pamphlets de compliments alors qu'on est face à un des films les plus péniblement sans intérêt de l'année. Du coup, c'est doublement énervant d'avoir été influencé par les journalistes capables de donner plus de 2* à ce laborieux effort cinématographique. Dialogues ampoulés frôlant le ridicule, jeu d'acteurs globalement pourri (à l'exception de Valérie Benguigui qui y met un peu de conviction et le regretté Jocelyn Quivrin dans un emploi froid et distancié plutôt agréable et déroutant), mise en scène scolaire et statique et musique "on va mettre des vieux tubes de blues et de soul pour faire genre (et ça plaira aux critiques"). La zone. Ca aurait pu être une chronique décalée d'une famille unie dans le doute, un film un peu désespéré dans la grisaille du nord ou un conte doux-amer. C'est juste 80 mn d'images mochissimes où des personnages se posent devant la caméra pour réciter leurs lignes avec la conviction d'une poule devant un fer à repasser. A se demander ce qui motive les critiques à s'emballer pour un film aussi peu intéressant, d'où rien ne jaillit, à part les vélléités pseudo-cinématographiques d'une ex-collègue en mal de reconnaissance artistique.
La bande-annonce était sympathique et on sait que cela ne veut souvent rien dire. Mais le film tient toutes ses promesses. En tout cas il est très particulier. Une ambiance assez bizarre, un rien décalée. Une histoire de famille où tout part en vrille quand les dix-huit ans de la fille ainée arrivent. Le vernis craque et chaque personnage se révèle vraiment. Le tout dans un film très bavard mais pas ennuyeux, à l'atmosphère très mélancolique voir sombre. Même la météo n'y est pas, il neige ou pleut tout le temps. Dans l'ensemble ce premier long métrage de Axelle Ropert (ancienne critique) est bien réussi, même s'il n'évite pas quelques longueurs, il met déjà bien en place une vraie personnalité de metteur en scène pour sa réalisatrice. Tous les personnages sont assez déroutants mais tous aussi très attachants. Ils sont portés par des acteurs excellents avec à leur tête un François Damiens bien loin de ses pitreries de caméras cachées. Il démontre ici qu'il peut être aussi très convaincant dans des rôles plus dramatiques. Valérie Benguigui a là enfin un premier vrai grand rôle, elle trop souvent cantonnée à des seconds ou troisièmes rôles peu gratifiants. Les deux enfants sont aussi très bien interprétés par Leopoldine Serre et Valentin Vigourt. Outre Jean-Luc Bideau dans le rôle du grand-père on retrouve le regretté Jocelyn Quivrin dont c'est la dernière apparition sur grand écran. Un premier film tendre et mélancolique, souvent drôle au début, très émouvant à la fin, en tout cas qui ne laisse pas indifférent. L'écriture et la mise en scène d'Axelle Ropert laisse entrevoir de belles choses et on attend donc la suite avec impatience.
Des dialogues tellement écrits que cela ôte toute crédibilité au propos (par ailleurs déjà gâté par des personnages eux-mêmes littéraires jusqu'à la caricature). Film vaguement rohmérien (très vaguement à vrai dire), ampoulé et terriblement ennuyeux ! Une étoile cependant pour sauver la distribution : François Damiens particulièrement, montrant un vrai potentiel dramatique, et la radieuse Valérie Benguigui.
C'est mauvais mauvais mauvais... casting improbable, direction d'acteurs catastrophiques, cadres foireux, rythme lancinant, festival de faux raccords... Le compte est bon ! Sur le papier, ça semblait prometteur, mais au résultat, impossible de rentrer dans l'histoire tant la technique est titubante. L'excuse du premier film n'en est pas une, tellement rien n'est maîtrisé. La critique de TéléCinéObs me fait vomir : ' évoque timidement le Wes Anderson de "la Famille Tenenbaum" ' Pauvre Wes ! Comment peut-il souffrir une telle comparaison ? C'est un coup à faire douter les plus doués d'entre tous d'écrire des aberrations pareilles !
Totalement soporifique, lent et joué par des acteurs peu concernés. Bideau fait du bideau. On renonce très rapidement à suivre une histoire sans intérêt. Un maire juif askhénaze avec un accent belge dans une petite commune bourguignonne, on demande à voir. Visiblement, on n'a pas recherché le réalisme. pas l'humour non plus, à moins que boire du champagne dans un cimetière soit une bonne blague irrésistible. A éviter!
Alors qu’elle semblait vouloir, en guise de premier long-métrage, signer un mélange original entre mélodrame et comédie décalée, Axelle Ropert nous a pondu un coup d’essai d’ores et déjà datée et sinistre. Avec son écriture trop littéraire, son absence de rythme, ses interprétations désincarnés et sa mise en scène contemplative, rien ne donne envie de s’intéresser un tant soit peu à cette famille trop ordinaire pour mériter un film. Dénué de crédibilité et de chaleur humaine, le long-métrage clairement inabouti fait pire que ne rien nous raconter, il donne à François Damiens et à Valérie Benguigui des rôles fades dans lesquels ils ne peuvent que décevoir.
Une famille comme on aimerait en connaître plus. J'étais vraiment touché par ce film qui fait la part belle aux femmes. Ok, ça tatonne un peu par moment. Mais c'est un mélo audacieux mais tranquille, doucement drôle, un film d'hiver qui fait chaud au coeur.