Les derniers jours du monde
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322 critiques spectateurs

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ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2015
Un excellent film des frères Larrieu, tout d’abord par le choix de ce sujet très ambitieux. Peu de film se sont intéressés d’aussi près à ce thème : Que ferions- nous si la fin du monde était annoncée ? Quelles réactions aurions- nous ? Comment se dérouleraient ces derniers jours ?. Et sur un sujet si vaste les frères Larrieu arrivent déjà à nous bluffer par une mise en scène très créative et une description très audacieuse. Avec un budget probablement modeste (on a pas les moyens d’un blockbuster US) , ils arrivent à nous faire ressentir ce que serait cette dégradation, sans effets spéciaux, par des touches astucieuses, illustrations de la catastrophe ( guerre mondiale ?!) , dans chaque lieu où passera le héros, car il s’agit d’une sorte de Road Movie , de fuite en avant, pour échapper au pire, des signes seront là : de l’eau vert fluo qui s’échappe d’un robinet à Biarritz, d’une équipe de décontamination sur un fleuve, de policiers anti-terroriste à la féria de Pampelone, l’ hélicoptère et les soins d’urgence sur la place du capitole à Toulouse, une roquette tirée par des terroristes … Chacune de ces séquences ajoute au climat d’angoisse et à l’oppression ,et à aucun moment le film ne fait « cheap ». Ensuite il ya la réponse à cette fin de l’humanité qui est clairement une proposition Hédoniste des frères Larrieu .. Ce qui nous donne cette incroyable représentation du plaisir, avec une vraie maestria dans la peinture de la sensualité. La scène d’amour entre Karine Viard et Mathieu Amalric est cultissime. Jamais surement un cunnilingus n’ a été montré de la sorte dans un film. Karine Viard cadrée plein face, soulève le rideau rouge de sa jupe, dévoile sa touffe rousse luxuriante et le théâtre fauve commence. Amalric la lèche goulument. Son visage prend du plaisir; C’est extrêmement fort. C’est aussi beau que « La création du Monde » de Courbet. Il y a aussi le formidable Sergi Lopez , qui profite de cette fin du monde annoncée pour avouer à Amalric , son meilleur ami, qu’il est homo, et l’aime d’amour, il lui roule une pelle d’anthologie avant de se suicider. L’avant dernière scène dans le château des délices ( clin d’œil à « Eyes Wide Shut ») est magnifique. Cette orgie sobre , hédoniste, où l’amour, le plaisir sont consommés, comme un dernier luxe , les filles sont nues et s’enlacent, se roulent des pelles .Est-ce déjà l’arrivée au paradis ? Almaric ne manque pas d’ailleurs de se gaver de quelques cuillères de caviar . Juste avant il y avait eu la très belle scène avec Clotilde Hesme ( excellente , virginale et évanescente) où le couple se faisait cuire une omelette aux truffes , comme un autre adieu à la bonne chair, avant le décès de la jeune fille . La scène de la Feria de Pampelona est absolument sublime, comme une allégorie à la sauvagerie, à la fin du monde annoncée, avec ces mouvements de foule ordonnés, sauvages et destructeurs, avec les taureaux , symbole du dieu Mythra qui déboulent sur la foule. . Le passage à Taiwan est aussi un régal , pour moi qui connaît bien ce pays, c’est exactement cela, tout d’abord le bain de vapeur chaude , tellement Zen , où l’on fait la paix avec soi même , et puis le karaoké , un peu glauque, un peu triste, un peu figé, un peu désespéré, comme un point final, comme une petite mort .L’utilisation des flashbacks qui permettent de comprendre la vie passée de Almaric sont très bien fait, et sa main prothèse en plastique, nous permet de nous resituer immédiatement dans le temps. En effet le héros qui était en train de vivre une histoire d’amour fou pour une fille- mannequin , un peu volage , un peu libertine, ( la très androgyne et très belle Omahyra Mota ) veut aller au bout de sa passion , faisant fi de la catastrophe annoncée . La fille disparaitra à plusieurs reprises, mais il l’a dans la peau et il la retrouvera in extremis à Paris. La remontée sur la capitale , puis la déambulation dans les rues vidées de Paris , tous les deux nus , comme lors de la création du monde ,tel Adam & Eve, se fera accompagnés par les deux magnifiques chansons de Léo Férré : « Jolie Môme » ,puis « Ton Style », absolument sublimes. Un moment de grâce du cinéma, un moment d’anthologie, de toute beauté, et puis le plan final, coup de flash incandescent, pour tout emporter, l’amour & la mort. Tous les acteurs sont formidables . Un film énorme, émouvant , beau , sensuel, et très intelligemment construit.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juillet 2014
Rocambolesque avec un Mathieu Amalric séducteur, amant, mari et père très séduisant comme à son habitude!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 septembre 2013
Au delà de l'histoire qui aurait mérité un meilleurs traitement, la manière dont est filmé ce long métrage n'est pas assez professionnelle, on voit trop souvent des véhicules se déplacer en arrière plan alors que le réalisateur veut nous montrer une ville fantôme, un comble ... même s'il n'est pas facile de filmer en extérieur en dehors des studios, le cadrage aurait mérité beaucoup mieux, ce qui laisse un goût d'amateurisme à ce film
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 septembre 2013
Un film à l’ambition philosophique et à l’humour burlesque mais au résultat assez ennuyant.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 031 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 juillet 2013
Les frères Larrieu vous propose un film prétentieux et absurde, ce film touche le fond du 7ème art français.
Les critiques positives venant de professionnels valent vraiment la peine d'être lue, un vous parle de comédie apocalyptique romantique, pour un autre le qualificatif est : tragi-comico-romantique sensuel et délirant, ou bien encore pour un autre: métaphysique et sensoriel, etc.. .
En résumé c'est une grosse arnaque, ou certains bobos prendront du plaisir à vous servir du : vous n'avez pas compris l'essence même du film. Long (mais alors très long), sans aucun intérêt et de plus mal filmé !
Si ces pseudos réalisateurs - scénaristes (oui ils ont aussi écris le scénario, quitte à réaliser un navet autant l'écrire) veulent donner dans le surréalisme cinématographique, ils serait bon qu'ils se rendent en stage en Belgique par exemple, ou l'on manie ce style bien souvent avec talent, humour et finesse.
Sinon Mathieu Amalric qui lui a du talent, doit secrètement regretter d'avoir participé à cette ineptie.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2013
A Biarritz, il se passe toujours quelque chose! Comme chez Jean-Marie et Arnaud Larrieu! il n'est pas question ici de peindre ou de faire l'amour (quoi que...) mais d'odyssèe amoureuse sur fond de fin du monde! Le pacte qu'avait les frères Larrieu, c'est à la fois qu'il y ait dans le film du spectaculaire et en même temps garder l'indèpendance du film d'auteur! Autant le scènario est très ècrit, autant tout ce qui relève de la mise en scène, de la place de la camèra ou du dècoupage, ça se fait le jour le jour! Ancien combattant de l'amour, du dèsir, du romanesque qui fait qu'au fond Robinson a dèjà vècu la guerre intèrieure...et que du coup la guerre extèrieure le laisse ici indiffèrent, le mettant plus ou moins à distance! Excellente interprètation du couple Mathieu Amalric-Omahyra Mota et de l'ensemble des seconds rôles qui se sont totalement investis dans la conception de cette oeuvre ètrange! Contrairement à la fin du monde filmèe, disons par un film catastrophe amèricain, le cinèma est toujours là au moment où les gros èvènements se produisent! On peut aussi ne pas adhèrer à la chose et rester perplexe devant les scènes de nuditè ou de partouze...
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2013
Des frères Larrieu, j'avais beaucoup aimé "Peindre où faire l'amour", film très réussi, à mon avis incompris comme celui-ci.
On retrouve leur façon bien particulière d'inscrire la vie quotidienne de monsieur ou madame tout le monde,soumis à leur propre motifs existentialo-affectifs et à leurs propres peurs, qui se retrouvent face à une situation non appréhendée, surgissant de l'extérieur, qui balaye tout sur son passage et qui finit par donner de nouvelles perspectives et aussi de revenir à un essentiel. Dans "Peindre...", il s'agissait de bousculer les lignes conventionnelles du couple pour faire ressortir un amour puissant et profond. Ici, les frères Larrieu parle de nous tous, en tant qu'individu, face à nos choix, face à ce qui, pour nous, est vraiment essentiel: l'amour, le sexe, les plaisirs de la vie en général... Ils parlent également de nos angoisses les plus profondes face à l'impensable qu'est l'apocalypse, où de comment nous nous libérons de nos peurs pour mieux tromper notre angoisse de la mort, d'où cette obsession de la chair, de la sensualité et des corps...

Évidemment, les frères Larrieu exposent leur point de vue personnel qui est hédoniste. Il est à parié que tout ne se passe pas exclusivement de la sorte avec tout le monde. Mais le tour de force c'est leur vision de la fin du monde. Pourtant j'ai vu de nombreux films et téléfilms qui a grands renforts d'effets spéciaux et d'effets pyrotechniques parlaient d'apocalypse. Sauf l'excellent "Soleil Vert", également très angoissant, mais aussi film d'anticipation. Ici pas d'anticipation, on est plongé dans un début d'été qui pourrait être le début de cet été. Ca vous tombe dessus d'un seul coup! En fait tout le monde continuerai a essayer de vivre normalement pour nier ce qui se passe puis après de penser à survivre ou à se résigner s'il n'y a pas d'issue possible... Dans le film, il y a une sensation de résignation, d'à quoi bon face à ce qui se passe, on est dépassé... Finalement, heureusement qu'on ne sait pas vraiment ce qui se passe, il est plus intéressant de poser la question que de donner la réponse, ça renforce l'angoisse voulue, et le chaos d'ensemble qui se dégage... La seule vision de ces hommes en combinaison anti-bactériologique ou nucléaire avec armes au poing vous saisie d'effroi, les annonces de la radio, peu claire (évacuation générale, conflit armé de dimension mondiale...) n'arrange rien, la mort brutale de certain(e)s et l'eau fluorescente laisse penser à des attaques bactériologiques ou chimiques, les gares et aéroports pris d'assauts sautent tour à tour, civils tués par une armée dépassée face à leur volonté de fuir, tremblements de terre dont on ne comprend pas l'origine, files de voiture interminables... La liste est longue. Tout est suggéré. Dans le réel, tout se passerait de cette façon là. On ne verrait rien, on aurait que des bribes d'informations, trop occupés à fuir et à survivre ...
Alors, oui des moments on s'emmerde ferme (jamais longtemps), on a envie de foutre une paire de claque aux réalisateurs et à Mathieu Amalric, Robinson, (excellent) et on a envie de leur dire: "c'est du foutage de gueule, on en a rien a battre des questionnements existentiels de ce mec!"... Puis peu à peu les souvenirs relatés prennent tout leur sens, au fur et à mesure de l'aggravation des événements. Puisque nous n'avons plus rien à perdre puisque nous allons tous perdre, pourquoi ne pas retrouver l'essentiel, l'amour.
Les dernières séquences, a partir de la scène d'hôtel avec Sergi Lopez, sont profondément saisissantes, intelligemment pensées, hantées par la l'angoisse de la mort définitive... Rien d'hédoniste là-dedans. Beaucoup de pessimisme au contraire. L'aveu d'amour de Sergi Lopez (très émouvant) à Amalric, une rencontre des corps amorcées mais impossible, son suicide, nu, par la fenêtre... Sa fille, dans le lit de l'autre chambre... Ils ont fait l'amour... Toutes les tabous tombent.
La scène du restaurant: le visage fantomatique de Clotilde Hesme transpirant de peur. La mort est de tout les plans. Clients abattus ou raides morts de façon subite en train de manger ou en train de faire l'amour. Peu importe. C'est l'impression d'instantanéité qui s'en dégage qui résonne. Mais ce qui surprend, ce n'est pas les corps nus, superbements filmés, mais c'est cette femme, morte seule dans son lit, livre à la main.
Puis la séquence du château, ça fait penser à du Bunuel. Surprenante et baroque apparition de Sabine Azéma. Le côté orgiaque et glauque de ce petit monde de privilégié est un peu caricatural, mais humoristique dans la chute... Cependant, la mort rode. Le sexe tente de tromper la mort.
Robinson, lui, respire la vie, et ne veut pas de cette ambiance mortifère. Il voudrait retrouver celle(s) qu'il aime ou qu'il a aimé. Au moins, essayer.
Paris. Superbe scène filmée dans le noir total, éclairé à la lampe électrique. Sidérant.
Puis la scène finale, réalité, souvenir ou fantasme ? On ose imaginer que c'est la réalité puisque l'essentiel n'est-il pas l'amour?
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2013
On aurait pu croire à un bon film et au final, c'est long, ennuyeux et tellement peu crédible. Quelques images (tirées du livre) qui surprennent mais le reste ne tient pas la route. En cas de fin du monde annoncée, ca m'étonnerait que l'on retrouve cette errance, ces fêtes et ces orgies. Nulle part voit-on la peur, or, c'est elle qui habite tous les condamnés.
Bref, très décevant.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2013
A l'approche du 21 décembre, le Grand Action programme quelques (excellents) films sur la fin du monde : "Melancholia", "La Route", "Strange Days" ....
L'occasion pour moi de voir "Les derniers jours du monde" des frères Larrieu que j'avais raté à sa sortie en août 2008.
Film d'acopalypse ? oui et non. Comme toujours chez les frères Larrieu (auteur du troublant "Peindre et faire l'amour"), il s'agit d'amour, de sexe, et de liberté.
Robinson (Mathieu Amalric pour une fois sobre), marié (avec Karine Viard) et père de famille, vit la crise de la quarantaine en rencontrant (le pubis de) Omahyra Mota. La belle lui échappe. il lui court après. Le problème : la fin du monde est proche.
Le propos du film est simple: l'approche de l'apocalypse nous obligera à nous recentrer sur les valeurs essentielles : l'amour, le sexe, la liberté (cf. supra).
Certaines critiques ont vu dans ce film, qui culmine dans la promenade naturiste d'Amalric et son amante sur les bords de la Seine, un road-movie existentialiste débordant de vitalité où notre héros couche successivement avec Catherine Frot, Clotilde Hesme et ... Sergi Lopez. D'autres - dont je suis - ont trouvé le temps (2h10) bien long et l'audace des frères Larrieu un brin frelatrée.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2012
Noël approche à grands pas ... la fin de l'année 2012 aussi, et, selon la rumeur, la fin du monde aussi (le 21 décembre ?); alors, si comme moi depuis longtemps vous ne croyez plus au Père Noël, et que pour vous la fin de l'année n'évoque rien de particulier, tout comme d’ailleurs la fin du monde (à ne pas confondre avec « la faim dans le monde » qui elle est bien réelle), ne pensez-vous pas que le moment est venu de réviser un peu votre apocalypse, pour être fin prêts le moment venu ? ... d'ailleurs de quelle "fin" parle-t-on ... et de quel "monde" s'agit-il ? ;-)
C'est donc l'occasion de découvrir, si comme moi vous l'avez raté à sa sortie, ou de redécouvrir un très bon film français : « Les Derniers Jours du Monde ».
Sorti en 2009, ce film des frères LARRIEU, inspiré du livre de Dominique NOGUEZ paru en 91, mettait en scène l'excellent Mathieu AMALRIC, toujours à fleur de peau, déjanté, paumé et dépressif … mais aussi toute une pléiade d'acteurs tous aussi géniaux : Karin VIARD, Catherine FROT, Sergi LOPEZ, et surtout la méconnue, troublante et androgine Omahyra MOTA (mannequin dominicaine de profession).
Dans ce film « à fleur de peau », à mi chemin entre l'intimiste et le spectaculaire, décliné sous forme d'un road movie apocalyptique, fascinant, troublant et dérangeant, tous ces acteurs ce mettent à nus (au sens propre et au figuré) … des scènes improbables, déjantées, crues, que certains jugeront choquantes et classées X parfois, pour ces acteurs qui osent …TOUT …
Mais vous d’ailleurs, que ferez vous lorsque l'heure aura sonnée « Que faire ? Avec qui ? Pourquoi ? Tout à coup, un destin surgit, de vieux désirs enfouis. Certains, qui ont donné un sens à leur vie, veulent la prendre en main jusqu'au bout, parfois par le suicide. L'apocalypse transforme les êtres et les corps" (A. LARRIEU) …
L'occasion d'offrir la vérité « toute nue », de revivre et de s'interroger sur sa vie passée (comme le héro du film)... « les dernières fois rejoignant les premières fois "…
Ici l'apocalypse a pour origine un mélange, ou plus exactement la rencontre, de ce qui fait malheureusement notre quotidien en ce début de 21ème siècle (il n'y a qu'à regarder les actualités) : catastrophes naturelles, attentats, nouveaux virus, conflits armés … c'est pourquoi on ne saurait rester indifférent à ce film, qui nous parle à tous, parce qu'il nous fait trop penser à ce qui pourrait effectivement survenir dans un avenir... tout proche … (vous l'entendez la cloche sonner ?)
Le film évoque aussi, et surtout, les difficultés de la vie à 2 (ou plus) : pour le héro du film, perdre à la fois sa femme et sa maîtresse, n'est-ce pas là la vraie fin du monde ?
Alors, finalement, les aztèques (dont-il n’est d’ailleurs pas question dans le film) auraient-ils été clairvoyants ?
En tout cas le compte à rebours a bien commencé, (à suivre ici d'ailleurs: http://www.2012fin.com/, J-10 … à l'heure de la rédaction de cet article)
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 septembre 2015
Un film français sur la fin du monde c'est aussi rare que de ne pas avoir un con dans son entourage donc on ne peut que vouloir le voir même si bizarrement on sait que l'on sera déçu. Si je ne m'attendais pas bien sur à un film rempli de scènes d'action ou autres destructions massives on était tout de même en droit d'attendre un minimum de séquences un peu tendues, d'instants de panique mais non rien de tel (à peine 5% du métrage) car si les 30 premières minutes se laissent regarder le film ne tient pas la distance (il dure 2 heures). Les derniers jours du monde reste avant tout un film de bobos pleurnichant sur leur sort, des allers-retours incessant bien trouvés au début lassant au bout d'un moment. Dommage que les frères Larrieu n'ont pas osé aller plus loin faire quelque chose de plus dérangeant et de moins ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 novembre 2012
Un spectacle bourgeois pseudo-intellectuel terriblement ennuyeux. Long, chiant, ce film n'a pas de sens. Il ne donne aucune piste de réflexion. On regarde les scènes s'enchainer, un nichon par-ci, une bite par là, des gens s'affolent dans la rue, un personnage se défenestre, ah, ça y est, le film est finit. ET ALORS ? Et alors une grosse daube insipide sans queue ni tête. Le cinéma à son apogée de prétention et de connerie.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2012
Les frères Larrieu peuvent être définis comme des intellos branchés cul. Tout est prétexte à montrer des corps nus s'ébattant àr deux voire plus (une autre obsession ?). Ils manient fort bien la caméra et gratifient le spectateur d'images magnifiques que l'on peut quelquefois rapprocher de la peinture. Pour le reste, on est un peu sur notre faim car on ne sait jamais vraiment où ils veulent en venir. Dans ce film futuriste encore plus que dans "Peindre ou faire l'amour" on a le net sentiment qu'à partir d'une idée de départ ils ont laissé vagabonder leur imagination sans fil directeur. Ce manque d'ossature de leurs scénarios réduit fortement la portée de leur film et handicapent certainement les acteurs qui se retrouvent brutalement plongés dans l'ambiance des films les plus abscons de la Nouvelle Vague. La diction souvent monocorde imposée par les deux frangins ne sert pas au mieux leurs acteurs. A ce jeu seul Sergi Lopez tire son épingle. Catherine Frot voit ses tics de jeu mis brutalement sous une lumière qui rend agaçant ce qui pouvait passer pour charmant chez Pascal Thomas. La scène la plus courte est sans doute la meilleure avec une Sabine Azema qui fait une apparition complètement démente. Le film dure deux heures et on aurait aimé qu'il fût amputé d'un bon quart. L'ambiance de fin du monde est relatviement crédible et la scène finale où les bourgeois meurent empoisonnés par leur employés de maison ne parvient pas à nous faire oublier que les frères Larrieu sont avant tout des bourgeois un peu ennuyeux. Mais je reste prudent car les meilleurs acteurs défilant devant leur caméra j'ai peut-être loupé quelques chose. .
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 août 2012
ayant manqué les premères 20 minutes j'ai tenté avec d'énormes difficultés de suivre le film. je suis restée jusqu'à la fin dans le seul but d'y voir plus clair et d'y comprendre enfin quelque chose. Sauf qu'en fait il n'y avait rien à comprendre. Le pire film de l'histoire du cinéma. Une torture.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mai 2012
Très bon film, tout à fait différent que ce qu'on attend. Mathieu Amalric y est comme toujours excellent, se demandant à tout instant s'il va réussir à prendre à un moment le contrôle de la situation.
J'ai trouvé l'aspect "flippant" du film très réussi, l'eau qui coule jaune-orange du robinet, les files de voitures qui fuient, et la scène finale dans un Paris sans lumières ...
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