3 abonnés | Lire ses 313 critiques |
Au coeur de la forêt Amazonienne brésélienne: la vie des dernières tribus Guarani est en péril, la cohabitation avec l'homme blanc les condamne. Dans la tribu Guarani au coeur de cette fiction, les suicides, reflets du mal être de l'enfermement dans des réserves, se multiplient. Le chef de tribu décide de récupérer les terres spoliés par les agriculteurs blancs. Ils s'intallent sur des terres où les grandes prairies ont remplacés les forêts primaires. Deux mondes s'observent, se jaugent, jusqu'au moment où les blancs sont prêts à user de toutes les ruses voir même de la violence pour ce débarasser de ces gênants sauvages. Au coeur d'une problématique écologique de notre temps, ce film a une portée politique mais avec un vernis poètique. Le message est clair et multiple: nous alerter sur les désastres écologiques, culturels, humains de notre modèle de dévoleppement occidental. Le rouleau compresseur de la mondialisation, du capitalisme et de la société de consommation est sans pitié pour les minorités: parquée, alcoolisée pour avoir la paix, exploitée par les tourisme occidental en mal d'authenticité, corrompue par l'argent voire même achetée, divisée devant le difficile choix entre modernité et traditions,... Triste constat du monde moderne; on comprend mieux aussi le repli communautaire actuel, la perte de repère concerne de plus en plus d'hommes; jusqu'à nos sociétés riches. C'est un vrai plaidoyer pour le respect des cultures et de la diversité. Voilà ce film a tout de même une limite artistique même si les Guaranis jouant leurs propres rôles restent crédibles.
Ajoutée le 16 juin à 16h48 Signaler un abus
En cours...


