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Chronique sur http://www.mauvais-genres.net/2012/03/02/en-vrac-11/
Ajoutée le 02 avr. 2012 à 17h46 Signaler un abusEx. : Dark Shadows, UGC Paris, 69001, Marseille...
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Chronique sur http://www.mauvais-genres.net/2012/03/02/en-vrac-11/
Ajoutée le 02 avr. 2012 à 17h46 Signaler un abus
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Le très bon point du film, c'est quand même d'avoir remis en lumière ce poème génial et son auteur, Allen Ginsberg, fer de lance avec Jack Kerouac et William Burroughs du mouvement Beat qui influença la littérature, la culture et qui contribua à changer la société des années 50/60 (et même après). L'autre bon point, c'est James Franco. L'acteur habite parfaitement Ginsberg et imite très (trop ?) bien son phrasé dans les scènes de lecture. Pour le reste... Ce qui caractérise la littérature Beat, c'est une construction (ou justement une absence de construction) qu'on a toujours rapproché au jazz en musique. Là, au cinéma, on nous impose une succession de scènes répétitives : lecture dans un bar beatnik/séquence animée sensée illustrer le poème/entretien avec Ginsberg/flashback sur sa vie avant Howl/scène de tribunal, et on recommence... Epstein et Friedman viennent du documentaire et ça se voit : fausse interview, reconstitution du procès pour obscénité... il sont visiblement du mal à décrocher de leur genre de prédilection. Le problème, c'est que le résultat ressemble plus à un docu-fiction pour Arte ou Planète qu'à un film de cinéma. Et puis, on n'en apprend pas beaucoup plus ici sur Allen Ginsberg que dans n'importe quel bouquin de base consacré aux auteurs Beat. Si le but était de nous faire un biopic sur Ginsberg ou un portrait de la Beat Generation, c'est raté. Si le but était de présenter le poème par le biais du cinéma, c'est inutile. Howl le poème se suffit à lui-même et là, clairement, vouloir l'illustrer par un dessin animé en plus assez moche techniquement, c'est tout sauf une bonne idée : on empêche le spectateur de s'en faire sa propre vision. Y aurait-il une malédiction sur la transposition d'œuvres Beat au 7ème Art ? Quand on voit ce "Howl" pas terrible, quand on se souvient de l'imparfait "Festin Nu" de Cronenberg, on tremble à l'idée du très prochain "Sur la Route" de Walter Salles.
Ajoutée le 13 mars 2012 à 00h13 Signaler un abus0 abonné | Lire ses 3 critiques |
Howl ou "comment je m'attendais à 1h30 d'intensité poétique jubilatoire et je n'ai pas été déçu" Seul bémol la toute fin déroulée comme un vieux drame des années 90. Autant dire rien.
Ajoutée le 12 mars 2012 à 20h34 Signaler un abus
169 abonnés | Lire ses 5165 critiques |
Présenté il y a tout juste deux ans au Festival de Sundance, Howl (2010) bénéficie finalement d’une exploitation (tardive) en salles alors qu’une sortie en DTV aurait été plus judicieuse vu la manière avec laquelle le film de Rob Epstein & Jeffrey Friedman parvient à nous faire sombrer dans un ennui inextricable. 85 minutes centrées sur Allen Ginsberg, ce biopic sur le célèbre poète américain (1926/1997) intéressera peut-être les amateurs du poète mais quant aux fans de l’acteur James Franco (qui incarne le personnage principal), ils seront tout simplement déçus de sa prestation qui dévoile aucune émotion lors de ses longues tirades. La mise en scène alternant prises de vues réelles et animations aurait pu laisser présager quelque chose d’original et d’intéressant mais les scènes à rallonge auront finalement réussit à nous assommer.
Ajoutée le 11 mars 2012 à 19h15 Signaler un abus
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Mineure mais agréable, cette reconstitution d'un procès absurde vaut par l'universalité de son propos et de kitchissimes séquences d'animation. James Franco tente encore de casser son image lisse.
Ajoutée le 06 mars 2012 à 21h48 Signaler un abus
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Un film sur un poète, qui plus est qui porte le nom d'un poème, doit-il contenir de longs extraits de poésie ? On a ici un film qui répond par l'affirmative. Et il y a de tout dans ces extraits. Ils sont tous répétés plusieurs fois, d'abord récités froidement hors contexte, et une seconde fois après un décryptage contextuel et sémantique. L'exercice est intéressant, mais trop systématique et trop répété. Aussi, le fil rouge du film est un procès fait par un représentant de la société bien-pensante contre l'éditeur du recueil de poème pour outrage à la dignité et autre balivernes. Or, ce débat manque de mordant, de conviction. Tout juste esquisse-t-on un sourire lors de son dénouement qui ne fait aucun doute quant à sa nature. En fait, les passages les plus intéressants du film résident dans l'entretien intimiste avec le poète, sur la vision qu'il a de sa poésie ; sur la façon dont les idées, les mots, les lettres lui viennent. Là, on entre dans un échange où l'on amené à doucement percevoir la magie de la création. James Franco est comme d'habitude bon. Attention toutefois à ne pas être catalogué comme l'acteur qui joue des rôles de gay acculé par la société (on avait déjà vu ça dans l'excellent Harvey Milk).
Ajoutée le 01 mars 2012 à 23h18 Signaler un abus
33 abonnés | Lire ses 167 critiques |
"Howl" n'est pas le "Festin nu" de Cronenberg, il est plus sage et moins dérangeant (pas d'anus qui parlent ni de monstres caoutchouteux, donc), mais si ce film peut donner envie de découvrir la poésie hallucinée d'Allen Ginsberg, c'est déjà un point positif. Les réalisateurs n'ont pas cherché à faire un biopic comme il y en a tant mais à cerner la personnalité de Ginsberg et ce qui l'a amené à créer "Howl", cette articulation des émotions, ce cri joliment convulsif qui retentit dans la nuit américaine pour réveiller les bonnes et les mauvaises consciences. Le film est là pour rappeler que Ginsberg était à l'époque jugé pour obscénité, et à la barre défilaient des "experts" en littérature qui devaient décider si l'oeuvre de Ginsberg a une valeur objective! Le film apporte juste la démonstration que la poésie d'un artiste libre n'admet aucune définition ni limitation, en alternant des séquences de tribunal plutôt amusantes de mauvaise foi, des séquences visuelles animées illustrant le poème et des extraits d'interviews reconstituées. Au bout d'un moment on en oublie que c'est James Franco qui s'exprime et on ne perçoit que les mots, la sensibilité de Ginsberg.
Ajoutée le 27 févr. 2012 à 21h37 Signaler un abus
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Ce film est une perle, une oeuvre d'art a lui tout seul, un objet cinématographique conceptuel dont le résultat est absolument bouleversant. Comme une chanson qui reste en tête et un tableau devant les yeux, j'ai rarement été autant transcendée par un film. Franchement ce n'est pas simplement un biopic, c'est une tentative - absolument réussie selon moi - non pas seulement de présenter l'oeuvre d'Allen Ginsberg, mais de l'expérimenter voire de l'approfondir. Cependant je comprend parfaitement les critiques négatives car il faut vraiment aimer.
Ajoutée le 27 févr. 2012 à 18h58 Signaler un abus
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Dommage si l'on ne comprend pas l'anglais (americain) tellement dommage que ca ne vaut meme pas la peine le deplacement, car, meme si la traduction etait bien faite, le plus important du film est le texte et en plus en lissant les titres l'on risque de rater le charmant complement, un peu fantasiste mais poetique, de l'histoire parallele en dessin annime. Par ailleurs ce film charge un peu trop la main sur le proces pour obscenite de l'oeuvre phare de la Beat Generation, ce qui fait perdre un peu d'intensite narrative a l'histoire.
Ajoutée le 24 févr. 2012 à 01h00 Signaler un abus
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[...] Nous irons sur les monts à hallucinations, nous ; drogués, camés, putains, assistés, chômeurs, poètes, musiciens, comédiens, peintres, branleurs, homosexuels, hédonistes, baiseurs en tout genre, fornicateurs à n'en plus tenir, suceurs de verges énormes, séropositifs, phtisiques, lépreux, tous et tous et bien d'autres encore. Et nous parlerons d'amour, de passion et de beauté pendant que le suc verdâtre se déversera de nous, s'en ira gicler à la gueule des bonnes gens, conservateurs d'un pouvoir illusoire, bienséant, à gerber. Et nous gerberons sur leurs institutions [...]
Ajoutée le 24 févr. 2012 à 00h20 Signaler un abus
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