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Uncertainregard
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3,0
Publiée le 10 avril 2020
Joli portrait d'un spécialiste du licenciement qui se contente de cette vie dans les aéroports et les hôtels sans joie ni peine, parfaite représentation de l'individualisme actuel. Mais la rencontre d'une amante, la moralité de la jeune collègue et le mariage de sa soeur vont le tenter sur une autre voie. Va-t'il réussir à sauter le pas? Sympa mais pas grandiose. On a connu Jason Reitman plus inspiré..
Ce film n'est pas une critique franche du système économique américain (qui a pour conséquence, entre autre, de plonger dans la misère des millions de personnes virées comme des malpropres) mais est une sorte de comédie sociale/sentimentale douce amère centrée sur son personnage principal interprété par G. Clooney. Si de nombreuses scènes montrent le désespoir des personnes licenciées (les conséquences ne sont qu'effleurées), si on sent bien le manque de repère et de sens ressentis par le "héros", on ne va pas au delà pour réfléchir sur le système et encore moins pour le remettre en cause : c'est dur, mais voilà, c'est comme ça. Et cette approche très édulcorée du sujet fait de "In the air" un film sans force et sans impact, plutôt banal, juste plaisant à regarder, c'est dommage.
"In the air", drôle de titre pour un film qui ne décolle jamais. Il faut attendre 30 mn avant de voir Ryan légèrement bousculé dans sa routine. J'ai l'impression que le concept du film, c'est ériger au rang d'art les licenciements sauvages pour nous expliquer que c'est pas grave de se faire jeter si on a pris le temps de se construire un foyer. On ne peut alors que rebondir encore plus haut. C'est un cheminement un peu trop cynique et donc assez bancale tout comme la romance faiblarde Ryan/Alex qui passe au second plan.
In the Air offre à George Clooney la possibilité d'exposer tout son talent de comédien. Jason Reitman propose au spectateur une réflexion pertinente sur le bonheur. Pour chacun, cette perception diffère en fonction de ses goûts et de son éducation. Tout le monde est différent. Et cette différence se matérialise par le parcours de nos différents personnages : Ryan Bingham, un être solitaire dont aucune racine n'est rattachée à une destination précise mais qui va prendre conscience petit à petit que son bonheur reste qu'une croyance, une façade qu'il s'est construit pour se protéger de l'extérieur. Le discours philosophique est une belle leçon sur notre manière de mener son destin. Certes, In The Air n'est pas un chef d'oeuvre car ce dernier a de nombreux défauts : celui qui me revient principalement à l'esprit tourne autour du traitement : la vision classique de Reitman ne laisse aucune place au caractère imprévisible que l'intrigue peut aborder. Le spectateur n'est jamais surpris ; que ce soit au début comme sur la fin. Tout est prévisible et retondant au même titre que l'itinérance de notre personnage principal qui vogue de correspondance en correspondance. Anna Kendrick en joue des caisses lorsque cette dernière laisse exploser ses émotions. Les personnages secondaires sont insipides et si leurs rôles offrent un retour réflexif pour Bingham, ils n'apportent rien d'autre au récit. Finalement, In The Air est un récit sans turbulence et sans accroc. On se laisse guider simplement au gré des péripéties jusqu'à se poser cette question : cette oeuvre apporte-t-elle quelque chose dans ma construction intellectuelle ?
Ce film est tellement soporifique, il se passe rien dans ce film, malgré un sujet intéressant, le film manque cruellement de dynamisme, on ne s'attache pas aux personnages, à part peut être celui de George Clooney, à éviter!
Reflet fidèle d’une triste réalité. Ce film permet de redonner sa juste valeur au travail. N’oubliez pas de dire à ceux que vs aimez que vs les aimez. La vie est fragile ...
Ennuyant ... bien que grande fan des films romantiques je n’ai pas été touché par celui là. Les couleurs, les acteurs, le scénario tout avait un petit moins a mon goût. Le seul point intéressant est tout ce qui concerne les professionnels et le licenciement de masse.
Un petit bijou tout simplement ! Je m’attendais à un film classique au scénario sentant bon le déjà vu et finalement j’ai vu un film subtil, corrosif et franchement très réussi. Le casting est attachant, on ne peut que se sentir proche du personnage de George Clooney, cynique au possible, mais surtout parfait dans ce rôle sur mesure pour lui permettre d’exprimer son talent. Le scénario est brillant, simple mais juste, il brise pas mal d’idées reçues sur le capitalisme et ses vertus, sur le mariage, le couple ou bien encore sur le véritable sens de la vie. Les dialogues sont bien ficelés, ils ont du sens et ne se contentent pas d’enchainer phrases toutes faites et clichés habituels. Même la fin est bien choisie, avec ce refus de happy end qui aurait clairement nui au film et lui aurait fait perdre toute sa crédibilité et son message originel. En bref, un chef d’oeuvre, surtout en VO, à voir pour George Clooney, absolument parfait dans ce film au scénario brillant et au casting sur mesure.
Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
À l'heure de la mondialisation, de l'effet de serre, se joue le sort de millions d'êtres humains sur la planète. Ce film met en exergue toute la " folie " de cette guerre économique ainsi que les conséquences sur notre environnement. Ainsi, le héros de ce film qui parcourt des millions de kilomètres en avion, de villes en villes, vient annoncer aux futurs licenciés les résultats de la politique de dégraissage mis en place par leur société. Sans ménagement, sans empathie, il distribue des phrases toutes prêtes censées faire passer la pilule. Oui mais tout ne fonctionne pas toujours comme prévu... Un film au regard acide et sans illusion sur la suite de cette guerre... domi...
Dans une démarche quasi document aire Reitman nous plonge dans les méthodes de dégraissage de mammouth.... Ecriture brillante servi par un duo transgénérationnel Clooney et Kendrick (ce rôle lui ouvrait les portes de la gloire mais est resté discrète après le film). Version US d'un Ken Loach.
Existe t'il réellement ce genre d'emploi où une personne en licencie une autre de la manière la plus impersonnelle qui soit? C'est effrayant. Licencier quelqu'un est une chose, ne pas en avoir le courage en est une autre. Georges Clooney incarne ce rôle, celui qui véhicule sa belle gueule d'aéroport en aéroport, son costard hors de prix, et la mauvaise nouvelle qui va avec. Mais sa méthode avait encore une certaine fierté, un minimum de franchise liée à l'ultime face à face. Voilà qu'une jeune pimbêche veut moderniser le concept en mode vidéo conférence. Ainsi donc, les futurs chômeurs n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, et une jolie brochure expliquant la manière de rebondir dans les plus brefs délais. Affligeant. Le thème abordé nous ramène indubitablement vers la solitude, celle d'un homme qui sillonne le monde avec pour unique bagage un sac à roulettes. Sac servant au passage de métaphore pour la vie de tous les jours, un contenant synonyme de foyer, de pied à terre. L'individualisme et la déshumanisation de notre société sont passés par là. Souhaite t'on encore se marier, se blottir au saint d'un cocon familial sécuritaire, demeurer sédentaire ad vitam æternam? Une question à dix millions de miles. Fuir ses responsabilités ou même renoncer à toute forme de stabilité reste une fuite. Une poignée d'idéaux simplistes remis en question par le charme féminin. On est bien peu de chose, nous les hommes. La liberté a un prix, et ce n'est pas forcément le sacrifice qui nous l'offre. C'est avant tout la certitude d'un chemin tout tracé, où le bonheur devient évident, quoi que l'on fasse. Georges Clooney est épatant, et se glisse sans problème dans la peau d'un mec qui au fond lui ressemble. Ni nombriliste, ou encore égoïste. Simplement paumé et désenchanté. La satire sociale est savoureuse, mais quel dommage qu'une romance un peu balisée vienne ternir ce tableau idyllique. Comme quoi la vie serait sans doute mieux à deux, voir plus si affinité. Voici donc où nous conduit cette comédie aérienne de Jason Reitman, rafraichissante et réfléchie. 3,5/5
Le pachydermique réalisateur Reitman réussit un film élégant, subtil, et intelligent. Casting cinq étoiles... On a l'impression étrange tout au long du récit de voir un film des frères Cohen !!! Le ton est vraiment très proche. N'hésitez pas et regardez cet excellent film.
Du même réalisateur, j'avais détesté "Juno". J'ai regardé ce film sans faire attention au réalisateur. Mal m'en a pris, car j'ai trouvé le résultat bien maigre. De quoi s'agit-il : d'un homme, heureux de son métier de "licencieur", d'accumuler des "miles" au cours de ses 322 jours de déplacement par an, et de vivre d'aventures sans lendemain. Puis il croise une femme qui l'attire plus que d'autres : hélas, il l'apprendra bien plus tard, elle est mariée et mère de famille. Enfin, il marie sa nièce, et il se rend compte que, finalement, ne vivre que pour sa pomme est moins bien que vivre à deux. Top de fin. Philosophie de comptoir. Très décevant, et je cherche encore un film inoubliable avec Georges Clooney.
Un sujet étonnant, une bonne dose d'humour tout en traitant de plusieurs sujets importants. Une sorte de réflexion de quarantenaire sur le monde capitaliste qui nous entour. Un bon film d'après crise au message toujours incisif sous ses airs de niaiseries apparente. Bref: on aime !