In the Air
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Kev T
Kev T

41 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2018
Personnellement je trouve ça intéressant que l’on s’intéresse aux professionnels qui sont chargés d’annoncer des suppressions de poste. Concernant la romance dans ce film, disons qu’elle n’a rien de transcendant mais rien de désagréable. La mise en lien avec les tournants de la vie professionnel est bien pensée. Sachant que Clooney est un éternel célibataire on peut se dire que ce film doit avoir eu des vertu "thérapeutique" pour lui et surtout qu'il sait de quoi il parle ! Y'a du vrai derrière la comédie romantique qu'est ce film (quelque part ça se sens), d'où cette espèce de douce mélancolie durant le visionnage.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2018
Les États-Unis sont considérés comme étant en situation de plein emploi. Ça paraît donc assez contradictoire de faire un film sur le chômage même si cette affirmation reste à nuancer quand on est un peu plus attentif aux chiffres. Le taux d’inactivité a augmenté depuis la crise de 2008. Beaucoup ne s'inscrivent pas étant découragé, n'ont aucune protection sociale. Bref, le tableau est moins idyllique et sans doute plus proche de ce qu'on connaît chez nous. Reitman parle d'une pratique que je ne connaissais pas : celle de confier à des cabinets privés le soin de licencier les gens sur leur lieu de travail en lieu et place de l'employeur du salarié. Une pratique assez mesquine que Clooney a la lourde charge d’interpréter. Même si c'est un réalisateur intelligent, est-il vraiment concerné par les problèmes sociaux de ses compatriotes ? Vu la taille de sa maison et le montant de ses revenus, j'en doute mais bon faudrait-il absolument être un chômeur pour parler des chômeurs ? Clooney ne va pas non plus s'excuser d'être ce qu'il est. En poussant un peu, il est ce que les gens en ont fait y compris des chômeurs sans doute. Enfin ceux qui ont les moyens d'aller au cinéma et d'acheter les DVD. Quoi qu'il en soit, avec son air condescendant, son ton mielleux alors qu'il vire du cadre à la chaîne, il est immédiatement odieux. On a qu'une seule envie : comme on bascule à mi-parcours dans une comédie romantique, que celle à qui il a jeté son dévolu le plante sans autre forme de procès. Là aussi, c'est ironique de l'entendre vanter les bienfaits du mariage (ce qu'on pourrait taxer de typiquement américain mais je ne tomberai pas dans ce piège-là) là où dans la vraie vie fonder une famille n'était pas sa priorité. Loin s'en faut. Le film reste cruel jusqu'au bout, s'autorisant une escale mais sans réellement dévier de sa trajectoire. Ce qui est somme toute normal pour un type préférant les trajets en avion à sa famille ou ses amis.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 août 2017
L'ombre de Lubitsch plane sur ce film subtil qui traite sans aucun cynisme, des licenciements sauvages dans les entreprises américaines. George Clooney, aussi élégant et charmeur que Cary Grant dans un film de Léo McCarey, survole l'Amérique en classe affaire, pour fondre en piquée, tel un oiseau de proie, sur les entreprises soumises à des plans sociaux. Sa mission est d'annoncer aux salariés qu'ils sont licenciés, travail de sous-traitant que les employeurs ne veulent plus faire eux-même, par crainte des réactions des employés à qui on annonce la mauvaise nouvelle. Le contraste entre l'art et la manière est saisissant, Clooney, sourire aux lèvres, costard impeccable, vient détruire en quelques minutes la vie entière d'un homme ou d'une femme, puis il remonte dans un avion pour une nouvelle mission dans un autre état. Sa jeune collègue est une psychorigide qui exécute la même tâche avec la froideur d'un tueur professionnel, payé pour exécuter un contrat sans état d'âme, toutefois les personnages sont déroulés sur plusieurs dimensions. On s'intéresse à leur humanité, à leur vie personnelle, aux conséquences qu'un tel travail peut avoir sur leur affect, aidé par des dialogues plein d'esprit et une mise en scène distinguée. La manière dont on traite l'adultère, sans le poids d'une morale, est également très rafraichissante. Le cinéma américain est tombé tellement bas que ces petites réussites en deviennent presque grandioses.
Aymeric L.
Aymeric L.

10 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2017
Comment traverser des nuages blancs pour en voir des gris ? C'est un peu l'histoire de "In the Air". S'imposant tout d'abord comme un film léger sans prise de tête, on arrive vite à une interrogation primordiale qui envahit de plus en plus le scénario, à savoir un choix entre la solitude ou la sociabilité. Et quelle défense des deux camps ! A ce titre la " théorie du sac " de Ryan Bingham (interprété par George Clooney) donne vraiment à réfléchir dans l'aspect solitaire et rien que pour l'énoncé de cet argument il est utile de regarder cette œuvre, même si bien sûr l'aspect sociabilité est très bien défendu aussi. Avec ça on peut s'attendre à un film un peu trop sérieux mais pas du tout, il reste très agréable à regarder d'autant plus que le casting y est bon ce qui fait un plus. Son déroulement nous force à nous poser les mêmes questions que les protagonistes ce qui est plutôt intéressant et nous plonge dans l'histoire tout du long, ce qui en fait au final un bon film à voir.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 décembre 2016
Après deux films plutôt pas mal, une satire gentiment cynique sur le lobbyisme du tabac (Thank You For Smoking) et un teen-movie à la guimauve sur les problèmes de l'accouchement prématuré et de l'avortement (Juno), qui faisaient de Jason Reitman un chroniqueur distant et ironique de son temps parlant de l'actualité avec une légèreté plutôt bienvenue, celui-ci nous revient cette année avec In the Air, adapté d'un roman Richard Kim et un projet sur lequel Reitman travaille depuis 2002.

Ce qui frappe déjà avec ce troisième long-métrage c'est son absence de vrai sujet. Contrairement à Thank You For Smoking et Juno qui se consacraient respectivement au lobbyisme de Big Tobacco et à l'accouchement prématuré et ses conséquences, In the Air semble ne pas avoir de vrai sujet. Oui, car je vous le demande, quel est donc LE sujet de ce film? Le nombre croissant de licenciements? La déshumanisation par le progrès technique (on licencie par internet, on rompt par sms)? La solitude d'un homme qui passe 322 jours de son année en avion, et acquiert ainsi le privilège de boire un verre de champagne avec le pilote moustachu du bord (quelle scène nunuche!)? La nécessité de construire une famille dans un monde en manque de repères?
Le capitalisme? Les amourettes d'un jour ou d'une nuit dans une anonyme chambre d'hôtel? La misanthropie? L'incommunicabilité inhérente à notre époque? Le sens de la vie? In the Air parle de tout et de rien, avec une nonchalance complaisante, et en juxtaposant gentiment les séquences les unes après les autres, sans aucun heurt.

Car c'est bien ça le problème: il n'y a pas de heurt, rien de violent, de provocant, d'osé, rien qui chatouille, rien qui titille, donc rien (ou presque) d'intéressant. Clooney, qui paraît juste sorti du tournage d'une pub supplémentaire pour Nespresso, arbore une nouvelle fois son éternel petit sourire tranquille de beau gosse U.S., et débite sereinement quelques petites réflexions bien sympathiques sur (dans le désordre): le mariage, la vie, les hôtels Hilton, les femmes, le temps qui passe, le nombre d'heures qu'il a passé dans les airs,... Certes, sa présence nous est indéfectiblement agréable (pour qui ne la serait-elle pas?), mais au lieu d'avoir fait un film avec lui qui parle de tout et de rien pendant 1h49, pourquoi ne pas avoir réalisé une pub de Nespresso de deux heures? Cela aurait été pareil et peut-être même mieux.

De fait, avec une façon ultra-désinvolte, ultra-légère et donc ultra-superficielle de blablater sur mille choses, d'évoquer la crise financière, le sens de la vie, et mille choses encore, et un acteur qui se contente de bien porter le costard-cravate et de jouer sur sa carte "Beau Gosse", on est constamment dans le consensuel et le gentillet. Sinon, qu'y a-t-il d'autres dans ce troisième film du fils de Ivan Reitman (qui a probablement inculqué à son fils son sens aigu de la subtilité, voyez-donc son oeuvre: Un Flic à la Maternelle, 6 Jours, 7 Nuits, Ma Super Ex...)? Des plans d'avion, des scènes qui laissent le spectateur au choix indifférent ou avec un sourire niais sur le visage (regardez la scène du mariage de la soeur de Ryan Bingham: c'est bien mignon tout ça mais...), la jolie mais fade Vera Farmiga, l'insipide Anna Kendrick dans un personnage creux comme pas deux (une petite fille modèle...), la trouvaille du portrait des deux jeunes mariés que Ryan photographie devant les villes où il va elle-même piquée de la trouvaille du nain de jardin de Raphaël Poulain dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, ou encore des dialogues qui viennent comme des cheveux dans la soupe ("On est pareils à un vagin près" dit Farmiga à Clooney; le spectateur est sensé réagir comment à ce moment-là? rire? sourire?).

Mais In the Air fait partie du genre de films qu'on a tendance à encenser facilement. Les films qui ne feraient pas de mal à une mouche sont toujours ceux qui sont bien accueillis. Ah! Le consensuel, l'éternel ami du succès! Pour preuve - finissons donc par du chiffre, ça correspond bien à ce film anonyme et froid tout en paraissant être le contraire: signalons donc qu'In the Air a fait un score de 73 765 769 dollars au box-office américain et qu'il a raflé une pléthore de nominations de tout acabit (ainsi qu'une récompense: Golden Globe du scénario; sans blague): aux Screen Actors Guild Awards, Satellite Awards, Detroit Film Critics, Critics Choice Awards, St. Louis Film Critics Awards, Broadcast Film Critics et, évidemment, aux Oscars.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2016
In the air est un film très sympathique.
George Clooney porte très bien le film. La jeune Anna Kendricks se montre très prometteuse dans ce film. Vera Farmiga complète bien le casting.
L'histoire est pas mal, on s'accroche bien au personnage principal qu'on arrive à beaucoup apprécier malgré sa fonction.
On passe un bon moment devant ce film.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2016
Un rôle qui va (allait) parfaitement à George Clooney, le célibataire endurci qui idéalise sa situation de liberté totale, surtout que celui-ci passe sa vie "up in the air", en déplacement par avion, avec comme unique but d'atteindre les 10 millions de miles. Autant dire un solitaire plutôt orgueilleux, qui mieux que George pour ça (en 2010 le mariage n'avait pas encore eu lieu...)? Son travail en plus est l'archétype de la déshumanisation : virer des salariés dont les DRH ou patrons n'ont pas suffisamment de cojones pour le faire eux-même. Cette comédie sans prétention a mine de rien de la matière, avec les différents profils présentés (ceux de l'affiche), et un scénario raccord avec des problématiques réalistes de notre monde moderne. En effet, notre héro interprété par George doit faire face à une révolution de ses conditions de travail qui va absolument tout remettre en cause dans son mode de vie. La tournure que prend le film est couru d'avance et se rapproche du schéma américain, la romance naissance et le début des questions fondamentales. Mais finalement je trouve un peu ça dommage et étriqué, de toujours devoir s'attendre à une ode à la famille et au bonheur trouvé dans les schémas classiques établies par la société, ça manque d'innovation tout ça. Après tout la solitude n'est pas un fardeau pour tout le monde, le film nous mène à cette question : oui mais après tout combien ne regrettent vraiment pas ce choix? Il est clair que ce n'est pas évident, mais pourquoi pas ne pas tout miser là-dessus afin de répondre à d'autres critères? Le George grinçant avec ses théories du sac à dos ne vous aura surement pas convaincu mais c'est bel et bien le but... Bref, on est bien dans une comédie purement américaine mais qui a de belles qualités, et un niveau de dialogue satisfaisant.
Nicolas V
Nicolas V

114 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2016
In the air traite plusieurs sujets.
Mener sa vie à sa manière sans s'engager. Le couple et les conventions sociales, l'amour, l'économie américaine et ses ressources humaines.
En plus simple : l'etre humain moderne, de nos jours. Comment se passe la transition. La transition d'une activité professionnelle au chomage. Du couple au célibat , de la vie de célibataire à la vie à deux, de l'employé nomade condamné à la sédentarité. Le thème du film : le changement, la transition d'une posture choisie à une situation imposée ( que ce soit le personnage de Clooney, sa stagiaire ou les malheureux employés ).
In the air traite tout ces sujets à travers le parcours de notre cher représentant de la vie active George Clooney. Ce dernier est charismatique dans un role taillé sur mesure, accompagné d'une bonne mise en scène, d'une écriture efficace et d'une fin assez réussie voir surprenante, in the air est une petite comédie dramatique qui joue avec les codes du genre.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 avril 2016
Une comédie américaine totalement artificielle au scénario douteux et ennuyeux...
Je ne comprends pas pourquoi de si bons acteurs acceptent des rôles aussi nuls, quel navet ce film !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 février 2016
Une excellente surprise que je recommande. Alors que pourtant je trouvais les autres films dramatiques de Georges Clooney plutôt en dessous, celui-ci est vraiment bon.
Le délicat sujet du licenciement de personnel ( ou comment lourder les gens de façon amorale à l'aide de procédures pré-écrites ) est traité avec finesse.
Les actrices jouent super bien, et on retrouve bien l'ambiance limite aseptisée des réunions pro où l'on rencontre tout le monde sans connaître personne.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 février 2016
En lisant le synopsis qui décrivait un Clooney maniaque des miles cumulés lors de ses nombreux voyages professionnels en avions pour annoncer leur licenciement à des employés de différentes entreprises (oui, tel est son job), je m'attendais plus ou moins à une sorte de thriller dramatique avec un Clooney misanthrope campant un personnage à la fois sociopathique et et haut dans l'échelle sociale (un peu à l'instar de Patrick Batman dans American Psycho, ou même de Nicolas Cage dans Lord of War), dans un rôle en quelques sortes contre-emploi. J'ai rapidement mis mes illusions de côtés quand j'ai compris qu'il s'agissait d'un film léger, et bien plus ancré dans une comédie romantique formatée que d'un dram/thriller. Clooney campe en fait un enième rôle de séducteur mâle alpha qui s'adonne à plusieurs répliques millimétrées, impossibles à sortir dans la vie réelle, presque agçantes tant le rythme est effrenné lors des dialogues suggestifs entre lui et l'une des deux femmes présentes dans le film. Dommage, j'aurais aimé voir un Clooney plus dark, pour une fois, et non un nouveau "femme service" (désolé pour l'expression). L'oeuvre reste légère, regardable.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2016
Réflexion assez cynique sur les rapports humains et le monde moderne, In The Air est un film plutôt étonnant, où George Clooney incarne un misanthrope dont le petit univers si bien réglé va être bousculé dans ses habitudes, au point de l'amener à réfléchir sur ses aspirations profondes. Crédible et bien réalisé, le film s'appuie sur son casting (Anna Kendrick tire son épingle du jeu) et sur des dialogues fins et subtils. C'est parfois amusant, parfois corrosif, un peu longuet peut-être vers la fin ( spoiler: qui ne vire pas au happy end convenu
) mais en tout cas un film plaisant et pas si futile que cela.
The Claw
The Claw

72 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2016
On ne va pas y aller par 4 chemins : j'ai adoré ce film. Dès les premières secondes, on est happé par le scénario, et on ne se lasse pas des voyages de Ryan Bingham. Le tout est parsemé de scènes, tantôt touchantes, tantôt cyniques, et le tout est très bien rythmé. Mais ce qui est vraiment génial dans ce film, c'est que cela traite des rapports humains avec beaucoup d'intelligence, jusqu'à avoir parfois une portée philosophique. Bref, un bien joli film.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2016
Une excellente comédie marrante.George Clooney interprète très bien un spécialiste de licenciement. Vera Farmiga joue une séduisante hôtesse de l'air. Un très bon film qui vous fera voyager.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 janvier 2016
Un film très moyen. Il est loin le temps où Jason Reitman bousculait les codes du genre en présentant son parfait "Juno". Avec In the Air, il fait dans la petite comédie sans surprises remplie de clichés : un séducteur solitaire, une histoire d'amour impossible et une petite stagiaire coincée. Le scénario avait pourtant un potentiel comique évident, compte tenu des scènes de licenciements, mais tout ça est finalement extrêmement fade à l'écran. La mise en scène ne vient pas en renfort de ce manque d'originalité et au contraire multiplie les déjà-vues, on s'ennuie donc. L’intérêt du film réside surement dans la présence de ses acteurs, présence seulement et non véritable jeu. In the Air est donc en tout point sans intérêt. A quand la nouvelle perle de Reitman ? On s’impatiente.
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