Still Walking
Note moyenne
4,0
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148 critiques spectateurs

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48 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2009
Le cinéma n'existe pas depuis plus de cent ans sans que le moindre film provoque, chez le spectateur, une multitude de réminiscences de la culture cinématographique qu'il s'est construite. C'est aussi un peu cela, le cinéma de Kore-Eda Hirokazu, qui non seulement convoque les grands maîtres du passé, mais sait aussi faire sublimement exister l'absence dans ses films. Après "Nobody knows" où la mère absente était finalement omniprésente dans les faits et gestes de ces enfants, c'est au tour du frère mort de prendre une place prépondérante dans les retrouvailles de la famille de "Still walking". Il est donc imparable de penser à Ozu dans cette utilisation de petits gestes anodins tellement lourds de sous-entendus et de non-dits, dans ce conflit entre générations (les rapports père/fils) ou l'absence quasi-totale de mouvements d'appareil. Naruse n'est pas loin non plus dans l'intemporalité des situations et ce mélange savant entre modernité et pratiques ancestrales tellement propre à la civilisation japonaise. Le quasi huis clos (seuls quelques plans sur la plage où s'est noyé le fils nous permettent de sortir de la maison), certains longs plans en temps réel, l'omniprésence des victuailles dont les gros plans remplacent les visages, la gouaille de la sœur, le mutisme du père contrebalancée par la suractivité de la mère contribuent à l'émotion qui ne cesse de grandir tout au long du film et au charme et à la langueur envoûtants que peut dégager "Un dimanche à la campagne". C'est aussi une belle et touchante interprétation sur la transmission d'un héritage aussi bien culturel que familial à "L'heure d'été".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2009
QUEL JOLI FILM EMOUVANT ET DROLE AUSSI LA MAMAN LANCE DES REPLIQUES INCROYABLE A SES PROCHES JE CONNAIS PAS BIEN LA CULTURE JAPONAISE PUDEUR, EFFACEMENT DE LA FEMME ?? ROLE DU FILS AINE
ALLEZ LE VOIR VOUS NE SEREZ PAS DECUS MEME SI C EST UN PEU LONG PAR MOMENT ET PUIS MUSIQUE ET BELLES IMAGES ,APRES LE FILM NOUS SOMMES DU COUP ALLER MANGER DES SHUSHIS !!!!!!!!!!!
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2009
Portrait délicat et en demi-teintes des tensions internes d'une famille japonaise - mais évidemment universelle (chacun d'entre nous méditera à loisir sur ses propres déficiences de père / mère, fils / fille ou frère / sœur au long de ces deux heures parfaites, et régulièrement émotionnellement éprouvantes) -, "Still Walking" évoque immanquablement Ozu, sans pourtant en atteindre le génie éblouissant. Comme chez Ozu, il y a chez Kore-eda ces instants véritablement magiques où une sorte de lumière sereine - et infiniment triste - envahit et l'écran et le cœur - serré - du spectateur, et qui font tout le prix de ce cinéma que l'on dit intimiste, mais qui est d'une complexité narrative et thématique permanente. Dans la contemplation d'une infinie précision des mille détails - parfois anodins, souvent cruels, occasionnellement drôles - qui révèlent tour à tour chaque membre de la famille, "Still Walking", s'il n'évite pas toujours une certaine évidence, atteint donc régulièrement l'enchantement.
petithom
petithom

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2009
Film sur la famille d'une grande justesse et finesse.Les acteurs sont magnifiques et la réalisation soignée.L'émotion gagne souvent dans ce film d'une grande humanité.On découvre un Japon tiraillé entre tradition et modernité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2009
Extraordinaire description d' une constellation familiale.Sensibilité, pudeur, réalisme subtil dans le souci du moindre détail , grande poésie .Réalisation, images, musique...Tout y est délicat et parfaitement maitrisé.Acteurs irréprochables. Du grand cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2009
Du très très bon cinéma : subtil, bien écrit, bien joué. On ressort avec l'impression d'avoir assisté à quelque chose de précieux où beaucoup se joue dans des détails, des remarques anodines, des faits minuscules et pourtant lourds de sens. Une petite remarque toutefois : le rythme est lent, mais c'est sans doute ce qui convenait le mieux pour décrire une réunion familiale délicate autour de la célébration d'un décès.
Enkko-7
Enkko-7

54 abonnés 695 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juillet 2009
Universel, touchant, étonnant parfois. Longuet aussi.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2009
Tendre, émouvant et empreint de nostalgie... un film que l'on regarde autant avec ses yeux qu'avec son coeur... des images d'une rare beauté qui, sans vous prévenir, vous fait venir les larmes aux yeux...
lionelb30

536 abonnés 2 908 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 avril 2009
Aucun interet , une histoire de famille japonaise sans aucune originalite , mise en scene lente et film long.Heureusement que les acteurs sont la pour sauver le scenario et la mise en scene.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2009
On rentre moins facilement dans le dernier film de Kore-Eda Hirokazu que dans Nobody knows"., tant ce film est délicat, de la dentelle de vie. C’est une famille qui se réunit pour un grand repas. On est à Yokohama, une petite ville toute en escaliers qui dégringolent vers la mer. Une jolie maison, dans un joli quartier. Le grand père est un médecin en retraite qui supporte mal la retraite. La grand mère passe sa vie à cuisiner. Les deux vieux n'ont rien à se dire, se supportent tant bien que mal. Et dans cette maison, il y a une terrible présence en creux: le fils aîné, noyé, alors qu'il aurait du devenir médecin, lui aussi. Au point qu'on continue à inviter ce dadais au physique d'un sumo qui serait raide et balourd, le responsable de la noyade -juste pour le plaisir de le voir mal à l'aise. Extravagante manifestation de sado-masochisme de la part de cette mère! On va au cimetière, un papillon jaune volette sur la route, et à nouveau un papillon jaune entre dans la maison, mais c'est sûrement le même, c'est sûrement l'âme du fils préféré qui les a suivis...Le second fils n'est "que" restaurateur de tableau, et il a eu le mauvais goût d'épouser une veuve chargée de famille (un adorable petit garçon pourtant, qui dans cette atmosphère de deuil larvé, revit à son tour son propre deuil, l'absence de son père biologique). L'atmosphère de cette jolie maison est mortifère. On se promet de revenir plus souvent, d'aller voir un match ensemble, mais on ne le fera pas. On se sépare avec soulagement. Au fond, au delà des sentiments affichés, au delà des sentiments obligés, les grands parents souhaitent -t-ils tant que cela la présence des enfants, avec tout ce travail en plus, les marmots qui font du bruit, et puis le fait qu'on ne se comprend pas? Quant aux enfants, ils étouffent à l'ombre de cet absent -présent. Ce film remue tellement chose en chacun de nous qu'il est impossible de porter sur lui un regard froid de cinéphile. Y courir -évidemment
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 avril 2009
Un joli film, tout en délicatesse sur une famille japonaise comme on la voit rarement au cinéma, c'est à dire nombreuse, bruyante dans l'effervescence d'une réunion annuelle qui commémore la disparition du fils ainé de la famille une dizaine d'années auparavant. Derrière l'enjouement de facade, se cachent pour chacun des blessures plus ou moins non-dites, qui apparaissent peu à peu par petites touches.
Malheureusement le film reste quand même un peu long, et surtout n'en finit pas de finir, au point qu'une partie des spectateurs, déconcertés, se lève avant le générique.
norman06

425 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2009
Très belle chronique familiale, entre l'émotion d'"Un dimanche à la campagne" et la rigueur de Ozu. Confirme le talent de l'auteur de "Nobody Knows", même si un zeste d'académisme atténue un peu l'enthousiasme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2009
Peut-être moins fort que Nobody Knows, mais toujours une narration très fluide, ultra simple. Des émotions en direct grâce à une mise en scène virtuose mais sans esbrouffe. Grand film, encore. Allez-y les yeux fermés.
leyashadesalpages
leyashadesalpages

4 abonnés 108 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2009
Joli film assez juste sur la famille japonaise. La mere est effrayante, mais tellement credible. Et ca fait du bien de voir Abe Hiroshi dans un registre autre que la comedie.
Un realisateur a suivre (meme s'il a deja eu son "hit" daremo shiranai)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2009
Chronique familiale japonaise étrangement poétique et épurée : commémoration du décès du fils ainé le temps d'un simple week-end. Apparaissent alors les ressentiments fraternels d'avoir vécu dans l'ombre du disparu, encensé et sans doute plus présent que s'il avait vécu! La mère, figure centrale de la famille et du film, cuisine constamment pour sa famille (un peu comme dans Tokyo Sonata) et derrière une façade de grande politesse et de grande générosité, est celle qui est aussi capable de la plus grande cruauté (envers celui qui est responsable du décès de son fils, envers sa belle-fille lors de la scène des fabulex kimonos, envers son mari lors de la séance du bain....). Symbole du non-dit et des apparences au sein des familles, pas seulement japonaises d'ailleurs, ce film est aussi l'expression du respect envers les parents, de l'hérédité, de la transmission et du fameux phénomène de la reproduction (la scène du cimétière et le conte du papillon jaune). Mise en scène remarquablement sobre, avec une interprétation toute en retenue : les visages se figent mais gardent leur contenance face aux réflexions peu amènes, les masques tombent pour laisser la place à la douleur et à la haine ou à la jalousie. Presqu'un huit-clos (peu de scènes hors de la maison) comme la douleur intérieure du décès qui ne s'extériorise pas, le deuil qui ne se fait pas et le temps qui semble s'être arrêté le jour du décès ..... pour la mère au moins. A voir parce que malgré toute la douleur liée à la mort, la vie continue.
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