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    Violette Nozière
    note moyenne
    3,6
    308 notes dont 41 critiques
    répartition des 41 critiques par note
    4 critiques
    14 critiques
    12 critiques
    8 critiques
    3 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Violette Nozière ?

    41 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 1 janvier 2017
    On voit bien ce qui a pu intéresser Chabrol dans cette histoire de parricide : le caractère provocateur d'une jeune fille éhontée, mythomane et extrêmement séduisante. Pour incarner Violette Nozière, Isabelle Huppert est sublime en réussissant à dévoiler à la fois une part enfantine, docile et une autre plus mature qui révèle l'aspect manipulateur de son personnage. Violette Nozière est insaisissable parce qu'elle change tout le temps et parce qu'elle sème un doute continu sur la véracité de ses propos. Elle dit avoir été victime d'attouchements de la part de son père étant petite mais les images ne le prouvent pas, la mise en scène de Chabrol fait d'ailleurs preuve d'une malice perverse en insérant plusieurs flashback censés donner une réponse à cette question mais qui entretiennent finalement le flou; elle dit ne pas avoir voulu tuer sa mère en mettant une dose de poison moindre que celle de son père mais rien ne le prouve. Le film met brillamment en scène la sensation d'étouffement d'un foyer en apparence tranquille mais dans les faits profondément malade, au sein duquel des parents - campés par les excellents Jean Carmet et Stéphane Audran - ne voient pas leur fille grandir et vouloir s'enfuir d'une ville morte à ses yeux. On aurait aimé voir ce désir de liberté, non sans liens avec l'amour que Violette éprouve pour Jean, représenté avec davantage de force et moins prisonnier d'une écriture plutôt balisée sur ce point. Chabrol inscrit donc ce fait divers dans la fiction avec personnalité, structurant son film selon une logique de retours en arrière qui aurait pu être lourde mais qui se révèle ici pertinente et donne à Isabelle Huppert un rôle ambigu et à ce titre passionnant.
    Top of the World
    Top of the World

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    1,0
    Publiée le 8 janvier 2017
    Une question se pose à la vision de "Violette Nozière": y a-t-il, à l'écran, quelque chose plutôt que rien ? À l'issue de deux interminables heures, je n'hésite pas à répondre par la négative; il y a certes Huppert, assez fascinante avec son look à la Marlene Dietrich, mais complètement abandonnée par un scénario d'une platitude redoutable auquel une structure en flash-backs tente vainement d'apporter un peu de mystère. De manière assez incroyable, aucun trouble ne survient ici: de la mise en scène aux dialogues en passant par la reconstitution d'époque, tout est terriblement empesé, poussiéreux, incapable de nous rendre un tant soit peu intéressant le sort des personnages. Il y a en définitive peu à dire de cette chose sinistre, sans doute ce que j'ai vu de pire de la part de Chabrol (l'inénarrable "Landru" était au moins drôle au centième degré): "Violette Nozière", ou comment traiter un fait divers a priori fascinant en ne prenant même pas la peine de lui donner une quelconque forme cinématographique
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 27 avril 2016
    Elle n’en peut plus la pauvre Violette d’étouffer dans cette France d’Avant-guerre entre ses deux parents étriqués comme leur appartement. En ce mitan de carrière, Chabrol après avoir ausculté les travers de la bourgeoisie provinciale de son époque nous décrit à travers un fait divers sordide célèbre qui avait beaucoup choqué en son temps, les mœurs de la France d'en bas des années 30 comme il en restera des bribes jusqu'à la fin des Trente Glorieuses. Celle de la promiscuité dans les appartements où les familles vivaient à l’étroit. Dans ce monde trop petit pour elle, Violette rêve d’un ailleurs qu’elle n’arrive pas à définir mais qui la conduit à vendre son jeune corps la nuit dans les bars de son quartier au nez et à la barbe de ses parents. Le père obséquieux à souhait (un immense Jean Carmet) est toujours à la limite de la proposition incestueuse. La mère trop belle et trop jeune pour son mari s’est recroquevillée sur elle-même après avoir été la maîtresse d’un célèbre homme politique, pour protéger l’enfant qui lui est restée une fois délaissée. C’est la France des non-dits et des sous-entendus qui se dévoile à nous; nous faisant tout d’un coup nous interroger sur cette nostalgie un peu illusoire qui fait toujours fureur quand les valeurs vacillent sous les coups de boutoir de la crise. Syphilitique, Violette s’étourdit encore davantage et finit par s’amouracher d’un gigolo qui lui prend son argent ainsi que ses illusions. C’en est trop pour Violette qui comprend que sa vie ne prendra pas l’envol dont elle rêvait. Elle décide alors de supprimer ceux dont elle juge qu’ils sont responsables de son départ raté. En fait, elle a surtout peur de finir par leur ressembler. C’est un grand Chabrol, sans sa rouerie habituelle qui le fait parfois tomber dans des effets un peu faciles. Ici la description est sans artifice et l’on sait qu’à ce jeu-là maître Chabrol excelle. Inutile d'insister sur le jeu d'Isabelle Huppert récompensé d'un prix d'interprétation à Cannes. Idem pour Stéphane Audran qui récoltera un César du meilleur second rôle en 1978.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    3,0
    Publiée le 31 décembre 2010
    Superbe exercice de style ,une histoire vraie racontée le mieux possible grâce à une direction d'acteur irréprochable et une mise en scène complètement personnelle. C'est là qu'on peut adorer ou ne pas aimer car le choix des rêves et des flash-backs est vraiment discutable. Il y a un maximum de cinéma pour un minimum de paroles ,c'est le point fort du film. L'isolement intellectuel de Violette est parfaitement montré. A aucun moment elle ne pense à quelqu'un d'autre qu'à elle ,même dans sa prison ,elle oublie sa compagne de cellule en renvoyant son repas. Cette passionnante affaire non élucidée qui se terminera par une réhabilitation ,événement considérable dans la justice française surtout dans ce contexte,à marqué les années 30 et il faut en remercier Chabrol de nous l'avoir restitué sous cette forme documentaire. La froideur d'Isabelle Hupert y fait merveille et Jean Carmet y est comme souvent formidable. Il restitue l'ambiguïté de la situation à la perfection. Le réalisateur à réussi aussi à introduire quelques-uns de ses fantasmes ,puisque 100% des hommes que l'on voit sont plein de défauts alors que l'accusé ,présumé responsable du comportement de Violette, paraît tout à fait tendre et gentil. Les femmes étant la plupart du temps et en règle générale, victimes des hommes. Sacré Chabrol !
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,5
    Publiée le 19 août 2019
    J’ai mis du temps à rentrer dans le film (toujours un problème avec l’esthétique terne du cinéma de Chabrol, aggravée ici par des flashbacks brumeux très datés). Petit à petit, le caractère impénétrable du personnage principal, associé au jeu si particulier de Huppert et à un montage de plus en plus impressionniste, finit par créer une certaine fascination. J’ai trouvé très réussie la manière dont le film scrute à chaque instant son héroïne sans pour autant réduire son mystère et cette façon d’utiliser le montage pour créer des vides narratifs et retarder les révélations, ce qui nous met ensuite face à nos propres jugements hâtifs. En arrière-plan, une société française mesquine et hypocrite, face à laquelle Violette, coupable ou victime, innocente ou monstrueuse, conserve jusqu’au bout un désir obstiné de liberté et une grandeur romanesque qui font d’elle un double passionnant et émouvant de Madame Bovary.
    Estonius
    Estonius

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    2,5
    Publiée le 3 janvier 2017
    Ça met un temps fou à démarrer, ça se traîne et le montage est extrêmement confus. Le réalisateur se garde bien de prendre partie dans cette affaire confuse et controversée, choix respectable mais qui ne milite pas en faveur de la clarté du propos. Le film est partiellement sauvé par une interprétation exceptionnelle des premiers rôles, dominée par une Isabelle Huppert habité par son personnage, Jean Carmet est également remarquable, Audran aussi mais peut-être un ton en dessous. En revanche les seconds rôles c'est pas vraiment ça ! Un film surévalué d'un réalisateur décidément très inégal
    Sonia K.
    Sonia K.

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    2,0
    Publiée le 19 juillet 2016
    Le film a ses qualités grâce à ses acteurs: Huppert, Carmet, Audran, Garreaud. Mais le rythme est effroyablement lent; on s' attarde bien trop souvent sur des plans fixes sans intérêt: c'est du Chabrol !. ,
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 25 avril 2009
    Claude Chabrol reprend avec "Violette Nozière" une affaire criminelle qui dèfraya la chronique judiciaire d'avant guerre et dont s'emparèrent les surrèalistes! Nulle allusion à notre èpoque, mais une reconstitution minutieuse et soignèe des annèes 30 où Isabelle Huppert est sublime d'ambiguïté et de mystère! Le film se concentre exclusivement sur ce qui a pu conduire le personnage principal à empoisonner ses parents (Jean Carmet et Stèphane Audran parfait en petits bourgeois minables) dans un climat particulièrement ètouffant! C'est donc à huis-clos que Violette va expliquer son crime et se confronter à sa mère qui s'est constituèe partie civile où Chabrol met en scène avec talent deux parties en opposition: l'opinion publique et la sphère politique! Du très grand Chabrol et un prix d'interprètation (mèritèe) à Cannes en 1978 pour Isabelle Huppert...
    selenie
    selenie

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    5,0
    Publiée le 28 novembre 2016
    Une affaire qui défraya la chronique notamment par le soutien indéfectible des artistes surréalistes à la jeune femme. Comme à son habitude le cinéaste compose son casting d'habitués dont le duo Jean Carmet-Isabelle Huppert. Ce choix est d'une importance capitale puisque l'atout majeur du film réside dans le doute, une sorte d'image subliminal puisque dans "Dupont Lajoie" (1975 - succès récent) Carmet violait Isabelle Huppert. Cette ambiguité est la grande force du film, à la fois sensation inconfortable et d'une neutralité qui va de soit puisque nous ne saurons sans doute jamais vraiment.
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

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    4,0
    Publiée le 29 juillet 2011
    Un bon, un tres bon, même un excellent Claude Chabrol... Le cinéaste raconte dans ce film l'histoire vraie de Violette Noziere, histoire tres dérangeante (surtout pour l'époque) et qu'il raconte avec beaucoup de justesse, et un tact ingénieux et modéré. Le schéma narratif est fascinant, l'utilisation brutale de flashs-back, la façon de conserver l'incertitude (voir même de la respecter) par rapport a certains points... Et tout ca avec en tête de casting Isabelle Huppert dans l'un de ses plus grands rôles (Prix d'interprétation féminine de cette année la au Festival de Cannes) avec également, entre autres, les excellents Jean Carmet et Stéphane Audran. Et une mise en scène sublime de la part de Claude Chabrol, tres sombre et tres belle...
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 19 juin 2013
    En plongeant dans la biographie de Violette Nozière, célèbre parricide, Chabrol a trouvé la matière d'un nouveau drame bourgeois. Mais celui-ci est moins caustique que la plupart de ses oeuvres. L'ambiance est glauque et décadente, probablement inspirée par l'époque, les années 1930, avec la montée du fascisme. Le film est dur et froid, avec une Isabelle Huppert impressionnante (Prix d'interprétation à Cannes), visage inexpressif, d'une nonchalance insolente, d'un mépris absolu pour la société dans laquelle elle vit. "Vous êtes des nains", dit-elle à ses parents. À l'époque de ce fait divers, les surréalistes ont vu en Violette Nozière un symbole de la révolte et, dans son parricide, un acte qui "brisait l'affreux noeud de serpent des liens du sang". À noter : les petits rôles de Fabrice Luchini, Bernadette Lafont et... Jean-Pierre Coffe.
    lillois
    lillois

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Trois ans après le nécessaire "Dupont Lajoie" de Boisset, la jeune Isabelle Huppert joue de nouveau aux côtés de cet acteur merveilleux qu’est Jean Carmet. Mais cette fois-ci le rôle-titre est pour elle. Son interprétation de Violette Nozière est d’une justesse étonnante. A vingt-quatre ans il ne faisait déjà plus de doute quant au talent de celle qui allait devenir l’une des plus grandes comédiennes françaises. Un générique sur fond de grille évoquant des barreaux de cellule. Claude Chabrol se penche sur l’une des affaires les plus controversées qu’a connues la France au XXème siècle. La forme est plutôt impartiale. Si elle laisse paraître les défauts des époux Nozière et la difficulté de les avoir pour parents, leur fille ne nous est pas non plus montrée exempte de tous reproches. Violette mène dès l’adolescence une double vie, vole sa famille et recourt constamment au mensonge. Petite fille innocente à la maison, elle se prostitue la journée alors qu’elle devrait aller étudier. Bien entendu les hommes qu’elle fréquente sont en général des personnages chargés dont on désapprouve l’attitude avec véhémence. Jean Dabin en premier lieu évidemment (un ignoble profiteur campé par Jean-François Garreaud). Relevons les courtes mais remarquées apparitions de Fabrice Luchini en étudiant en Médecine. Seul le gentil musicien noir s’en sort finalement avec les honneurs. Pour expliquer les origines du drame qui la conduira en prison, des sous-entendus (dans les flash-back) et des non-dits (à propos de monsieur Emile) émaillent le récit. Au spectateur d’accepter ou non les vérités pas belles à entendre qu’ils recèlent. Une voix off conclut sobrement le métrage. Quelque peu abasourdi, on reste songeur sur le destin étrange de cette femme. Sa mère lui prédisait un grand destin mais ne devait pas imaginer celui-là… Fidèle à ses convictions, Chabrol n’oublie pas de taper un peu sur les bourgeois. Ça fait pas d’mal. L’interdiction aux moins de 12 ans n’est aujourd’hui plus justifiée.
    NomdeZeus
    NomdeZeus

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    3,0
    Publiée le 9 juin 2014
    Comme toujours chez Chabrol, la direction d’acteur est irréprochable et met magnifiquement en valeur Isabelle Huppert, Jean Carmet et Stéphane Audran. En revanche, la mise en scène à base de flashbacks intempestifs est critiquable. De plus, l’ambiance oppressante et réaliste de cette œuvre ne mettra pas tout le monde d’accord.
    A.S
    A.S

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    4,0
    Publiée le 10 janvier 2010
    Dans la doctrine chabrolienne, Violette Nozière tient une place à part, comme à contre-courant de ce que l'auteur nous sert habituellement ; mais l'illusion est trompeuse. Ce Flaubert d'aujourd'hui, ce spécialiste de la bourgeoisie française, qu'il ne cesse de disséquer et d'explorer, transpose une histoire inspirée d'un fait réel dans une famille qui ne possède pas socialement ce rang si courant chez l'auteur. Pourtant, elle en distille l'essence. Bien sûr, et vous vous en doutez aisément, l'étude humaine se structure sur l'ambiguïté de ses personnages ; tout le projet semble à priori se détacher du schéma traditionnel, l'ambiguïté étant bipolaire, inévitablement complexe et d'une obscurité étonnante. Tout d'abord, le premier groupe se forme autour de Stéphane Audran et Jean Carmet, les parents de Violette Nozière ; le deuxième membre se compose exclusivement de cette dernière, exceptionnelle dans le rôle titre. Ces deux camps en confrontation perpétuelle ne peuvent jamais, et ce serait une erreur d'interprétation, plaidoyer pour la vérité du récit qu'ils illustrent différemment tous les deux. Néanmoins, la conséquence est limpide : cette fille de dix-neuf a empoisonné ses parents. Fait indéniable, les surréalistes utilisèrent cette source d'un banal fait divers pour parler d'inconscience, ce courant étant bâti sur la rêverie, cette notion d'écriture automatique qui s'image céans dans l'action de ce personnage. Qui a raison ? Ce n'est même plus la question, et Chabrol l'a bien compris ; l'enquête policière est surannée. Au lieu de filmer l'explicite, le réalisateur nous présente l'ambiguïté d'une famille française modeste mais profondément bourgeoise et traditionnelle dans la pensée. Derrière cette image conservatrice, les parents sont vus, sous l'oeil de leur fille, comme des pervers ; Violette Nozière peut-être jugée de mégère. L'effet miroir est saisissant. Au final, la vérité est inaccessible, apparente. Un Chabrol qui doute, cela n'a pas de prix.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 27 mars 2015
    Claude Chabrol et bel et bien « un homme à faits divers... ». Derrière la jeune fille poupine se cache l'idée d'une révolte. Viollette est frigide, Violette est déçue mais les surréalistes l'avaient bien compris : Violette incarne par dessus tout la rébellion. Chabrol nous plonge dans les années trente et laisse en toute authenticité son personnage tourner au ridicule les autorités patriarcales (Scène de la statue, plan sur l'ensemble du jury lors du procès et bien entendu le parricide).
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