je n'ai pas pu voir ce film malheureusement, il ne passe plus en province et je le regrette, pourquoi les films de qualité ne passent pas plus longtemps ? Je sais il y aura peut-être des vidéos, mais un petit écran ne vaut pas un grand !
Long et ennuyeux. Le film ne mériterait même pas que je m'attarde sur lui, mais je veux quand même prévenir les potentiels curieux de passer leur chemin. Acteurs mauvais. Je n'ai jamais vu personne jouer aussi mal. Emmanuel Mouret a la vivacité d'une tortue sous valium. Quelques passages nous font sourire, mais la bande annonce suffit à tous les résumer. Les gagues sont gros et éculés. Tout est prévisible. Les dialogues sont insipides. ZERO étoile.
Décidément, cet Emmanuel Mouret ! Pour nous faire plaisir, c’est réussi. Il serait inutile, encore une fois, d’évoquer les multiples références avec lesquelles il jongle ingénieusement, car Emmanuel Mouret ne s’en inspire que ponctuellement, et parvient en beauté à imposer en légèreté son petit univers. De film en film, l’intensité des intrigues et des gags va en crescendo. Difficile, dès le générique stylisé, et le drôle de premier plan, de ne pas se laisser porter dans cet univers décalé en douceur. Loin d’être simpliste, loin d’être simplette, l’intrigue est vite prenante, et conçue avec intelligence (enchâssement d’histoires avec fluidité). Les enchaînements de situations sont pensés avec une grande intelligence, une force visuelle. Mouret a cette qualité rare : écrire une histoire bien ficelée, jouer sur les mots, tout en n’oubliant pas l’aspect visuel de chaque situation. FAIS MOI PLAISIR est donc doublement, triplement puissant ! Le plaisir de voir ce film sera d’autant plus grand si, telle Déborah Français, ce long métrage a deux, trois, quatre autres sœurs-films…
J'adore ce film, les réalisations d'Emmanuel Mouret sont de mieux en mieux : poésie, burlesque, douceur, excentricité, sensibilité, originalité, enfin un cinéma un peu différent, réjouissant (on rit beaucoup) sans jamais être lourd. Les acteurs sont merveilleusement bien dirigés. bravo, bravo, bravo!
Bon il y a certes du Chaplin dans ce film et Mouret a de quoi s'exprimer. Mais un chaplin de 1h30 c'est 1h30 de Chaplin. Ici on le retrouve deux fois 10 minutes sans plus. Mais il faut encourager cet auteur c'est sur, en canalisant un oeu plus sont travail il peut faire un grand. Mais sortez donc de votre zone de confort nn d'un chien, dit le chef!
Je suis mitigé car j'ai été très déçu durant la première partie du film. L'acteur principal fait de la récitation comme je récitais mes Fables de La Fontaine en primaire, quand à son maigre "jeu", il est proprement horripilant. Et le voir se frotter lascivement contre une femme 100 fois plus belle que lui est assez absurde... Peut-être s'agit-il uniquement d'auto dérision? Même Frédérique Bel, que j'adore, a l'air d'une actrice amateure... Enfin, heureusement, l'histoire finit par démarrer, et là, surprise: des gags burlesques tous plus loufoques et improbables les uns que les autres, dignes d'une pièce de Ionesco, et ce jusqu'à la fin du film. La mise en scène est excellente(la biche empaillée portant une armure m'a beaucoup fait rire). Bref, Monsieur Moiret, restez derrière la caméra et ne vous improvisez pas acteur de vos propres oeuvres, c'est non seulement prétentieux et irréaliste mais aussi nocif pour nos yeux et nos oreilles :-)
Une jolie et sympathique comédie fraîche et qui détend. Tout est parfaitement orchestré et mis en scène en reprenant habilement les classiques du genre.
Dans sa nouvelle livraison, Emmanuel Mouret s'est fait plaisir en tournant avec un trio de charme (Frédérique Bel, Déborah François et Judith Godrèche qui ressemble beaucoup ici à une certaine Carla mais nettement plus sexy et qui joue non pas la femme mais la fille du président) et fait plaisir au public avec un vaudeville teinté d'humour visuel à la Tati dans des scènes mémorables telles le vase ou la fuite dans les chemises de nuit.
Le film commence mal, la première scène est interminable et très mal jouée. Passé ce cap, il y a quelques moments drôles, mais la plupart des gags sont mièvres et ne font rire personne. Les acteurs continuent cependant à réciter platement leur texte. C'est tellement mauvais qu'on en vient à imaginer que c'est un audacieux effet de style naïf... C'est sans doute ce qui lui donne cette atmosphère originale, mais on est loin de pouvoir parler d'une franche réussite !
Le 3 étoiles est relatif au film. En effet, "Fais-moi plaisir" est un film sans prétention, modeste qui décèle une originalité sans précédent. Tout d'abord le scénario qui ne respecte pas de plan très précis. On pourrait comprendre les enjeux du film au milieu de l'histoire, mais il n'en ai rien. On apprécie donc ce "fil" original. Le côté théâtrale a un certain charme. Les scènes sont absurdes et cocasses. On pense bien évidemment à Tati ou encore Edwards et ce n'est pas pour nous déplaire! Déborah François est excellente et la plus touchante dans le film!
Cinquième long-métrage pour l’acteur / réalisateur Emmanuel Mouret qui persiste à rester dans le même registre (son jeu d’acteur) et signe ici une comédie burlesque qui satisfera les inconditionnels du cinéaste. Fais moi plaisir est une version minimaliste de La Party (1969), porté par un sous Peter Sellers et réalisé par un apprenti Blake Edwards qui ne satisfait pas sur toute la longueur. En cause ? L’histoire et le jeu des acteurs qui finissent par lasser au bout d’un certain temps.
D'Emmanuel Mouret on avait apprécié la légèreté rohmérienne de "Changement d'adresse" et la mécanique drôlement bourgeoise d'"Un baiser s'il vous plaît". Qu'il nous pardonne si l'on ne suit pas avec autant d'enthousiasme son troisième film (les précédents, avant "Changement d'adresse", gagnent à rester anonymes) qui, sans vraiment renouveler ce qui fait son univers, étale cette fois une couche de stéréotypes pas vraiment bienvenus. Surtout, Mouret perd la grâce de ses précédents films dans une enfilade d'idées comiques parfois réjouissantes mais souvent anecdotiques au sein d'un scénario qui frôle la politesse. Puis il y a aussi, dans ce rythme mou, lancinant, qui ne sied pas à ce que l'on appelle la comédie, une certaine lourdeur qui s'installe dans les silences jadis précieux du metteur en scène. Ses penchants satiriques sans grands interêts (mais est-on dans la satire?) face aux familles présidentielles, ne volent pas bien haut. Il lui manque cette fois une verve acérée qui aurait pu correspondre avec le propos, et une cohérence dans l'enchaînement très superficiel de ses séquences. "Fais-moi plaisir!" peut toutefois s'apprécier dans sa manière d'éviter une certaine caricature de comédie française à la Francis Veber ; l'audace de renouer avec un style fin et très peu grand public, même s'il est ici raté, reste à saluer.
Ça commence comme une comédie française intimiste et bavarde à la Rohmer (dont Mouret est un disciple absolu, on l’avait déjà constaté dans Vénus et Fleur), ça s’enchaîne avec une parodie de La Party, de Blake Edwards, où Mouret s’essaie avec un relatif bonheur au burlesque décalqué anglo-saxon, ça se finit, hélas, de la façon la plus conventionnelle qui soit à la manière d’un vaudeville bourgeois. Emmanuel Mouret, acteur metteur en scène, ne manque pas d’idées. Il faudrait, pour en faire un bon film un jour, qu’il les ordonne et les mette au service d’un vrai propos. En attendant, il flotte entre deux eaux…