Après deux films en apesanteur et atteignant au final des sommets d'émotion et de subtilité, on en attendait au moins autant d'Emmanuel Mouret et de ce "Fais-moi plaisir" au postulat séduisant. Et c'est d'ailleurs le cas durant 45 minutes, tant le réalisateur y démontre sa verve comique et l'étendue de son talent narratif que beaucoup lui envie sans doute. De plus, rare sont les personnes qui savent montrer autant de qualités d'écriture, les dialogues se faisant souvent délectables et d'une élégance inouie. Hélas, en voulant s'éloigner un peu de ce qu'il fait habituellement, Mouret tombe sur un os, le plaisir que l'on pouvait avoir jusque-là se diluant quelque peu. Pourtant on adhère un moment à cet humour proche de Blake Edwards et qui sait se faire savoureux un temps, mais à la longue assez lassant et nettement moins piquant que dans sa première moitié. Heureusement que le final sait alors se faire particulièrement touchant et grâcieux (comme toujours chez Mouret), mais reste qu'on attendait tout de même un peu plus d'un cinéaste qui nous avait habitué à plus fort. Cela dit, ne soyons pas trop sévères, car même un Mouret en petite forme vaut bien mieux que la plupart des production hexagonales, l'oeuvre apportant tout de même un vent de fraîcheur bienvenu. Touchant.
C’est Emmanuel Mouret en séducteur maladroit et ses aventures amoureuses qui ne se concluent pas. C’est une fable agréable avec un peu d’humour et de la finesse mondaine. Dany Brillant vient à nouveau briser le bonheur de Emmanuel Mouret qui craque sous le charme de Judith Godrèche. C'est un film plein de sérénité et de délicatesse.
30 minutes de fou rire continu puis plus rien! Le jeu des acteurs est vraiment décevant surtout Emmanuel Mouret. Côté humour, les dialogues ne font pas du tout rire. Par contre, l'humour gestuel et de situation est à mourir de rire et on en redemande! Emmanuel Mouret devrait plus creuser de ce côté là pour son prochain film au lieu de nous servir un humour de dialogue ultra plat...
J'ai entendu dire que Mouret faisait toujours à peu près le même film, et comme je n'avais encore rien vu de ce réalisateur cet inconvénient n'a pas joué pour moi. Très bonne comédie qui m'a évqué Pierre Richard pour l'aspect gaffeur du personnage, et Brel pour le côté grand dadet emprunté avec les femmes. Une comédie qui n'a d'autre prétention que celle de nous faire rire (prétention énorme), et qui y parvient fort bien. Allez-y!
Un OVNI. Sans véritable rythme, sans trop savoir où il nous emmène, Emmanuel Mouret se balade entre les sentiments, entre les situations burlesques, sans qu'on puisse jamais définir son film, qui n'en est pas véritablement un ! Le jeu est parfois médiocre mais ça colle presque à l'univers de cette nouvelle hors du temps !
Film drôle, différent et... intéressant ! Emmanuel Mouret est excellent. Tout est dans son regard et quel regard ! Les actrices et particulièrement Frédérique Bel, également... Finalement, on semble presque assister à une pièce de théâtre... Un vrai plaisir des yeux et des oreilles !
Même s'il ne s'agit pas de comparer l'auteur à Groucho Marx ou Woody Allen; Emmanuel Mouret semble prendre ici le pli de "Un baiser s'il vous plaît", (excellent film valant surtout il est vrai pour sa première partie) cela devient donc incompréhensible et trop souvent l'auteur semble jouer un autre homme qu'il n'est pas, abusant de + de clins d'oeils bien lourds & abscons sinon vantards, le film s'en ressentant et sombrant dans du Max Pecas de 2nde zone façon bourgeoisie parisienne: La grosse tête ?
Joli film acidulé plus proche de la gourmandise légère qu'autre chose... C'est le style de Emmanuel Mouret ! Un joli casting pour appuyer un scénario sympa avec des dialogues aussi intelligents que nigauds. La seule chose c'est qu'on ne peut s'empêcher de penser à d'autres artistes et à d'autres films car Emmanuel Mouret n'est rien d'autres qu'un mixte de Sellers-Tati-Allen... Avec le rire en moins et un rythme plus fragile. Mouret et ses films prouvent que copier n'est pas si facile même s'il réussit à dégager un quota sympathie évident.
Après Changement d'adresse et Un baiser s'il vous plait, j'ai découvert avec plaisir ce qui est pour moi le 3ème film que je vois d'Emmanuel Mouret. C'est toujours aussi poétique avec des dialogues assez fins et bien écrits.Le personnage toujours maladroit est attachant et ce film peut nous rappeler un certain Jacques Tati ou d'autres burlesques du cinéma plus ancien. L'affiche et le générique peuvent déjà faire penser à certaines comédies des années 60/70. Un film très agréable qui vous fera passer un bon moment bien calé dans le fauteuil d'une salle obscure.
Après le soporifique et inutile "Un baiser, s'il vous plait", on partait avec un a-priori très négatif. Bon, il est toujours entouré de jolies filles un peu beaucoup simplettes, et il joue toujours aussi moyennement, mais ce dernier opus est quand plus digeste, à défaut de nous étonner.
Autant les deux premiers films de Mouret dégageaient un charme fou, autant celui-ci s'enlise dans un scénario cousu de fil blanc, une fantaisie laborieuse et un hommage raté à Edwards, Chaplin et Rohmer. Dommage !
Dés le génèrique vous savez ce que vous allez regarder.En effet ce dernier vous fait penser aux génèriques des vienx nanars des années 1970.Ensuite que voit-on et bien une pièce de théatre filmée, avec tous ces ingrédients, le mari, la femme, les maîtresses et les amants sans oublier les portes qui claquent.Malgré la présence non contestée de M.MOURET les gags tombent souvent à plat, Frédèrique bel semble s'ennuyer et récite mal son texte, les autres actrices sont à la limite de l'insignifiant.Mais la palme du vide revient à Dany Brillant dans le rôle du mari jaloux, peut-être un bon chanteur mais un bien pietre acteur.LE tout pourtant se laisse regarder et vous vous surprenez à rire parfois.Mais le côté mister bean agace.
Même si ce film est moins brillant, moins novateur que les précédents films d'Emmanuel Mouret, cela reste une comédie fort bien écrite, où l'on sourit beaucoup et où l'on rit parfois... jolies actrices, un très bon moment de détente mais aussi beaucoup de romantisme dans les situations, y compris parfois au milieu de quiproquos bienvenus...