Dès les premières secondes le réalisateur nous emmène avec lui dans son univers, car c'est bien ça qui m'a le plus convaincu dans ce film. La réalisation prend le dessus sur le scénario à mon sens, c'est la loi du plus fort et c'est dommage car tous les ingrédients étaient réunis, cadrages, musiques, jeux d'acteurs pour en faire un film qui aurait pu me glacer le sang. Je n'ai pas été assez brouillé pour que la fin me donne les frissons espérés, il reste tout de même pas mal du tout et à voir.
Si on m'avait dit que ce film était de James Gray, non seulement j'y aurais cru, mais en plus j'aurais dit que c'est son chef-d'œuvre. Parce que c'est exactement le même style. Rien que le personnage principal fait penser au personnage de Mark Walberg dans The Yards. En plus le film adopte la même atmosphère très froide, la même façon de représenter la violence comme une spirale de laquelle on ne peut s'échapper (chaque mort est amener de façon à vous choquer profondément), mais une tension d'une intensité que les films de Gray (déjà très maîtrisés à ce niveau) n'ont pas réussi à atteindre. Alors c'est clair que c'est lent. Quand on aime ce style, on ne peut qu'apprécier, mais si on est hermétique par exemple au style de Gray, alors nul doute que l'on sera hermétique à ce film. Niveau acteurs c'est vraiment du très bon : chacun rend son personnage très ambigu. Après l'acteur principal est un peu monolithique, mais c'est le rôle qui veut ça. Au niveau de la réalisation c'est assez impressionnant quand on sait que c'est le premier film de David Michôd, car même s'il abuse un peu de ralentis, il sait avoir une réalisation sobre et élégante, au plus proche de ses personnages. Bref, grosse claque, un film qui prend aux tripes.
Malgré un bon final, efficace, Animal Kingdom n'est jamais crédible, à mon sens pour un mauvais casting et des actes souvent incohérents, beaucoup trop fort pour si peu. Alors le film cherche sans doute à être non conventionnel mais c'est trop gros, beaucoup trop pour moi et ça n'a jamais pris.
Un post-adolescent qui n’a pas l’air très éveillé perd sa mère et se retrouve orphelin et pris en charge par le reste de sa famille, une grand-mère marraine de milieu et malicieusement despotique, et des oncles truands, braqueurs, toxicomanes ou en cavale. Le jeu sanglant avec une police pas plus recommandable les mène à une escalade de violence, de meurtres et de vengeance sans fin, saupoudrée de paranoïa, de compromis, de corruption et de trahisons. Contraint de jongler avec l’autorité matriarcale, l’alliance avec la justice, la fidélité envers ses « frères », la loyauté envers celle qu’il aime, les principes vitaux et réalistes d’un milieu où on ne plaisante pas, et finalement sa propre volonté, on assiste à l’évolution pragmatique et immorale d’un enfant contraint de dépasser le maitre en nous offrant une ascension machiavélique digne d’un conte shakespearien moderne. Un autre bijou que nous offre ici le cinéma australien. Malgré les apparences c’est moins un film d’action ou un thriller qu’un drame psychologique, car les véritables enjeux se vivent dans les parties d’échecs et les évolutions des personnages, si tordus et malsains soient-ils.
Je sors des Dardenne et en commun, je dirai qu'il y a dans "animal kingdom" cette impression, que rien n'est en trop !!! Sinon, c'est plus baroque, on est proche de la tragédie grecque, des choix cornéliens.... on s'enfonce inexorablement et plus moyen de s'en sortir.... De beaux personnages: pour moi le vrai "chef", le méchant, c'est Pope. Janine elle, est ambigüe, victime de "ses hommes"; elle a surtout peur d'être seule. Josh, qui porte toute la misère du monde, a du mal à choisir son camp et n'a le choix qu'entre plusieurs mauvaises solutions...
ambiance poissarde, populiste, visages filmés en "gros plan" montée de l'angoisse, d'une voie sans issue..... une bande son épatante, peu de scènes violentes et pourtant la violence, la tension ne nous lâche pas un instant. scène machiavélique et juste entre avocats et Josh. dialogue et psychologie fine du policier intègre avec Josh, vulnérable... bref, un film vraiment réussi. nouveau réalisateur à suivre...
Animal kingdom est le premier long-métrage de David Michôd, un réalisateur australien qui a forgé son style au travers de courts-métrages. Sorti en 2011 chez nous, Animal kingdom raconte l'arrivée de Joshua, adolescent devenu orphelin depuis le décès de sa mère, dans la famille Cody qui a accepté de l'accueillir. Préservé par sa génitrice de tout contact avec cet entourage malveillant, le jeune homme va vite comprendre que l'éloignement imposé par sa mère était une décision compréhensible. Dans une ambiance pesante où les regards entre les différents protagonistes sont aussi importants que leurs dialogues, Animal kingdom déroule lentement le fil d'une intrigue qui va passer progressivement du drame au thriller. Alors que le début du film ouvre la porte à une approche plus légère du sujet qui évoque immanquablement La merditude des choses de Felix Van Groenigen, le passage à tabac de Baz va mettre le feu au poudre et plonger Animal kingdom dans une noirceur ambiante qui ne quittera plus jamais l'écran. Tandis que Joshua s'implique de manière croissante dans ce nouveau cercle familial, un schéma se met progressivement en place avec à sa tête Pope, le cerveau de ce gang familial. Rongé par la colère et animé par des pulsions meurtrières mâtinées de paranoïa, l'oncle de Joshua est un monstre psychologique comme en crée trop rarement au cinéma. Sa froideur méticuleuse glace d'effroi et dès qu'il verrouille sa proie, on se prend à espérer que la cible traquée parviendra à s'en sortir. Dans l'ombre de Pope, il y a Janine, la matriarche, la gardienne du temple Cody qui maintient les forces unies et sort régulièrement de sa réserve pour faire le ménage. Ces deux là dominent sans mal le reste de la fratrie qui se révèle finalement bien peu dangereuse en comparaison de ces têtes pensantes. Inextricablement impliqué dans une sombre affaire de règlement de comptes, Joshua va progressivement franchir la ligne rouge, une limite que tentera incessamment de lui faire repasser l'Inspecteur Nathan Leckie. Interprété en partie par une ribambelle d'acteurs inconnus chez nous, Animal kingdom a largement quitté la zone pacifique pour venir toucher un public plus large et récolté au passage trois prix et pas moins de dix nominations dont l'une aux Oscars. Il était aidé dans cette tâche par la présence au casting de Joel Edgerton (Star Wars, The Square) et surtout de Guy Pearce (La vengeance de Monte-Cristo, Le discours d'un roi) qui ont mis en gage leur notoriété pour hisser ce film dans les festivals internationaux. Du fait de son économie d'effets et de la maîtrise du sujet, Animal kingdom est une franche réussite et une belle surprise même si l'on ne peut nier que l'intention de départ finit par se noyer dans la durée excessive, un bémol d'importance qui transforme une ambiance singulière en léthargie programmée.
film que j'avais hâte à de voir et pour lequel j'ai été particulièrement déçu. En effet il est extrêmement lent qu'il en devient soporifique, les acteurs sont moyen pour la plupart( hormis Guy pearce mais par contre où est passé le Ben excellent de bloodline) et antipathiques. Et franchement le scénario est vide et la réalisation bancale. dommage le début laissait présager de belles choses
Bon film avec une ambiance spéciale que tous les autres films n'ont pas : celle qui te tient en suspend car tu ne sais pas ce qui va se passer dans ce film tellement imprévisible . Pour un premier film David michod fait fort , ambiance noir à souhait avec de bons acteurs À voir
Une oeuvre sombre avec une palette géniales d'acteurs britanniques. Le tout est très prenant notamment du point de vue du jeune neveu de la famille, pris dans un engrenage dont il n'est absolument pas responsable... Se projeter à sa place est d'ailleurs très intéressant, car un parti pris est de mise : doit-il suivre sa "famille forcée" sous prétexte des liens du sang ? Doit-il lui tourner le dos ? En découle une ambiance dérangeante et sombre qui fait toute la qualité du film, qui personnellement me fait également penser à une possibilité de série, grâce aux personnages et aux multiples coups bas. "Les Sopranos irlandais", why not ?
Animal Kingdom, réalisé par David Michôd avec Guy Pearce, James Frecheville et la super Jacki Weaver. Ce drame noir, est juste super, à la fois troublant, intense, immersif, imprévisible, percutant, puissant.. Le film propose, une violence sourde qui rend le film bouleversant et poignant, avec une superbe intro "chock". La mise en scène est somptueuse et élégante, avec des plan et des ralentit par fois harmonieuse. Mais elle est moins innovante et moins rechercher que dans The Rover, mais le film reste bien meilleur. La photographie est très belle. Le scénario est très bien écrit et impactant. Le casting est très bon, Jacki Weaver mérite totalement sa nomination aux Oscars ! Frecheville est impeccable avec un personnage intriguant qui est "perdu" et troubler dans sa vie assez compliquer, Ben Mendelsohn est lui aussi parfait dans son rôle avec sont personnage impactant.. La bande son est vraiment réussite. Aucun défaut mise à part qu'il manque un peut plus d'action et de rythme.. Tout le film et le récit de bout a bout est magistralement maîtriser. L'immersion est parfaite.. Quoi dire d'autre... En trois mots ce film est poignant, impactant et surtout bouleversant.
Vous savez quoi, je vais pas prendre des pincettes sur ce coup-ci : JA-MAIS de ma vie je ne me suis autant ennuyer devant un film, et pourtant j'ai vu The Tree of Life ! Ignoble, pas convainquant et mou comme pas possible. Autant dire que je me suis forcer mais au bout de l'heure et demi je dis juste stop. L'histoire est bonne, et pourtant je reste de marbre face à chacune des scènes qui me sont proposé. A ne pas regarder sans piqûre anti-tétanique.
Alors j'ai dû rater quelque chose mais dans ce film, il ne se passe rien ! Les acteurs sont bons, mais tout est en incubation on dirait ! Un personnage intéressant disparaît prématurément, le potentiel machiavélique de la grand-mère aurait pu être mieux exploité, l'oncle taré aurait pu l'être d'avantage. On ne voit même pas les activités criminelles des personnages, pas de scène de braquage d’étonnante, ni de rencontre tendue entre trafiquant, pas de face à face mémorable avec la police...il est plat ce film.
Complètement passé à côté de cette oeuvre qui avait, sur le papier, tout pour me plaire, de son message désespéré sur le déterminisme familial, la contagiosité de la violence, la décadence humaine, jusqu'à son application qui se proposait de trancher nettement avec la stylisation de la violence chez des auteurs comme Andrew Dominik (je pense à Cogan), Nicolas Winding Refn, ou encore Scorsese. Néanmoins, le procédé confine plus à l'apathie qu'à la sobriété, les choix de mise en scène étant rarement limpides. La bonne utilisation de la bande-son, insidieusement placée pour agir sur les nerfs sans se faire remarquer, ainsi que deux rôles cultes (un gangster psychopathe et une matrone incestueuse) ne suffiront pas à empêcher l'agaçante sensation de banalité que dégage la progression trop linéaire du scénario, dont les grandes lignes (un homme déchiré entre sa morale et sa famille) ont déjà été plusieurs fois écrites en lettres d'or, par James Gray notamment. Le pire, c'est qu'on ne compte plus les bonnes idées, que la personnalité d'Animal Kingdom est sans doute réelle, mais inexplicablement, Michôd n'a pas su me la communiquer. Vraiment, il faudra que je revoie ce premier long-métrage du nouvel australien qui monte, pour mieux en saisir la force psychologique aliénante, que ce soir je n'ai senti qu'en surface. Un travail honnête, mais pas si limpide que ça.