Animal Kingdom délivre une atmosphère de famille dérangée par leurs vices où il ne fait pas bon vivre honnêtement. Bijou de mise en scène, d'interprétation, ce film révèle l'immense talent de David Michôd à travers un film de gangster tout sauf classique où le héros est un adolescent en pleine perte de son innocence. Brillant.
De ce que j'en ai vu dans les commentaires, "Animal Kingdom" vous l'adorez ou vous l'oubliez, et c'est dommage mais je suis plutôt dans le deuxième bateau. Mais de ce que j'en ai lu autrement, si l'on retient cette opinion du film c'est que soit on ne l'a pas compris, soit on est trop adepte des films de Van Damme pour apprécier une telle subtilité (parlez-moi des fans...) soit les deux à la fois. Puisqu'il est apparemment encore nécessaire de le rappeler, on peut ne pas avoir aimé les parti pris d'un film sans pour autant penser que "lol c nul G ri1 compri". C'est juste que là où certains voient une formidable étude de personnage dans l'apathie de Josh, j'y vois surtout une évolution quasi-inexistante et un personnage presque insignifiant. Il tient sa langue mais je ne trouve pas que son silence dise grand-chose même si je l'accorde, la première scène avec sa mère est mémorable et en dit long sur son caractère. De même là où certains voient une étude réfléchie d'un trait profond de la nature humaine (le film se consacre beaucoup aux notions de liens du sang et d'instinct de survie qui priment plus que tout chez l'homme, d'où son titre) j'en retiens surtout un sujet assez banal certes bien abordé mais qui ne propose pas grand-chose de neuf. Et plus que tout, là où certains retiennent, lorsque la mort d'un personnage n'a quasi aucun impact sur le spectateur, que l'impact du film a atteint son paroxysme pour celui-ci qui n'a d'autre choix que de se dire "c'est comme ça et c'est tout" (ce qui est louable et peut-être vrai, chacun en retient ce qu'il veut bien) je n'en retiens malheureusement que la platitude de l'intrigue qui n'aide pas au développement des personnages et donc à l'implication du spectateur. Le film souffre aussi de quelques longueurs surtout dans son dernier acte, mais pas au point de s'endormir devant son écran non plus. Le jeu d'acteur en revanche, s'il est assez inégal (le personnage principal est amorphe, peu importe le talent d'acteur derrière, et Guy Pearce a l'air de se faire un peu chier) sait se montrer très convaincant, notamment dans les interprétations de la mère et de Pope. "Animal Kingdom" c'est pas ce que j'appellerais un film raté, ni même un film mauvais, il se laisse suivre mais à aucun moment je ne me suis senti concerné par le sort des personnages et si c'est un parti pris, ça n'aide pas forcément à passer un bon moment.
Un polar sombre, dense qui, à défaut d'apporter une grande originalité au genre, s'avère être un bijou de mise en scène à l'ambiance prenante. Une interprétation de haut vol, aussi bien de la part des acteurs confirmés comme Guy Pearce ou chez les révélations comme Ben Edgerton ou James Frecheville. Une excellente œuvre, un récit puissant.
Animal Kingdom est une bonne surprise venue d'Australie. La seule tête connue de ce film mettant en scène une famille de criminels est Guy Pierce en flic impassible. Mais on retiendra après avoir visionner ce drame les prestations de Jacki Weaver en mère de famille aimante et prête à tout pour ses fils mais aussi les fils en question. Quand à James Frecheville qui joue le rôle de Josh, il brille par son côté amorphe. En racontant cette histoire très terre à terre, David Michôd dépeint une violence crue, rapide, froide et directe. Mais le réalisateur ne la justifie jamais, il ne se veut pas moralisateur et il ne place jamais le spectateur en tant que voyeur malgré la dureté de certaines images. Animal Kingdom raconte des faits et leurs conséquences avec un rythme lent mais jamais ennuyeux, parfois hypnotisant grâce à sa bande originale et le réalisateur, par ce côté épuré nous rappelle parfois le cinéma de James Gray, la maîtrise de la mise en scène en moins. Une belle réussite.
Après quelques documentaires, l'australien David Michôd signe en 2010 son premier long-métrage "Animal Kingdom". Thriller dans lequel après le décès de sa mère, un adolescent se trouve contraint d'aller vivre chez ce qu'on pourrait appeler la branche pourrie de la famille, minée de criminels en tous genres. Complémentaire, la fratrie en question présente un panel varié de voyous sans qu'un leader ne s'en détache et pour cause. Sous ses airs de maman poule, Jacki Weaver compose en réalité une chef de famille impitoyable. Sans être exceptionnel, "Animal Kingdom" constitue donc une bonne surprise, au ton soutenu et haletant. Michôd photographie sèchement sa mise en scène, parvenant à trouver un équilibre et bannir les caricatures. Un drame shakespearien assez efficace, doublé d'un retournement inattendu et réussi.
Ce drame signé David Michôd dispose d'un remarquable scénario maîtrisé de bout en bout, une impeccable froideur, une mise en scène absolument excellente et est interprété par un casting de grande qualité. L'un des meilleurs films de ce genre.
Ce n'est pas un mauvais film. Le fil de l'histoire est intéressant avec une famille des plus glauque et des flics guère plus clairs ... Hélas, il manque quand même une image de fond, parce qu'en fait on ne voit guère ce que fait cette famille de gangster à part sniffer un peu coke de temps en temps. Mais c'est bien joué et l'ambiance y est.
Premier film de l'Australien David Michôd, "Animal Kingdom" s'avère une brillante entrée en matière dans le monde du cinéma. On y suit Joshua, tout juste orphelin et qui va aller vivre sa grand-mère Janine, la matriarche d'une famille criminelle, mais la famille est sous pression et la police se fait de plus en plus présente. Peu à peu l'étau se renferme autour de Joshua et il devra prendre d'importante décision et se retrouver face à d’important dilemme. C'est une belle tragédie familiale qu'il nous livre, très bien écrite que ce soit au niveau du scénario ou des personnages, on s'attache et on s’intéresse sans grande difficulté à ces derniers. En effet, c'est une belle, intrigante et très intéressante galerie de personnages, que ce soit Joshua qui sera mis face à ses dilemmes moraux, la terrible matriarche ou encore un des oncles sombrant peu à peu dans la peur et la violence. Malgré une trame plutôt classique, la tension et le suspense sont de plus en plus présent jusqu’au terrible final. La mise en scène simple et efficace est réussi, le rythme bien maitrisé et sachant se faire plus haletant lorsque le récit l'impose et les interprétations sont impeccable, que ce soit les acteurs inconnu ou le trop rare Guy Pearce. Une excellente surprise et un très bon film, dont les influences du metteur en scène pour Scorsese ou Coppola se font ressentir (sans jamais que ca tourne au plagiat bien évidemment), émouvant, cynique, cruel, bien réalisé, interprété et c'est excellent pour une première réalisation d'un réalisateur qui sera maintenant attendus à chacun de ses films.
Animal Kingdom est la première réalisation de David Michôd, jeune réalisateur australien dont je vais désormais suivre les futurs projets. S'inspirant des grands films de gangster familiaux comme Le Parrain ou The Yards et offrant une photographie léchée et une mise en scène lyrique de la violence, ce premier film en fait parfois trop mais est porteur de grandes promesses. Michôd parvient parfaitement à exposer de manière très progressive et subtile les personnalités des personnages secondaires et comment s'installent petit à petit les rapports de forces et les pressions exercées par chaque membres de la famille et par un policier sur notre jeune héro qui ne souhaitait après tout que vivre la vie paisible de M. Tout le monde. Vie qu'il peut entrapercevoir via sa petite-amie et sa famille mais que sa propre famille et notamment sa matriarche glaçante de malignité et d'amoralité ne peut lui autoriser. Avec un final pessimiste et cynique à souhait, Michôd nous laisse imaginer des suites qui ne peuvent être que tragiques. Un très bon film, prenant et porteur de nombreuses promesses pour les réalisations à venir.
Un cul entre deux chaises, une famille qui s'écroule comme des dominos, "Animal Kingdom" ne surprend pas plus que ça. Une famille bancale aux profils différents, sans pour autant s'éloigner de la criminalité, offre un thriller dramatique appréciable mais manquant cruellement d'audace. "Animal Kingdom" reste une bonne première réalisation qui tiendra la route et qui donnera également envie de se pencher sur les futurs projets de David Michôd, susceptibles de surprendre.
Un drame que j'aurais imaginé plus passionnant, un peu déçu même si le tout reste pas mauvais du tout, un peu long à démarrer, enfin je ne suis pas rentré dedans de suite quoi, mais au final j'en ressort assez surpris, l'histoire bien que longuette nous livre un bon petit drame bien barré, l'histoire d'une famille déjanté et très infréquentable qui se retrouve bien dans la m*rde. Le casting est top, la réal est très bonne et le scénario bien que longué reste loin d’être mauvais.
Jusqu'ici, le cinoche australien a eu du mal à percer nos frontière. Avec Animal Kingdom, David Michod prouve qu'il existe pourtant de sacrés talents à l'autre bout de la planète.
Josh est un ado banal. Transparent, sans réel personnalité. Même les séchoir à main ne le détecte pas. Il semble presque dénué de sentiments. Quand les secours emportent le corps inerte de sa mère, ce dernier se contente de regarder la télévision. Suite au décès de sa mère, Josh s'en va vivre avec ses quatre oncles, de charismatiques truands. Rien à voir pourtant avec les gangsters idéalisé façon scorsese. Pas de cheveux gominés, pas de gourmettes et pas de cols pelles à tartes. Justes des types comme vous et moi, qui au lieu de faire carrière comme informaticien chez une PME local qui fabrique des portails en PVC, à préféré devenir criminel. On ne sait pas trop quel genre de crime d'ailleurs. Sans doute des braquages et un peu de traffic de drogue. En tout cas, cette famille de truand est suivi de près par la police. Cette dernière ayant des méthodes n'ayant rien à envier aux criminels qu'ils poursuivent. Du coup le pauvre Josh va malgré lui se retrouver mêlé à toute cette histoire.
Le gros point fort d'Animal Kingdom, c'est sa sobriété. Alors que le film de gangster a de plus en plus tendance a être sans cesse à la recherche de "truc classe" que l'on pourrait coller dans la bande annonce (cadrage biscornue, ralenti tape-à-l’œil, dialogue "cultes"), Animal Kingdom nous étonne par sa capacité à dynamiser son récit sans utiliser aucun de ses artifices. La mise en scène est épurée, les caractères des personnages sont crédible et jamais caricaturaux et le jeu de acteur réaliste. Même les scène de violence sont filmés avec froideur et distance.
Du coup Animal Kingdom apporte un vrai vent de fraîcheur au genre. Quelque chose à mis chemin entre le drame familiale et le film de gangster. En tout cas, c'est une franche réussite.
Après avoir vu ce film, on se sent totalement mal à l'aise. On suit les périples d'un jeune totalement paumé entouré uniquement de fou psychopathes criminels. Ca n'aide pas pour son développement. Lancez le film et vous serez juste obnubilé par les faits et gestes de cette famille atypique