Après The Fall et The Cell, le réalisateur Tarsem Singh revient sur le devant de la scène avec Les Immortels, un film revisitant le mythe de Thésée et du combat entre les Dieux et les Titans.
Les armées du roi Hypérion ravagent la Grèce, détruisant chaque village sur leur passage. Le roi sanguinaire ne laissera personne l’empêcher d’atteindre son but : libérer le pouvoir des Titans endormis afin d’anéantir les dieux de l’Olympe et l’humanité tout entière.
Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la folie destructrice d’Hypérion, jusqu’à ce qu’un jeune tailleur de pierre, Thésée, jure de venger sa mère tuée par ses soldats…
Lorsque le jeune homme rencontre Phèdre, l’oracle, celle-ci est assaillie de troublantes visions. La jeune femme est désormais convaincue que Thésée est le seul qui pourra arrêter la destruction. Avec l’aide de Phèdre, Thésée rassemble une petite troupe de fidèles, et part affronter son destin dans une lutte désespérée pour préserver l’avenir de l’humanité.
Le début du film nous conte la vie du jeune Thésée qui vit dans un petit village avec sa mère, qui prie souvent les Dieux, alors que son fils n'y croit pas. Mais un jour, l'armée grecque vient les prévenir qu’Hypérion et son armée marcheront bientôt sur leur région et les incite à fuir. C'est à ce moment que la vie de Thésée va basculer, en effet, Hypérion va assassiner sa mère sous ses yeux. Thésée sera fit prisonnier et envoyer dans une mine de sel. Avec l'aide de l'oracle Phèdre et de l'esclave Stavros il va parvenir à s'échapper. Pendant ce temps, Hypérion est à la recherche de l’arc d’Épire, la seule arme capable de libérer les Titans ce qui déchaînerait les enfers sur Terre. Va alors commencer une course contre la montre entre Thésée et Hypérion, l'un voulant venger sa mère et l'autre dominer le monde.
Ce film se démarque par son côté visuelle, très recherché et stylisé. Chaque scène semble être une œuvre d'art. C'est dans cette environnement qu'évolue les personnages, à travers une Grèce ravagée par les combats. On retrouve très bien la patte du réalisateur qui nous avait déjà impressionné par The Fall, véritable tableau vivant. Ensuite, un gros travail a été fais au niveau des costumes, très variés et chaque personnage a une caractéristique propre à lui.
Côté scénario, le tout peine à décoller, un début d'histoire assez long et un milieu plutôt creux. Mais la fin du film nous réserve de belles surprises avec notamment l'arrivée des Dieux en mode badass près à botter des derrières. En effet, la fin du film est juste démentielle avec plusieurs combats menés en parallèle et la pression qui ne cesse de grimper au fil des minutes. Les scènes de batailles sont très bien exécutés mais trop peu nombreuses et bien trop courtes le plus souvent. On pourra aussi déplorer un "aspect 300" parfois trop présent, notamment sur certains plans rappelant Léonidas se lançant glaive à la main face aux troupes Perses. Enfin la BO du film, composée par Trevor Moris, comporte quelques morceaux intéressants comme Battle in the Tunnel ou bien Sky Fight mais il manque un morceau vraiment épique qui nous fasse frissonner.
Le casting est composé d'Henry Cavill qui porte ici le film, il est quasiment de tous les plans, et il s'en sort plutôt bien. Mais il s'en sort honorablement bien dans les scènes de combat. A ses côtés, on retrouve Freida Pinto qui prête ses traits à Phèdre, l'oracle faisant l'objet de toutes les convoitises; elle est trop en retrait et son personnage aurait mérité plus d'importance. Stephen Dorff incarne Stavros, l'esclave qui va se tenir aux côtés de Thésée dans la bataille. Le terrible roi Hypérion est interprété par Mickey Rourke qui lui donne un aspect terrifiant. Il n'hésite pas à se salir les mains et à exécuter ses propres hommes quand ceux-ci échouent. L'acteur Peter Stebbings incarne Hélios, un général grec. Les Dieux sont pour leur part interprétés par Luke Evans qui incarne Zeus dans toute sa splendeur, guerrier mais à la fois père aimant envers ses enfants. Athéna est interprété par la belle Isabel Lucas, qui arrive à s'imposer face à Luke Evans dans leur scène et elle assure au niveau des scènes de combat. Kellan Lutz incarne un Poséidon tout en puissance, qui n'hésite pas à défoureiller tout ce qui bouge. Ensuite le rôle des autres Dieux restent assez flou, on ne sait pas trop qui est qui. John Hurt complète la distribution en incarnant la forme humaine de Zeus, celui qui a appris à Thésée de nombreuses choses : son mentor.
Les Immortels est un film avec des défauts mais aussi des qualités comme son esthétisme et sa fin complétement folle avec des combats sublimes menés par des Dieux révoltés. On aurait pu espérer également que ces derniers soient plus présents car chacune de leur apparition est un moment de pur bonheur et il est tellement rare de voir des Dieux "se salir les mains" que ça en ait divin. La dernière scène du film est un pur chef-d'oeuvre et laisse envisager une suite céleste à cette ouvre...