Donnant vie à ce cauchemar, Terry Gilliam livre ici l'un des films référence concernant les sociétés totalitaires, dans le sillage de ''Metropolis (1928)'' ou encore ''Blade Runner (1983)''. Sa vision apporte son lot de particularités comme l'utilisation de l'humour, qu'il l'emploie non pas désamorcer la désespérance de son récit mais pour appuyer la dimension absurde des situations. Filmé de façon organique, dont la tuyauterie omniprésente rappelle les viscères d'une créature monstrueuse. La cité prend alors une existence autonome et semble littéralement diriger ses habitants. Ce film est la description cauchemardesque d'un monde en plein totalitarisme, qui rappelle cruellement le nôtre et dont la vérité n'est pas très loin dans notre propre réalité. Un film visionnaire, comme l'avait fait Kubrick avec son ''2001'' à l'époque, deux protagonistes attachants et identifiables qui se rebellent contre cette société malsaine de cette pure dictature, Brazil est unique en son genre, les acteurs sont très naturels d'ailleurs. Le ''Fight Club'' des années 80, en bien plus dense et intelligent sans tomber dans le superflu, dérangeant, flippant et complètement passionnant. Il ne doit en aucun cas être pris à la légère, à chaque vision sa qualité s'amplifie, le film culte par excellence ou mêmes les rêves les plus fous deviennent réciproquement des cauchemars ambulants. Ce film en dit tant, à travers l'ambiance et les images, la musique et les acteurs, il y a forcement un avant et un après Brazil...
Médiocre, 45 minutes avant d'avoir un peu d'action ou de sensation que quelque chose bouge. J'ai perdu mon temps sur ce film, je me suis affreusement ennuyé. Je ne comprends pas du tout l'engouement des notes à plus d'une étoile...
Un chef-d'oeuvre, une critique majestueuse du monde de 1985 mais qui cied très bien à aujourd'hui! Le film se situe dans un retro-future, avec des gadgets ressemblant à ceux des films de Tati mais en plus fou, en plus démentiel. Un univers à part coincé dans un monde carré, rectiligne parsemé de centrales nucléaires, d'immeubles ou encore d'immenses empires de pouvoir. Une critique du capitalisme américain qui à l'extrême rejoint son ennemi juré. Croyant se battre pour la liberté, notre jeune héros va en apprendre pas mal. Attachant, maladroit et surtout un peu naïf, il va bravé la manipulation de masse, l'hyper-consommation ou encore les fantômes des gens écrasés par cette société inégalitaire. J'ai plus qu'adoré ce film. On dirait un trip des années 80 avec des effets spéciaux piqués à Evil Dead ou encore Alien, avec un humour de Tati mélangé finalement avec les sociétés gigantesques de Lang dans son "Metropolis". Une oeuvre à part entière, qui se démarque du lot, intelligente, intéressante, entreprenante, comment décrire la perfection de l'écriture de cette oeuvre? Je dis un énorme bravo, j'applaudis pour ce film (selon moi toujours) est un des meilleurs qui existe.
Dans la catégorie "films de tarés" je vous présente "Brazil". C'est loufoque, plein d'humour noir et une très bonne dystopie de science-fiction. En revanche pour le comprendre il faut le regarder plusieurs fois, mais quand on l'a comprit, on remarque que c'est l'un des meilleurs films de science-fiction de tous les temps.
un film vraiment dingue, les acteurs convaincants. On suit avec plaisir cette aventure, qui avec loufoquerie se moque (ou dénonce) notre société (comme celle des années 80 ).
Brazil, c'est une histoire à la fois complexe et très simple. Un futur proche, une dystopie noyée par l'administration, un amour impossible, une erreur minime dans cette administration terrible qui conduit à un quiproquo épouvantable... Brazil c'est tout cela et bien plus encore. Comment oublier le visage de Jonathan Pryce, émouvant, rêveur, aspirant à une vie meilleure ?
Brazil est aussi remarquable par son inoubliable musique. Michel Kamen a décliné le terme d'Aquarela do Brasil, une vieille chanson brésilienne, pour en faire une musique superbe, une ritournelle envoûtante que je n'ai cessé de fredonner par la suite. Cette musique n'est pas seulement une belle mélodie, elle est dans le film un symbole. C'est la victoire de l'innocence sur la folie du rationnel poussé à l'extrême. La petite musique est la dernière chose qui reste, comme disait Henriot, "la culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié". La fin tragique de Brazil montre l'ultime victoire de l'émotion, de l'idée sur la force brutale. Mais cette fin, est-ce un rêve ou la réalité ? Brazil fait partie de ces films qui laissent clairement la question se poser
Malgré un univers franchement kafakaïen, Brazil demeure un pur produit SF américain des années '80, ce côté un peu sale, plein de sueur, usé. Ce n'est pas une SF à la 2001, non c'est la SF des Alien et des Robocop...
Une musique culte, une réflexion humaniste et sensible sur l'homme, un scénario brillant, un objet historique et un voyage intemporel ; tous ces éléments font de Brazil un film atypique mais qui a marqué le cinéma. Un film à voir pour tous les rêveurs, tous les nostalgiques et surtout pour tous les amoureux de la liberté.
Brazil est un film que je n'arrive pas à noter ... alors malheureusement je suis obligé de le faire pour écrire ma critique mais je pense qu'il est trop compliqué de synthétiser ce film .
Le film étant réalisé par Terry ghiliam , il est logiquement complètement barré (trop ?) ... ce décalage entre le scénario (base sur 1984) très sérieux et ce traitement burlesque est souvent très réussis cependant (et je pense que c'est le seul gros point négatif du film) certaines scènes vont trop loins et risque de perdre le spectateur . Bon après ce film est une merveille de mise en scène (une des utilisations de la focale courte la plus intelligente qu'il m'ai été donné de voir ) de photographie et de remplissage des plans . Ensuite la musique bien que un peu répétitive est très belle et les acteurs sont tous très justes . Mais que serait brazil sans ses plans lourds de sens : tout à une symbolique ! Prenons deux exemples que j'ai trouvé particulièrement judicieux . En premier lieu , l'intérieur des conduits d'aération (et de pleins d'autres tuyaux de ce genre ) est un corp humain , ou l'on retrouve le coeur qui bat et les intestins . De plus le seul moyen de le réparer est d'y implanter une pièce ayant la forme de sachet de transfusion sanguine . La deuxième image qui m'a beaucoup marqué est celle du plombier tué par des feuilles (de la paperasse) qui l'étouffe . Ici l'image est très clair mais très forte . Je ne vais pas donner tous les exemples possibles car sinon mon commentaire deviendrait un livre .
Brazil est donc un film très intéressant , très bizarre, très beau , très fort . Un film qui peut être adoré ou détesté . C'est un film de Terry ghiliam .
Brazil, considéré comme le chef d'oeuvre de son auteur Terry Gilliam. Pour ma part je préfère Las Vegas Parano et L'Armée des douze Singes ( à vrai dire les deux seuls que j'ai vu ), mais je doit bien reconnaître que celui-ci à certaines qualités, à commencé par son humour noir et un cynisme redoutable qui m'a un peu fait penser - sous certains aspects - à Docteur Folamour de Stanley Kubrick. Les dialogues regorge d'inventivité, les séquences cocasses s’enchaîne à merveille, on est dans un cauchemar qui nous fait rire ceux qui rend le tout encore plus effrayant ... Le casting est génial, ils sont tous parfait que ce soit Bob Hoskins, Jim Broadbent, Peter Vaughan, Michael Palin, Ian Holm, Robert De Niro, Ian Richardson, Katherine Helmond, Kim Greist et surtout le formidable Jonathan Pryce en Sam Lowry ! spoiler: Les dernières minutes sont très émouvante, une des plus grande fin que j'ai vu. A revoir dans quelques temps histoire de véritablement tout cerné à ce qui nous est proposé ...
1984 est un livre plein d'idées politiques et sociales qu'il est impossible d'adapter à l'écran. Voilà pourquoi l'adaptation du célèbre livre de Georges Orwell au cinéma passa un peu inaperçue, contrairement à Brazil, que, pour ma part, je considère comme la réelle adaptation de 1984. Certes, plus de big brother, des personnages et un univers différents, mais l'idée, dans le fond, reste la même : un monde où tout est contrôlé et où la liberté d'expression est réduite à néant. Le génie de Gilliam est de créer tout un univers loufoque autour de ce thème. Un univers fou. Un univers à la fois drôle et effrayant. Un univers où une simple faute de frappe mènera à une suite de conséquences tragiques. Gilliam alterne les séquences de la vie réelle avec les séquences de rêve de Sam Lawri, le personnage principal ( interprétation magistrale de Jonathan Pryce ). Ce mélange de futur et de rêve créé un univers surréaliste propre à Gilliam. Les effets spéciaux sont bons et le monde loufoque est très bien représenté. Mon seul regret aura été le fait de ne pas avoir beaucoup vu le personnage de Robert De Niro ( un de les acteurs préférés ). Toutefois, pour finir sur une note positive, le film délivre quand même un sublime message d'espoir, la très belle chanson Brazil ( qui donne son nom au film ) m'est restée très longtemps dans la tête et la fin est l'une des plus magnifiques de l'histoire du cinéma.
Certains films sont indéniablement ancrés dans notre mémoire, ils constituent à nos yeux, une valeur inestimables qui les distinguent des autres et les rendent légendaires... Brazil fait partie de ces films que j'admire tant. Dans un univers digne d'un roman d'Orwell ou motif kafkaïen, Sam Lowry, un héros la tête plein de rêves, cherche par tous les moyens de s'évader d'un monde dirigé par la bureaucratie et l'armée. Terry Gilliam nous livre une oeuvre rétro-futuriste remarquable. Ce sont de subtiles mises en scène quand bien même audacieuses et visionnaires que le cinéaste a imaginé. L'histoire conclue sur une note très sombre, ce qui cristallise d'autant plus ma fascination pour ce film, éternellement magique à mes yeux.
Le chef d'oeuvre de Terry Gillian. Tout y est réuni : originalité, maîtrise technique, émotion... Une réécriture personnelle et réussie du roman 1984. A ne pas louper !
Alors là.. Quelle claque! Quel film! Celui-ci regorge d'inventivité, que ça soit dans les costumes, dans les voitures, dans les personnages, dans l'univers.. Tout est inventif, original et créé avec soin! Les acteurs sont tous excellents, Jonathan Pryce en fonctionnaire maladroit et boulet, ou même De Niro malgré le fait qu'il se fasse rare dans le film! J'ai adoré l'humour absurde, noir et ravageur qui m'a fait beaucoup rire. Mais j'ai aussi apprécié son message et sa critique de la société moderne et des régimes totalitaires! Une perle du 7ème art.
Il y a quelques éléments bien intéressants : une satire de la société et son culte de l'apparence physique, de la paperasse à excès qui complique tout et que personne ne comprend, de la bureaucratie jusqu'à l'absurde. Mais on se perd entre le rêve et la réalité, bien compris que c'était le but, mais on perd le sel de l'anticipation, ou alors sous drogues dures. Trés décousu par moment. A regret je semble être passé à côté ! Enfin certains décors et éléments de réalisation ont extrêmement mal vieilli.
Depuis que je m’intéresse au cinéma, je crois bien n’avoir jamais vu un film aussi référencé que « Brazil ». En effet, ce film fait de nombreux clins d’yeux à des œuvres phares du cinéma ou de la littérature. Notamment au « 1984 » de George Orwell, roman écrit en 1948. Je crois aussi n’avoir jamais vu un film aussi inventif que celui-ci. Inventif, référencé, coloré, décalé, incontournable, les adjectifs sont nombreux pour qualifier ce film considéré comme l’œuvre phare de Terry Gilliam. « Brazil » est une critique des sociétés totalitaires. On voit clairement que ceux qui s’opposent au régime sont fichés comme étant des ennemis de l’état, sont immédiatement traqués par une milice agressive et sont mis à mort. Tout cela rappelle fortement « 1984 » et son Big Brother, bien que Gilliam ait toujours affirmé ne s’être jamais inspiré du roman d’Orwell. Pour moi, il n’y a pas de doutes, « Brazil » fait partie des films les plus singuliers que j’ai pu voir. Mais cela n’empêche pas que je n’ai pas adhéré une seule seconde à ce film. En lui-même, le film est bien loin d’être mauvais, ce serait limite hérétique de dire ça. Mais c’est du Gilliam, et j’ai beaucoup de mal avec le style du bonhomme. J’ai pas aimé non plus les personnages. Celui qui est interprété par Jonathan Pryce est tout bonnement insupportable et on aurait envie de l’acheter pour lui mettre des claques. Et quel dommage de voir si peu Robert De Niro, qui par sa seule présence arrive à bonifier les trois scènes dans lesquelles il apparaît. Puis j’ai pas aimé l’histoire. Ça part dans tous les sens, Gilliam poussant une nouvelle fois son délire au maximum. Pourtant, en règle générale, j’aime bien ce qui est décalé, mais là, ça n’est pas passé. Mais entendons nous bien, je le redis encore une fois pour éviter tout malentendu, « Brazil » est tout sauf un mauvais film. La clé pour l’apprécier, c’est d’être un adepte du genre prôné par son réalisateur.