Un bien curieux film Oh combien déroutant, mais pas si mauvais que j'ai pu le lire. Le sujet traité est largement intéressant et la mise en scène complètement hallucinante. On plonge dans un univers totalement décalé emmené par un Vincent Cassel excellent comme souvent. Un film a voir assurément mais qui rebutera a coup sure un bon nombre de spectateurs.
Un film étrange a mon gout, je ne dirais pas que c'est un navet, un scenario qui n'a malheureusement pas d'histoire. Il reste assez actif dans son ensemble mais on ne comprends pas vraiment la fin. Un film qui se laisse voir par son acteur Vincent cassel.
Une splendeur.... fan de Gavras... j'ai adoré Sheitan...réa Kim Chapiron et Romain Gavras - Kourtrajmé je me suis ennuyé avec Dog Pound..;seulement Kim.. je retrouve dans ce film la folie Gavras... a voir...!
T'as pas d'armée, pas de dieu, pas de pays, et t'es pas tout seul, t'es avec moi, alors quoi ? Tu comptes faire quoi là ? Tu m'emmènes sur ton île et après quoi ? Quoi ? Tu veux qu'on soit comme tout le monde c'est ça ? Hein ? Tu vois pas que t'es pas comme tout le monde, alors ? Alors ? Non, toi tu veux qu'on prenne le ferry, et ensuite toutes nos emmerdes sont terminées. Je vais te dire un truc, a gens pas ordinaires actions pas ordinaires, c'est clair ? Tu me saoule, je vais boire, tu me saoule, je vais me dégommer la tête, pour ce soir, tu m'as saoulé, comme tout le monde, c'est ça, t'as raison. Non t'as raison sur rien et tu sais que dalle. Que dalle !
C'est vrai qu'il a de la personnalité Romain Gavras, une « patte » qui permet à ce « Notre jour viendra » de ne pas ressembler au tout-venant. Le souci, c'est que lorsque le propos est aussi scandaleux qu'ici, je préfère encore le tout-venant. Quelle honte en effet de développer un propos aussi violent, aussi haineux. Alors que Gavras fils prétend partir en guerre contre le racisme et la haine en nous sortant la bonne grosse métaphore du roux (quelle idée de m..., franchement), ce qu'il défend ici est en réalité beaucoup plus immonde, comme si être isolé (d'ailleurs, bonjour la démonstration ici et les caricatures accompagnant les uns et les autres) justifiait tous les méfaits possibles et inimaginables. Si bien qu'au final c'est un profond mépris que nous finissons par développer vis-à-vis des deux héros, très loin de l'empathie qu'ils étaient censés (du moins j'imagine) provoquer au départ. Avoir du talent, c'est bien, mais le mettre au service d'un tel film (surtout lorsque l'on connait un peu la carrière du paternel) et d'une telle idéologie, j'appelle cela une hérésie.
Le film est bien, beau, l'histoire va de soit, mais ça manque de choc (contrairement aux avis de la critique), c'est pas assez décalé, halluciné, c'est pas assez hardcore. Le sujet d'un road movie sur deux roux misanthropes et rendus fous par les gens qui les accablent manque de conviction, de rage et de passion. Les plans n'ont rien à se reprocher, les musiques sont impeccables et Cassel est vraiment bon dans son rôle de Dr House dépressif, blasé qui cherche une vie meilleure. Mais une fois de plus, c'est regrettable de voir que Romain Gavras ait plus choisit de suivre les traces de son père plutôt que la folie et le décalage de Kourtrajmé.
Un film qui laisse trop le spectateur responsable de l'interprétation des actes des personnages malgré une photographie magnifique. La dernière demi-heure du film aurait méritée d'être plus développée/compréhensible.
Nul! vide de sens : Le lieu, le nord de la France. L'histoire : Un psy barge qui soit disant voulant sortir un jeune sans repères de sa léthargie s'essaye au formatage de ce qu'il n'a pas pu être. Le montage video : nul ; Les acteurs : un Cassel moyen et un prometteur Barthélemy