Un drame réaliste, juste et parfois amusant, qui constitue le premier film du jeune réalisateur canadien Xavier Dolan. Une réalisation maîtrisée, aux acteurs remarquables de sincérité, dans laquelle le jeune homme impose déjà son style. Un film cependant assez irrégulier et fouillis, quelquefois intense, quelquefois ennuyeux, qui traite son sujet de manière trop superficielle. Malgré quelques maladresses, il s’agit d’un film audacieux et mature ! Encourageant !
Parfois intense, parfois ennuyeux, le propos et la maîtrise du jeune Dolan ne laissent pas indifférent. "Tu ferais quoi si je mourrais aujourd'hui ?! - Je mourrais demain..."
Immense fan de Xavier Dolan depuis ce film, je ne pouvais pas passer à côté en créant mon compte Allociné ! Ce film est d'une justesse incroyable et marque la naissance d'un comédien et d'un réalisateur unique.
Xavier Dolan a 17 ans lorsque il écrit le scénario de son premier film, et 19 à peine lorsque il termine de le réaliser. Prodige ou nouveau produit dérivé du star system ? La question ne se pose même plus au terme de l'heure et demie que dure le film. A la fois derrière et devant la caméra, le québécois brille et irradie de sa lumière insolente, à la fois blafarde et divine.
J'ai tué ma mère nous raconte l'histoire de Hubert Minel qui comme bien des adolescents n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Mais par dessus le marché, il ne supporte plus la manipulation, la culpabilisation ainsi que la protection rapprochée pratiquées par sa génitrice.
En partie autobiographique, l'auteur s'est inspiré de la relation vécue avec sa mère pour écrire son scénario : " C'est autobiographique dans le sens où j'ai moi-même eu une relation houleuse avec ma mère et que, maintenant que je vis seul, on s'est rapproché. Il y a eu un épisode adolescent de ma vie qui a été caractérisé par ma révolte contre ma mère et contre les différences abyssales qui nous divisaient." Et c'est avec hargne, haine, et pourtant avec passion que Xavier Dolan interprète ce rôle qu'il s'est taillé sur mesure, le tout en enveloppant son histoire d'une mise en scène travaillée et soignée, esthétiquement incroyable pour un réalisateur si jeune.
Et si les protagonistes s'entre-déchirent avec une violence rare de scène en scène, on ne peut....
Ennui mortel, ces éternelles engueulades entre fils et mère ne mènent nulle part et donnent envie de se tirer. J'ai résisté mais j'avoue que ça a été dur. En plus c'est mal joué..... Et les passages esthétisants sont totalement superflus.
Nous remarquons avec "J'ai tué ma mère" (puis plus tard avec "Laurence Anyways") le style "Dolanien". 20 ans lors de la réalisation et déjà une efficacité redoutable, un lyrisme insolent et un film qui soulève des thèmes essentiels (amour, haine, différence, recherche d'identité...) sans nous peser ne serait-ce une minute. Xavier Dolan a compris que le cinéma était un art, et en l'occurrence, réalise ici, un film d'un esthétisme remarquable. Malgré une légère retenue sur certaines conversations qui s'usent un peu ce film est à voir ne serait-ce également pour la nostalgie de quelques références "truffaldiennes" abordée dans "Les 400 coups".
ce moment magique ou un metteur en scène coche toutes les cases pour être sure que son film soit estampillé art et essai.
Ce moment délicieux ou les cadres immondes nous font sortir du film et ou l'on se dit "mais moi aussi j'ai des problèmes avec ma mère... mais je fais pas chier le monde avec"
Une histoire sur le conflit de la relation entre une mère et son fils. Objectivement intéressante...pour ceux que ça intéresse (j'avoue ne pas en être). Le Québécois des dialogues déroutant (on ne comprend pas tout...). Il y a l'énergie, manque un peu l'aspect cinématographique.
Un excellent film, très touchant, où chaque détail à son importance. Le scénario est accrocheur et particulièrement intriguant, après sa lecture on a qu'une hâte : contempler le théâtre de cette dualité. La réalisation sans faille et les acteurs exceptionnels fusionnent avec la multitude d'autres atouts dont est doté ce film, pour finalement atteindre la perfection. Véritable plongée dans les méandres de l'esprit de son brillant réalisateur, ce film mérite amplement les éloges dont il est sujet. À travers ce déchaînement des passions, on assiste à l'éclosion d'un talent certain. Aucune tâche sur la toile de cette Joconde cinématographique. À voir absolument. 5/5.
Il n’a que vingt ans mais a déjà beaucoup de talent. Pour régler son Oedipe, ce jeune canadien n’a pas choisi la voie la plus aisée en écrivant, réalisant et produisant son premier long-métrage. « J’ai produit le film parce que personne ne voulait le faire, personne n’acceptait de ne pas avoir l’argent de l’Etat et des fonds publics. J’ai donc investir mon propre argent, et j’ai des amis, de la famille, qui ont investi un peu aussi pour m’aider. Puis la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles du Québec) est entrée dans la course au financement. Elle nous a financés in-extremis pour nous permettre de terminer le tournage. Sans elle, je ne serais pas ici ! » La suite sur Vivons curieux !
Du Dolan à l'état pur : citations littéraires trouvées sur "evene", surcharge de posters culturels, un scénario agaçant. Son vrai talent est de se faire passer pour un génie en nous parlant de faux problèmes, en s'inventant un style intéressant mais trop peu innovant. Les acteurs sont moyens, le film nous poignarde de clichés, les contrastes sont marqués au point d'en être caricaturaux. En somme, le petit génie incompris nous offre un film auto-fellation avec un arrière goût d'ersatz de film d'auteur. Si Dolan sait nous rappeler que le publique se fie plus au paraitre qu'à l'être, il n'a pas l'air de s'en rendre compte.
Un film magnifique et émouvant. Le sujet est maitrisé et habillement bien traité, les acteurs sont incroyables de vérité et la bande son soignée et recherchée certainement un de mes films préférés, je vous le recommande vivement.
Impossible d'être réellement objective sur ce film, puisque d'un côté, je trouve la façon de traiter les relations mère-fils assez réaliste et marquante, mais d'un autre, j'ai eu franchement du mal à me plonger dedans. Il n'empêche que je reconnais le fait que Xavier Dolan est un jeune réalisateur dont l'avenir est très prometteur. Cependant, je peine tout de même à adhérer au style, même si on y distingue une certaine particularité. D'autres sauront certainement l'apprécier à sa juste valeur !