Mon AlloCiné
J'ai tué ma mère
note moyenne
4,1
2581 notes dont 289 critiques
26% (76 critiques)
37% (106 critiques)
22% (64 critiques)
8% (24 critiques)
3% (9 critiques)
3% (10 critiques)
Votre avis sur J'ai tué ma mère ?

289 critiques spectateurs

Loskof

Suivre son activité 232 abonnés Lire ses 688 critiques

4,0Très bien
Publiée le 08/10/2014

Pour la sortie de Mommy je me suis dis que ça serait bien de découvrir un peu la filmographie du garçon, pour savoir déjà si ça vaut le coup de me déplacer au ciné et pour vérifier ce que l'on peut lire un peu de partout sur son talent. Et ben pour un premier film c'est vraiment réussi ! Bon je l'ai pas vu dans des conditions idéales puisque sans sous-titre donc j'ai du un peu m'accrocher pour comprendre les dialogues ! C'est un film qui possède pas mal de défauts, forcément pour une première réalisation, notamment une mise en scène parfois trop appuyée, le cadrage par exemple qui est exagérée, même si l'on peut apprécier un effort dans ce domaine. Idem au niveau de la construction du récit, c'est assez achée, les chapitres s'enchainent sans réelle cohérence, et on pourrait presque se dire qu'il serait possible d'inverser tous les chapitres et que le rendu serait le même. Mais ces défauts sont compensés par une grande générosité à l'écran. Toutes les situations sonnent vraies, les dialogues sont justes. En fait Dolan arrive en 1h30 à faire le tour (ça en donne l'impression) des rapports conflictuels entre un fils adolescent et sa mère. En plu les scènes sont très longues, parfois en plan séquence, ou du moins en plan long, les situations ont le temps d'être développées, on se retrouve dedans. Et finalement, que ça soit un premier film ou non on s'en fiche, car on se trouve face à un film réussi !

L'AlsacienMarseillais

Suivre son activité 330 abonnés Lire ses 1 099 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/07/2011

J'ai été ébahi par ce film d'une objectivité et d'une sincérité rare. J'avais déjà adoré le deuxième long-métrage de Xavier Dolan, "Les amours imaginaires", qui m'avait vraiment surpris par son atmosphère et la surface lisse de ses personnages. Ici, la perception reste identique à travers un duo d'acteur étonnant qui déborde d'émotion, de vérité, de haine et d'amour l'un envers l'autre sans réussir à s'atteindre, à se connecter normalement avec l'autre, sans savoir pourquoi. C'est la première fois que j'observe une relation (ici, mère-fils) aussi bien retranscrite et traduite, et pourtant si complexe ; le scénario est d'une lisibilité rare et tenace, on explore la haine et l'amour de cette relation au travers leur quotidien aléatoire, piquant, tantôt vrai, tantôt faux, enrobé de citations magnifiques (celle de l'ouverture est sublime!), de confessions à coeur ouvert, de défilé d'objets suivi de touches de musiques discrètes, douces et efficaces. Le côté autobiographique du long-métrage a sûrement joué en la faveur de Xavier Dolan mais on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de génie là-dedans! L'esthétique est singulière et bien ancrée : les plans serrés, les visages décentrés, les dialogues improvisés... Les scènes de disputes, d'incompréhensions, de retrouvailles sont filmés avec une intense justesse, c'est juste clair comme de l'eau de roche. Le rôle de la mère est tenu par Anne Dorval (alias Criquette Rockwell pour les connaisseurs de passe-temps débile) qui cache plus d'un tour dans son sac : personnage à la fois évident et complexe, elle le manie d'une manière abrupte et touchante, nous énervant quelque fois dans ses réactions. C'est l'histoire d'un fil incassable qui peut se tordre dans tous les sens sans que jamais les deux bouts ne soient séparés. Le texte est superbe, malgré les longs charabias québécois qui n'ont pas de sens chez nous, çà fait parfois rire, l'image de certaines scènes poussent aux larmes comme à la rébellion, touchant une part d'humanité indéniable et inexplicable chez chacun. Dolan éclaire sur les bribes des souvenirs maternels, des désirs oubliés en passant par la haine de l'incompréhension et la volonté de s'échapper... Un chef d'oeuvre, vraiment!

Virginie N

Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 1 074 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 14/05/2014

Un drame réaliste, juste et parfois amusant, qui constitue le premier film du jeune réalisateur canadien Xavier Dolan. Une réalisation maîtrisée, aux acteurs remarquables de sincérité, dans laquelle le jeune homme impose déjà son style. Un film cependant assez irrégulier et fouillis, quelquefois intense, quelquefois ennuyeux, qui traite son sujet de manière trop superficielle. Malgré quelques maladresses, il s’agit d’un film audacieux et mature ! Encourageant !

Ashitaka K

Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 127 critiques

4,0Très bien
Publiée le 26/02/2017

Comment un petit québécois comme Xavier Dolan a pu passer de simple doubleur dans Twilight au réalisateur de toute une nouvelle génération? Sans passer par 4 chemins, je ne m'y connais pas beaucoup en terme de cinéma québécois (si ce n'est quelques films de Denis Arcand). Pas que ce type de cinéma soit inintéressant, c'est qu'il est trop oublié du grand public, et c'est malheureusement le cas d'autres productions étrangères. Heureusement, la sortie de "Mommy" fin 2014, l'un des plus gros succès critique du cinéma francophone de ces cinq dernières années, a permis à Dolan, malgré un style et une technique de réalisation très personnels non-accessible à tous, de chavirer le coeur de plus d'un million de spectateurs français l'année de sa sortie. Un film qui plait est un film ayant sa propre particularité, et c'est ça qui fait le charme des films du réalisateur: le genre réaliste qu'il exploite étonne, captive, de quoi retenir l'attention du spectateur. C'est un genre en partie engagé, Dolan (le "Nolan" de l'art réaliste?), apparaissant ici devant et derrière la caméra, a traité plusieurs fois des relations mère/fils, lui-même ayant été élevé seul par sa mère avec qui il a partagé de l'amour et de la haine. Le choc du film provient en partie des révélations, montrées, de ce que l'Homme refuse de montrer par soi-même, notamment ici: la Haine, et les relations conflictuelles entre une mère et un ado. L'histoire, en partie biographique, venant à bout de son idée sans pencher vers le timoré (la peur de trop en montrer, d'être extrême), raconte celle d'un étudiant interprété par Dolan lui-même destiné à vivre avec une mère dont il ne supporte pas les manières et dont il a honte d'être le fils. Suite à un mensonge, son enseignante lui avouant elle-même détester son propre père, l'aidera alors à reconquérir l'amour qu'il eut avec sa mère lors de sa plus tendre enfance. Dolan, malgré son âge au tournage du film, réussi à interpréter son personnage avec beaucoup de justesse, malgré quelques exagérations dans les dialogues par moments. La musique du film, digne de celle de Preisner dans les films de Kieslowski, accompagne cette histoire d'amour et de haine avec douceur, tant le son et les dialogues le font avec la colère, la rage ; le personnage d'Hubert n'est typiquement pas le genre de fils qu'on aimerait avoir, tant il inspire la violence et le mépris. On ressent de la gêne mais aussi de la pitié pour la mère, victime de la vie quotidienne dont elle n'a pas désirée. Petit inconvénient, pas mal de facilités pour l'écriture des personnages secondaires, en revanche suffisamment bien foutue pour les rendre intéressants et attachants. Les 90 minutes passent ainsi toutes seules. Moralement violent (rarement physiquement mise à part à la fin), le film parvient à trouver son esthétique dans les plans de caméra (dont le fameux champ/contrechamp de la scène du diner), dont la conclusion nous fait questionner sur le sens du titre: Spoiler: si Hubert ne "tue" pas sa mère physiquement, techniquement parlant elle et lui sont torturés par le destin, allant des problèmes scolaires du lycéen et les crises de nerfs qu'il fait subir à sa mère. Le déroulement de l'intrigue forme ainsi une leçon de vie dont la morale vient de soi. Le genre de film qu'on ne regarde pas, mais qu'on ressent.

Alain D.

Suivre son activité 70 abonnés Lire ses 1 564 critiques

4,0Très bien
Publiée le 17/03/2017

Ce drame, réalisé par Xavier Dolan, nous offre des images fortes, marque de fabrique du réalisateur Canadien. Ce film, mis en scène de façon magistrale, jouit aussi d'une très belle bande musicale. Le scénario signé Xavier Dolan nous propose des scènes fortes chargées d'émotion. Il nous conte une histoire émouvante, évoquant les affres d'un adolescent différent et le combat d'une mère pour aimer un fils perturbé. Anne Dorval est magnifique dans l'interprétation du rôle délicat de la mère. Xavier Dolan, qui assure également le premier rôle de ce film, effectue, lui aussi, une belle prestation d'acteur. Le pitch : Hubert Minel, 16 ans, est un adolescent "spécial" ; Il haït tellement sa mère avec qui il vit que la cohabitation devient un enfer.

Santu2b

Suivre son activité 96 abonnés Lire ses 1 481 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 29/04/2014

Il aura beaucoup fait parler ce "J'ai tué ma mère" présenté à Cannes en 2009. Toutes les tirades dithyrambiques possibles ont même été délivrées : "une claque", "un sommet", "à seulement 19 ans"... Si l'on ne peut que souligner la précocité de son âge, avouons quand même que son film ne révolutionne pas non plus ce début de siècle ! "J'ai tué ma mère" se dessine en réalité entre deux feux ; l'un, vif et chaleureux, l'autre, beaucoup plus terne et plat. Incontestablement, Dolan a du talent et l'exerce au mieux dans ses fantastiques qualités de découpeur d'images ; soit quand il laisse son récit voguer sur des notes beaucoup plus lyriques. Porté par une bande-originale excellente, l'oeuvre devient alors à ce moment un saisissant captatif de visages, couleurs et sons, entrecoupé de ces scènes-monologues dans un noir et blanc non moins superbe. On croit alors que ces prouesses visuelles vont se retrouver dans le fond même du propos mais c'est précisément là que l'on se trompe. Car "J'ai tué ma mère" n'est qu'un ramassis de clichés, se voulant novateur mais distillant en réalité la plupart des thématiques désormais inscrites à l'écran depuis une décennie : adolescence, parents, homosexualité, religion... On n'a pas attendu Dolan pour traiter de ses sujets ; il suffit de faire un tour chez les Drumont, Honoré et consorts. Non seulement il n'invente rien, mais de plus, malgré quelques sourires, tout tourne en rond sur le plan scénaristique et finit même, au rythme des disputes de nos deux protagonistes, par lorgner l'insupportable. Trop d'hystérie tue l'hystérie !

Kloden

Suivre son activité 55 abonnés Lire ses 996 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 02/09/2015

A travers les citations qu'il place en encarts (celle d'ouverture signée Maupassant, par exemple) et la mise en abyme qui s'opère naturellement à travers cette histoire (que Dolan écrivait à 17 ans, de manière autobiographique), J'ai tué ma mère dénote une compréhension profonde et douloureuse du rapport parent-enfant, lien indestructible pour le meilleur et pour le pire, entrave et filet de sécurité. Au-delà, je suis resté complètement en-dehors de ce premier film au maniérisme très prononcé, dans lequel Dolan ensevelit son cri du cœur sous une mise en scène trop voyante, trop désireuse de se faire remarquer. Les citations se multiplient (Lynch, Wong Kar-Waï...), les murs sont tapissés d'affiches qui donnent un cachet "artiste" au personnage, les effets visuels s'étalent à grosses louches : J'ai tué ma mère, plus qu'à une porte d'entrée dans l'univers de son réalisateur, ressemble horriblement à la carte visite d'un auteur naissant soucieux de se ménager une crédibilité. Je comprend l’écueil dans lequel s'enfonce Dolan, mais cela n'enlève rien au fait que l'émotion se trouve euthanasiée par cette fuite du naturel, d'une spontanéité épurée. Dolan cherche à compenser ça par la teneur parfois hystérique de son récit, qu'il veut à fleur de peau, mais cela créée plus d'antipathie qu'autre chose et j'ai trop eu l'impression de le voir raconter sa propre histoire sans assez de sincérité. Pour se livrer à fond, il aurait sans doute fallu renoncer davantage à cet esthétisme clinquant et lui préférer la simplicité. Dommage, puisque certaines idées de fond sont bonnes et qu'on sent, bien sûr, que Dolan est quelqu'un de subtil. Remarqué mais très loin de présenter l'alchimie recherchée.

Alex P.

Suivre son activité 2 abonnés Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/12/2014

Ce film ... Que dire? Bouleversant ... Pour la première fois de ma vie j'ai étais réellement touché pour un film. Merci Monsieur Dolan pour ce chef-d'oeuvre. Un tel jeu d'acteur avec Mme Dorval est juste ... magnifique ! Ce côté littéraire avec toutes les citations d'auteurs célèbres est bien pensé. Un film touchant par le contexte de l'histoire et également des personnages. Cela m'a fait beaucoup réfléchir sur moi même ( comme le long métrage sur "Les amours imaginaires"). Alors je remercie ce réalisateur/acteur qui est juste prodigieux mais également les autres acteurs. Tant de finesses pour ce qui est des cadrages de caméras, des dialogues qui viennent en nous pour nous provoquer différentes émotions ... En trois mots : un film exceptionnel. Je le recommande à tous ceux qui possèdent une sensibilité. Vraiment. En espérant que Mr Dolan continue sur sa lancé et ne se laisse pas toucher par les critiques méchantes et non constructives !

Raphaël P.

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 126 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/09/2014

Une oeuvre purement esthétique, prouvant aux vieux de la vieille que l'age et l'experience n'apporte pas obligatoirement. Xavier Dolan, à 20 ans à peine, nous pond une oeuvre extremement moderne. Pleine de joie, de tristesse, de desespoir et d'espoir. Porté par un jeu d'acteur tout bonnement epoustouflant, "J'ai tué ma mère" marque par sa beauté, sa simplicité scénaristique, sa maîtrise et sa musique. Mention spéciale à la scène métaphorique avec sa mère. Purement magistrale.

Elisa G.

Suivre son activité Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 20/07/2014

Ce film est bouleversant, sensible, touchant . Xavier Dolant est incontestablement un acteur, et réalisateur de génie .

Charles C.

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 8 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/03/2014

Immense fan de Xavier Dolan depuis ce film, je ne pouvais pas passer à côté en créant mon compte Allociné ! Ce film est d'une justesse incroyable et marque la naissance d'un comédien et d'un réalisateur unique.

Charles-Arrete

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 88 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 25/06/2013

Ce fût dur. Très dur pour moi de me dire que j’allais m’apprêter à regarder un film de Xavier Dolan. Beaucoup de personnes aiment, beaucoup n’aiment pas. Ce fût pour moi la même approche que pour Godard. De nouveau on me disait : Tu vas voir je suis sur que tu vas adorer. Je hais Godard. Ne voulant pas m’avancer cette fois ci au risque une nouvelle fois d’être déçu, j’ai mis un peu de temps à lancer « J’ai tué ma mère ». Et la miracle, les peurs se dissipent, les images s’enchainent et et l’œuvre est la, surprenante. L’histoire suit les conflits entre Hubert (Xavier Dolan) et sa mère (Anne Dorval). Hubert est un lycéen qui n’aime pas sa mère. Tout est prétexte à la critiquer, à lui montrer son mépris. Entre culpabilisation et manipulation, cette relation évolue durement. Hubert plonge alors dans un monde marginal et expérimental, obsédé et perdu dans ses conflits. La scène d’ouverture pose les règles d’un film étrange. Hubert parle à sa caméra. L’image est en noir et blanc et les plans sont inhabituels. Ce noir et blanc c’est le contraste Mère/Fils, l’image est douce et lisse mais les paroles sont brutes et violentes. Cette scène nous indique alors le seuil de perdition du personnage. Les paroles sont confuses, il aime sa mère mais ne comprend pas comment ni pourquoi. Il culpabilise mais se donne quand même raison, il nage entre innocence et mal-être, entre blanc et noir. La suite ici :

Tendax_montpel

Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 630 critiques

3,5Bien
Publiée le 28/11/2012

Un film singulier sur les rapports mère/fils... On s'attend, vu le titre, à un scénario macabre mais finalement c'est une histoire forte et sensible servis par des acteurs remarquables de sincérité. Les moments musicaux font en revanche un peu "clip adolescent" et on aurait pu s'en passer. Toutefois, Xavier Dolan livre ici un film étonnant de maturité.

FDC33

Suivre son activité 97 abonnés Lire ses 250 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 08/04/2012

J'ai tué ma mère est un film qui s'avère bon dans l'ensemble . Le premier film de Xavier Dolan commence par cette magnifique citation de Guy de Maupassant : "On aime sa mère presque sans le savoir , et on ne prend conscience de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière" . Il y a une violence dans l'affrontement mère-fils autrement plus fort que celui dans Poil de Carotte avec Richard Bohringer ou dans Vipère au poing de Philippe de Broca ( qui sont soit dit en passant deux mauvaises adaptations d'un roman plutôt pas mal _Poil de Carotte et d'un excellent roman _Vipère au poing ) . Il y a vraiment une force dans ce film qui vient aussi des interprétations de Xavier Dolan qui est aussi bon devant et derrière la caméra mais aussi Anne Dorval , souvent bouleversante en cette mère et comme disait Cocteau ce qui se voit dans le film : "La mère d'un fils ne sera jamais son ennemi" . Il y a aussi une évolution dans le jugement du personnage d'Hubert : il y a la honte et le dégoût au fait d'être le fils de cette femme puis on se rend compte que par la suite se développe une tentative face à la possibilité de rencontrer cette femme dans un autre contexte . Cette progression est particulièrement intéressante . Mais , il y aussi une reconnaissance très forte du protagoniste : il reconnait qu'il l'aime . Cela ne rappellerait-il pas la relation complexe entre Henri et Junon Vuillard dans le magnifique Un conte de noel d'Arnaud Despleschin . Dans le film de Dolan , il y a aussi un très beau plan d'Anne Dorval venant d'apprendre l'homosexualité de son fils enlevant ses boucles d'oreilles : il y a dans cette scène , un moment de solitude , l'absence des moments et des discussions qu'ils partageaient dans le passé . Le passé est d'ailleurs très présent dans ce long-métrage ( on pense aux images de fin ) . J'ai tué ma mère comporte une véritable singularité de l'adolescence . Cependant , le film de Xavier Dolan sait par instants , par moments , instaurer ce qui peut nous plaire au cinéma à savoir l'identification au personnage . Justement , parce que malgré sa violence , sa grande révolte souvent excessive , cache une grande maturité qui lui permet de s'analyser lui-même. Qui n'a jamais éprouvé cette colère intérieure , cette violence ? Qui n'a jamais ressenti une telle difficulté à exprimer ses sentiments et ses émotions ? Ces questions sont évidement rhétoriques . Il y a la scène de la peinture qui est très forte dans le film du jeune réalisateur canadien , c'est comme pour le protagoniste une manière de se libérer et mentalement et physiquement ( sexuellement ) . On apprécie aussi beaucoup les quelques ralentis du film au point de vue mise en scène et même si certains on pu qualifier le cinéaste de prétentieux , on voit juste qu'il s'agit d'un pur plaisir , même une jouissance à user des procédés cinématographiques . Là où on pourrait en revanche reconnaître que le film n'est pas totalement parfait , c'est dans certaines scènes qui n'aient pas vraiment de sens ( un plan laisse Anne Dorval en religieuse , pleurant des larmes de sang _était-ce vraiment utile ? ) . Mais bon , il s'agit quand même d'un bon premier long-métrage beaucoup plus intéressant que d'autres premiers films tels que Pardonnez-moi de Maiwenn , extrêmement manichéen et nombriliste . Ici , on a une oeuvre travaillée , un produit certainement imparfait , qui n'est pas un chef-d'oeuvre certes mais qui provient d'un cinéaste prometteur et possédant un certain talent .

chrischambers86

Suivre son activité 1030 abonnés Lire ses 10 091 critiques

3,5Bien
Publiée le 05/06/2011

Toute la fougue, l'insolence, l'inventivitè mais aussi le mal-être de l'adolescence! il faut prèciser que le jeune québecquois Xavier Nolan, rèalisateur, scènariste et principal interprète, n'avait que vingt ans quand il a bouclè "J'ai tuè ma mère". Et à peine projeter sur la Croisette, le film provoqua un vèritable engouement qui n'est pas retombè depuis! Le mètrage se prèsente comme une sorte de chronique, celle d'un adolescent observant jour après jour une mère qu'il ne peut plus voir en peinture! Le ton est à la fois cruel et drôle, les scènes se succèdent sans appesantir, soutenues par une bande originale très bien pensèe et surtout très varièe! Quel talent ce Dolan parce qu'il arrive surtout à prendre toujours une certaine distance et surtout à nous faire sentir à quel point il aime profondèment les personnages qu'il filme! A commencer par cette mère aussi irritante que dèsemparèe! Quelle imagination crèatrice aussi (les scènes de ralentis en musique sont souvent brillantes) et quel sens vrai du cinèma chez quelqu'un d'aussi jeune! Bien loin des mauvais films d'ados vulgaires et poussifs, voilà un petit film de finesse et d'intelligence à dècouvrir rapidement...

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top