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flushroyal
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3,5
Publiée le 16 mars 2012
Pour son premier film derrière la caméra, Daniel Auteuil signe un agréable remake du film éponyme de Marcel Pagnol. On retrouve quasi intact la recette qui a fait la notoriété des œuvres du dramaturge marseillais : charme de la Provence, conflits sociaux, romance un peu eau de rose mais bien raconté, personnages drôles, authentiques et hauts en couleur, le tout dans un ensemble brillamment dialogué. Par ailleurs, s'agissant d'un remake, D. Auteuil a pu se concentrer sur la réalisation et il en résulte une très bonne mise en scène. De plus, bien que se dirigeant lui même pour la première fois, il se révèle très bon dans le rôle du puisatier, ayant la lourde tache de passer après Raimu mais apportant au final sa touche personnelle au personnage. Les autres interprètes sont par ailleurs bien dirigés ( notamment Kad Merad qui succède à Fernandel sans avoir à rougir de sa prestation bien au contraire ). On peut également souligner la bonne musique d'Alexandre Desplat ainsi que la maîtrise des silences. En bref, un bon film, un bon remake et de bons débuts pour D. Auteuil à la mise en scène.
De facture bien trop académique,"la fille du puisatier",remake d'une célèbre oeuvre de Marcel Pagnol,incite toutefois à l'indulgence.Car Daniel Auteuil(de nouveau chez Pagnol après "Jean de Florette" et "Manon des Sources")met tout son coeur à l'ouvrage,devant comme derrière la caméra.Il filme la Provence de son enfance avec beaucoup de nostalgie,et une lumière éclatante.Car ce mélodrame socio-familial d'époque possède tous les ingrédients de l'épopée intime.Car c'est un plaisir d'écouter les dialogues chantants et le verbe haut des gens du Sud.Auteuil est un être empli de générosité et de fidélité.Il est parfait en modeste et rugueux puisatier.On ne peut en dire autant du reste du casting,entre manque d'implication(jean-Pierre Darroussin et Sabine Azéma),présence opportuniste(Kad Merad)ou hors-sujet(Nicolas Duvauchelle).Quant à l'héroïne,objet de toutes les convoitises,elle est incarnée par une Astrid Bergey-Frisbey trop lisse et honnête.Et le manque patent de surprises ne permet pas de faire décoller un récit qui finit dans une réconciliation malvenue et naïve.On reste donc loin de la qualité de Pagnol,et bien sûr du dyptique de Claude Berri.
Un film dans la lignée des autres films récents tirés de Pagnol, ça sent bon la Provence et le bon vivre, c'est plaisant. Daniel Auteuil & Kad Merad sont très biens, un vrai bon moment de fraîcheur.
Le seul réel mérite qu'à cette « Fille du puisatier » version 2011, c'est de raconter une histoire. En effet, à une époque ou certaines cinéastes ne se donnent même plus la peine de narrer quoi que ce soit, Auteuil a fait l'effort d'écrire un scénario, et on le remercie. Mais c'est donc bien la seule chose pour laquelle je le remercierais tant le résultat n'est pas convaincant pour autant. Que c'est lourd, vieillot, parfois un peu risible. Je sais que je vais passer pour un vieux con, d'autant qu'à l'époque ca « se passait comme ca », mais quand même : était-ce vraiment obligatoire de remettre à jour le roman de Pagnol, alors que celui-ci était justement ancré dans un contexte bien précis? J'en doute fort. Il y a en conséquent vraiment de quoi être agacé par certains comportements de personnages, d'autant qu'ils sont loin d'être tous bien joués : car si Auteuil reprend honnêtement le rôle tenu à l'origine par Raimu, Kad Merad et Sabine Azéma montrent infiniment plus de difficultés, tandis que je préfère garder sous silence (mince, c'est raté) la minable prestation d'Astrid Bergès-Frisbey (qui en plus a un nom chiant à écrire), navrante de bout en bout et horripilante à plusieurs reprises. Encore une prestation encensée par certains de façon incompréhensible! Mais les mecs, vous les voyez des fois les films pour sortir des trucs aussi ahurissants? Heureusement, la sobriété de Jean-Pierre Darroussin compense un peu... C'est donc gentiment d'inégal que l'on qualifiera ce premier essai à la réalisation de l'interprète du « Bossu » et de « Jean de Florette » qui, malgré sa sincérité, semble plus à l'aise devant que derrière une caméra...
L'histoire est très belle comme toute celle de Marcel Pagnol,d'ailleurs.Le film se regarde avec plaisir et sans ennui mais il y a quelques bémols,on sent par exemple Daniel Auteuil assez ennuyé avec la réalisation et Astrid Berges-Frisbey joue comme un pied.Tout ça reste malgré tout plaisant mais on préfèrera la version de Pagnol de 1940 avec Raimu et Fernandel.
Belle adaptation de Pagnol. Après avoir été Ugolin Daniel Auteuil revient à l'auteur qui lui a offert une autre dimension au cinéma mais cette fois-ci derrière la caméra. La mise en scène est académique mais on sent l'amour de Pagnol à chaque instant. Le texte est évidemment une perfection, ça reste du Pagnol. Le problème est surtout le casting, parfois trop surjoué (2-3 fois Azéma notamment) et l'accent souvent peu naturel. Mais il s'agit là d'un beau film mais il est certain que la version de Pagnol en 1940 est une ombre trop forte.
Cette adaptation est une réussite totale. Auteuil est fabuleux. Quel talent. Bien sur, si on cherche la petite bête, on peut dire qu'il est difficile de se planter avec un texte comme celui de Pagnol, qu'Auteuil n'a pas vraiment pris de risque mais ce serait nier son travail de comédien, sa mise en scène irréprochable tout comme sa direction d'acteurs. C'est joli, c'est émouvant, c'est drôle, c'est poétique. De plus, le fait de passer après Raimu ne semblait pas être une tâche facile mais Auteuil ne cherche en aucun cas à singer son illustre prédécesseur. Il y met sa propre personnalité et c'est une merveille. Kad Mérad est impeccable, Darroussin tout autant. Seul bémol, le choix de Sabine Azéma. Elle pleurniche mal, s’énerve mal et ne fait pas l'effort de parler avec l'accent provençal. J'en dirais autant à propos de Nicolas Duvauchel qui n'est pas très bien choisi bien qu'il ne gâche pas non plus l'ensemble...A noter que l'adorable bébé dont les quelques scènes sont un véritable bonheur est le fils de Daniel Auteuil. En conclusion, à voir absolument.
Film classique de romance de l'ancienne France tirée du livre de Marcel Pagnol avec Happy End. Agréable a regarder. je reproche juste le ton triste durant tout le film (pas de passage de rire).
Un entreprise sincère mais au final, un film vain. D'un classicisme absolu dans l'adaptation, le film souffre d'un déséquilibre constant entre des scènes touchantes et d'autres qui tombent à plat. Les acteurs ont globalement du mal. Auteuil est inégal, Darroussin peu à l'aise, Azema n'a jamais été si mauvaise. Quant à l'actrice principale, même si elle s'en tire bien mieux que la calamiteuse Josette Day, elle torpille certaines scènes par son manque de naturel. On citera quand même Kad Merad, touchant, Emilie Cazeneuve, extra en Amanda et Nicolas Duvauchelle, ambigu et très vrai. Mais que l'ombre de Raimu est grande...
Ce film est magnifique. A travers cette histoire de Marcel Pagnol, Daniel Auteuil reprend d'une main de maître la vie de la famille Amoretti. Humour et compassion rythme cette comédie qui sent le thym et romarin avec des cigales fredonnant prêt de nos oreilles. Merci Daniel de nous faire revivre ce roman et à bientôt dans notre région du sud et plus particulièrement notre petit village de Saze où tu es toujours le bienvenue.
Il fallait soit du courage soit être inconscient pour s'attaquer au chef d'œuvre de Pagnol. Daniel Auteuil portait le rôle du père Amoretti en lui depuis de nombreuses années. Sans doute depuis le virage pris en 1985 après avoir tenu le rôle d'Ugolin sous la direction de Claude Berri . Endosser le rôle après Raimu relevait de la gageure, mais Daniel Auteuil a désormais suffisamment de métier pour s'attaquer à une telle montagne sans dévisser au premier accroc. Malgré tout on pouvait rester inquiet quand on sait qu'il fallait à Darroussin et Merad ni plus ni moins remplacer Charpin et l'immense Fernandel. On sait ce qu'il est advenu du remake de "l'Auberge Rouge" massacré par Clavier et sa bande sans parler de la tentative assez vaine de De Funès d'endosser le costume de "l'Avare". La surprise est plutôt agréable de voir Auteuil donner une vision plus madrée et nuancée d'Amoretti. Sa puissance de jeu que l'on connait désormais depuis plus de vingt ans emporte tout sur son passage et bonifie le jeu de tous ceux qui l'entourent, hormis la toute jeune Astrid Bergès-Firsbey qui paraît souvent bien empruntée dans une entreprise qui dépasse le niveau actuel de son jeu . La prédominance d'Auteuil est à ce point évidente qu'elle fait basculer le point d'équilibre du film de Pagnol. Là où Fernandel poignant de vérité dans son amour déçu concentrait toute l'émotion, c'est ici la souffrance du père qui est davantage perceptible. Pourtant Auteuil n'a changé aucun mot au texte de Pagnol, ce qui montre bien ce que la mise en scène et le jeu des acteurs apportent à la tonalité d'un film. Une entreprise courageuse qui démontre qu'incontestablement, Auteuil est aujourd'hui notre plus grand acteur parce qu'il a su ne pas gâcher son talent comme Depardieu dans une filmographie incohérente uniquement destinée à récolter en monnaie sonnante et trébuchante le fruit des années d'apprentissage.