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We Need to Talk About Kevin
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Starwealther
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3,5
Publiée le 29 septembre 2022
Film assez saisissant sur la difficulté d'un couple à maitriser la violence de leur fils, cet enfant a une haine en lui qui est phénoménale c'est le mal incarné. Le film pose des questions existentielles à travers les yeux de sa mère (Tilda Swinton): pourquoi mon fils se comporte si méchamment ? Qu'es- ce que j'ai raté dans son éducation ? La souffrance de la mère fasse à un fils qui est le diable en personne est très bien mise en évidence à l'écran. De nombreuses scènes font froid dans le dos, le film met mal à l'aise par les atrocités que Kevin peut faire? Un "Elephant" façon Lynne Ramsay que j'ai trouvé très réussi.
Après plusieurs courts métrages, à travers cette chronique dramatique, L. Ramsay raconte une relation mère-fils destructrice. C'est aussi un portrait de femme désemparée qui tente tant bien que mal de se reconstruire lestée d'un fardeau. Le récit est assez chaotique, ponctué d'effets de style abstraits et par de nombreux flashbacks. On pourra déplorer un manque de solutions concrètes avant l'irreparable, afin de rendre un peu plus réaliste cette histoire aussi troublante que tragique.
Encore un film qui va me hanter pendant un certain temps, comme "Naked" ou "Irreversible". Un film terriblement dérangeant et qui m'a bouleversé. J'ai été transperçée au plus profond par ces deux personnages, Kevin et sa mère, leur détresse, leur relation douloureuse et destructrice, complètement tissée d'incompréhensions, d'impatience, d'attentes jamais assouvies, de rancoeurs et de violence... C'est un film brutal, mais pertinant qui porte un regard terrible sur la complexité de certaines relations parent-enfant, sur l'évolution d'un psychopathe qui se construit par étapes successives jusqu'au point de non retour, et la solitude et la culpabilité ravageuse portée par sa mère. Quand l'amour maternelle ne va pas de soi et se construit bancal les conséquences peuvent être désastreuses surtout quand la mère n'est pas capable d'en parler et que le père ne comprend pas ce qui se joue. Tilda Swinton est époustoufflante et la construction de ce film est vraiment parfaite et puissante. J'ai pensé à Haneke dans la façon de montrer, d'ouvrir des pistes de réflexion et de laisser chacun se faire son opinion.
]Dans beaucoup de critiques, j'ai lu que Kevin représentait le mal inné,qu'il méritait des claques quand il provoque sa mère ect... Je ne suis pas de cet avis.Enfait même si mère se dit prête à avoir un enfant,elle n'a pas la maturité qu'il faut pour ça.Elle n'accepte pas son corps de femme enceinte,elle ne fait pas épanouie.On nous laisse entendre qu'elle aurait voulu une fille.Son accouchement à l'air d'un traumatisme.Elle entre dans une dépression post-partum qui fait qu'elle ne parvient pas à ressentir d'empathie pour son bébé,les bébés ressentent tout.Quand elle veut l'apaiser elle "berce"son enfant sans chaleur sincère,elle le fait en tenant son petit loin de son coeur et presque du bout des doigts.On pourrait croire qu'elle ne l'aime pas mais c'est autre chose,elle n'arrive pas à établir de relation avec lui.
Dans certains commentaires je lis "enfant psychopathe".Non mais alors pas du tout.Il fait lui aussi tout son possible pour rentrer en contact avec elle.Il refuse de lui renvoyer le ballon parce qu'il sent que sa mère se force.Elle ne cherche pas à désamorcer les tensions.Elle ne le voit pas comme un enfant et rend dramatique ce qui au départ ne l'ai pas.Il la provoque toujours plus parce qu'il a besoin d'établir un lien,il a besoin de son amour,de sa joie...Et elle si fragile comprend tout de travers,craque et le maltraite plus d'une fois.En paradoxe,elle ne lui met pas de limites à cause de la culpabilité qu'elle ressent.Le père lui,est dans le déni complet.Ils ne font pas de thérapie,pourquoi?Parce qu'elle a honte.Le regard des autres dans notre société est assassin.Elle même juge les personnes en obésité,l'image est plus importante que ce qui se passe vraiment.L'enfant lui montre lorsqu'il choisit de garder secret de la maltraitance qu'elle lui a infligée. Quand elle lui dit qu'elle veut l'aider à personnaliser sa chambre,pour lui ça n'a pas de sens puisqu'il s'agit de représenter sa personnalité à lui,du coup il lui montre en sabotant sa déco que d'un côté il voudrait avoir une place importante,un désir de fusion et d'autre part, il cherche l'attention sincère de sa mère qui réagit de façon excessive au lieu de prendre du recul pour ne pas réagir à chaud.Tout du long il veut lui faire passer un message qu'elle ne reçoit que trop tardivement.
We need to talk about Kevin est un pur chef-d'oeuvre, qui érige la question de l'éducation dans l'entièreté de son scénario. Comment un tueur prend forme ? Par son éducation ? Par sa naissance ? Une question constamment en suspens tout au long du film. Une certaine scène souligne une partie de la réponse à cette question : spoiler: lors de la scène du golf, où, Kevin sous-entend qui tient ce comportement infâme de sa mère.
Ce film révèle une profonde incompréhension face aux actes d'une violence singulière dont certains êtres sont capables, comment se mal naît-il ? Néanmoins, tout au long du scénario on remarque l'attitude problématique de sa mère qui est en réalité compréhensible face au chaos que représente la présence de cet enfant. Une cinématographie qui vaut le détour, une lumière rouge omniprésente, des acteurs plus que talentueux mais surtout un scénario qui trouve sa complexité dans les fin fonds de la psycho-sociologie. En outre, We need to talk about Kevin est la conversation qui n'a jamais lieu, un danger pas assez prévenu et dont l'origine est constamment remise en question. Bref, une oeuvre complète, intelligente et visuellement réussite.
C'est sur cet excellent film qu'est We need to talk about Kevin, que j'écris ma première critique. La mise en scène froide, est très réussie. Le film essaye de nous perdre avec de nombreux flashbacks servant à comprendre comment et quel drame a pu arriver. Les seuls phares de ce film, nous permettant de garder un cap temporel sont les coupes de cheveux d'Eva, jouée par l'excellente Tilda Swinton. Ezra Miller est excellent, j'ai trouvé que ce vide qu'éprouve Kevin était immortalisé par ces grandes maisons, peu remplies, lisses où la famille vie. Lisse comme la vie qu'Eva essaye d'inculquer à Kevin. Bien que ce vide soit assez exagéré, sauf si, dans ce cas précis, la réalisatrice voulait montrer les origines du mal, ici avec un être originellement plus mauvais que bon, n'attendant qu'une chose, l'aide/l'honnêteté de sa mère. Eva qui durant le film passera un certain temps à nettoyer sa maison, comme si elle se repentait à travers cela, tout en lui servant à se remémorer sa vie avant et après la naissance de Kevin, sur ce qu'elle a fait de mal ou n'a pas fait pour l'aider à être meilleur, bien qu'elle a essayé, cependant sans être honnête. Honnêteté que lui reprochera Kevin dans leur tête à tête au parloir, où il lui montrera spoiler: cette cicatrice, lui expliquant que c'est la seule chose honnête qu'elle ait faite pour lui. C'est à la fin du film, tardivement spoiler: qu'Eva et son fils Kevin finissent par se comprendre et acceptent leurs " fautes ".
Ce film dérangeant et fascinant nous plonge dans l'évolution d'une relation toxique entre mere et fils qui mène à une sorte de drame social. Ezra Miller est à la hauteur de la complexité de son personnage. A voir absolument !
Quelle claque !!!!!! Une interprétation magistrale de tous les rôles à commencer par la mère perdue face à la personnalité de son fils (Tilda Swinton avec qui on ne peut que ressentir de l'empathie) ainsi que le fils psychopathe (impressionnant et glacant Ezra Miller). J'ai lu dans certaines critiques que la force de la réalisatrice avait été de ne porter aucun jugement et de ne montrer aucun parti pris, désolé de ne pas être d'accord mais le choix des acteurs en est un de taille et heureusement ! Il y a des enfants qu'on devrait coller à la flotte dans un sac poubelle lesté d'une lessiveuse ou risquer 20 ans de dépressions post partum, Kevin en est pratiquement l'archétype. Chef d'oeuvre.... 5 / 5
Ok c'est bien foutu, ok Tilda Swinton est éblouissante, mais je viens de passer 2h en enfer dont je me serais bien passée. Ce film n'est que torture psychologique, qui ne te fait ni rêver ni réfléchir, qui ne te surprend ni ne te bouscule. C'est un film d'horreur sans suspense, un Funny Games sans subversion, un Carrie sans Carrie. Bref il reste que l'horreur. Et Tilda Swinton. J'ai passé 2h à avoir envie de mettre des baffes à tout le monde : au petit merdeux mal élevé, au père complètement dans le déni, et surtout à cette mère soumise au regard de biche ahurie, attendant le supplice final comme un petit lapin dans les phares d'une voiture. Des personnages tous aussi antipathiques les uns que les autres, pris dans une non-intrigue qui se dilate à n'en plus finir, au fil de l'escalade d'un mal sans nuance. Ni subtilité psychologique, ni finesse de mise en scène, il te reste juste du dégueulasse gratuit et tapageur. Mais bien filmé. Rien à retenir donc. Ah si. La morale de l'histoire. Je te la fais court, ça t'épargnera 2h de torture : "Mets des limites à ton gosse, sinon ça va devenir un sociopathe." Des fois que tu sois pas déjà au courant.
Et si votre enfant vous détestait mortellement dès sa naissance ? Et si, malgré tous vos efforts pour être un bon parent, vous ne parveniez qu'à le pousser encore plus dans son dégoût morbide de tout être vivant (sociopathie) ? Une glaçante plongée dans la psychologie de la relation parents-enfant qui est brillamment servie par son casting, avec en tête Ezra Miller dans son meilleur rôle, bluffant en ado cruel et insensible, Tilda Swinton touchante en mère qui se fait traiter de folle à chaque appel à l'aide sur le comportement de son fils, et John C. Reilly qui apporte un léger soupçon de comique en campant le père qui se prend pour le meilleur ami de son enfant (il ne voit jamais la supercherie, et c'est assez drôle et triste à la fois). Les situations vont crescendo dans le glauque et l'effroyable : le cochon d'Inde (spoiler: passé au broyeur d'ordures , scène atroce qu'on ne voit pas mais qu'on devine, et dont je ne me remets toujours pas), l’œil de la petite sœur (spoiler: crevé sciemment, et que Kevin s'amuse à imiter en croquant un litchi devant sa mère ), et bien sûr le suffocant final dans l'école primaire (on retient son souffle en se demandant s'il a osé... et lorsque l'on voit les spoiler: civières ensanglantées dont dépassent seulement les petits bras juvéniles , on explose de rage intérieurement). On meurt d'envie de régler son compte à ce psychopathe (ou de l'envoyer en asile), de soutenir cette mère-courage, de secouer le père naïf et d'éloigner la petite sœur... Impressionnant.
Un film scotchant, intense et parfois effroyable. Si j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans, avec son exposition en narration éclatée, une fois qu'on a compris où on est, et ce qu'il raconte, ça devient hyper prenant. Prenant aux tripes surtout, tout en nous poussant à réfléchir, sur nous, sur ce qu'on voit, ce qu'on est en droit de juger. Les acteurs sont incroyables, même si ça sent le film à performance, mais la mise en scène, clinique, parvient à nous embarquer. UN film dur, vraiment dur, qui joue habilement avec la suggestion, qui se révèle perturbant et vraiment horrible, dans ce qu'il décrit, dans ce qu'il montre et ne montre pas, qui secoue vraiment les tripes et le reste.
une pépite ! We need to talk about Kevin est un film captivant par la perfection du jeu d'acteur et ses moments de silence bien placés. Il illustre avec justesse une relation mère/enfant glaciale et violente.
J'aime l'idée de voir le point de vue de la mère de Kévin. Sa reconstruction, sa remise en cause. Les films abordant se sujet ont rarement se point de vue ( du moins pour moi je ne suis pas une cinéfilm experte ).
Voici un excellent film que ce "We need to talk about kevin". Passé le 1er 1/4 d'heure difficile à suivre tant les flash back sont nombreux et la mise en scène volontairement déroutante, on se retrouve aspiré dans le tourbillon infernal et mortiphère de la relation toxique qui se noue et qui évolue au fil des années entre cette mère et son fils... Le film, qui commence comme un drame social sur fond d'ambivalence de sentiments de Tilda Swinton à l'endroit d'un fils qui est aussi un monstre, le désarroi aussi indicible qu'inaudible des familles de meurtriers, la complexité des relations qui se nouent au sein d'une famille, avec ses fêlures, ses failles, ses manques... et il se mue petit à petit en véritable thriller tant on est happé par la volonté d'une femme qui a tout perdu de savoir ce qui s'est passé, et pourquoi cela s'est passé. A noter les interprétations magistrales d'une Tilda Swinton toujours aussi juste et vraie, et la découverte d'Ezra Miller dans le rôle de Kevin adolescent, impressionnant de par son interprétation glaçante du rôle... En bref, un film magistral, à voir de toute urgence si ce n'est déjà fait..