Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 6
We Need to Talk About Kevin
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THE-CHECKER
125 abonnés
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2,0
Publiée le 13 juillet 2014
Miné par une mise en scène à la prétention sans borne, We need to talk about Kevin (pouviez pas trouver plus long comme titre?) est grosso modo la version hardcore d'un épisode de Pascal le grand frère, dans lequel l'éducateur télégénique finirait criblé de flèches au même titre que le reste de la famille!
Pourvu d'une approche visuelle inutilement alambiquée de la réalisatrice persuadée de distiller du génie à tout va, le film ennuie plus qu'il ne choque avec cette vision hyper réductrice de la famille engendrant un mass murderer, sans que jamais il ne soit question d'aborder véritablement le fond, noyé dans une forme à la rhétorique simpliste et esthétiquement agressive (la symbolique pompeuse du rouge) éludant par là même toute crédibilité quand aux destinés strictement cinématographique de personnages ressemblant plus à des lignes de scripts qu'à des êtres sensibles bien réels (toutes les scènes se déroulant après le drame
Ainsi donc, le film de Lynne Ramsay ressemble à une déclinaison mal assumée d'un Damien la Malédiction (l'élément fantastique en moins) ou l'histoire d'une famille somme toute ordinaire engendrant malgré elle une figure diabolique (plus suppôt de Zitoire que suppôt de Satan vu comme on se fait chier!), que ni la passivité du père, ni l'hypocrisie de la mère ne peuvent justifier réellement, le tout emballé dans un format ne répondant qu'aux impératifs narratifs (n'oublions pas que le Kevin en question, en vérité un petit bourgeois littéralement "mal élevé", saurait difficilement continuer dans sa posture de petit capricieux après avoir découvert les joies de la prison!) ne fournissant au final qu'une réflexion minimaliste (et donc inutile) d'une problématique moderne hélas bien réelle.
Et dire qu'avec quelques paires de baffes, tout ça aurait pu être évité!
J'ai adoré ce film. L'histoire de l'enfant maléfique et vu et revu, mais ce film amène, pour une fois, un angle nouveau : celui de la mère. Le film est construit sur des flash backs de la vie de celle-ci avant la naissance de son fils et tout au long de son enfance jusqu'au drame. Une femme libre qui a fait un enfant pour son mari et s'est enfermé dans une vie qu'elle à toujours chercher à fuir. Ce postulat de l'amour maternelle innée est totalement remis en question, et en même temps l'amour maternel atteint son paroxysme à la fin. Ce film met mal à l'aise. Je me suis personnellement mis à la place de cette mère désemparée, qui essaye pourtant de donner maladroitement de l'amour a un fils qui la rejette depuis tout petit. La fin du film m'a vraiment choqué, je ne m'attendais pas a ce que ca aille si loin. Un film différent et intelligent, je recommande.
Une œuvre magistral ! Magnifique en tout point. Je reste tout de même perplexe quant à la fin, je m'attendais à autre chose au vue des premières image du film. J'aurai pensé que la mère serait plus impliqué "indirectement" en vue des premières images du film, avec la couleur rouge "sang" qui prend une importance, une dominante dans la continuité du film. Le fait qu'elle soit rejetée par le monde extérieur et recluse sur elle-même, que la faute se redirige sur elle le fait d'avoir enfanté d'une "terreur". Tout au long du film, on se rend compte qu'elle se rend coupable de ce qu'elle va et aura engendré. Les signes extérieurs sont bien là pour accentuer cet oppression que l'on peut ressentir. On ne perd pas une seconde d'attention pendant ce film tellement il est captivant et frustrant. Le sens du film est tellement vrai, et c'est souvent le ressenti que peuvent avoir certaines mères. Il arrive parfois que ça dérape. C'est une dure réalité qui est parfois trop masqué de nos jours. Le sujet est extrêmement bien traité je trouve.
Dommage que la fin ne soit pas plus développée et plus riche, on a l'impression de passer à côté de quelque chose. Je pense que la plupart des spectateurs restera sur sa "faim". A voir de toute urgence, probablement l'un des plus beaux films de ses dernières années et sur tous les plans.
Un très bon film un peu dérangeant, avec ce phénomène purement américain il faut bien s'intéresser à ces tueries, le réalisateur nous monte comment cela peut se produire en mettant en scène un gamin perturbé entouré de sa famille et plus particulièrement sa mère, un film assez flippant très bizarre mais qui mérite amplement d'être vu pour sa qualité narrative, sa mise en scène et ses deux très bons acteurs.
Saisissant. C'est un vrai choc ce film. On peut facilement le comparer à Éléphant mais il n'a pas la même esthétique. Ici l'ambiance est éprouvante et le suspense monte en puissance jusqu'aux dernières images. Il mérite vraiment d'être vu mais il faut être averti de ce que l'on regarde. C'est choquant.
"We need to talk about Kevin" propose un récit glaçant sur la difficulté d’être mère : incapable de se lier à son fils, Eva s’en éloigne peu à peu pour le voir s’enfoncer dans la cruauté et l’hypocrisie. Il est terrifiant de voir un jeune enfant manipuler son entourage et se lancer dans un duel avec sa génitrice, surtout quand on sait, grâce à un montage alternant deux époques, jusqu’où le gamin ira dans la malignité. Le malaise est ainsi présent tout au long du film et chaque action ou parole de Kevin devient suspecte. Lynne Ramsay, en bonne partie grâce au jeu à fleur de peau de Tilda Swinton, gère parfaitement cet aspect malsain. On pourra néanmoins reprocher au film sa morale un peu simpliste – même si l’attitude de sa mère n’a rien fait pour arranger les choses, Kevin paraît démoniaque dès sa naissance – et son symbolisme un peu trop appuyé – de la couleur rouge à foison – mais "We need to talk about Kevin" demeure un très bon film d’angoisse qui pose avec pertinence la question de la nécessité de l’amour maternel. La façon dont Eva est traitée par les autres mères est éloquente à ce sujet : si les réactions de colère sont parfaitement compréhensibles – la scène de foule à l’extérieur du gymnase est à ce propos excellente dans sa dureté –, on retrouve là aussi de la cruauté et de l’injustice, dans le sens où une mère est considérée comme responsable des actes de son fils au même titre que ce dernier.
Assez déçue par ce film, j'en ai tellement entendu parler, qu'au final je ne m'attendais pas à ça. Un fils incontrôlable qui a commis l'irréparable, sa mère le présentait (c'est elle qui l'a porté, elle le connait mieux que quiconque) tandis que le père est aveuglé par sa fausse amabilité. Je ne le conseille à tout le monde, il peut déprimer.
We Need to Talk About Kevin est un drame prenant et très dur, l'histoire d'une mère que son fils déteste et lui fera payer, elle se remémore la naissance, l'enfance et le moment horrible de la vie de son fils, elle cherche à savoir pourquoi il est devenu comme ça, la simple réponse est évidement un manque d'amour de la part de sa mère quand il était bébé. Etre haïe par son enfant, surement le pire cauchemar des parents, donc ce film n'est pas à conseiller à n'importe qui car il est assez démoralisateur et ne vous attendez pas à un happy end. Tilda Swinton incarne à merveille cette mère en détresse, John C. Reilly est lui aussi très bon mais le plus épatant reste les acteurs incarnant le gosse, Jasper Newell et Ezra Miller sont franchement incroyables. La réalisation est sans défauts apparent, la mise en scène est à mon gout très bonne, la bande son est superbe et le scénario est très bien écrit.
« We need to talk about Kevin », c'est le conflit ordinaire, accumulé, multiplié. C’est une tension permanente. Une figure juvénile qui semble pétrie de perversion et de cruauté. Kevin montant progressivement ses parents l'un contre l'autre, gueule d'ange sournoise soufflant sur les feux de l’enfer !!!
La grande force narrative du film de Lynne Ramsay joue sur la maîtrise d'une suggestion permanente et effroyablement efficace. La cinéaste provoque une sensation de dégoût et de stupeur, à travers l'emploi habile du hors champ, de l'ellipse et du décadrage. Par un montage brouillant la temporalité de l'intrigue, Lynne Ramsay ne révèle que les conséquences des méfaits du jeune monstre, plongeant le spectateur dans le désarroi.
Amour /répulsion… Il y a quelque chose de fusionnel dans cette détestation même… La haine lie la mère et le fils aussi intensément, aussi exclusivement que l’amour… Le drame se nouera quand les visages même se confondront Métaphore extrême et radicale de la relation/détestation/amour maternel, tragédie horrifique et même portrait symbolique du malaise de la famille actuelle, « We need to talk about Kevin » multiplie les strates de lecture et d'interprétation.
C’est dans le rapport à sa mère que Kevin développera sa cruauté. Et celle-ci, devenant sa charpente, sa structure même, nouera le drame…
L'hallucinante séquence inaugurale de la « tomatina » (rassemblement festif où des centaines de personnes se vautrent dans de la tomate) est le prélude à cette descente infernale… Et voilà la mise en abîme qui nous crie que cela nous concerne tous ! Le rouge dominera d’ailleurs tout l’espace filmique…
Une remarque cependant : le film pêche par le huis clos centré sur l’étouffement familial … On ne sait rien de l’attitude de Kevin à l’école… C’est un choix qui est justifié dans les propos même du jeune garçon au cours du film. Pourtant tout enfant se construit dans ses relations extra-familiales, à l’école notamment … Dommage que ceci ne soit pas même suggéré…
Enfin il faut souligner le choix génial des musiques qui accompagnent ce climat moite et délétère… Des trucs légers et graves : Buddy Holly (Every day), du blues roots avec le “Mother’s last word to her son” de Washington Phillips, le country de Lonnie donnegan, la variétoche des Beach boys…
Une construction bien trop alambiquée, des tics auteuristes, l'absence d'humour ou de distance, tout ceci agace légitimement; Mais le pire c'est la caricature qui est faite de cet adolescent réduit à une silhouette maléfique à la Daimen The Omen... Incompréhensible que ne se dégage jamais la moindre humainté de cette espèce de vampire de chair et de sang... Ce faisant, le réalisateur a tout faux dans son traitement et ne sait jamais comment aborder intelligemment et honnêtement un sujet par ailleurs casse-gueule (Elephant s'était déjà pris les pieds dans le tapis). Complètement hors sujet. Très mauvais.
les 15 premières minutes sont incompréhensibles du rouge des personnes qui se baignenet dans ce liquide , moi je suis plutot 1er degré je n' ai rien compris et après le film démarre avec la naissance de kévin mais il faut tout de même s' accrocher tout le film
étrange, déroutant, dérangeant parfois, un rôle sur mesure pour tilda swinton habituée à ce genre de rôles, les images du passé avec celles du présent ne collent pas toujours très bien et il faut arriver presque vers la fin du film pour y trouver une cohérence, dommage....
Un film rare, dérangeant. On le termine comme une cuite de la veille : nauséeux. Les acteurs sont excellents; tout comme la réalisation. Vraiment un bon film. Par contre, à déconseiller aux femmes enceintes, en particulier celles attendant un garçon !!!
Cauchemar d'une mère: avoir un fils qui lui rend la vie impossible dès la petite enfance jusqu'à l'adolescence, des pleurs incessants à l’absence d'affect , de la perversité précoce à la manipulation, Kevin détruit la joie de sa mère, qui reste malgré tout liée à ce rejeton diabolique. Tilda Swinton joue la mère avec une vérité hallucinante qui fait basculer le film dans l'horreur, une très grande actrice définitivement jusqu'à presque effacer l'acteur jouant son fils ado. Mais les scènes entre la mère et le petit enfant refusant de jouer sont terribles de cruauté. La construction est originale, série de flashbacks parallèles, qui nous fait découvrir peu à peu la fatale montée en puissance du Mal. Un film qui ne peut laisser indifférent, un des meilleurs récemment.