Derniers Avis : We Need to Talk About Kevin - Page 8
We Need to Talk About Kevin
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Ghibliste
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4,5
Publiée le 26 octobre 2014
Ahah, quand je pense que je ne savais pas quel genre de film j'allais voir... la surprise fut de taille ! Comment un gamin peut-il devenir ainsi ? C'est le terrible mystère qui plane sur l'ensemble du film... Autant dire que niveau casting on est servis : Ezra Miller et Tilda Swinton sont impressionnants, comme la complexité et l'âpreté de leurs relations. L'atmosphère est irrespirable et on ne cesse de se demander ce que le jeune Kevin nous réserve, enfin surtout à sa famille... Psychologiquement haut de gamme mais effrayant, "We Need to Talk about Kevin" n'est pas à mettre devant tous les yeux... Les miens ont adoré ! Le final d'une très grande force est fascinant et nous fait nous poser bien des questions après-coup sur les rapports mère/fils... Transperçant.
Un film qui prend aux tripes (peut-être parfois trop?), chamboulant, et réalisé d'une main de maître. Le casting est parfait, je salue particulièrement les performances de Tilda Swinton et d'Ezra Miller, véritables piliers de l’œuvre. J'ai découvert le jeune acteur dans Le Monde de Charlie, et le voir assumer avec brio un rôle plus tragique, violent, particulièrement complexe, m'a particulièrement plu. L'esthétique est percutante, tranchante, efficace. Les plans et les décors sont au moins aussi parlants que le texte, et le film tient constamment en haleine, voire le souffle coupé. Il éprouve et laisse une impression particulière, presque déstabilisante, en tout cas marquante. Superbe esthétique, rien n'est laissé au hasard et tout est signifiant. Qui est finalement le véritable responsable? 4,5/5
Un film que vous n'êtes pas près d'oublier. Les acteurs sont au diapason, belle image, construction prenante, tension et malaise. C'est peut-être déplaisant, ce qu'on voit et les questions qu'on se pose, mais c'est indéniablement une p...tain de réussite.
film... envoutant, déroutant, flippant même par moment ... tout cela avec une actrice époustouflante de carisme et de talent ! conclusion : tres bon film
Si vous êtes en couple et que vous songez à avoir un enfant alors je vous déconseille ce film qui pourrait vous faire revenir sir votre décision ! Par contre si vous aimez le cinéma alors We need to talk about Kevin est un rendez-vous incontournable avec un duel Tilda Swinton / Ezra Miller plein d’intensité. Les premières minutes ressemblent à un magma d’images et le voyage incessant dans le passé nécessite un certain temps d’adaptation mais on assiste par la suite à un film puissant. S’y développe également une forme de violence s’exprimant de façon abstraite à travers cette prédominance de la couleur rouge et on sort de la salle marqué avec le sang glacé. Un Coup de cœur Ciné2909 incontestable !
Alors c'est un très bon film. Mais d'un malsain ! Mais qui vous met mal à l'aise ! Mais la Tilda Swinton qui fait le rôle de la mère, elle est géniale ! C'est pour ça qu'elle a accepté ce rôle, parce que c'est indéfendable. Donc elle a un petit qui est anormal dès la naissance, même avant, il fait que brailler dans le ventre. Et en sortant c'est épouvantable. Il fait caca tout le temps, et elle le change, quand elle le change, il fait exprès de se forcer de faire caca pour bien l'emmerder. Moi je lui aurais foutu une torgnole...
le sujet est passionnant, entre le film d'horreur sur les enfants terribles à la Damien ou le film plus documentaire à la Bowling for Columbine, et en adoptant de manière originale le point de vue de la mère, malheureusement le film manque presque tout du long de mystère et d'ambiguïté...
We need to talk about Kevin n’est pas qu’un petit projet noir, c’est un film sombre et oppressant, qui laisse son spectateur écorché, encore à vif de ce qu’il vient de voir. L’intelligence de ce film est de ne pas se concentrer sur la violence physique, mais plutôt sur la violence psychologique, qui elle, est à son summum. Tilda Swinton y livre une grande composition, dans ce qui sera sûrement l’un des plus grands rôles de sa carrière. L’actrice y interprète une femme, une mère, un être brisé par le drame. Ce personnage est complexe. Avant mère peu attentionnée, maintenant femme brisée, le cheminement est trouble. En effet, l’une des forces du film de Lynne Ramsey est d’entremêler passé et présent. Le spectateur est informé ce que Eva est devenue, sait comment elle était avant, mais sans en comprendre le pourquoi. Le pourquoi, ou même le « contexte » comme il s’auto-présente dans le film s’appelle Kevin. Que vous le voyiez comme un fils mal-aimé ou un fils dérangé, Kevin est intriguant. Le petit, malgré quelques touches d’affections apportées par sa mère, s’est replié sur lui-même. Il développe une sorte de haine pour la figure maternelle, tout en glorifiant le père. Est-ce cette haine qui le poussera à commettre l’irréparable ? À quel niveau Eva peut-elle être qualifiée de responsable de la folie de son fils ? Comme la mère en détresse, le spectateur ne dispose pas de réponses évidentes. On ne peut savoir si c’est la seule folie de l’enfant qui a guidé ses actes, ou si c’est un acte désespéré lié au manque d’amour maternel. Eva n’a pas toujours été une bonne mère. Les cris incessants de son fils l’ont fatigué, elle regrette le temps de sa liberté, mais chérit malgré tout son enfant et sa famille. Pour faire face à Tilda Swinton, plusieurs acteurs prêtent leur visage à Kevin. Le jeune garçon à l’âge décisif est interprété par Ezra Miller, qui est parfaitement inquiétant et glacial. En exposant les rapports conflictuels entre une mère et son fils, le film est étonnamment dérangeant. Peut-être est-ce dû au fait que les protagonistes sont difficiles à cerner, tant ils semblent humains. La mise en scène de Lynne Ramsey est également remarquable. J’ai remarqué une omniprésence de la couleur rouge pour les scènes où Eva est présente, avec la forte symbolique qui va avec : passion, douleur, danger. Lorsque Kevin est à l’écran, le rouge s’atténue pour laisser place au jaune, couleur de la tromperie et du mensonge. Cette idée de couleurs me semble renforcée lorsque Kevin est malade, se rapproche de sa mère et troque ses polos jaune contre un peignoir rouge. Peut-être que je suis en train de partir trop loin, mais je trouve qu’exprimer des choses par le biais des symboliques des couleurs est fascinant. En bref, We need to talk about Kevin est une pépite, un objet sombre et oppressant, mais également un superbe portrait de femme brisée, qui mérite d’être vu au moins une fois dans sa vie.
Avec "We need to talk about Kevin", Lynne Ramsay accouche (oh d'ailleurs, femmes enceintes abstenez-vous) certainement du film le plus abouti et le plus lucide sur le thème des graines de psychopathes, très en vogue depuis que certains étudiants Américains ont décidé de péter un plomb en même temps. Et comme tout bon effet de mode cinématographique il a ses codes, ses tics, ses clichés. Dans ce genre de film si les enfants vont mal, la faute en incombe forcément aux parents, on ne se pose plus la question c'est acquis. Sauf que la réalisatrice a décidé que si, la question mérite d'être abordée. Son film envoie chier la moindre convention de ce style et c'est sa grande force. Kevin est infiniment plus glaçant que n'importe quel enfant mono-expressif comme on en voit dans trop de films: tantôt froid tantôt doux, il fascine du début à la fin. Le jeu d'acteur y est également pour beaucoup. Ezra Miller crève l'écran, son jeu est tout en nuances et son charisme naturel fait le reste. Tilda Swinton est aussi magistrale, en mère désemparée et dépassée par l'évolution de son fils, on a vraiment de l'empathie pour elle. On notera que le premier tiers est difficilement accrocheur, trop porté sur les flashbacks et insistant fortement sur les effets miroir et les couleurs chaudes, il donne l'impression d'un film expérimental. La suite se calme, heureusement, et ces effets de style couplé à une narration efficace mêlant passé et présent avec un bon sens du dosage retranscrivent parfaitement les intentions de la réalisatrice. Le film reste particulièrement solide dans les thèmes qu'il aborde: on s'interroge comme Eva sur la source de ce mal et ce jusqu'au bout, le film ayant le goût de n'offrir aucune réponse claire, laissant au spectateur la liberté d'interprétation. La scène finale est d'ailleurs magistrale, réussissant même après tout ça à presque susciter l'empathie pour Kevin. L'origine du mal reste inconnue pour nous comme pour eux, ce qui hisse Kevin au panthéon des psychopathes aussi intriguants qu'effrayants. Du très bon travail.
AIe aie aie...Autant dire que je n'aurai jamais dû regarder ce film. Il m'a fait l'effet de la cassette dans le "Cercle", bien sûr vous ne mourrez pas dans 8 jours mais pendant 8 jours vous allez beaucoup y penser et surtout vous posez énormément de questions...Tilda Swinton impeccable ! suspens original puisque (sans rien dire) la réponse est dans la question. Film violent dans toutes les interprétations. Ames sensibles s'abstenir.
Presque un film d'horreur, pas visuellement mais psychologiquement. C'est l'histoire d'un cauchemar, celui d'une mère qui essaie comme elle peut d'élever un fils avec qui elle a une relation difficile. Des flashbacks tout au long du film bien menés, un bon scénario et de bons acteurs. A voir.
Film un peu prétentieux mais bien réalisé. Le sujet est lourd et pesant, la morale trés génante voir idiote à mon sens, même si plusieurs lectures sont possibles. Pas mal d'ennui quand même.. A voir une fois pour les passionnés de films un peu psychologique.
Un drame prenant du début à la fin, avec un sens de l'esthétique... formidable ! La bande son est juste magique, les images maniées avec grand soin, nous laissant entrevoir des plans magnifiques et des nuances de rouges dérangeantes. Le film est truffé de flash-backs et de retours au présent dans tous les sens, nous présentant une mère rêvant de voyager qui se retrouve avec un enfant. Forcément, on peut en déduire que cet enfant est indésirable, il est comme un boulet l'empêchant de s'envoler. On va ensuite le voir grandir, et la tension entre la mère et l'enfant ne sera que croissante jusqu'à un point culminant. L'auteur a su faire de Kévin un personnage terrible, mais à aucun moment on ne juge les personnages. Les acteurs sont bons : je dois bien tirer mon chapeau à Ezra Miller (Kévin) pour son jeu. Il a su rendre son personnage très dérangeant, mais sans effusions de haine. J'ai même réussi à trouver Kévin attachant ! Ce film nous laisse la tête pleine de questions : le caractère de l'enfant est-il du à un manque d'affection ? Son geste final a-t-il été fait par amour pour sa mère ? Par jalousie ? Toutes les réponses sont suggérées, laissant au spectateur moult possibilités... on peut alors essayer de retracer notre propre explication. Ce film est un bon film, un de ceux qui te laissent comme un con devant le générique de fin. Allez voir ce film !
Depuis le temps que je voulais le voir celui-là !! Ben je suis un peu déçu. Le film est un peu trop suggestif à mon goût, les dialogues ne sont pas percutants et le manque de rebondissements nuit gravement à l'ensemble. Cependant les personnages sont intéressant et la réalisation est correcte. Pas mal.