Un portrait critique, acerbe et intelligent de notre société dont la sensibilité et la carrure de G. Depardieu incarne parfaitement la cause et l'objectif. C'est déjanté et pertinent, et ça fait du bien!!
Je n’avais pas vu que les Inrocks avaient mis 4 étoiles et au risque de me répéter, leur notation est pour moi le meilleur des baromètres ciné : Quand ils adorent, je n’aime pas et quand ils détestent, j’aime bien…Et bien personnellement, ça n’a pas loupé, je n’ai pas du tout accroché !
Alors oui, le cinéma c’est un art comme un autre, et comme pour la peinture, la sculpture ou la musique, il y a des compositions abstraites qualifiées de géniales auxquelles je reste personnellement totalement hermétique, et bien Mammuth, doit en faire partie et je suis passé totalement à côté !
Rien à redire au niveau du jeu des acteurs, irréprochable, Yolande Moreau en tête qui est à la fois drôle et émouvante, mais pour le reste, ce Road Movie complètement à l'ouest filmé façon super 8 granuleux et chaotique nous balade dans une espèce de « Twilight zone » au pays de la beaufitude et de la démence.
C'est l'histoire d'un doux candide moderne, qui au travers de sa recherche de bulletin de salaires perdus ne croise que des déjantés de tout poil plus barrés ou méchants les uns que les autres. Cette quête sert de prétexte à conte philosophique sur le thème de la recherche du bonheur perdu, mais sonne à mes yeux comme un exercice de style de réalisateurs bobos germanopratins qui posent un regard condescendant et pas si tendre que ça sur la France d’en bas…! Ca donne envie d'aller voir en Belgique si finalement ce n'est pas mieux qu'ici....
NB : Quoique déjà clairsemée, je me souviens que la salle du MK2 Quai de Seine s’était quand-même vidée de quelques spectateurs en cours de projection …Alors amis poètes ou amoureux du cinéma d’auteurs, à vous de prendre le risque !
Quelle déception ! Quelques bonnes répliques par ci par là et quelques bon traits d'acteurs (Yolande Moreau et Depardieu) mais on est loin du compte, beaucoup de passages à vide pour un film qui nous laissera un souvenir de... déprime. à éviter même si on s’était habitué récemment à pire avec Depardieu.
Kerven et Delépine reviennent avec leur univers. Différent de leur deux premières collaborations avec Aaltra et Avida, moins trash, plus profond, Mammuth s'inscrit dans ce que les réalisateurs avaient fait avec Louise Michel tout en continuant à donner plus de hauteur et de grâce à leurs personnages. Une grâce malhabile certes, une grâce de la France profonde mais une grâce quand même. Depardieu est bon dans son rôle de sexagénaire bouleversé par son départ à la retraite. Grave et tristement pudique, il nous fait aimer ce Serge Pilardosse aka Mammuth, personnage brisé, mutique, torturé qui se met en quête de ses fiches de paies manquantes. Un road-trip qui le poussera à ressortir sa vieille moto du garage. Et face à lui, Yolande Moreau, hilarante à chacune de ses apparitions. Sur sa route, les habitués des deux Grolandais, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde sont autant d'apparitions comiques qui viennent ponctuer le voyage de Mammuth qu'on pourrait comparer à un encéphalogramme plat. Les passages où Serge est sur sa moto, bercé par la musique de Gaëtan Roussel, semblent être les seuls moments de légèreté et de liberté en opposition avec le passé qui pèse sur ses épaules. Pas de doutes, le cinéma du duo s'étoffe, prend de la hauteur tout en se nourrissant inlassablement de ce qui fait son succès, la tristesse de la classe populaire. Mammuth est à mes yeux leur meilleur film, simple, crade mais sacrément joli, avec une force qu'on ne trouvait pas dans leurs précédentes réalisation. Vivement la suite.
J'aime beaucoup le lustre "qui coule" prenant toute la partie haute du plan ou Serge et son cousin essayent de retrouver les doux plaisirs de l'adolescence !
Deux ou trois bonnes scènes ne suffisent pas à sauver ce film de l'ennui. En plus il est déprimant. Gérard Depardieu est souvent agressé et insulté par des gens qu'il rencontre, comme le gars à la boucherie de superette ou le type de la boite de nuit. A un moment il tombe sur son cousin qui l’accueille avec le sourire, je me dis alors : "c'est bien le premier gars sympa ...", je n'ai pas fini que spoiler: les voilà en train de se branler mutuellementspoiler:
Inutile et laisse une mauvaise sensation. Affreux.
J'avoue... j'avoue... je en suis pas allé jusqu'au bout de ce road trip à la française. L'humour "décalé", n'est pas passé. C'est d'ailleurs plus un amoncellement de mauvais goût, de position et de blagues qui se veulent choquantes que d'humour d'ailleurs. c'est vrai qu'on peut faire rire avec cela... mais en toute chose, l'excès nuit!
Et encore une fois, si ce n'était grâce à nos impôts, un tel film n'aurait jamais vu le jour.
Contre toute attente, un bon Depardieu que ce film, où on peut se laisser prendre par le côté parfois un peu décalé d'un scénario assez inégal mais qui offre de bon moments. Certes on se serait passé volontiers de certaines scènes d'assez mauvais goût du genre retrouvailles des cousins. Peut-être cela voulait-il faire "style genre" racoleur. Très peu pour moi et sans intérêt. Etait-ce pour permettre au film d'avoir une durée "légalement acceptable". Dommage, car l'idée du gars dont on revisite la carrière et l'histoire lorsqu'il part rechercher ses anciennes fiches de paie, est intéressante et pas mal exploitée. En revanche, voir à la fin du film le même gars, après le parcours qu'on lui connaît désormais, passer son bac philo tient un peu de l'imposture ou du n'importe quoi. Si on se peut se laisser prendre pendant la première moitié du film, je n'en dirais pas autant de la deuxième.
"Mammuth" signe la résurrection de Gérard Depardieu en tant que monument du cinéma français. Un film quasiment fait à sa mesure. Souvent drôle, parfois limite, "Mammuth" est de manière générale un film assez spécial, à la réalisation proche de "Easy Rider", et dont on sent que les réalisateurs ont voulu s'inspirer. Les visages authentiques et marqués des personnages en sont peut-être la plus grande réussite.
Mammuth c'est le genre de film qui commence normalement et qui part dans une espèce de délire ! résultat ce qui ne devait pas être forcément comique le devient par les situations ridicules qui s'enchainent et par les personnages loufoque rencontrés ! j'ai passé un bon moment a rigoler de tout ça mais si on creuse le fond, Mammuth n'a pas véritablement de scénario et d'histoire a proprement parler, résultat ca reste quand même bien moyen en fin de compte. Cependant rien a dire au jeu des acteurs, dommage que les apparitions fantomatiques de Isabelle Adjani n'aient pas été plus creusées ! A voir une fois seulement !
Quel sinistre exercice de style ! Et que penser de Depardieu qui s'engouffre avec délice dans la voie d'une rédemption dont on pourrait se demander si elle n'est pas le pendant de celle qu'il vit par rapport à la mort de son fils Guillaume ! ... Pas d'autre commentaire à faire sur ce qui n'est pas un film.
Mis à part les dix premières minutes, le jeu de Yolande Moreau et quelques répliques assez drôles, un filme vide et racoleur, où on se fait un devoir de montrer des pervers, des débiles mentaux, de la provocation gratuite et du sordide à tous les étages... Très élégant lorsque la nièce raconte lors de son entretien d'embauche qu'elle a écrit son CV avec du papier chiottes et le sang de ses règles. Très élégant aussi les deux cousins qui s'entremasturbent pour fêter leurs retrouvailles, ou tous ces gens sympas qui ne s'expriment que par "Connard"/"Pauvre con"/"Casse-toi". Vraiment, on sent que Kervern/Delépine adorent la vie et l'humanité. Vivement qu'ils invitent Houellebecq pour leur prochain film.