Les Révoltés de l'île du Diable
Note moyenne
4,0
605 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

100 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
48 critiques
3
29 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 décembre 2011
Pendant scandinave et masculin du magnifique "The Magdalene Sisters", le côté violemment dénonciateur en moins, "Les Révoltés de l'Ile du Diable" accumule dans son scénario tous les poncifs du genre, notamment dans la caractérisation de ses personnages : le directeur tout-puissant, le surveillant violeur, le prisonnier récalcitrant, le prisonnier obéissant, le prisonnier inadapté... Néanmoins, tous ces personnages ne sont pas figés et évoluent au long du métrage, pas forcément d'ailleurs dans la direction qu'on aurait pu supposer. De la même manière, les passages obligés (brimades, punitions, règlements de comptes, tentatives d'évasion...) laissent peu à peu la place à une formidable histoire d'amitié.
La sobriété de la réalisation ainsi que l'environnement glacial des décors naturels (mer, forêt, neige) renforcent l'âpreté du propos. Paradoxalement, cet environnement est également propice à l'évasion (enfin, à l'évasion de l'esprit, surtout) et alimente ainsi la poésie qui imbibe le film.
"Les Révoltés de l'Ile du Diable" qui, dans sa première partie, aurait pu devenir le film préféré de la place Beauvau s'avère au final un bel hymne à la liberté et à l'amitié. Voilà un beau petit film qui mérite largement qu'on le découvre et qu'on s'y attarde. Ce qui ne sera sans doute pas le cas, pas pour le plus grand nombre en tout cas : pas de stars, pas de promo, peu de copies... Pas facile de se faire une place sur les écrans français quand on n'est pas une grosse production hollywoodienne, un "petit bijou indé" encensé par la critique ou une bonne vieille bande franchouillarde avec son cortège de comiques de la télévision.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 décembre 2011
L’UNITÉ : Ou comment contrer une oppression atroce, irrépressible de violence, abusive jusque dans ses fondations, colosse énorme de fer et d'acier. « Les révoltés de l'île du diable », c'est large parabole sur les régimes dictatoriaux, la répression, l'abus, le pouvoir, l'excès, les sociétés humaines pour faire vite. Car le pouvoir, ce « bourreau sans merci » pour plagier Baudelaire, est en relation étroite avec l'Homme ou les Hommes qui le détiennent ( pas seulement évidemment ; le pouvoir étant de base nocif ) : et ainsi le médiocre crée le médiocre ( quel plus bel exemple que notre France actuelle ? ), le monstrueux s'associe au monstrueux, l'île nous le montre bien. Que reste t-il alors à l'oppressé si ce n'est ce même pouvoir à conquérir ? Mais enfin comment ne plus devenir oppressé tout en se détachant de l'attrait de l'oppresseur, la tentation ? Le pouvoir, peut-être plus que ça, le besoin de soumettre autrui, est le but ultime de chaque homme ( la minuscule semble de rigueur ). Et finalement, ce sont des tas de réflexions s'entrechassant qui se mêlent dans nos esprits ; chacun y trouvera son compte et nous ne sommes pas ici pour jouer avec la prolixité des mots... Pour le film, l'aspect cinéma disons, ce qui frappe, c'est d'abord la froideur stricte et implacable de mise en scène, les paysages glacées, l'ambiance lourde, prête à frapper, la neige omniprésente comme pour confiner l'être à l'intérieur de l'île, à l'intérieur de rien, le châtiment latent, l'enclume suspendue sur la moindre faute, le moindre pas hors des limites de la folie raisonnée des gardiens. Il y a ensuite un jeu habile, fait de sous-entendus, de regards discrets, de tensions musculaires, de gestes, d'actions furtives, qui rend parfois le tension insoutenable ; là on s'approche en quelque sorte du thriller. Et puis, surtout, au-delà de tout, si il faut retenir une seule chose, c'est cette amitié qui unie les deux détenus ( puis tous ), à toute épreuve bien que jamais évoquée, cette pudeur masculine et cette force, ce vouloir de combattre, de survivre ensemble même si dans certaines jours calmes et blafards, la glace se brise et désunit jusqu'aux plus braves d'entre nous. Hélas, il sera toujours temps de n'être jamais libre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2011
Film dur, percutant.
Je ne mets pas 5 étoiles, car le film est un peu long et parfois on en est à se demander comment va t-il finir?
finalement la fin est bien, cruelle, comme le ton de ce film tiré d'une histoire vraie.
Je suis bluffé par le courage de ces personnages qui ont subi et se sont battus pour s'en sortir.
La dureté envers autrui n'amène rien mais rapproche ceux qui la subissent.
traversay1

4 485 abonnés 5 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2011
Une maison de redressement pour adolescents sur une île au large de la Norvège. L'histoire vraie d'une rébellion qui eut lieu en 1915 et nécessita l'intervention de l'armée. Sur des figures narratives attendues (brimades, tentatives d'évasion, solidarité des détenus ...), Les révoltés de l'île du diable frappe par sa rigueur, sa sécheresse de ton, son rythme lancinant et sa qualité d'interprétation (que des comédiens amateurs hormis deux adultes). Le film de Marius Holst, qui a valeur de documentaire, développe également une belle histoire d'amitié entre deux jeunes garçons, exacerbé par les épreuves, les mauvais traitements et le sadisme du surveillant en chef. La dernière partie, fuite éperdue sur la glace fragile qui recouvre la mer, est magnifique d'intensité. Une belle conclusion pour un film qui ne révolutionne pas le genre, mais l'illustre de manière incisive, âpre et efficace.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2011
Sur les thèmes pas vraiment originaux du bagne d'enfants, de l'enfermement dans une île, de la révolte des prisonniers contre leurs geoliers, ce film tire son épingle du jeu en dépit d'un classicisme exacerbé dans le traitement cinématographique. Le décor sauvage et froid du grand nord norvégien, plutôt bien rendu par une image constamment bleutée et froide, la minceur des dialogues, le choix des comédiens contribuent à créer une ambiance de plus en plus délétère, qui peu à peu nous enveloppe et nous attire irrésistiblement vers le dénouement dramatique que l'on avait deviné toutefois sans peine. Pas un chef d'oeuvre, mais un film honnête et rustique qui a, tel un diesel dans le grand froid, mis un peu de temps à démarrer et qui ensuite nous emporte gentiment au bout d'une route sans surprise.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2011
Pas mal, revoltant , mais un peu long. spoiler:
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2011
Un film avec une certaine atmosphère et un talent certain , de plus une histoire vraie .
Un cinéma brut mais nécessaire .
diehard5
diehard5

47 abonnés 482 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2011
Le récit, guère original, est long à démarrer. Toute la première moitié, sinon les trois quarts, est languissante, et seul le climat soutient mollement l'intérêt. Le spectateur se décourage un peu quand survient une fin très réussie dans l'enfer de la glace. Elle n'excuse pas la faiblesse de ce qui a précédé mais suffit à sauver le film de l'indifférence.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2011
Un beau film intelligent (sur le fond comme sur la forme), efficace et bien construit, qui comporte quelques scènes "standard" du film de prison (même si il s'agit officiellement d'un internat - c'est là toute la force du film) et des personnages attachants chez les ado, et forcement horripilant chez les adultes (ici principalement représentés par le directeur et un maton/surveillant). Un 'voyage" prenant et un film vraiment réussit malgré quelques longueurs.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 novembre 2011
D'une brutalité salvatrice cet excellent film venu du nord de ch'nord nous propose une ligne classique sur un bagne d'adolescents qui vont renverser l'ordre établi avant, vous le devinerez, de se faire cueillir par plus fort qu'eux, l'Etat; classique au sens noble du terme car si le thème est convenu son traitement très premier degré viscéral ne nous lâche pas au corps et fait taire notre penchant à la critique blasée, en une bouffée rafraîchissante de bon cinéma populaire, là encore au sens noble du terme (comme "Intouchables" dans un style radicalement différent). Vous auriez tort de bouder votre plaisir si le sujet vous semble un peu rêche. C'est solidement crédible, artistiquement cohérent, et possède le souffle de l'histoire vraie, lorsqu'elle est respectée et aimée par l'hommage qui l'embrasse.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse