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0.5 - Nul
Horrible! 3h00 d'un genre sur-représenté en France depuis trop longtemps maintenant : le narcissisme "artistique", en l'occurrence "cinématographique" (ou plutôt appliqué au cinéma, car le présent long métrage n'a pas grand chose de réellement cinématographique). 3h00 de verbiage incessant et abrutissant de vacuité, 3h00 de voyeurisme où Desplechin s'allonge sur un divan et vomit son mal être, et nous public qui payons pour le regarder et l'écouter, et même qui l'applaudissons! Desplechin voudrait parler du couple, de Dieu, de l'"autre", de l'humanité… mais ce ne sont que des intentions ostensiblement mises en évidence, il n'arrive à rien du tout, il ne reste qu'à un stade conceptuel (ah le concept!). On assiste au spectacle de l'angoisse existentielle ou plutôt sexuelle de Desplechin, il s'auto-dissèque sous nos yeux, nous dit tout, avec précision et surtout avec des mots, à grands renforts de gros plans qui soulignent et de signes qui clignotent (on parle de la mort alors on porte des manteaux noirs, tiens tiens). Le cinéma français est-il si pauvre pour que l'on ait besoin, ou que l'on se satisfasse de considérer un Arnaud Desplechin comme un génie? Un beau ramassis de clichés oui, des pensées certes nombreuses mais qui restent au niveau primaire de la réflexion. Des pseudo-démonstrations par essence tout sauf artistiques, et puis ces explications pseudo-cyniques, pseudo-brechtiennes, cette voix-off infantile - comme l'est d'ailleurs tout ce long métrage - qui joue la carte de la psychologie de base tout en se voulant délivrer des vérités de chaque instant avec hauteur... Et Amalric, ce faux acteur "de génie" porté lui aussi on ne sait pourquoi aux nues... Et Emmanuelle Devos, la pauvre, qui doit pleurer une fois de plus toutes les larmes de son corps tandis qu'on la filme en gros plan (et à poil de préférence)! Et toute cette hystérie, cette suite de numéros d'acteur, ce grand déballage alternant entre l'outrance pure et les bons sentiments (toutes ces voix mielleuses...)! Dans quelques années on regardera ce genre de films le dimanche soir en famille, tout en se délectant de ce cinéma de papa qui a les atours pour le spectateur naïf de film d'"ART", mais qui n'est même pas digne d'être qualifié de film d'"essai"! Un "joli" emballage plein de procédés cinématographiques bien mis en évidence, pour un condensé de nombrilisme aigu. [0/4]
Ajoutée le 09 sept. à 19h36
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