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Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)
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Un visiteur
0,5
Publiée le 31 juillet 2010
Ce film m'a été insupportable tant l'ambiance y est poisseuse, tant les personnages représentent tout ce qui me répugne chez les gens : l'instabilité, la cigarette, le manque de clarté. Comment peut-on arriver à faire un film sur des histoires aussi peu intéressantes, déprimantes, glauques ? On a là tout ce que je ne voudrais surtout jamais vivre : une histoire complètement nulle qui n'est que le brassage répugnant de petits intellectuels désœuvrés fabriqués par la génération 68.
2h58 de film que je n’ai pas vraiment vues passer. Un Desplechin reste un Desplechin et on le reconnaît bien. Des personnages à l’esprit torturé dans un monde torturé. J’aime énormément le jeu de Mathieu Amalric. Certains acteurs ont besoin d’être bien dirigés pour être bons, mais je pense qu’Amalric est au-dessus de tout et qu’à partir du moment où il est dans son élément il est excellent. Le film est étrange mais très bon. J’en reste profondément admirative.
regard misogyne sur les femmes le personnage de Valérie est terriblement antipathique et trahit la haine de la femme qui pense en revanche Esther est charmante, forcément elle est conne ! la préférence du cinéaste va à ce qui est méprisable
Desplechin + Amalric + Devos = trio gagnant, ce film n'est que du bonheur absolu, on passe trois heures à explorer les pensées, les amours de personnages intéressants, fascinants.
Prétentieux pour certains ( à la base on s'en fout ), ce film - presque caricatural pour sa représentation d'un certain milieu narcissique français montrant des individus tout à fait inclus dans le système passant leur temps à cracher dans la soupe - jouit toutefois d'une plutôt bonne interprétation: question de goût.
Film fleuve du chef de file du cinéma d'auteur hexagonal, suivant les pérégrinations amoureuses d'un intellectuel dépressif excellemment joué par Matthieu Almaric. Desplechin concilie le réalisme, le bavardage, l'intellectualité et les sentiments en parlant de l'amour à sa façon. Certes, beaucoup s'ennuieront (3 heures...). Mais la subtilité psychologique et le raffinement des situations n'emportent pas moins ce long métrage haut dans le firmament : l'intimité aura rarement été filmée avec une telle proximité.
Aussi réussi que la Sentinelle, ce film est d'abord visuellement impressionnant grâce à une science de l'écriture cinématographique (le film cite autant la Nouvelle Vague que Scorcese) assez rare. le propos très dense convoque une dizaine de personnages autour des thèmes du destin, de la réussite sociale, de la transmission, de la mort. C'est enfin assez souvent une comédie plutôt réjouissante grâve aux merveilleux acteurs de cette fresque chorale.
Malgré sa longueur(presque 3 heures!) on ne voit pas le temps passer et pourtant il y a peu d'action. Mais, (et c'est la marque de fabrique de Desplechin) les dialogues entre les membres de ce groupe d'amis sont savoureux, drôles. Une reflexion poussée sur l'amour, l'amitié, le sexe, les rapports complexes entre les gens, bref sur la vie. Le propos est parfois un peu intello mais il y a tant d'humour et de légèreté sur la façon d'aborder les dialogues qu'on entre complètement dedans. Les acteurs y sont pour beaucoup, avec une mention spéciale au beau Mathieu Amalric!
Ce film résonna pour moi comme un écho à mes propres pensées...enfin je pouvais voir la complexité d'autrui et comprendre que je n'étais pas seule. Ce film peut être considéré comme un virus, pour moi il fut un remède. J'admire non seulement l'exactitude de la retranscription de l'esprit humain, mais aussi la poésie de ce film. Les personnages, nerveux, me plaisent beaucoup. Paul, particulièrement.