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bou77
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3,5
Publiée le 3 mai 2014
Un bon film, qui aurait pu être très bon si il n'était pas aussi lent à démarrer. Le pitch : David, un mathématicien faible et lâche, emménage avec sa femme dans un nouveau village et est confronté à la violence des autochtones. Il devra changer du tout au tout si il veut survivre et protéger sa femme. On comprend la nécessité de montrer la psychologie du personnage afin de justifier le retournement de situation mais il n'en reste que cela aurait pu être réécrit pour faire plus court. En revanche, Dustin Hoffman nous livre une grande performance d'acteur. Pour l'époque, cela devait être particulièrement violent. A voir !
Sam Peckinpah, connu pour ses films violents et brutaux, est ici fidèle à ce qu'il avait commencé avec "La Horde Sauvage" : on y retrouve le côté obscur de chaque homme, la part animale qui sommeille en chacun de nous, prête à se révéler dès que l'occasion se présente. Le crescendo de la montée de violence est le plus grand atout du film : tout commence par des petites boutades et des provocations, puis on en vient progressivement au vandalisme, pour finir par une boucherie. Dustin Hoffman trouve dans ce film un bon rôle, et même s'il est un peu trop mou et naïf à certains moments, son jeu à la fin est remarquable. Susan George se débrouille mais reste un peu trop en retrait, et son personnage mérite des baffes, notamment lorsque spoiler: elle se fait violer et qu'elle ne le dit même pas à son mari, elle reste passive même face à ses agresseurs quand elle les revoit . Ce n'est pas le meilleur Peckinpah, mais ça se regarde bien.
Violent et intense, ce film monte progressivement jusqu'à atteindre le climax de la tension, qui donne une leçon magistrale a bon nombre pseudos-thriller sortis ces derniers temps. Peckinpah filme la violence mais s'intéresse plus a la psychologie qui s'en suit qu'à l'acte lui-même. Brillamment interprété par le génial Dustin Hoffman, qui comme le film, monte parfaitement en pression, Straw Dogs est un immense film.
L’histoire d’un homme poussé à bout. Défendant le principe d’auto défense, un Peckinpah violent, éprouvant et controversé, dans lequel la tension monte crescendo, interprété magistralement par Dustin Hoffman.
Un film fort et brutal, marqué par la magnifique performance de Dustin Hoffman. Une réalisation parfois inégale, qui peine à démarrer, mais qui instaure ensuite, au cœur de cette inquiétante Angleterre profonde, une atmosphère prenante, malsaine, avec une tension croissante. Un drame qui fait partie de ces films des années 1970 à la violence débridée, au coté d’ "Orange Mécanique" et de "Délivrance", ou des plus récents "Funny Games" et "Dead Man’s Shoes". Un film choc qui n’a rien perdu de sa force !
L'un des meilleurs films que j'ai vu, poesie de la violence. Les Chiens de paille est une véritable boucherie. On est presque content quand la violence éclate dans tous les sens car les personnages nous ont poussés à bout ! Aucun d'entre eux n'est bon en soi, ni mauvais. Ils sont paradoxales, tiraillés de désirs, lâches ou courageux, ils surprennent presque à chaque phrases. Le scénario enchaine les punchlines à chaque paroles et Dustin Hoffman en est hyper convaincant ! Je le recommande pour les 3 qui ne l'ont pas encore vu !
Du grand n'importe quoi que ce film! Un étranger prend la défence de l'idiot du village homicide. Pour protéger un assassin, il tuera cinq innocents demandant Justice. ————————————————————————————————————————————————Sans évoquer la mysoginie manifeste de Peckinpah qui semble vouloir rappeler dans ce film aux dames le devoir de mieux défendre leur citadelle plutôt que de se la laisser consensuellement prendre. ———————————————————————————————————————————————— Peut-être en fait que le scenario aurait-t-il été plus juste si il avait été totalement inversé ( les ennuyeuses scénes de ménage auraient alors abouti au départ en voiture ou c'est une jeune femme libérée qui conduit.) Quoiqu'il en soit, passé la lutte pour l'obtenir, guerre de choses ne justifie encore un quelconque interêt pour la femme bafouée. Reste quelques bons sentiments paternalistes ou au contraire l'insipide complicité d'un camarade de classe un peu taquin.
L’un des trois films emblématiques de l’ultra violence du cinéma américain des années 70. Une œuvre culte du cinéma. Et réalisé par Sam Peckinpah qui plus est. Vous voilà prévenus, apprêtez à affronter un film âpre. « Les chiens de paille » c’est l’histoire d’un jeune professeur de mathématiques américains qui vient s’installer dans les Cornouailles afin d’accomplir un travail qu’on lui a demandé. Mais il va se heurter à l’étrangeté et à la violence des autochtones. Avec ce thriller rural, l’ami Sam ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil et appuie là ou ça fait mal. Il met le doigt sur la part de violence et de cruauté résidant en chacun de nous. Le film démarre calmement mais Peckinpah parvient sans difficulté à instaurer une atmosphère oppressante et délétère, la tension monte crescendo pour aboutir à un final d’une rare violence et filmé d’une manière féroce. On comprend très bien que le film ait fait l’objet de controverses lors de sa sortie. Mais « Les chiens de paille », c’est aussi un acteur: Dustin Hoffman, l’évolution de son personnage (qu’il incarne de manière fort convaincante) est impressionnante. Il est toujours intéressant d'observer les agissements d'une personne pacifique lorsque celle ci est repoussée dans ses derniers retranchements par l'agresseur. Voila un film qui marque son public et qui cloue le spectateur le plus coriace dans le fauteuil. Un classique, un incontournable, une baffe dans la gueule.
Un film proche de "Délivrance" par son ambiance dérangeante et ses personnages de dangereux bouseux alcooliques. Un peu de "Des souris et des hommes" aussi. Dès les premiers instants on est témoin d'une tension qui va monter progressivement jusqu'à un point de non retour et un final très violent. La nature humaine y est dépeinte dans ses plus vils aspects. En particulier une scène malsaine. Dustin Hoffman y est surprenant dans ce rôle de gentil prof de maths, timide et naïf, confronté malgré lui à la bestialité. (Pas mal)
Pour parvenir à ses fins Peckinpah déploie des moyens parfois peu recommandables. La violence fascinant, il est aisé d'obtenir un résultat qui remue les tripes. Il n'hésite pas ainsi à esthétiser le viol! L'image de la ruralité est mise à mal, peut-être à bon escient, que dire de celle de la femme? Reste un montage nerveux et novateur.
Un film dans la même veine que "délivrance". En particulier dans les thèmes abordés (la violence, les bouseux violeurs et les citadins qui révèle leurs part de bestialités, toussa, toussa...). Mais ce que l'on retient surtout dans "Straw Dogs", c'est les 30 dernières minutes, absolument époustouflantes, dans lesquels le valeureux Dustin Hoffman va devoir faire face à une horde de britanniques imbibés de Guiness. Une leçon de mise en scène.
J'ai probablement pas été aussi captivé ou enthousiasmé par Les Chiens de paille pour plusieurs raisons, la première c'est que j'ai vu le remake avant celui ci, grossière erreur certes mais je ne savais pas que le remake était un remake et j'avais regardé le film comme ça, voir le remake avant m'a enlevé toute surprise, je savais donc tout ce qui allais se passer a l'avance .
La seconde chose c'est que je trouve que le film a prit un petit coup de vieux, les habits, les coupes de cheveux et ajoutons a cela une photographie assez fade qui tire beaucoup sur le marron et le gris dans cette campagne anglaise, tout ça nous rappelles a chaque instant que le film sort clairement des années 70 .
La tension monte petit a petit avec ces villageois pas vraiment accueillant mais cette tentions semble avoir un peu de mal a s'installer, on a l'impression que le film se lance vraiment dans les 30 derniers minutes car tout le reste est assez lent et plat, une dernière demie heure qui elle est vraiment intense il faut dire et là ça n'a vraiment pas prit la moindre ride . 30 minutes ou l'on est plongé dans une ambiance oppressante, les villageois sont prêt a tout pour entrer, quelques effet sanglant ( très léger quand même ) sont présent et bien fait, de la violence et du sadisme .
Les acteurs sont bon Dustin Hoffman excellent, une Susan George plus que correct même si elle surjoue dans la scène de viol , et des villageois qui m'ont fait penser au Droogies d'Orange Mécanique . Surtout ne faite pas l'erreur de voir le remake en premier sinon vous allez vous ennuyer, un film viscéral et violent mais qui a prit quelques ride, a remettre dans son contexte des années 70 ça devait être vraiment percutant .
Il est certain que pour l'époque, le film a du enclencher un tas de polémiques n raison de sa violence et de sa justification de l'auto-défense. Il n'en demeure pas moins que l’œuvre de Peckinpah a bien vieilli, et qu'elle n'est pas exempte de défauts. La première moitié tire en longueur, le rapport entre le couple principal est difficile à concevoir (l'intellectuel un peu lâche et la blonde idiote provocante ont peu de chance de se rencontrer). En ce sens, "Orange Mécanique" a bien mieux résisté à l'âge que "les chiens de paille". ..
C'est un film mayonnaise ! ça monte, ça monte, c'est parfois étouffant, puis ça finit par exploser dans un dernier tiers de film absolument fantastique ! Certains se diront que ça a inspiré Maman j'ai raté l'avion, dans un style ici beaucoup plus dur et sérieux. Ce type de film est toujours un peu risqué à voir car justement cet aspect crescendo peut en ennuyer plus d'un qui pourrait lâcher prise en cours de film. Heureusement, contrairement à taxi driver, le dénouement ne se fait pas sur une scène de deux minutes mais sur une partie bien plus conséquente du film, d'autant plus que la progression psychologique y est plus prenante. La "Longueur" est évitée de justesse, comme si c'était dosé à la minute près. On ne ressort finalement pas indemne d'un tel film si l'on a pris soin d'y goûter attentivement. C'est finalement un style récurrent chez Peckinpah, qui livre un véritable feu d'artifice sur ses fins de films. Étonnamment, ce n'est pas une trame qui se veut lente puis d'un coup explose, mais qui réussit à faire progresser de manière constante la tension jusqu'à un seuil que l'on n'attend pas nécessairement. Tout cela avec une interprétation absolument dingue de Dustin Hoffman capable vraiment de jouer tout type de rôle. A connaître impérativement !