Les Chiens de paille
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232 critiques spectateurs

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7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2012
Encore un film violent pour secouer les seventies, qui remplit bien son rôle. Une oppression constante subite par un couple d'américains arrivé sur un territoire qui n'est pas le leur. On commence par essayer de s'intégrer avec de la gentillesse, puis on passe au stade du doute, enfin on finit sur l'engueulade avant de passer à la violence. Dustin Hoffman réalise que l'intégration est peine perdue face à ces autochtones. Un combat va alors éclater pour défendre son honneur. Un scénario intéressant qui nous donne ce sentiment d'être mal à l'aise et provoque en nous une certaine haine envers ces jeunes qui "s'amusent" (impression ressentie). Du cinéma qui réveille.
PS : spoiler: la scène de viol m'a choqué, non pas par la violence ; mais par la non-résistance qu'offre la femme...
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juillet 2012
Il y a énormément de ressemblances entre Les Chiens de paille et Orange Mécanique. 2 films sortis à la même époque, le début des années 70, une interdiction de diffusion au Royaume-Uni, et des scènes ultra-violentes qui ont fait couler beaucoup d'encre. Justifiées les critiques ? Comme chez Verhoeven qu'on avait aussi traité de fasciste pour Starship Troopers, bien sûr que non. David est un mathématicien, beaucoup plus porté sur ses recherches que sur sa femme Amy qui s'ennuie. Le couple décide d'aller habiter en Cornouailles, là où a été tourné le film, et se heurte au côté rustique des habitants en particulier le clan Hedden dont Charlie ancien petit ami d'Amy est un des membres. Rustique et en fait alcoolisés et frustrés sexuellement tout comme peut l'être Amy. La scène centrale du film, le moment où il bascule dans la violence, est en fait son viol, un viol petit à petit consenti qui a fait dire à Peckinpah que "c'est pourtant le cas de la plupart des femmes". Cautionnait-il le viol ? Non puisque dans la séquence qui suit, lors du gala de bienfaisance organisé par le révérend, Amy en a des réminiscences et demande à partir. Même si cette scène du viol est éprouvante, ce n'est qu'un début. Par la suite, David essaiera de mettre en œuvre toute son ingéniosité pour repousser ses assaillants qui veulent pénétrer dans sa maison pour récupérer l'idiot du village accusé de meurtre. Copiant le western, une tension montant crescendo comme une cocotte-minute tout comme monte l'adrénaline chez le spectateur qui a limite envie de se battre en compagnie de David. Un film prônant l'auto-justice ? Non plus, David se défend avec ses propres moyens. Comme on s'y attend, la fin est un carnage et reste pessimiste. David quitte sa femme avec une phrase dans sa voiture qui en dit long : je ne sais plus où j'habite.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2012
Magnifique western moderne, avec, pour trame de fond, l'impératif territorial. Peckinpah signe plus qu'un simple film ; couche après couche, l'intrigue se révèle plus qu'intelligente, et pousse le spectateur à une réflexion sur l'homme et sa part animale. Avec une ambiance de huis clos dans un paysage grandiose, des acteurs plus que crédibles et un sentiment de malaise très présent, Les Chiens de Paille est une nécessité pour n'importe quel cinéphile de ce nom.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2012
Pour combattre les loups il faut être soi-même un loup.

" Les chiens de paille" est un brûlot abject. Un retour aux sources très violent vers une perversité de terroir oubliée le temps d'une délocalisation.

Seule la verdure de ce site campagnard est apaisante. Le reste n'est qu'une débauche ancestrale décadente d'esprits réactivée par le comportement aguichant et immature d'une autochtone de retour sur les terres d'un site animalier.

Le besoin d'être traitée virilement est flagrant de la part d'une jeune fille s'estimant délaissée par un mari un peu trop puritain préférant les attraits de la formule mathématique.

Un homme simple, naif et inoffensif quitte une violence quotidienne pour la récupérer de manière encore plus brutale sur un site analphabète et avinée dont il devra s'inspirer pour survivre.

Au début des années soixante dix l'apparition de cet opus nauséabond est une véritable bombe. Une férocité méconnue sur grand écran apparaît soutenue par des images insoutenables.

« Les chiens de paille » dénonce le désœuvrement d'une faune locale dont les uniques perceptions sont la violence, la bière et la fesse.

Un regard effaré devant des comportements de chimpanzés passe du statut de victime à celui de séquestré combatif en s'inspirant des concepts de l'auto-défense.

La très éprouvante scène du « viol » est une montée chromatique partant de la répugnance en passant par la révolte, la soumission et le consentement.

En ces lieux désertés par la douceur tout passe par la force et cette force apporte du plaisir.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2012
Affolant comme ce film est mal compris! Entre les assoiffés de violence qui ne trouvent pas leur compte ou au contraire ceux à qui le spectacle sanglant a plu, en passant par ceux (moins blâmables) qui n'ont guère compris le propos du long métrage... Ça n'est pourtant pas bien compliqué, Sam Peckinpah part du postulat le plus simple et le plus universel qui soit : l'homme est un animal. Dès lors TOUT son film, tous ses personnages illustrent sa thèse philosophico-sociologique de la façon la plus rationnelle et efficace qui soit (ou tout du moins interrogent le spectateur, en supposant qu'il sache décrypter des images certes dures mais nécessaires, ce film n'étant pas à mettre entre toutes les mains, surtout vu l'incompréhension qu'il suscite!). Imaginez ce que donne la lutte du plus fort (pour s'approprier la femme) : mettez un intellectuel pacifiste et pétri de valeurs (l'être humain accompli? ou justement le plus faible?) au beau milieu d'un village paumé habité par une horde de brutes sexuellement frustrées (l'être humain sous sa vraie nature?). Placez ce mathématicien avec sa femme aguicheuse (LA Femme?) au beau milieu de cette communauté violente et laissez faire les choses. On ne peut pas trouver scénario plus évident, et pourtant Peckinpah le sublime par son approche exigeante (à l'égard du développement irréprochable de son argumentaire s'entend) et il faut bien le dire, par la virtuosité de la mise en scène et du montage, réservant de sévères poussées d'adrénaline! Sans compter sur le talent formidable de Dustin Hoffman que je découvre quasiment avec ce film! Alors bien sûr Peckinpah choisit de montrer plutôt que d'évoquer (quoique), mais reprocher aux «Chiens de Paille» sa violence gratuite (quel rapport avec la vengeance d'ailleurs?) c'est faire preuve de mauvaise foi ou de bêtise... Très riche sur le fond, réussi pour la forme, le genre de longs métrages sur lesquels on peut disserter des heures durant! Un film puissant, noir et génial, tout simplement. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2012
Doté d'une bonne réalisation et de bons acteurs, "Les Chiens de paille" ne parvient pas totalement à captiver. Le scénario part avec de bonnes idées mais reste néanmoins prévisible et ennuyeux. On passe donc un moment mitigé tout en gardant le souvenir d'un bon Dustin Hoffman.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 avril 2012
Une œuvre d'une rare violence comme à l'accoutumé chez Peckinpah, où le montage assez rapide rythme la mise en scène au final assez statique. Un très bon thriller au suspense bien géré où la tension est croissante au fil des minutes.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 avril 2012
C'est vraiment mauvais, le réalisateur en fait beaucoup trop, tout est exagéré. La psychologie des persos est naze, il y a beaucoup d'incohérences dans leurs réactions...
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2012
J'ai fait l'erreur de voir le remake de 2011 avant l'original et en visionnant ce dernier, je me suis terriblement ennuyé. Bien sur, il faut remettre le film à sa période (voilà plus de 40 ans) avec son jeu très théâtralisé, des moyens limités, des voix Française catastrophique, une bande son inexistante et une mise en scène linéaire à souhait. Donc pas de comparaison, ici, avec le remake. Non ! ce qui est le plus mauvais est le déjà le casting : S. George très amatrice, les autochtones sans charisme. Ensuite, les personnalités trop édulcorées, insipides et très typées "Orange Mécanique" avec leur bouffonneries. Enfin, une tension totalement absente (présente dès la première minute dans le remake) où la violence arrive d'un coup, dommage. Bref, un mauvais film 1/5 (voir le remake très bien monté).
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2012
"Bloody Sam" a une filmographie d'une rare homogénéité.
Et ce film est une de ses plus belles pépites, si ce n'est la plus belle.
Film sur la violence mais surtout sur la nature humaine et ses plus bas instincts.
Un pacifiste instruit et croyant au pouvoir du dialogue, (Dustin Hoffman dans son plus grand rôle) se retrouve contraint d' utiliser les méthodes qu'il dénonçait jusque là pour venir à bout de ses ennemis.
Comme dans "Délivrance" de John Boorman, on a ici une charge efficace et sans concession contre le "mythe du bon sauvage" et contre les vertues de la vie au contact de la nature (ce n'est pas la vie moderne qui corrompt l'homme, certains le sont par nature quelque soit leur cadre de vie).
Politiquement incorrect et diablement efficace.
"CHUUUT"
"CHUUUT"

20 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2012
L'Avis du Cat's : Enfin le chef d'oeuvre de Sam Peckinpah réédité dans une version intégrale remastérisée et en Blu-ray (Import) svp. L'homme n'est qu'un animal, pour qu'il redevienne chasseur il suffit de réveiller ses pulsions. Tourné en 1971 le film est osé, provocateur et pertinent, c'est une oeuvre essentiel de la filmographie de Peckinpah . Une ambiance de terreur où le suspense monte crescendo jusqu'au long huit clos final.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mars 2012
Difficile de ne pas faire de rapprochement entre "Les chiens de paille" et "Orange mécanique", sortis la même année, et qui explorent tout deux de manière subversive les origines de la violence humaine. Pour Peckinpah, l'homme n'est qu'un animal éduqué, pour le meilleur et pour le pire. Il développe brillamment ce propos à travers ce film tout à fait bestial, très éprouvant qui plus est. Car le réalisateur crée une échelle montante de violence tout du long du film, et la fait éclater lors d'un final très long, assez spectaculaire et angoissant, au cours duquel le personnage de Dustin Hoffmann, excellent, cède à son instinct de survie pour combattre la violence par la violence. Difficile de ne pas frémir devant ce film osé, provocateur, oppressant, et intelligent. Peut-être Peckinpah allait-il un peu loin lors de la scène de viol... Mais clairement, il s'agit là d'une œuvre phare, essentielle et brillante.
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2012
Malgré la lenteur à l'allumage du film, le dernier tiers vire dans la démence et la violence gratuite. On se sent happé par l'atmosphère et le déchaînement de violence dans cette campagne. Beaucoup de films de ce genre sont aujourd'hui tournés mais il manque souvent la profondeur et la complexité des personnages qui sont ici bien présentes. Je vais essayer de voir le récent remake histoire de comparer...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 février 2012
Qui a dit que la campagne anglaise était paisible?
Ça m'a fait un peu penser à La dernière maison sur la gauche.
Et Dustin Hoffman toujours excellent!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 février 2012
J'ai entendu parler de ce film comme étant un film très violent et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il à du choqué lors de sa sortie en salle. Aujourd'hui le film à vieilli mais seulement au niveau de la violence, son histoire, elle, est intacte.

David, jeune mathématicien, fuit l'Amérique et son atmosphère orageuse. Il émigre en Cornouailles où il est confronté dès son arrivée à l'agressivité des autochtones. Atteint dans ses convictions, il aura lui aussi recours a une violence qu'il combat.

Car oui, c'est ceci le principe du film. David (Dustin Hoffman, le rôle qui lui fera ouvrir les portes d'hollywood) est un lâche et un trouillard de première. Incapable de régler un conflit correctement, c'est pour cela que les habitants profitent de sa lacheté pour lui jouer un sale tour. De plus, sa femme ne fait pas tout pour reprendre le contrôle de la situation (se déshabiller devant les voisins est un exemple concret) en utilisant la provocation. Alors quand elle se fera violer, David ne dira rien. Ce sera au moment où David cache un "Psychopathe" qu'il va exploser dans la violence qu'il à toujours redouté.

Car oui la morale peut se résumer à cela : la violence engendre la violence.

Cependant le défaut de ce film est d'avoir vieilli et du coup la violence de David supposé être pire que celle des autres n'est rien comparé à ce qu'on voit aujourd'hui.
Un bon film de Sam Peckinpah mais qui à souffert de la violence du temps.
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