Je me navre de voir autant de critiques élogieuses. C'est sans doute du fait que la plupart de ces gens n'ont jamais entendu parler d'idées de décroissance et que ce film à sonné comme une révélation pour eux. Sur ce point la, je partage aussi l'idée générale de décroissance que véhicule ce film, cela fait partie de mes convictions. Malheureusement, ces belles idées sont retranscrites d'une manière tellement mauvaise que l'on a plus l'impression de voir un film de propagande, limite fascisante. Lorsque l'on veut propager une idée, on évite de reprendre les méthodes utilisées précédemment sous des régimes peu recommandables. En effet, il y a la dans ce film un manichéisme éhonté, du mensonge, de la stigmatisation.
Il n'y a aucune trace de contestation ni d'avis divergents sur cette belle planete verte, (apparemment dans un monde parfait tout le monde doit etre d'accord), il n'y a pas de musique et la seule distraction c'est de faire du cirque, sorte de mormon nouveau genre, la clé du bonheur. Ensuite ce qu'il me gène, c'est que tous les parisiens sont des cons, sans aucune exception, que manger de la viande c'est être attardé (ah bon?) que tous les medecins sont obsédés par l'argent et se foutent de leur patients, au final les seuls gentils de l'histoire sont des bushman , mais on oubli de préciser les quelques rites qui feraient tache..
Bref, tout cela est recouvert d'une sauce niaise, servit par un vincent lindon toujours cantonné aux memes films indigestes, une coline serreau qui parle toute seule pour dire que la pollution c'est mal, on y ajoute la soustraction d'un gentil bébé à la méchante DAS plus une gentille histoire d'amour et c'est prêt.
J'ai regardé un peu, pour comprendre, les critiques elogieuses, et à la fin c'est souvent la même rengaine: ce qui n'ont pas aimé sont des abrutis, et ils n'ont rien compris. He bien c'est justement ce genre de philosophie que vehicule ce film, qui par manque d'ouverture d'esprit transforme une belle idée en un dogme que l'on ne peut contester. Cela me peine, car si déja peu de monde est pour l'idée de décroissance, il y a chez ceux qui la partage bon nombre de personnes qui ternissent l'idée par ce genre de comportement, à l'instar de coline serreau.