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Max Rss
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2,5
Publiée le 21 mars 2019
Il est vrai qu'entre les blockbusters et les comédies bien grasses sans âmes qu'ils nous balancent à longueur d'années, les ricains parviennent à nous faire oublier que lorsqu'ils s'en donnent la peine, sont capable de nous proposer un cinéma bien plus varié. Avec des réussites et des échecs, comme partout. En ce qui concerne « Bound », thriller quelque peu singulier, on se situe dans la catégorie médiane. Car s'il n'est pas honteux, ce film laisse la désagréable impression qu'il aurait pu être bien mieux que cela. Le début tire en longueur à fond, la première demie heure dure, dure... On se dit, allez, c'est partie, on va s'ennuyer à mourir tout le long. Il y a un vrai vide. Vide que l'on cherche à combler en incluant quelques scènes de sexe sulfureuses Puis, le film prend une tournure bien plus intéressante, dés lors que les deux pépées élaborent un plan pour se barrer avec le flouze. Mais le problème reste le même. C'est lent. Ce film souffre d'un sérieux problème de rythme qui le dessert considérablement. La tension dégagée pose également problème. Branchée sur courant alternatif. Ça déconne aussi légèrement au niveau du casting car si Joe Pantoliano et Gina Gershon (pour le coup transformée en pendant ricain de Béatrice Dalle, les tatouages en plus) sont à leur aise, Jennifer Tilly tape sur le système. La voix française de cette dernière n'arrangeant pas les choses. Mais, malgré tous ces défauts, pourquoi attribuer la moyenne? Parce que quand le film réussit quelque chose, il le réussit bien, voilà pourquoi. Les scènes de violences sont très bien filmées et quand quand la tension est palpable, elle l'est pour de bon, c'est pas de la poudre aux yeux. Donc, du bon et du moins bon dans ce thriller méconnu.
Sensuel et original, un thriller lesbien à l'ambiance étouffante et sombre, et aux actrices sulfureuses face à un mafieux déjanté. Un suspens palpitant qui donne un résultat pratiquement parfait...
C'est bien filmé, superbement et méticuleusement photographié, les deux actrices sont au top : Gina Gershon (qui eut, dit-on, une aventure avec le président Clinton) et la troublante Jennifer Tilly avec sa drôle de voix. Les gens de la mafia sont dépeints pour ce qu'ils sont : des brutes primaires. Il faut attendre un tout petit peu que le suspense s'installe mais quand c'est parti on reste cloué dans son fauteuil jusqu'à à la fin. L'histoire nous est narrée avec une maestria incroyable, puisque rien ne se passe comme on croit que ça va se passer. Une réussite parfaite. Hélas les Wachowsky ne persisteront pas dans cette voie talentueuse en nous offrant un Matrix regardable mais prétentieux puis en touchant le fond avec un Jupiter grotesque.
Voila une histoire d'amour entre femmes à laquelle je crois beaucoup plus (contrairement à Carol) car là, elle va crescendo et une certaine complicité se crée entre les deux femmes (bien qu'elle soit plutôt basé sur l'argent). Comme premier film des soeurs Wachowski, c'est un excellent début, la mise en scène est très visuelle avec pas mal de bonnes idées, les acteurs ne donnent pas encore l'impression d'être dépourvu de vie dans leur jeu d'acteur (n'est-ce pas Matrix...). Je suis pour ma part assez fan du genre gangster donc autant dire que le récit m'a assez vite pris. J'ai particulièrement apprécié la performance de Joe Pantoliano qui semble maîtriser son monde et qui sombre peu à peu dans la folie à travers les pièges tendus par le couple de Violet et Corky. La lumière et les couleurs sont dans tes tons assez sombres et neutres, j'ai lu que l'idée était de retranscrire l'ambiance des films noirs des années 50 (avec donc la femme fatale, le mac guffin, le grand banditisme) et en ce sens, les Wachowski ont fait du très bon travail. L'intrigue ajoute toujours plus de tension, faisant un peu penser aux oeuvres d'Alfred Hitchcock avec le plan prévu pour un larcin qui finit toujours par tourner mal et nous fais nous demander tout du long comment Violet et Corky vont bien pouvoir s'en sortir. Le film est d'autant plus intéressant que le budget devait être assez limité (étant leur premier long-métrage), le décor se résume globalement à quelques pièces dans un immeuble (on pourrait penser à des décors de théâtre) et des accessoires assez épurés, sans compter le casting qui n'a pas le panel de personnages qu'on peut voir dans un film comme les Affranchis ou Casino. Mais justement je considère cela comme un plus car nous avons ainsi un film teinté d'une certaine originalité dans le genre, et je trouve donc que c'est une sacrée réussite pour un premier film. 15/20
Le premier film des frères Wachowski (depuis devenus des sœurs suite à leur changement de sexe), connus mondialement pour la trilogie Matrix, est un petit bijou du genre néo-noir qui certes remarqué à sa sortie a acquis avec le temps et la renommée des Wachowski le statut de film culte notamment dans les milieux lesbiens. Venant tout juste d’écrire « Assassins » de Richard Donner (1995), les deux frères sont encouragés par le producteur Joe Silver à passer à la réalisation. Dino De Laurentiis déjà présent sur « Assassins » finance le projet qui repose sur une sulfureuse histoire exsudant le sexe et la violence , digne descendante réactualisée du « Double Indemnity » de Billy Wilder (1944) que les Wachowski adorent. Le casting est parfait, mettant en lumière deux actrices très « caliente » un peu enfouies jusqu'alors dans les productions au rabais qui vont avoir avec "Bound" une occasion unique de montrer tout leur talent. Elles ne vont pas laisser passer l’occasion, entrant parfaitement dans l’esprit torride et malsain du film où deux lesbiennes vont faire la nique à toute une bande de dangereux malfrats en jouant sur la paranoïa ambiante de leurs rapports qui fait que chacun croit en permanence que l’autre cherche à le gruger. Le chef opérateur Bill Pope éclaire au mieux ce huis clos étouffant qui transpire la sensualité et se plie volontiers à tous les artifices de mise en scène des Wachowski qui donnent un ton très novateur à ce film noir toujours à la limite des canons du genre sans jamais les trahir. Quoique rempli d’incohérences, le récit délivre sans problème sa dose de rebondissements et de suspense. Mais c’est assurément Jennifer Tilly, sorte de Betty Boop incandescente à la voix de petite fille délurée qui incendie la pellicule. Elle tient en haleine tout son monde et en premier lieu les spectateurs masculins qui sont assurément en empathie avec ces pauvres zigs du film prêts à tout pour l’entendre susurrer à leur oreille. Joe Pantoliano solide second rôle, arrivé sur le film par Gina Gershon campe un petit mafieux machiste et hystérique parfaitement jouissif. On notera aussi une apparition en parrain sicilien du réalisateur mythique Richard C Sarafian (« Point limite zéro » en 1971, « Le convoi sauvage » en 1971). Inutile de préciser enfin que pour apprécier dans toute sa dimension la performance de Miss Tilly, il faut impérativement regarder le film en version originale. La pauvre, victime de son succès aura bien du mal à sortir de ce type de rôle.
Coup d essai pour les Wachoswski et coup de maître, avec un polar classique, sans esbroufe mais parfaitement maîtrisé et haletant. L histoire de deux amantes qui vont monter une combine pour subtiliser deux millions de dollars à la mafia en faisant porter le chapeau au compagnon de l une d elle. Le film est brutal, avec une mise en scène vraiment soignée et pleine d idée, le suspens qui domine la fin du film est très bien dosé avec des rebondissements qui paraissent infimes au premier abord mais qui menacent constamment de tout faire exploser. La tension sexuelle aussi autour du personnage de Violet elle aussi menace de tout faire exploser à chaque instant. Seule une photo assez moyenne m a gêné car esthétiquement c est assez faible, mais tout le reste est brillant.
Techniquement, film plutôt bien ficelé : intrigue à (petits) rebondissements, situations cocasses, acteurs corrects... Mais morale infecte (et pas si "politiquement incorrecte" que ça!). Comme les "méchants" sont un couple de femmes, elles s'en sortent bien. S'il s'était agi d'hommes... Bref, une fin bien misandre à la "Basic instinct".
Une ambiance très noire et mafieuse autour d'une mallette de 2 millions de dollars. Un très bon suspens, d'excellentes idées, surtout dans les dialogues autour de la mallette où la tension est palpable dès le début. J'ai adoré l'enchaînement et les manipulations entre personnages. Les acteurs sont remarquables et les prises de vues deviennent démentes au bout d'une heure de film. Vraiment excellent !
En 1996, soit 3 ans avant la sortie de leur futur chef d'œuvre de la science-fiction intitulé "Matrix", les frères Wachowski (Lana était Larry à l'époque) nous présentaient leur tout premier long-métrage. Nous sommes encore loin de la matrice et des costumes en cuir moulant lorsque les deux frangins imaginent un thriller, l'histoire de deux amantes qui décident de cambrioler un truand de la mafia dont l'une des amantes est justement la maîtresse. Voilà une nouvelle preuve que la science-fiction n'est pas pour tout de suite, le scénario de "Bound" est très simple. Cela ne signifie pas pour autant qu'il n'y a aucun retournement de situation, au contraire et c'est là l'une des forces de l'œuvre, de parvenir à nous captiver jusqu'à la fin malgré la simplicité de son récit. Les cinéastes ont très bien su gérer le suspens, enchainant les péripéties pour que la tension monte crescendo sans interruption. Au vu de cela, on se dit qu'il est dommage que le film ne réussisse pas à nous passionner dès le début. La première partie du film est un peu longue bien que nécessaire pour introduire les personnages. En parlant des personnages, on en vient aux acteurs qui même s'ils ne sont pas mauvais, ne sont pas non plus pleinement convaincant. C'est notamment le cas de Jennifer Tilly. Néanmoins, cette dernière forme un plutôt beau couple avec Gina Gershon. Pour en revenir aux Wachowski, on peut dire que dès ce premier film, ils démontrent déjà un certain talent pour la mise en scène. Le final avec les seaux de peintures en est un exemple. On peut aussi faire la remarque que la bande son est plutôt pas mal. Au final, pour leur tout premier film et avec un budget assez modeste, les Wachowski s'en sortent très bien. C'est un bon petit thriller qu'ils nous offrent mais qui aurait mérité d'être un peu plus intéressant dès le début.
Trois ans avant de révolutionner le cinéma, les Wachowski sortaient leur premier film peu remarqué mais déjà très maîtrisé. Le duo s'impose comme d'excellents réalisateurs et d'excellents scénaristes. Si le synopsis est celui du polar classique, le déroulement de l'histoire témoigne d'une connaissance des codes du cinéma et d'une volonté de jouer avec. L'ouverture en est le parfait exemple : elle reprend le schéma classique du début d'un film porno, en mélangeant une mise en scène travaillée, des répliques peu subtiles et le bon jeu des actrices. Le résultat est d'un érotisme dingue, en plus d'être culotté pour l'époque. L'autre force de l'écriture consiste à nous faire croire que telle scène va se dérouler ainsi, que tel personnage va réagir comme cela, pour finalement partir dans une tout autre direction, mais qui reste cohérente. En somme, l'histoire est classique mais est ponctuée de petites surprises de narration. Le trio principal d'acteur est bon, mais Jennifer Tilly domine le reste du casting. La façon dont elle se place légèrement en retrait par rapport à Caesar, sa manière de placer sa voix, son regard déterminé... C'est bien simple, elle ne joue pas, elle est Violet ! Il est difficile de parler des qualités de Bound, il fait partie de ces films qu'il faut voir pour comprendre que c'est très bien.
Le début du film est assez inquiétant car on se retrouve dans une intrigue clichée avec la lesbienne en marcel et conductrice de pick-up, et surtout car le jeu entre les deux héroïnes ressemble à un mauvais porno lesbien. Passé cela, les Wachowski goupillent bien leur affaire avec ce huit-clos efficace et surprenant. Il y a parfois des relents tarantinesques dans les dialogues directs et la mise en scène brute et efficace: Le fait de faire traîner les passages à coups de dialogues ambigus est typiquement tarantinesque. La scène de meurtre dans la peinture est un bel exemple de réalisation inspirée. Ce polar est donc très agréable, à condition d'aller au delà du début, et si tout n'est pas parfaitement maitrisé, l'ensemble est globalement efficace.
Les Vingt premières minutes débouchent sur une rencontre entre deux très belles femmes qui frisent le gothico-érotico-passionnel d'une incroyable sensualité. Mais si Bound était resté ainsi pendant plus d'une heure quarante j'aurai vite déchanté. L'avoir restreint en début et avoir enchainé avec un thriller policier mafieux très sombre a permis d'obtenir un résultat parfaitement ficelé. Les acteurs sont excellents dans leur rôle, le thriller nous embarque et les rebondissements se succèdent. A voir absolument !
Un thriller bien "ficelé" avec un suspens bien ménagé et un mélange osé d'une romance brulante façon Mulholland Drive dans une ambiance de polar noir. Loin de l'univers de la science fiction, on retrouve les Wachowski dans l'originalite et l'inventivité de beaucoup des plans et ce penchant (récurrent chez eux) pour la marginalité de leur personnage principal (qui ici m'a fait penser à Lisbeth Salander par moments). Une bonne surprise. (Bien)
C’est le premier long-métrage réalisé par les frères (devenues sœurs) Wachowski, trois ans avant Matrix. Le début est un brin vulgaire et m’as-tu-vu, mettant l’accent sur un jeu de séduction lesbien qui n’a plus grand-chose de sulfureux aujourd’hui. Il faut passer sur quelques clichés (notamment concernant le personnage de Gina Gershon, reine du bricolage en marcel blanc et conductrice virile d’un gros pick-up). Et se familiariser aussi avec l’horrible voix nasillarde de Jennifer Tilly. Ce couple d’arnaqueuses amoureuses fait toutefois l’originalité du film, dans un registre de thrillers US très masculin voire macho. Une fois les préliminaires terminés, la mise en action s’enclenche plutôt bien, sur la base d’un plan malin. Les Wachowski font monter le suspense dans un climat de forte suspicion, en orchestrant habilement un jeu de dupes sur fond de règlements de comptes mafieux, et tirent un bon parti du quasi-huis clos (l’intrigue se déroule dans un immeuble, essentiellement dans deux appartements). À l’exception d’un ou deux retournements tirés par les cheveux, et d’un coup de téléphone pas très intelligent qui complique la situation des deux femmes, le film se tient bien. L’exercice de style est assez réussi, donc, à défaut d’un vrai renouvellement du genre (le thriller noir) comme Matrix renouvellera, un peu plus tard, le genre de la SF au cinéma.