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Charlotte28
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4,5
Publiée le 26 février 2023
Déviant l'amour absolu que sa communauté enseigne à porter à Dieu vers ce mari qui l'initie aux plaisirs charnels, l'héroïne se sentant coupable suite à un tragique coup du sort espère rétablir ce qu'elle croit avoir brisé par ses prières irréfléchies au Ciel, comme si l'Amour suffisait toujours. Victime de sa candeur, de son éducation puritaine ainsi que des insensibilités alentour, elle s'en remet à une foi dont la pertinence est interrogée. Dialogue spirituel autant que drame psychologique, l'intrigue illustre les effets ambigus d'un amour inconditionnel féminin tout en questionnant le rôle du mari: sa demande apparemment perverse et égoïste n'est-elle pas d'abord une tentative désespérée de sauver son épouse éplorée et d'accéder à un apaisement létal? Filmé sous un filtre sépia qui assombrit les solennels paysages écossais, le récit scandé de façon picturale évite le pathos lacrymal par son austérité apparente, laissant aux dialogues et à l'interprétation intense des comédiens le soin d'exprimer l'angoisse de l'abandon et de la solitude. Critique du rigorisme religieux ainsi que des oeillères morales, ce sacrifice consenti par ode au sentiment ultime nous submerge par son entièreté sincère. Eprouvant, puissant, terrible.
Selon moi, le plus émouvant et éprouvant de tous les Lars von Trier. Un jeu d'acteur parfait et juste , de beaux paysages, une ost interessante et un scénario vraiment bien construit. Bravo à lui! tout mon respect!
Servie par une mise en scène caméra au poing efficace et une excellente direction d’acteurs, ce conte tragique nous dépayse dans l’âpre rigueur des paysages écossais et de ses austères habitants. Les intermèdes entre les chapitres permettent de souffler.
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1,0
Publiée le 12 février 2021
Emily Watson est une actrice merveilleuse et elle est formidable mais ce n'est pas grâce a ce film qui intentionnellement ou non est odieux. On lui demande de jouer un rôle de simplet qui honore le souhait de son mari infirme d'avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes et de lui raconter tout cela. Un arrangement qui devient incontrôlable jusqu'à ce qu'elle soit finalement violée et battue à mort alors même que son mari retrouve l'usage de ses jambes. Si le mari était resté infirme le film bien que toujours inutile aurait pu au moins être une triste étude de la dévotion insensée d'une femme à un pouvoir supérieur mais au lieu de cela il suggère que son sacrifice en valait entièrement la peine. Son mari marche et trouve les cloches du ciel qui sonnent joyeusement alors qu'elle monte vers son Dieu. Lars von Trier est un réalisateur qui pense que c'est son travail d'inciter et de provoquer son public et que les films doivent être insupportables s'ils veulent dire quelque chose qui compte. Ce qui est le plus insupportable dans Breaking the Waves c'est le travail de caméra à l'épaule qui ne reste pas une minute sans bouger...
Un mélodrame bouleversant sur l'amour fou, filmé sans concession, qui peut paraître trop insoutenable par moment, porté par la prestation impressionnante d'Emily Watson. Prix du Jury à Cannes.
Breaking the waves est un film unique. D'une beautée et d'une complexité rare, Il avance contre la morale, contre les codes du cinéma aussi. Emily Watson est extraordinaire et inaugure la longue liste des actrices traumatisées par Lars von Trier. Car le sacrifice d'une femme qui s'abandonne à la volonté de son mari, c'est pour Von Trier celle d'une actrice qui se sacrifie pour un réalisateur. Franchement, c'est très discutable comme vision des relations homme-femme. Mais passionnant comme "Histroire d'O"
Emily Watson est grandiose dans ce film noir. Tous ceux qui ont mis les entre 0,5 et 2 n'ont absolument rien compris et rien appris de ce qui ressort de ce film. Elles est malade, oui, mais d'amour et lui il est malade, mais aussi d'amour. Le medecin est aussi malade d'amour pour cette jeune femme. Il la voudrait pour lui. Ce n'est pas difficile à comprendre pourtant et tout ce petit monde dans une Écosse année 70 mormonisée et endoctrinée ou la place des femmes est nulles.
ou L'Evangile selon Lars Von Trier... Comme souvent par la suite (Dancer in the dark, Melancholia) le réalisateur nous entraîne dans tous les excès... L'Amour, purifie tout! On peut être subjugué par les images qui présentent chaque chapître; les musiques sont au diapason. Le réalisateur aime confronter "l'Amour" jusqu'à la folie, à la morale ou au sens du péché si présents dans cette Ecosse profonde... Laissons-nous transporter !
Ce film est la pire des plaies que j'aie jamais vu ! C'est vulgaire, inintéressant, provocateur (comme toujours avec Lars Von Trier en même temps) et décidément je n'aime pas ce réalisateur qui est malsain et dérangé. A oublier au plus vite.
Le style Lars von Trier : ces plans découpés mais toujours dans la continuité d'une séquence. Parfois sous le même angle, afin de produire un effet de réaction des personnages dans le plan et emmener le mouvement. C'est très particulier et unique. Breaking the Waves n'y déroge pas. Toute la quintessence de ce film assez pudique tout de même - et recentré sur un cercle familial asphyxiant - doit sa réussite par l'interprétation magistrale d'Emily Watson. La nymphomanie du cinéaste danois s'agenouille face à une telle performance de jeu. La fidélité, le mariage et la condition de la femme dans l'église sont les thèmes principaux que traite à sa façon le réalisateur.
Bess est malade : elle est malade d’amour pour Jan. Alors quand il part pour travailler sur une plate-forme de forage, elle souffre. Quand il revient, blessé et la vie ne tenant plus qu’à un fil, elle souffre encore plus et va se détruire pour le sauver. Poignant.
Attention, c’est très pervers et particulier. Un film, comme d'habitude bien filmé grâce au talent plastique de Lars Von Trier, qui dévoile une épopée tragique, où névrose sexuelle, et séparation affective dominent. Proche a la fois du genre théâtral pour sa mise en scène et ses dialogues, mais également du pur film de ciné pour ses images retouchées, et son fameux casting. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Un film relativement bien de bout en bout. Les acteurs sont crédibles et le jeu d'acteur est aussi bon que ne l'est le scénario au final. On voit là Emilie Watson dans un rôle qui lui va bien à représenter cette femme qui a une grande naïveté en la foi et un amour incommensurable; tellement grand qu'elle est prête à tout pour croire en une possible aide extérieur. Un dénouement hélas peu glorieux mais ce film se regarde sur la longueur et on passe un bon moment. Les choses à déplorer sont le passage en chapitre qui est long et qui pèse sur le film mais aussi sur les musiques peu en accord avec le scénario. En somme, à regarder si l'on aime les films dramatiques et si l'on veut passer un bon moment tranquille.
Une belle réalisation du danois qui a en plus la chance et le talent d'avoir découvert le potentiel D' Emily Watson. Elle rend le film encore plus spécial et elle est entouré d'acteurs intéressants. Je mettrais un petit bémol sur la fin qui m'a paru un peu brouillonne par rapport au reste du film.spoiler: D'autre part on se doute rapidement que l'affaire va mal tourner donc le scénario ne surprend pas énormément. D'un autre coté ça permet aussi de se protéger un peu et éviter l'excuse de l'allergie pour les yeux rougis à la sortie du film .