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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 septembre 2014
Si vous n'avez pas compris que tout le film n'est construit que pour les 5 dernières minutes, alors vous n'avez rien compris ! L' amour est plus fort que la mort: peut-on imaginer message plus beau et plus fort? Si vous n'avez pas pleuré à la fin du film alors...
Lars Von Trier nous offre encore une réflexion poussée à travers Breaking the Waves. En effet, où est la vérité ? Il illustre à la perfection la confusion entre le réel et l'imaginaire avec des différentes strates de croyance, et grâce à cette question que se poseront beaucoup de spectateurs "Le hasard existe-t-il ? ". A ça, on ajoute une histoire touchante, qui prend aux tripes, jouée par des acteurs à la hauteur du rôle qu'ils endossent. Bon après on reprochera à ce film d'être un peu plat dans son déroulement. Breaking the Waves contient moins de rebondissements et de grandeur que d'autres œuvres du réalisateur, de sorte qu'on est quelquefois ennuyé par ce qui se passe. Donc très bon film, même s'il traîne un peu dans son déroulement. 16/20
J'ai été agréablement surprise car le "Dogme 95" signé avec Thomas Vinterberg ne m'inspirait rien de bon quant au visionnage de ce film et bien j'ai été bluffée. L'histoire est prenante et jamais exhibitionniste mais montre et demande jusqu'où on est capable d'aller par amour. J'ai été surprise d'écouter de la musique pendant la scène où on amène Jan chez lui, car je pensais que le Dogme 95 demandait ce qu'il n'y ait pas de musique additionnelle et cette scène est d'autant plus intéressante que la musique est à l'encontre de ce moment un peu sinistre. C'est ça que j'aime, les paradoxes, donc là j'ai été agréablement surprise. Emily Watson joue merveilleusement bien et roule ses grands yeux bleus avec une candeur qui émeut. Les paysages ventés de l'Ecosse du nord donne un plus à cette triste histoire sur fond de religion bornée et castratrice.
A la fois magnifique et noir, ce film sur le sacrifice est un véritable petit bijou beau et cynique, où la désarmante Emily Watson livre une interprétation inoubliable. 16/20
un des films les plus ennuyeux qu'il m'ait été donné de voir, tout simplement. le seul point positif de ce somnifère visuel, c'est qu'il a permit de mettre en lumière la merveilleuse Emily Watson. mais ça ne vaut quand même pas le visionnage de ce truc.
Lars Von Trier nous livre une romance affreusement magnifique, un sujet si beau transformé en une cruelle chose, en même temps c'est le kiff de Von Trier de transformer de belle chose en monstruosité, c'est un maître dans le genre, et il y arrive encore une fois à merveille ici. Un film tout simplement grandiose avec une très belle morale et une immense profondeur, réalisé camera à l’épaule comme le fait souvent Lars, avec une superbe bande son, d'excellents décors, un scénario impeccable, Emily Watson et Stellan Skarsgård sont incroyablement parfait. Voilà que dire de plus ?
Pas ma tasse de thé du tout, ce drame qui traine et qui traine de longueurs en longueurs.... J'ai passé mon temps a regarder ma montre, et de plus le film est très très long, a n'en plus finir.
Dans "breaking the waves", le simple fait de regarder les couleurs désaturés, les cieux grisâtres de l'écosse et l’esthétique de vieil album de famille poussiéreux des années 70 suffit à vous déprimer. Ajoutons à cela des thèmes comme la la séparation, la solitude, le handicap, la maladie, la folie et la mort, et vous avez là un film qui rendrait dépressif Patrick Sébastien. Mais la grande qualité de "Breaking the Waves", c'est qu'il n'est jamais larmoyant, jamais tire-larme. La réalisation est froide et sans artifice, et ne vous attendez pas à entendre des violons qui vous indique le moment ou vous êtes senser pleurer. Le film ne comporte aucune musique exceptée celle des (magnifiques) tableaux qui séparent les chapitre. Quant à Emily Watson, elle m'a étrangement fait penser au personnage de Gelsomina dans "la strada". La même naïveté, la même poisse et les même yeux tout ronds qui passent du rire aux larmes en un rien de temps. Bref, "Breaking the Waves" est un film à mille lieux des comédies dramatiques habituelles qui tentent de nous arracher des larmes à grand coup d'amour impossible, de concerto de violons et de je ne sais qu'elle autres conneries. Rien que pour ça, il faut avoir vu ce film !
Un film intense et poignant, en forme de message métaphysique pervers. Lars von Trier est un peu l'anti Malick et délivre ici une œuvre poisseuse, malsaine et désabusée sur Dieu. La photo est fade et délavée, les décors déprimants, et la lumière presque absente, ce qui fait d'autant mieux ressortir la détresse des personnages et l'environnement qui les oppresse et les condamne. Le personnage de Bess est fascinant et Emily Watson est bouleversante, déchirée et habitée par ce rôle si lourd. C'est un peu pompeux et certains éléments sont superficiels (le dernier plan, le découpage du film en chapitres...), mais l'émotion l'emporte.
Un film extrêmement touchant, bouleversant même. On y suit l'histoire d'une ingénue se sacrifiant pour un amour qui la dépasse, dans des paysages écossais dont la beauté cache la cruauté des personnages qui y vivent, contrastant avec la bande originale glam-rock flamboyante qui attise pourtant encore plus la tristesse (ce magnifique "Life On Mars?" lors de l'Épilogue…). Pourtant, "Breaking The Waves" est aussi un film qui promeut le pardon et la grâce, et on se laisse aller à espérer le miracle en compagnie de l'impressionnante Emily Watson. Un authentique chef-d'œuvre de la part de Lars Von Trier, qui se loge dans le cœur et y reste.
Ce film a quelque peu souffert du succès de Dancer in the dark, et semble assez oublié maintenant. Pourtant, les sujets en sont extrêmement différent.
Etrangement, Breaking the Waves est plus mature, plus dur. On pleure moins, mais les images de cette déchéance sont terribles. Emily Watson livre ici une performance incroyable : son regard perdu, sa fragilité et pourtant son personnage aime, résiste envers et contre tout. C'est essentiellement pour son jeu splendide que le film vaut le coup. Toutefois, la mise en scène de Lars est étonnament légère : la caméra portée à l'épaule laisse une grande liberté aux comédiens, le scénario joue énormément sur le piquant de ces derniers. Lars von Trier a touché très haut avec ce film; il est donc incroyable qu'il ait pu faire encore mieux avec Dancer in the Dark. Nous avons affaire au plus grand cinéaste en activité, pour sûr. A voir en tout cas, puis à revoir pour le plaisir
«Breaking The Waves» marque un tournant dans la carrière de Lars von Trier. En même tant qu'il affirme un style plus original, il rend une fois de plus hommage à ses maîtres, Bergman et surtout Dreyer : comment ne pas penser à «Jour de Colère» avec cette sombre représentation du puritanisme austère et sectaire? Et surtout comment ne pas penser à «Ordet» et sa fin miraculeuse? Von Trier vient de publier son Dogme et on le retrouve donc caméra à l'épaule, malgré quelques entorses à son manifeste. Il délaisse sa virtuosité esthétique pour des images crades, à l'arrachée, façon de faire qui culminera avec «Les Idiots», seul de ses films à relever réellement du Dogme. Avec ce changement de style s'opère un changement de ton, cette fois le propos de LVT est plus manifeste, possède davantage de poids par rapport aux images comparé à ses longs métrages précédents. Le problème, c'est que ce propos ne parvient pas vraiment à compenser l'avachissement de la forme : à l'instar du «Théorème» de Pasolini, nous avons droit à une l'intrigue particulièrement saugrenue, pour ne pas dire tordue et sordide. «Breaking The Waves» est en constant équilibre entre l'essai brillamment transformé et le naufrage artistique tant certaines lourdeurs menacent à chaque instant de faire sombrer le film, tant les coutures d'un scénario parfois hautement tiré par les cheveux menacent de se rompre. Des partis-pris esthétiques et symboliques parfois grossièrement appuyés, des personnages hystériques, une intrigue extrêmement discutable par certains de ses aspects... Mais « miraculeusement », ça tient encore, sans doute du fait de la sincérité de l'auteur. Même s'il penche dangereusement du côté du mélo indigeste, genre au centre de sa trilogie « Coeur d'or », force est de constater que «Breaking The Waves» dispose de certaines qualités jouant en sa faveur. Emily Watson bien sûr, le reste du casting aussi, la photographie donc, et plusieurs plans sublimes. Déroutant, comme tout film de Lars von Trier qui se respecte. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
superbe mais très éprouvant complexe et torturé, filmé de façon inhabituelle Breaking the Waves nous parle d'amour et de sacrifice comme jamais , les acteurs sont tous exceptionnel .