Breaking the Waves
Note moyenne
3,6
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140 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 août 2010
Quelle merveille, mais quelle merveille ! Lars von Trier est sans conteste l'un des meilleurs réalisateurs que j'ai pu voir et il le prouve une fois de plus. Breaking the waves est un subtil mélange de métaphysique, d'humanité, d'exploration des techniques cinématographiques et le tout servi par le jeu exceptionnel d'Emily Watson et de Stellan Skarsgaard. Les regards, immortalisés par une caméra aux mouvements fluides, font passer des émotions que des paroles ne pourront jamais traduire. La structure narrative, très allusive, gagne en intensité à chaque coups du sort qui assaillent ce couple maudit. Au-delà de cette trame à mi-chemin entre le tragique et, comme le dénouement change toute la donne, le bonheur et l'union symbolique que scelle la mort. Cette inspiration, religieuse tout en restant critique envers les institutions ecclésiastiques, Lars von Trier l'abandonnera et ce n'est pas pour nous déplaire. Des personnages dotés d'une profondeur psychologique comme il y en a peu dans le cinéma contemporain. Le dénouement, empli de magie, est à l'image du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juillet 2010
un chef d'oeuvre,tant par le jeux des comédiens que par la façon de filmer,idéale pour narrer de maniére grandiose une histoire d'amour impossible,magique mais tragique dont seuls Lars von Trier a le secret
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juillet 2010
!! SPOILER - Ne pas lire si vous ne voulez pas connaître des éléments importants de l'intrigue!!

Un film qui m'a bouleversé. Pour la première fois je ressentais de la fragilité en l'être humain. Je trouve que le cinéaste prend bien tout son temps pour montrer la lente descente en enfer de cette jeune femme, jusqu'à ce qu'elle en meurt, ce n'est pas qu'anecdotique. Pour la première fois j'ai ressenti la solitude de l'être humain dans son monde, et que les choix de chacuns ne sont pas forcément voulus et pensés, on vit, on est selon le contexte dans lequel on se trouve, et je me suis dit que personne n'a le control total sur sa vie, du plus grand crevard au plus grand dandy. Ce métrage a changé profondément mon regard sur l'humanité
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mai 2010
Un film qui sait garder une bonne ambiance malgrès des longueurs et des scènes lentes. Très concentré sur la religion, ce film mérite tout de même d'être vu par tout bon cinéphile. Le meilleur point de ce film est surtout l'interprétation de l'actrice principale Emily Watson qui livre ici tout son talent. Un bon choix de BO aussi...
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2010
Qu'on aime ou pas Lars Von Trier, on ne peut nier que le réalisateur a une place importante dans le cinéma contemporain, ne serait-ce que pour l'audace dont il fait constamment preuve. La plupart du temps j'adore ( Dancer in the Dark, Dogville ), ou alors je déteste ( Les Idiots, qui porte bien son nom ). Breaking The Waves, de par son ambition, sa soif d'expérimentation, son génie pur, ne pouvait qu'entrer dans la première catégorie.

Soit l'histoire d'une jeune femme qui aime un homme. Classique pourrait-on penser. Evidemment, sauf que la jeune femme en question n'est pas n'importe qui, et qu'il s'agit ni plus ni moins d'un des plus grands personnages ( féminins ) de l'histoire du cinéma. Dans les grandes lignes, Bess annonce Grace de Dogville tant les deux personnages ont un cheminement apparent, et surtout à cause de ce qu'elles représentent aux yeux des autres, soit pas grand-chose. Le côté sadique de Lars Von Trier n'est pas une exclusivité qui serait réservée à son spectateur ; l'auteur a aussi une propension à malmener ses personnages " principales ", poussant l'humiliation à un extrême qui en devient vite insoutenable. Mais évidemment le spectateur est dérangé parce qu'il se sera attaché à l'héroïne du film, et que l'accumulation des problèmes qu'elle subit ne peut laisser indifférent.

Bess donc, personnage éminemment complexe, à la psychologie fouillée et travaillée comme trop rarement. Le spectateur la regarde, fasciné. Il ne voit quasiment qu'elle, et par-dessus la merveilleuse Emily Watson qui lui insuffle de la nuance, qui doit passer d'un extrême à un autre mais qui n'est jamais dans l'exagération de son interprétation. Ce qui frappe le plus fort chez elle, c'est l'inépuisable passion qui l'anime. Bess est une personne entière, qui se donne corps et âme, tellement d'ailleurs qu'elle en est aveuglée ( mais ne dit-on pas que c'est une conséquence de l'amour... ). Elle semble tout vouloir, et tout vouloir prendre, posséder l'autre dans son entier, aller dans l'excès, faire déborder sa générosité constamment. Le personnage est tellement possessif et possédé dans son comportement et ses réactions qu'on aurait très bien pu la voir cueillir une marguerite, l'effeuiller, arracher le dernier pétale en prononçant " pas du tout " et éclater en sanglots. C'est que Bess a une sensibilité exacerbée, une personnalité qui laisse très peu de place à la nuance ; avec elle c'est tout ou rien. Cette caractéristique surprend parfois le spectateur ( les conversations avec Dieu, où elle joue les deux interlocuteurs par exemple. Mais c'est normal, elle veut tout contrôler ), proprement halluciné par le jusqu'au-boutisme prononcé de la jeune femme.

Cette manière qu'elle a de foncer tête baissée accompagne la critique de la religion du film, décrite - lucidement - comme une institution archaïque, incapable de venir en aide à son prochain, et pire, qui va même jusqu'à tenir le rôle inverse en bannissant les plus faibles et en souhaitant l'enfer à ceux qui selon elle manquent de vertu. L'église - et au-delà, toutes les religions - n'est qu'un leurre, une machine fondée sur l'hypocrisie et l'égoïsme, fermée à ce point sur elle-même qu'elle en oublie l'ouverture aux autres et la théorie humaniste à son origine.

A la réflexion, Breaking The Waves peut très bien apparaître comme le précurseur de la trilogie Dogville, et peut même prétendre à faire de cette dernière une tétralogie. C'est que le film partage beaucoup de points communs avec Dogville, dont son portrait pessimiste et peu élogieux de l'être humain. Tout le monde semble être contaminé par le mal, et la nature de certains personnages qui le sont ne fait que renforcer le mépris qu'on peut ressentir pour l'humain : religieux donc, enfants, pourtant symboles d'innocence pure ( la lapidation ), mais aussi propre famille ( la mère de Bess la rejette pendant la majeure partie du film ). Le défaut de Von Trier, c'est qu'il est aussi passionné et dans l'exagération que son personnage féminin. Car à part elle, très peu de personnages apparaissent comme sympathiques. On retiendra le médecin, dont le verdict final est aussi surprenant que touchant ( la " bonté " de Bess ), même si d'autres personnages ne sont pas aussi mauvais que la majorité ( mais l'impression qu'ils laissent est moins forte, peut-être parce qu'on a tendance à retenir le mal davantage que le bien ).

Finissons en reparlant de Bess, elle le mérite bien. Son abnégation, sa foi aveugle en l'amour sont extrêmement beaux, et donnent d'ailleurs naissance à des séquences magnifiques, celles par exemple où les deux amants se découvrent. Il y a chez la jeune fille une telle envie d'aller vers l'autre qu'un éclat de beauté jaillit souvent d'une rencontre qui se concrétise enfin.

Grand film romantique, portrait juste d'un monde en proie au mal et de ceux qui le font, porté par une fabuleuse Emily Watson, Breaking The Waves est une magnifique expérience de cinéma.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2010
Premier opus de la trilogie "Cœur d'or", bien avant Les Idiots (1998) & Dancer in the Dark (2000), avec Breaking the Waves (1996), Lars von Trier déstabilise et frappe les esprits, avec son oeuvre résolument intrigante et dérangeante. En plein coeur de l'Ecosse, au sein d'une communauté austère et religieuse, une jeune femme naïve et pieuse se marie avec un homme plus âgé qu'elle. Un mariage mal vu par son entourage, mais l'amour rend aveugle et le bonheur est omniprésent, enfin, jusqu'à ce que son mari soit victime d'un accident sur son lieu de travail. Paralysé et alité nuit & jour, Bess sombre peu à peu dans la démence. Communiquant sans cesse avec Dieu, c'est une véritable descente en enfer auquel elle va devoir faire face, entre la folie, le sacrifice et le sexe, Bess nous dévoile un tout autre visage, causé par une histoire d'amour poussée à l'extrême (et destructrice).
Lars von Trier surprend une fois de plus, avec une histoire marquante et dérangeante, mise en scène sous forme de chapitre, tel un roman, le drame (de 150 minutes) nous retient en haleine tout au long, et ce, sans temps mort. Essentiellement grâce aux prestations démesurées des acteurs (Emily Watson, véritablement impressionnante face à Stellan Skarsgard). Récompensé à Cannes par un Grand Prix en 1996, l'année suivante, il fut couronné du César du Meilleur Film Etranger.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2012
Les personnages sont fantastiques, mais ici Von Trier est allé très loin dans l'expérimentation de sa caméra portée. Surement son film le plus déroutant, avec des personnages à la limite de la folie et un monde cruel, froid. Je n'ai pas vraiment accroché et les plans cartes postales montrant les chapitres sont assez horribles.. Mais tout les Lars Von Trier sont une expérience.
hywelbane
hywelbane

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 décembre 2009
C'est la première et sans doute la seule fois où j'ai voulu quitter une salle de cinéma en cours de séance... malheuresement j'étais au milieu et pour ne pas déranger j'ai du subir (ou SUBIR !!!) jusqu'au bout
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2010
J'ai du m'y reprendre à 3 fois je crois pour me faire embarquer par l'histoire et aller au bout du film. Et c'est alors que la très forte intensité du film s'est révélée. Jusqu'au bout de l'Amour !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 décembre 2009
Emily Watson et Lars von Trier. Très fort.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2009
Ce film est une horreur absolue, tout comme Dancer in the dark ou bien Dogville, la violence ici est psychologique, ce drame humain, désespéré, noir comme jamais, avec une actrice impressionnante. Un excellent film, voir même plus. Comment ne pas être ému ? il faudrait ne pas avoir de coeur. Le tout filmé caméra au poing pour faire ressortir toute l'intensité du drame. Un film qui vide totalement, qui est horrible de bout en bout… Descente aux enfers, mais quelle descente. Cette fois c'est nous qui n'en reviendrons pas.
Lapin-54
Lapin-54

15 abonnés 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2009
Un film boulversant, souvent à la limite de l'insoutenable et pourtant tellement beau, tellement extraordinaire parceque complétement dédié à l'amour. L'interprétation d'Emily Watson est remarquable, elle nous emmène avec elle au coeur d'une foi profonde qui ressemble pourtant tellement à une descente aux enfers. Le dénouement nous amène la réponse. Pour moi, le meilleur film de Lars Von Trier, mais pas facile de se décider à le visionner à nouveau !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2009
Matthieu 5.17. "N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir"

Ce film est une histoire de cet accomplissement, l'accomplissement l'Amour.

Une métaphore juste de la Passion du Christ.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 février 2013
Un film sur la folie, schizophrénie et ferveur religieuse extrême ainsi que passion malsaine sont des mélanges souvent fatale. Emily Watson est incroyable mais le reste du casting est aussi bon, par contre l'austérité des décors et paysages convient bien au thèmes du film mais esthétiquement ne sont pas à mon goût. J'ai aimé les plans qui marquent chaque débuts de chapitre. La fin du film Von Trier n'est pas très inspiré et quasiment grotesque (le miracle attendu à bien lieu et je parle même pas des cloches).
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 avril 2009
Une étoile pour les décors écossais.
Même le jeu des acteurs ne rattrape pas un scénario d'en ennui abyssale.
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