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Max Rss
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3,0
Publiée le 10 décembre 2017
Stuart Rosenberg : voilà un nom qui ne saute peut-être pas instantanément aux oreilles de tout le monde et pourtant, le bonhomme s'est fait une jolie carrière en se permettant le luxe de s'attacher les services de plusieurs acteurs de renom : Paul Newman, Rod Steiger, Charles Bronson. Ici, c'est à une autre pointure qu'il fait appel : Robert Redford. Film carcéral dont le début présente une vraie originalité, « Brubaker » est porté entièrement par son acteur principal éclaboussant l'ensemble de son charisme. Le but premier du film ? Proposer un divertissement de qualité tout en dénonçant certaines pratiques inhérentes au monde carcéral. Le chantage par la peur, des tortures où sont utilisés bon nombre d'outils et j'en passe. Sans oublier l'influence que la politique peut avoir sur les conditions de détention. Tout ceci, Rosenberg le réussit en faisant preuve d'une maîtrise certaine. Alors, on pourra reprocher à son film un vrai manque de surprise. Le début est original. Le reste obéit aux canons du genre. Tout comme on pourra reprocher un manque de rythme. Finalement, « Brubaker » ne révolutionne ni le genre, ni le cinéma, mais il est fait avec implication et remplit son office.
Un film qui détonne par son thème et son propos (surtout en 1980 !) mais qui souffre d'une lenteur générale et de longueurs. Il s'agit de l'adaptation cinématographique d'une autio-biographie de Tom Murton, administrateur pénitentiaire en Arkansas. Le livre sorti en 1969 explique le scandale des traitement inhumains découverts en 1967 grâce à un rapport que le nouveau gouverneur Rockefeller avait déterré de l'administration précédente.L'intérêt du film est donc de nous plonger dans la réalité des prisons US de cette époque, et qui plus est par des faites réels. On parlait même d'un fosse commune dissimulée à proximité... Autant ma découverte de ce film m'avait fait grande impression, autant un nouveau visionnage plusieurs années après ne m'a plus du tout fait cet effet. Trop lent et plat.
Un directeur de prison s'infiltre quelques jours parmi les prisonniers avant de prendre ses fonctions. Il va remuer ce qui pue et tenter d'améliorer la situation de la prison à tous les niveaux. Des découvertes crédibles et dénonciatrices. Morts, corruptions, contrebande... Des questions d'ordre morales et financières sont soulevées. Intéressant et bien mené par Robert Redfort en prisonnier / Directeur. Les postes des différents prisonniers demeurent farfelus par moment. On ne sait pas trop s'ils sont gardiens ou prisonniers.
Mis à part la très bonne idée de mettre en scène un nouveau directeur de prison, infiltré parmi les prisonniers pour se rendre compte de l'état où ils vivent et amélioré leur conditions, le film n'a rien de passionnant, l'univers et la photographie du film est pas du tout agréable à regarder. C'est très moyen.
Un film original sur l'univers carcéral. Tellement original qu'au début, on est un peu perdu et on ne comprend pas très bien qui sont les détenus et qui sont les matons. Et pour cause, la plupart du personnel encadrant est composé de détenus : les gardiens armés, les snipers dans les tours, le secrétaire etc..., tous des prisonniers. Et un directeur arrive qui décide de réformer cette prison gangrénée par la corruption et les maltraitances, entre autres en responsabilisant les prisonniers : c'est la méthode Freinet ! L'ambiance est celle des films des années 70 : des films agréables à regarder, avec une histoire originale. De bons acteurs, avec une petite apparition de Morgan Freeman, de belles images, une belle histoire : les ingrédients pour un bon film sont réunis. Ajoutons tout de même que la fin du film est la copie conforme, avec 10 ans d'avance, de la fin du cercle des poètes disparus : le directeur/l'enseignant réformateur est remplacé, et les détenus/les élèves lui font une standing ovation pendant qu'il part.
Un directeur d'établissement pénitentiaire nouvelle nommé,qui s'infiltre parmi les prisonniers,pour mieux comprendre le fonctionnement de la prison de Wakefield et en réformer le système injuste. Un scénario rudement bien trouvé pour ce film de genre maîtrisé par Stuart Rosenberg,qui était déjà le metteur en scène de "Luke la main froide",dans le même genre. Le film dénonce amèrement,surtout dans sa première demi-heure les injustices,les brimades,les sévices,l'insalubrité d'un endroit où les codes pour survivre ne sont pas les mêmes que dans la société extérieure. Tout réformateur qu'il est,Henry Brubaker se heurte au Congrès et à des gardiens corrompus. Tous ne sont pas près au changement... Robert Redford porte le film à bout de bras,avec cette subtilité et sa volonté coutumière. les dialogues sont parfois crus,certaines scènes dures pour les nerfs. On est révolté,ce qui est un bon indicateur de la qualité de "Brubaker"(1980). En revanche,on est moins conquis la trop grande gentilesse des prisonniers,et un final somme toute très hollywoodien. Un bon témoignage de l'univers carcéral américain à une certaine période.
Un des meilleure film carcéral, avec "Luke la main froide" du même réalisateur et l'une belle interprétation de Robert Redford...avec la scène culte de la fin spoiler: (Les applaudissements des détenus pour honorer l'ancien directeur) mainte et mainte fois copié comme dans le "Cercle des poètes disparus"...
Treize années après le succès de "Luke la main froide" en 1967, Stuart Rosenberg renoue avec le milieu carcéral en inter-changeant Paul Newman et son acolyte des 70's Robert Redford. Basé sur le roman autobiographique "Accomplices To The Crime: The Arkansas Prison Scandal", "Brubaker" se voit muni d'un excellent script qui démarre en nous dévoilant un jeune blondin énigmatique qui débarque dans la difficile prison de "Wakefield". Travaillant beaucoup sur son jeu, Redford a su nous offrir un performance plus que convaincante tout en se mettant le public dans le poche sans aucune difficulté. A ses côtés force est de constater l'absence de figures emblématiques du 7ème art mais la présence de comédiens crédibles qui parvinrent à donner une âme aux décors qu'ils occupaient. Et pourtant...La force de "Brubaker" ne réside pas dans sa forme mais avant tout dans son scénario qui nous montre à quel point il est difficile de changer l'ordre établi même lorsque la loi et les valeurs morales sont de votre côté. Très concentré sur ce point, Rosenberg n'a pas faibli une seconde en poussant Redford à créer un personnage plus que charismatique qui lui permit une fois encore de prouver son immense talent.
On a envie de croire à l'idéalisme du personnage principal de ce film, très bien campé par Robert Redford, que l'on suit avec enthousiasme. Certaines caricatures sont néanmoins grossières.
L'un des meilleurs films sur l'univers carcéral, une histoire très intéressante inspirée d'un fait réel et une très belle interprétation de Robert Redford
Ce regard porté sur la difficile situation des prisonniers américains et du mépris gouvernemental envers ce grave problème tient toute sa force de sa véracité. Le scandale révélé par l’impuissance de ce directeur de prison pour mettre fin à l’insalubrité et les conditions de vie digne d’un goulag sibérien est un sujet parfaitement maitrisé par Stuart Rosenberg grâce au réalisme donné aux relations entre les personnages et à une intensité dramatique soutenue. Robert Redford est, comme à son habitude, un excellent acteur plein de charisme. L’enfer carcéral aura rarement été dépeint avec autant de profondeur que dans ce brûlot virulent contre l’administration pénitentiaire.
L’Amérique a un problème avec son histoire et sa société et il est devenu monnaie courante de la critiquer à travers le cinéma, tout en apportant des discussions à vertu sociologiques plus ou moins habiles.
Brubaker parle du système carcéral américain et des conditions inhumaines de la vie des prisonniers. Notre héros éponyme, parfait en tout point (on aurait aimé un peu plus de nuance), est interprété par un Robert Redford en pleine période de gloire. Il est fabuleux et donne corps à un personnage donc un peu fade et lui permet d’exister autour des Yaphet Kotto, David Keith et autres Richard Ward, véritables bouffeurs d’écran qui illuminent leurs scènes. Cependant, le scénario prend bien trop son temps et n’est jamais réellement passionnant. De plus, Stuart Rosenberg ne donne jamais un souffle épique à son film et réalise sans grand génie (voire pire) ce qui aurait du être une fresque larmoyante et mémorable.
Brubaker est donc un film très sympathique, mais qui manque d’une réelle direction et d’un scénario solide. Dommage, car l’interprétation était géniale.
Charge édifiante contre l'institution pénitentiaire américaine (les "fermes pénitentiaires" qui ont aujourd'hui presque disparues), "Brubaker" remplie son rôle de fiction de gauche. Efficace dans sa mise en scène, réaliste dans le traitement du quotidien de la prison, le film ne sort pas de ses rails. Et c'est aussi ce qui fait sa limite : à l'instar du personnages de chevalier blanc interprété (sans beaucoup de nuances pour une fois) par Redford, tout est explicite et univoque. D'où le sentiment d'un film tenu mais un peu trop mécanique et scolaire dans sa logique démonstrative. Stuart Rosenberg n'est pas Sydney Lumet...