Le Château de l'araignée
Note moyenne
4,1
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72 critiques spectateurs

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27 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 octobre 2011
Malgré une réalisation que l'on imagine de haut-niveau pour l'époque, et l'ampleur de la mise en scene, cette adaptation de Shakespeare (Macbeth) se distingue par de grosses longueurs.
Je le recommande quand meme pour Toshiro Mifune, un acteur exceptionnel, et le coté "Japon des anciens temps", qui est retrancrit avec soin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 juillet 2011
Enième collaboration entre le maître Kurozawa et le grand Mifune, Le château de l’araignée est sans surprise une franche réussite ! Adapté de Macbeth écrit par Shakespeare, ce Chambara qui lorgne parfois vers le fantastique nous offre une mise en scène dans le plus pur style du réalisateur, des personnages charismatiques et une intrigue pour le moins originale dans le genre. Toshirô Mifune crève l’écran mais les autres acteurs n’en sont pas moins tout aussi exceptionnels. Le film possède une atmosphère oppressante qui magnifie parfaitement les instincts meurtriers de ses personnages en quête de pouvoir. Même s’il n’est pas son film le plus abordable, notamment à cause de ses quelques longueurs, Le château de l’araignée de Kurozawa est un grand film conclu par un final surprenant et saisissant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 juin 2011
Encore un Kurosawa avec Mifune, oui mais cette fois il s'agit d'une transposition dans le Japon médiéval du Macbeth de Shakespeare! Les amateurs de chanbara retrouveront avec plaisir tous les éléments du genre, ans le plus pur style de Kurosawa. Le spectateur lamba pourra cependant être décontenancé devant la lenteur contemplative de certaines scènes, ainsi que le surnaturel qui hante le film d'un bout à l'autre. Moins spectaculaire que les autres chanbara, Le château de l'araignée est une œuvre à part, qui peut repousser ou fasciner le spectateur. L'amateur de films de sabre pourra ne pas y trouver son compte...
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2013
Deuxième film de Kurosawa que je vois, et c'est une vraie révélation, tout cela en attendant de voir Les Sept Samouraïs qui s'annonce déjà fantastique pour moi. En attendant, ce Chateau de l'Araignée ne m'a pas autant plu que Rashomon, reste que j'ai passé un tres bon moment.

Je ne connais pas Macbeth de Shakespeare, j'en connais les grandes lignes mais je ne l'ai jamais lu. Donc je jugerai Le chateau de l'araignée en ignorant l'oeuvre de W.S . Car une fois encore, même si l'histoire originale se déroule en Angleterre et en Ecosse, Kurosawa a bien senti son sujet pour l'adapté avec les codes japonnais, et en faire une critique constructive. Encore une fois, comme Rashomon, la critique principale de l'oeuvre concerne les questions d'honneurs et les tentations qui entourent ces questions. Ici, Kurosawa critique l'ambition et la folie du pouvoir, qui met a bas les principes d'honneurs, de respect et de vérité. Comment aussi nous sommes prêt à entendre uniquement ce que nous voulons entendre, et que nos tentations nous aveuglent ou nous rendent sourd. Comment les beaux discours, qu'ils soit prophétiques, ou délirants, comme celui de la femme du général Washizu, vous amène a faire les pires âneries, a vous mener a votre propre perte et à celle de vos sujets. Toshiro Mifune est incroyablement barge dans son rôle, possédé par la folie tandis que Isuzu Yamada est une Eve des temps des samouraïs, véritable tentatrice, et incarnation de la puanteur de l'ambition. Outre cela, les plans sont travaillés et le montage réussit, on est jamais perdu, ni ennuyé par une progression maitrisée. Un tres bon film.

http://sens.sc/UVzpiR
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2011
Librement adapté du "Macbeth" de Shakespeare,ce film de sabres du grand Akira Kurosawa adapte cette histoire tragique au Japon médieval,du XVIème siècle plus précisément,gorgé de trahisons et de luttes de pouvoirs.Influencé par une sorcière,le général Washizu se débarrasse pour régner sur le château de l'araignée.Il sera perdu à la fois par sa trop grand crédulité envers les prédictions,et par les manipulations de sa femme Asaji.Toshiro Mifune,fameux acteur nippon des années 50,avec son air sévère et son expressivité étonnante,adopte la méthode du théâtre nô:peu de mots,statisme et jeu outrancier.Kurosawa se sert de ce comportement fou,irréaliste,pour diriger une métaphore sur l'échec des entrées en guerre du Japon contre la Chine ou les Etats-Unis.Le thème de la rebellion contre un maître-félon était assez osé,alors que le film de sabres était très codifié et porté sur l'honneur.La mise en scène épurée,presque fantastique,avec ce château caché au millieu d'une forêt embrûmé accouche néanmoins d'une oeuvre trop lente,peu active,à peine relevée par 2-3 scènes plus agités,comme bien sûr le criblage de flèches final.Du pur Kurosawa.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2010
Du grand Kurosawa... Une adaptation brillante de Macbeth de Shakespeare, transposée dans le Japon médiéval, a la mise en scene naturellement extraordinaire, Akira n'est pas un guignol, et au scenario d'une grande finesse. Un film envoutant et saisissant, et même une véritable leçon de cinéma, qui montre a merveille la manière dont Akira Kurosawa travaille sur l'adaptation, c'est tres intéressant.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2016
Nous sommes au Japon féodal alors que les guerres civiles font rage. Rentrant victorieux d'une nouvelle bataille, les généraux Washizu et Miki font la rencontre d'un esprit dans une forêt. Celui-ci leur fait une prophétie : Washizu deviendra seigneur du château de l'Araignée à la place de Tsuzuki tandis que le fils de Miki lui succédera. Troublé par cette prophétie, Washizu se confie à sa femme Asaji. Celle-ci lui conseille de forcer le destin en assassinant Tsuzuki de ses propres mains... Vous l'aurez compris, "Le Château de l'Araignée" est une adaptation de "Macbeth" par Akira Kurosawa. C'est d'ailleurs à ce jour la meilleure adaptation de la pièce. Si Kurosawa a confié avoir oublié l'histoire de "Macbeth" pour faire de cette histoire une histoire de son pays (qui fut lui aussi déchiré par les guerres de clans pendant une longue période), l'intrigue est essentiellement la même. On y retrouve d'ailleurs la Lady Macbeth la plus terrifiante de l'histoire du cinéma en la personne d'Asaji, incarnée par Isuzu Yamada. Fourbe, influençant sans scrupules son mari pour qu'il accède au pouvoir, Asaji est un personnage fort, retors et sans remords. Washizu, lui, est plus nuancé, rongé peu à peu par ses actes et par sa paranoïa qui lui font massacrer tous ses proches pour garder le pouvoir. Dans ce rôle, c'est Toshirô Mifune que l'on retrouve, forcément impeccable dans ce personnage complexe et torturé, violent et en proie au doute. Mais "Le Château de l'Araignée" doit beaucoup à sa mise en scène. Visiblement très inspiré, Kurosawa puise ses influences dans le théâtre Nô : les mouvements des comédiens sont minimes et leurs expressions se concentrent essentiellement sur leur visage ou alors à l'arrière-plan. Tourné au pied du mont Fuji, là où le décor du château a été créé, tout le film baigne dans la brume et prend vite des aspects gothiques, voire surnaturels. La forêt et son esprit, le château et sa brume, les arbres s'avançant vers le château, les flèches s'abattant sur Washizu lors de la scène finale... Kurosawa fait en sorte d'imprimer dans notre esprit des images fortes, pas loin de l'expressionnisme. Que ce soit lors des scènes d'actions spectaculaires ou des scènes plus intimistes où l'esprit des personnages est mis à mal par la prophétie, la mise en scène est magnifique, imposant "Le Château de l'Araignée" comme un Kurosawa majeur, reflet de la folie des hommes et de leur ambition. Shakespeare n'est pas loin et le cinéaste japonais ne cessera de prouver son talent de dramaturge à de nombreuses autres occasions.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2010
A force je me demande vraiment ce que je vais pouvoir écrire de plus tant mes superlatifs semblent être usés jusqu'à la corde. Une adaptation de Shakespeare exceptionnelle qui doit aussi énormément au talent du légendaire Tôshiro Mifune. Les calculs politiques, les tourments intérieurs, les trahisons... tout est étudié au peigne fin et joué à merveille. Mais le film qui aurait pu chez certain se contenter d'une mise en scène très théâtrale (bref ce qu'aurait fait n'importe quel réalisateur français), arrive à surprendre notamment dans la spectaculaire scène finale avec la chute de Washizu, une séquence tout simplement incroyable. Kurosawa restera quand même le premier à m'avoir fait découvrir et aimer Shakespeare.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2010
Kurosawa restitue tout un art, venu du théâtre japonais, du rituel, de la stylisation des gestes, des costumes (les costumes guerriers sont stupéfiants), du maquillage, dans sa mise en scène cinématographique. Le brouillard est plus qu’un simple accessoire, ça devient un élément agissant, comme la forêt. Le sens du surnaturel presque animiste tire le film vers le fantastique. Kurosawa réussit à magnifier un sommet de l’art dramatique anglais, européen, avec un art spécifiquement japonais, sans dénaturation. C’est ce qui s’appelle toucher à l’universel.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2010
Le chateau de l'araignée est très réussi : transposition de la pièce de Shakespeare "Macbeth" dans le Japon du 16ème siècle, alors évidemment l'adaptation est parfois quelque peu libre, mais heureusement aussi. Autrement nous n'aurions pas eu droit à cette magie japonaise omniprésente ou à la fameuse scène de la forêt qui avance ou encore la trahison des sujets du nouveau seigneur, soit Toshiro Mifune, encore une fois excellent dans ce rôle. Le scénario est formidable et la mise en scène n'est pas moins que la réussite absolue, encore un chef d'oeuvre du maître Kurosawa pour lequel mon admiration grandit de jour en jour... A ne pas louper !!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 avril 2010
Le scénario, c'est du Shaekspire, donc c'est excellent.
La mise en scène, c'est du Kurosawa, donc chaque plan est un tableau de maître.
Les acteurs, c'est surtout Toshiro Mifune qui comme à son habitude, crève l'écran.
Je ne rajouterai guère d'éloges inutiles à ce film, qui comme tout ceux du Maître, frise la perfection.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2010
Le travail de Kurosawa sur "Le château de l'araignèe" est beaucoup plus l'oeuvre d'un metteur en scène que celle d'un auteur! A part l'hallucinante scène finale (Macbeth transpercè de mille flèches), la pièce de Shakespeare est en effet scrupuleusement respectèe, mais le traitement visuel est absolument prodigieux! Kurosawa traite certaines scènes avec un dèpouillement digne du thèâtre Nô puis dèchaîne brusquement une pluie diluvienne sur des personnages sanguignolents, hurlant et gesticulant avant de replonger dans des images brumeuses d'où n'èmergent que les silhouettes indistinctes de deux cavaliers perdus dans une blancheur laiteuse! Le rèsultat est beau et fort shakespearien avec son atmosphère survoltèe de bruits et de fureur...
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2010
Un magnifique film aux confins du fantastique dont le début est de toute splendeur, les scènes dans le brouillard sont vraiment envoûtantes de plus l'intrigue cruelle (inspirée de Shakespeare) est parfaitement servi par des acteurs prodigieux. Énigmatique et fascinant Le Château de l'araignée se regarde avec plaisir jusqu'à son final saisissant.
Lenalee23
Lenalee23

42 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2010
Voila un film bien intéressant dans la manière dont il est abordé. Très surprenant ce film qui est tiré du célébre Macbeth ne lasse pas le moins du monde alors qu'on dénombre peu de situations. Terriblement bien interprété par Toshiro Mifune le personnage principal tirailllé entre son honneur et sa loyauté d'un coté et par son orgueil et sa soif de se voir régner sur le chateau de l'autre va se laisser entrainer sur la voie ténébreuse emmené par l'image même de la femme tentatrice telle qu'elle se voit représentée dans les esprits et écrits judéo-chrétiens. Admirablement bien filmé et jouissant d'une ambiance sonore d'une qualité rare pour l'époque le film traverse les époques et ne prend pas une ride. Un remake pourrait même être envisagé tant le scénario offre de possibilité de réadaptation dans le contexte techno-culturel de notre époque. Les domaines techniques et technologiques d'aujourd'hui apporteraient aux scénes surnaturelles ou d'autres une dimension toute autre. Malheureusement conscient aussi de tout les déchets engendrés de nos jours et du caractère propre au remake de dénaturer l'oeuvre jusqu'à se faire se retourner l'auteur dans sa tombe parfois nous éloigne d'un tel rêve. Il faut rendre à Kurosawa ce qui appartient à Kurosawa et vénérer à travers les décénnies ces exemples de cinéma que nous livrent le réalisateur japonnais.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2010
Transposition très réussie de la pièce de Shakespeare "Macbeth" de l'Ecosse du XIème siècle au Japon du XVIème siècle. En faisant évoluer ses personnages dans des lieux brumeux, pluvieux, onirique parfois même aux confins du surnaturel, Akira Kurosawa cumule les scènes mémorables en limitant pourtant l'action du film en trois lieux : une forteresse, le fameux château et bien sûr cette fantasmagorique forêt. On retient surtout l'apparition de la sorcière au début du film, le plan du château dans la brume, l'assassinat en hors-champ du souverain et bien sûr Washizu criblé de flèches par ses propres hommes achevant le film par un des plus grands finals du cinéma. En outre le décor du château est impressionnant et Toshiro Mifune est impérial dans la peau de ce Macbeth japonais tout comme l'est Isuzu Yamada dans celle de la diabolique Lady Macbeth. Une oeuvre phare du Maître.
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