Le Château de l'araignée
Note moyenne
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72 critiques spectateurs

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max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2007
Ce film est une succession d'images inoubliables. Kurosawa atteint ici un niveau de perfection formelle tout simplement étourdissant, dont les équivalents couleur seront "Ran" et "Kagemusha", sans toutefois toucher à un tel degré de magnificence. Bien que le film soit impossible à oublier, je ne peux m'empêcher de le revoir de temps en temps, de retourner me perdre comme ces cavaliers dans le brouillard onirique de la forêt de l'araignée... Il y a quelque chose de particulier dans ce film, d'assez difficile à décrire. La vision du château de l'araignée se révèle en effet être une expérience assez proche du rêve (peut-être en raison de son inspiration esthétique aux conventions du théâtre Nô?). Cette brume permanente, ces visages exagérément maquillés, l'expressivité de chaque mouvement des corps, ces contrastes lumineux intenses (notamment lors de l'apparition des spectres), tout cela plonge le spectateur dans un état profond de contemplation, dont il lui sera dur de sortir (il faut dire qu'il n'en aura pas trop envie!).
Kurosawa signe une fois de plus un immense chef d'oeuvre, qui ne peut laisser personne indifférent.
Akira17
Akira17

11 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2007
On se perd dans les paysages brumeux au cœur du château de l’araignée, le thème de la trahison y est atrocement abordé. La présence de Toshiro Mifune apporte un caractère brut et intense à l'oeuvre dont la séquence finale est atroce....
Un film « beau et terrifiant comme la mort »
Ezri L.
Ezri L.

56 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2006
Adapter Shakespeare au cinéma. L’exercice de style est loin d’être nouveau. Mais quoi de plus incongru que de retrouver l’une des pièces majeures de l’œuvre du maître portée sur grand écran par un réalisateur japonais (et pas des moindres) dont la sensibilité et la culture sont intrinsèquement différentes ? Si l’écueil du théâtre filmé a été le résultat de bon nombre de films s’étant aventurés sur les pentes savonneuses de l’adaptation, Le château de l’araignée déroge brillamment à la règle. Le génie de Kurosawa aura été de récupérer le MacBeth original, se l’approprier entièrement et le transposer, le « conjuguer » au temps du Japon féodal, selon les codes et affects propres à la culture nippone. L’aboutissement de ce travail n’en est pas dénaturant pour autant, la trame narrative restant suffisamment fidèle à la base inspiratrice malgré tout. Le film, d’ailleurs, est fortement empreint d’un occidentalisme certain, en se référant régulièrement à ses mythologies et autres croyances. Le film crée ainsi une interpénétration singulière de deux cultures en apparence divergentes mais complémentaires, en définitive. Kurosawa livre, dans "Le Château de l'Araignée", une réflexion passionnante sur la nature humaine et les passions « inflammables » qui l’animent jusqu’à la consumer, thème récurrent de son œuvre. Si le film possède, aujourd’hui encore, une résonance troublante quasi visionnaire, c’est par l’universalité et l’intemporalité de son propos, nous prouvant non sans amertume que « jadis, maintenant, rien ne change»...
aldanjah
aldanjah

88 abonnés 705 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2006
Un très bon film japonnais, que je vous encourage de découvrir en VO. Comme souvent, la valeur principale est l'honneur, mais les personnages se laissent dominer par la soif de pouvoir, ce qui mène à la trahison. Les mains sales, la folie, la paranoïa : tous ces thèmes sont présents pour un film d'une excellente qualité pour son époque (1957).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une atmosphère pesante, renforcée par l'omniprésence de la trahison et par le naufrage dans une lente névrose...
Darkdidi
Darkdidi

6 abonnés 196 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est pour l'instant le meilleur que j'ai vu de Kurosawa. Toujours avec son acteur fétiche Tochiro Mifune qu'on retrouve encore une fois dans un rôle inédit. C'est l'acteur aux milles visages. Visuellement c'est maitrisé, mais surtout artistiquement avec ces métaphores de l'au delà et ce fort travail sur la bande-son qui fait donc de ce film un chef d'oeuvre. La musique extra diégétique joue là aussi un rôle, ce qui est relativement rare dans l'art cinématographique.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Aprés avoir adapté "L'Idiot" de Dostoievski (assez brillament d'ailleurs), Kurosawa s'attaque à Shakespeare (Macbeth en l'occurence mais vous le savez déjà) en le transposant au Japon Médieval (il y reviendra avec "Ran", adapté du "Roi Lear") et en libére l'essence bien mieux que la majorité des adaptations "classiques" (Il faudrait offrir le DVD à Monsieur Branagh). Le mal est montré dans toute sa toxicité, tel un parfum qui procure ivresse autant qu'horreur, enraciné en l'être si profondément que le plus juste des justes peut en être la proie et le bras armé. Revu aujourd'hui, ce film est d'une actualité étonnante lorsque l'on voit apparaître sur nos écrans des films tels que "History of Violence" (qui fait aussi penser à Peckinpah). Les grands réalisateurs ne meurent jamais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un chef d'oeuvre de Kurosawa interprété par l'un des plus grands acteurs de tous les temps : Toshiro Mifune. Un MacBeth à la sauce japonaise que certains considèrent comme le chef d'oeuvre du maître qu'est Kurosawa.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2007
Quand Kurosawa rencontre Shakespeare, quand le plus grand cinéaste de l'histoire rencontre le plus grand auteur de théâtre, ça fait forcément un chef-d'oeuvre, mon film préféré du maître japonais. Comme toujours, Toshiro Mifune est incroyable, affirmant ici son talent qui lui vaut d'être l'un des meilleurs acteurs du monde. Un film magique !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Aux détriment des séquences de batailles spectaculaires, Kurosawa préfère ici s'attarder sur la dimension psychologique de ses personnages. Tout en transposant le mythique MacBeth de Shakespeare dans les contrées qui lui sont inhérentes (la tragédie d'origine, selon ses propres aveux, ne se trouvait qu'à quelques encablures de l'histoire japonaise traditionnelle de la même ère, d'un point de vue évidemment très global), il visite la destinée d'un seul homme, de son ascension jusqu'à son inexorable et fulgurante chute. Par moments, l'on se croirait ainsi presque dans un SCARFACE d'avant-garde, où Washizu se voudrait un - vague - reflet de Tony Montana parmi les samouraïs. Mais n'usons guère plus longtemps de telles comparaisons entre des œuvres aussi diamétralement opposées dans leur forme, dans leur époque et dans la culture qu'elles représentent. La réalisation brille, une fois n'étant pas coutume, de mille feux: des impressionnants travellings latéraux dans la forêt de l'Araignée aux plans fixes intérieurs où les alternances de silences feutrés et de crises d'hystéries de Washizu jouent avec nos nerfs, parfois à la limite du supportable, en passant par les quelques trouvailles esthétiques éblouissantes de beauté et d'originalité (à ce titre, la dernière scène des manifestations de l'Esprit Malin dans la forêt laisse bouche bée de par sa folie visuelle), LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNÉE témoigne avec force du grand souci de perfection technique qui fit, incluant d'autres raisons, l'impressionnante renommée de Kurosawa tout au long de sa carrière. Et Toshirô Mifune. Quel comédien, quel homme ! Dans la peau de MacBeth, ou davantage du cousin spirituel de celui-ci, l'acteur fétiche du cinéaste a rarement été aussi bon. Volubile, coléreux, d'abord valeureux puis lâche, traître, névrosé et paranoïaque, il nous livre un jeu époustouflant de bout en bout, qui culminera lors du final, par ailleurs dantesque et des plus définitifs. Un grand film sur la quête de puissance.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Transposition de «Macbeth» dans le Japon du XVIème siècle, «Le château de l'araignée» (1957) est l'un des deux ou trois plus grands chefs-d'oeuvre de Kurosawa, mais aussi la plus éblouissante traduction cinématographique du drame de Shakespeare, supérieure à mon sens à celle de Welles (1948). Il faut dire que le réalisateur japonais ne recherche pas une fidélité littérale à l'auteur élisabéthain mais s'essaye plutôt à une transmutation de l'essence même de la tragédie dans les conventions du théâtre traditionnel Nô, peut-être davantage compatible avec les exigences propres du cinéma que celles du théâtre anglais du début du XVIIème siècle. Ainsi, pour donner un exemple, une grosse part du texte de lady Macbeth disparaît purement et simplement mais se voit admirablement traduit dans son contenu par la seule attitude hiératique et hallucinée de Asaji (Isuzu Yamada). Et cela crève sans doute mieux l'écran que de longues tirades théâtrales surlignant inutilement l'image cinématographique et son pouvoir suggestif propre. On remarquera d'ailleurs combien le travail graphique de Kurosawa est proprement hallucinant. La précision du cadrage, la beauté et la netteté du dessin, le dosage subtil des éclairages, l'usage profondément contrasté du noir et blanc sont stupéfiants. Les acteurs, en particulier Mifune, assument merveilleusement les exigences du jeu extrêmement stylisé du Nô et les scènes d'ensemble sont chorégraphiées avec une maîtrise absolue. Plusieurs morceaux d'anthologie sont inoubliables. On évoquera seulement celui où Washizu et Miki rencontrent la sorcière dans la forêt ou encore celui, spectaculaire, de l'assassinat final de Washizu (Mifune) sous une pluie de flèches. Kurosawa a signé là un monument intimidant de perfection!
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2017
Pour ceux qui n’ont pas peur du noir et blanc et qui ne connaissent pas encore Akira Kurosawa ou encore Toshiro Mifune, ce film est une excellente occasion de découvrir cette génération du cinéma japonais qui tend malheureusement à tomber en désuétude. Cette interprétation plutôt originale du "Macbeth" de Shakespeare ne manque ni de force ni de charme.
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