"Cotton Club" s'intéresse au monde des nightclubs dans les années folles, où se côtoient musiciens, jolies filles, et gangsters. On suivra ainsi plusieurs personnages et leurs relations changeantes. Sur le papier, le film possède des ingrédients puissants : Francis Ford Coppola derrière la caméra, Mario Puzo au scénario, une distribution impressionnante, et un sujet à haut potentiel. Mais à l'arrivée, on est bien loin du "Godfather" tant le film est inégal. Ce qui pêche en premier lieu est l'intrigue. Manque de suspens, des protagonistes rarement intéressants, peu de vrais rebondissements : le temps parait souvent un peu longuet ! Par ailleurs, si Richard Gere convient bien physiquement au rôle de musicien tombeur, il manque un peu de charisme pour soutenir le film. Face à lui, James Remar a tendance à surjouer le mafieux excité. Pourtant, il est difficile de ne pas passer à côté des qualités du film. Jolie BO de John Barry, éclairages et reconstitution (décors, costumes) très travaillés, de bonnes idées de mise en scène (mélanges de règlements de compte et de numéros musicaux). Sans compter bon nombre de personnages secondaires solidement interprétés (Bob Hoskins, Nicolas Cage, Fred Gwynne...). On aurait juste aimé que le scénario suive ! A noter que "Cotton Club" coûta fort cher à l'époque, et fut un gros échec commercial.
Un film roboratif, assez moral finalement puisque le bien -- ou plutôt l'amour -- finit par triompher même si c'est dans un bain de sang et malgré ce qu'on sait de l'avenir d'un nouveau venu : Lucky Luciano. Les numéros de claquettes sont, comme toujours, impressionnants ; les danseuses de revue accompagnent agréablement l'orchestre de jazz ; chanteurs et chanteuses sont tout à fait professionnels. Certes, il pleut du sang et des larmes, les mitraillettes crépitent, des corps tombent, les larmes coulent mais c'est la loi du genre. Nous sommes en pleine prohibition et les livres d'histoire sont là pour nous apprendre que la fiction est à peine exagérée. On pense notamment au massacre de la Saint-Valentin (14 février 1929). qui marque la prise de pouvoir d'Al Capone à Chicago. Tout ça fait une vie épouvantable mais un bon film.
Un classieux film-hommage aux années 30, à la naissance du jazz et aux premiers films de gangsters. La bonne idée du film consiste à ne pas tout faire reposer sur une seule histoire mais à tracer les deux destins parallèles d'un musicien blanc et d'un danseur noir confrontés à la gangrène de la mafia, incarnée ici par de multiples acteurs au premier rang desquels Bob Hoskins et James Remar se taillent la part du lion. Coppola trouve en Richard Gere et Gregory Hines deux interprètes impeccables, et multiplie les scènes virtuoses dans sa mise en images des spectacles de cabaret: les numéros de danse sont très justement chorégraphiés, le soin apporté à la reconstitution est quasi maniaque, l'atmosphère musicale parfaitement retranscrite. Certes, le scénario est assez ordinaire dans ses développements, et quelques longueurs apparaissent ici ou là, mais l'on ne boude pas son plaisir devant ce film noir distingué et stylé.
Cotton Club au cœur de la prohibition au États-Unis, engendre violence et illégalités, une plongé au cœur de cette période trouble des années 20 avec notamment deux personnages centrales : Un trompettiste blanc et un danseur noir. Violence, amour, sexe, gangster, ce film possède tous ces ingrédients et se rapproche de tant de film de l’époque tel que le Parrain. Une histoire intéressante, l'ambiance sombre est présente et des acteurs remarquable cependant le film m'a pas totalement captivé durant ces deux heures et j'ai trouvé cela par moment quelque peu long. Ce n'est pas le meilleur film de Francis Ford Coppola mais cela reste plaisant à découvrir par l'univers musicale du Jazz et surtout pour la prohibition à l'époque des années folles
Francis Ford Coppola faisait revivre les années 30 à travers l'évocation du Cotton Club, lieu hautement prisé et lieu de rencontre entre gansters, hommes d'affaires, artistes du music-hall. L'ensemble est un peu lissé et certains décors ont un aspect carton-pates mais Coppola sait donner de la densité et de la fluidité à son film, parvenant à raconter la destinée de quelques hommes et femmes à l'intérieur de la grande histoire du New York des années 30. Le film est a parfum d'épopée et les personnages se révelent attachants avec des scènes d'une grande émotion (comme celle des deux frères séparés par la vie, ou la relation de Richard Gere avec sa dulcinée).
Nicolas Cage dans ses débuts, dans un bon rôle de faux mafieux. Une référence pour qui aime les films des années 30 ! Un savant mélange action / musique / histoire(s) d'amour.
Ce film est un habile mélange entre "le Parrain" et une comédie musicale. Outre son habilité technique, ce film séduit par ses personnages et son histoire même si elle est parfois un peu trop décousue. New York. La Grande Guerre est finie. La prohibition de l'alcool déclenche de violents affrontements entre bandits et forces de l'ordre. Au Cotton Club, célèbre cabaret, le trompettiste Dixie Dwyer sauve la vie du baron du crime Dutch Schultz qui le prend sous son aile. Mais Dixie va tomber amoureux de la femme de Dutch... La réalisation est très bonne: les prises de vues sont très belles, la mise en scène de grande qualité, la profondeur de champ très agréable, le cadrage est propre et les mouvements soignés. Le scénario est bon, on suit les péripéties de personnages hauts en couleur, il y a de bons rebondissements, des scènes musicales très entraînantes quoique parfois trop longues. Outre cette histoire amoureuse dans la mafia, on suit également la discrimination raciale d'une manière certes conventionnelle mais pas déplaisante. Le film est parfois trop lent, a du mal à avancer, on évite cependant certains clichés. Le rythme est agréable et le climax bon. Les acteurs s'investissent beaucoup et sont crédibles. On regrettera une performance de Richard Gere un peu faible. Les personnages sont bien écrits et très attachants. Les dialogues sont bons et parfaitement adaptés au film. La photographie est très belle; la lumière est magnifique et les couleurs très bien travaillées. Le montage est très bon, il offre un rythme fort et subtil. Les décors sont plutôt bons, les costumes excellents et la musique très bonne. "Cotton Club" est un film musical très entraînant.
Cotton Club réalisé par Francis Ford Coppola en 1984. *Les points que j'ai appréciés → • Le bon mixage entre mafia et comédie musicale • L'histoire intéressante • Le casting (Nicolas Cage notamment pour un de ses premiers rôles
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Le manque de scènes marquantes
*Conclusion → J'ai aimé, c'est une très bonne idée d'avoir mixé deux genres pourtant opposés. 8/10.
Film mineur de Coppola, "Cotton Club" n'en reste pas moins savoureux par l'hommage que porte le cinéaste aux années 30 à New York. La danse sur scène et le crime en coulisses, c'est ainsi que pourrait se résumer ce film de gangsters qui reprend les figures archétypales des films de l'époque mais en posant un regard depuis les années 80, c'est-à-dire en imprégnant le premier degré des personnages d'une mélancolie et d'un décalage qui sont ceux de Coppola. Les histoires d'amour et les rivalités sont traitées au sérieux mais mises en scène avec l'idée qu'elles n'appartiennent plus au cinéma contemporain, qu'elles n'existent plus dans l'urgence mais seulement dans le regard d'un cinéaste désireux de réactiver ces motifs pour les modeler à sa façon, dans un élan de classicisme sobre et d'expérimentations formelles fulgurantes et émouvantes. Même si l'on peut se demander si "Cotton Club" ne devient pas anecdotique à force de vivre dans le passé, on se sent bien dans cet univers rétro où règnent la simplicité du récit, le plaisir et la violence des fusillades, et le charme de personnages dans un décor luxueux et étincelant.
Commençons par ce que j'ai aimé. Tout d'abord, les scènes musicales et dansées. Je me suis éclaté à regarder ces passages, à vouloir danser avec eux, les applaudir, leur demander de recommencer. Quand en plus, vous rajoutez des décors et costumes aussi élégants et superbes, le plaisir ressenti est accentué. Certains personnages sont bons, d'autres s'en sortent assez bien. Cependant, parmi les points négatifs, je n'ai pas apprécié l'histoire qui comporte beaucoup de parties différentes et qui devient parfois confuse. Nicholas Cage fait tâche dans ce film, il est agaçant et ridicule. Dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas mais on reste quand même sur notre faim !!
Une réalisation brillante, une photographie magnifique, des plans soignés et des décors de rêves ne suffisent pas à faire un bon film si le scénario n'est pas à la hauteur. L'histoire n'apporte en effet aucune tension et de plus part un peu dans tous les sens. Si on ajoute à cela que le côté comédie musicale est très mal assumé (peu de numéros intégraux, chorégraphie très moyenne) et que Richard Gere à l'air complètement paumé, il ne reste pas grand-chose sinon le sourire de Diane Lane affublée d'un Razzie Award, ce qui prouve une fois de plus l'incompétence de cette institution.
Une espèce de sophistication assez gênante règne dans cet opus sur la prohibition. Un aspect clinquant et nouveau genre assez désagréable qui donne l'impression d'être à côté de la plaque. Soit on revient à "certains l'aiment chaud" pour le style authentique soit on va vers "il était une fois l'Amérique", tellement plus fondamental. Bien sûr il y a la musique mais on peut l'écouter à part sans suivre ce scénario poussif et ce film ennuyeux et long
La prohibition, certainement une des parties de l'histoire américaines que j'aime beaucoup. Cependant j'ai été étonnée de voir Francis Ford Coppola à l'origine de ce film, ainsi que par le casting. Je ne m'attendais pas à autant de visage connu, pour un film que je pensais sans grande prétention. Et pourtant, le film nous plonge dans le début des années 20, à l'époque où les mafias et les gangster font leur loi. On suit l'histoire d'un jeune trompettiste qui rêve de percer dans ce domaine, sans prétendre à un certain talent. Il tombe bien malgré lui dans le milieu de la pègre, tous possédant un club et souhaitant l'y faire jouer. En parallèle, on suit également le quotidien des artistes de couleurs, dans un pays où la ségrégation fait rage. Tout cela agrémenté par des numéros de danse et des prestations de jazz. Les décors sont superbes, la mise en scène réussi et on a ainsi droit à deux spectacles en un. La réalisation est très sympathique et réussi. Le scénario plutôt bon, même si j'ai eu le sentiment qu'il y avait des trous scénariste qu'est rendant l'analyse des personnages difficiles. Et donc le casting qui nous offre quelques grands noms, qui en sont pour certains à leur début. Et du coup, j'ai remarqué que Laurence Fishburne se faisait appelé Larry Fishburne, cela m'a fait sourire. En résume, Cotton Club est un très bon film, on y passe un très bon, et rien que pour la scène finale, il vaut le détour, même si le happy end n'est pas ce que je préfère, il clos le côté comédie musicale du film. Attention toutefois à la violence des scènes, le premier meurtre est assez marquant.