739 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
70 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
27 critiques
3
18 critiques
2
8 critiques
1
7 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2007
La violence et la poésie serait les maitres mot de Takeshi Kitano, seulement dans ce film il manque la poésie, ce qui rend l'oeuvre moins belle que ce qu'il a déjà précédemment, cependant ce film est bon et même très bon.
Premier film de Takeshi Kitano, "Sono otoko kyôbô no tsuki" (Japon, 1990) est un coup de maître. Kitano traite de la violence dans la société moderne. Au milieu de jeunes déliquants qui tabassent un vieillard, de yakuzas qui tuent et violent, de la hiérarchie policière trop craintive pour agir, il y a Azuma joué par Kitano. Le personnage de Kitano est un flic qui prône la violence pour résoudre les probèmes. Le coup de pied facile, la tête tendancieuse au coup de boule, Azuma est un "violent cop". Mais là où Kitano fait très fort, en plus de ses plans astucieux et parfois majestueux, c'est qu'il confère à ses personnages une véritable psychologie. Si Azuma est si violent c'est car il a des antécédents difficiles. En effet, le policier violent a à charge sa soeur psychologiquement malade. Bref, le traitement des personnages est très bien fait. La musique de Daisaku Kume colle aussi parfaitement à la nonchalence de Kitano. Car en plus d'être un réalisateur de talent, Kitano, comme la majorité de l'actorat nippon, est un acteur génial. Il semble comme possédé d'une essence clownesque tendance auguste. Ce jeu remarquable va jusqu'à sa façon de parler. Finalement, le film se révèle être un réglement de compte. La scène final est tout simplement génial, surement l'une des meilleurs parmis tout les films de Takeshi Kitano. Preuve qu'on peut offrir du trs grand spectacle sans qu'il n'y ai pyrotechnie ou autres effets spéciaux. Enfin, le film se révèle être un cercle vicieux que Kitano se plait à boucler. En conclusion, ce qui n'aurait été qu'un film de série B sur un flic au Japon est devenu entre les mains de Takeshi Kitano le reflet d'une société en mal et d'un artiste en devenir.
Kitano en flic authiste, c'est un régal !!! Le film est vraiment sympa, surtout que Kitano a du le faire à la va vite au dernier moment. En tout cas Kitano était déjà bon dans son premier film, même s'il ne joue pas beaucoup de registres. A voir pour découvrir cet acteur et réalisateur de génie.
Parlons du premier film de KITANO, a.k.a. Violent Cop. Normalement, ce film devait être réalisé par Maitre Kinji FUKASAKU. Mais ce dernier, qui avait un planning trop chargé en 1989, a du décliner l'offre. Le film se retrouve alors sans réalisateur. A l'époque, KITANO est une superstar, surtout connu à... la télévision Japonaise pour ses émissions comiques burlesques! KITANO a alors assez peu d'expérience dans le 7ème art. Néamoins, il a été impressionné par le pouvoir du réalisateur Nagisa OSHIMA lors du tournage de Furyo (dans lequel il joue un petit rôle, celui du sergent HARA). Il rêve d'en faire autant, de passer de l'autre côté de la caméra. Il entend alors parler du projet de Violent Cop et décide de relever le défi. Et quelle réussite! Pour un premier film, Violent Cop est réalisé avec beaucoup de professionnalisme. Mais le film surpend surtout le public Japonais par sa noirceur et sa violence qui sont en contradiction avec le personnage de BEAT Takeshi au Japon. Le film parle d'un policier esseulé, très introverti et violent, dont sa hiérarchie désapprouve les méthodes. Seul pour s'occuper de sa soeur qu'il surprotège, il enquête sur un yakusa nommé Kiyohiro. Cette enquête conduira à l'enlèvement de soeur et à une scène finale d'une crudité âpre et sans concession. Film noir s'il en est, la lumière n'est présente ici que pour souligner les ombres. Un film à voir de toute urgence si vous aimez KITANO.
Franchement ce film a beau être un film du maître Kitano, je l'ai trouvé lent, chiant et sans intêret. Les scènes de violences sont absurdes et la fin est vraiment limite. Je vais m'efforcer d'oublier ce film le plus vite possible.
Kitano était avant tout reconnu pour son talent de comique à la télévision japonaise. Avec ce film, il prend un virage à 180° et laisse augurer un changement radical dans sa carrière artistique (car, ne nous y trompons pas, il s'agit bien ici d'un artiste). Le synopsis se résume à la base par une simple histoire de corruption d'un agent de la police japonaise. Mais de suite Kitano impose sa patte et annonce un film noir sans concessions. Cette oeuvre peut être considérée comme la pièce maîtresse pour qui veut comprendre la logique du cinéaste. En effet Violent Cop est considéré à juste titre comme la plaque tournante de la philosophie " kitaniesque ". Tous les thèmes de la filmographie sont d'ores et déjà présents, à ceci prés qu'ils seront déclinés d'une façon différente selon les circonstances. Entrons dans le vif du sujet. Tout d'abord au niveau formel, aucune fioriture ne vient polluer l'écran, ne vous attendez donc pas à une " superproduction " nerveuse, vous avez plutôt à faire à une personne plus intéressée par la cohérence et le message transmis. Ceci confère au film un côté aseptisé, rebutant pour les non-initiés mais tellement jouissif pour qui cherche un tant soit peu à s'imprégner de toute cette synergie au service d'un Septième Art tombé quelque peu en désuétude ces derniers temps. Ainsi les angles choisis (car l'improvisation n'a pas sa place ici) transmettent une ambiance froide, à contre-courant des tendances sentimentalistes malsaines rôdant par-ci par-là dans les productions actuelles. La caméra ne montre la réalité et que la réalité à l'état brut, les personnages sont à la même enseigne. En effet, il ne leur est demandé en aucune manière de procéder à un sur- jeu pouvant aboutir à une dé- crédibilisation des personnalités dépeintes. Là entre en scène le concept du théâtre " Bunraku " tant apprécié par Kitano (art enseigné par sa grand-mère). Les visages statiques et l'absence de sentiments deviennent systématiques dans ce monde sans pitié.
On aurait pu avoir l' Inspecteur Harry à la japonaise , on a eu un chef d' oeuvre, un réalisme, une violence , une profondeur incroyable pour un film du genre. Kitano aussi brillant réalisateur qu' acteur. Un mot: Génial !
Premier film de Kitano, mais en même temps pas totalement, puisq'au départ il ne devait qu'être acteur pour ce film... Néanmoins, la patte Kitano est déjà là: la violence est crue, le style est directe, la réalisation déjà pleine de dextérité. Signalons tout de même que, premier film oblige, la mécanique kitanesque n'est pas encore réglée avec la précision qu'on lui connaîtra pour "Hana-Bo" ou encore "Dolls... méfiance donc pour ceux qui ont découvert ce merveilleux cinéasste par des oeuvres plus récentes. Mais je tiens à noter que cette remarque tiens juste valeur d'avertissement, car nul besoin il n'y aura pour profiter de ce premier cru Kitano, véritable bouffée d'air frais dans l'univers du cinéma. De l'art à l'état brut.
Le personnage interprété ici par Kitano est celui dun flic si violent quil ne parvient pas à se contrôler, ce qui lamènera va finalement à sauto-détruire. Mais pourquoi est-il si violent ? Parce que ! Tel pourrait être le résumé de ce premier film réalisé par Kitano, qui normalement aurait du lêtre par Kinji Fukasaku, et qui naborde que très peu la psychologie de ses personnages et enchaîne des scènes rudes et parfois « malsaines » de façon totalement gratuites et sans justification. Le film est aujourdhui intéressant avec le recul car il voit les premières ébauches du personnage que Kitano incarnera dans ses prochains films, un personnage noire et solitaire, peu bavard, enclin à la violence, mais que fort heureusement il dotera dun cur et de plus profondeur. Reste tout de même un film noir, qui bien que brouillon ne manque certainement pas de punch. (+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
Cette production présente suffisamment d’intérêt pour vous faire oublier vos enfants/votre conjoint/votre plat au four (rayez la mention inutile) le temps d'une soirée.