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Max Rss
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4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Kitano, le seul et unique. Je veux dire par là que ce gars là n'a ni le physique de l'emploi, ni la démarche, mais il y a chez lui un côté force tranquille qui lui confère un aspect méga badass. Avec un humour pince sans rire qui ne gâche rien. Kitano, c'est le mec qui va tabasser un tueur sans rien forcer pour ensuite s'allumer une clope tranquillou comme si rien ne s'était passé, le tout avec une nonchalence quasi cosmique. C'est le mec qui va te couper une scène au centième de seconde ou elle s'arrête. C'est le mec qui va te faire un plan fixe où rien ne se passe et qui va te surprendre au dernier moment. Ou c'est le mec qui va te concocter un final hallucinant, pas par ce qu'il montre, mais par le calme olympien dans lequel il se déroule. "Violent cop" lui ressemble trait pour trait. Ce qui est d'autant plus fort qu'il n'était pas prévu pour être réalisateur, seulement acteur. Il a appris à faire sur le tas. En clair, un style singulier qui peut carrément dérouter, mais si on arrive à le dompter, on y prend autant son pied que face au style ultra explosif (du moins, à la même époque) de John Woo qui en est l'antithèse absolue.
Ce premier long-métrage en tant que réalisateur de Takeshi Kitano fait montre à la fois de ce mélange idoine entre sensibilité exacerbée et brutalité de l’acteur qui imprégnera toute sa filmographie mais aussi des énormes défauts jalonnant son cinéma. Il y a une très mauvaise gestion du rythme, un déroulé narratif décousu mais aussi de sérieuses fulgurances dans la mise en scène. Une œuvre dont l’audace fait quelque peu oublier l’inexpérience flagrante de son néo-réalisateur.
Sorti en 1989 au Japon mais seulement en 1998 en France, ce premier film réalisé par Takeshi Kitano donne une image de la délinquance et de la corruption au Japon peu habituelles mais qui reviendront dans toute la filmographie de Takeshi Kitano que celui-ci campe un policier ou un yakuza. Ici, c’est un flic idéaliste, ingérable, parfois à la limite de la folie, mais surtout très violent. Le film démarre lentement mais tient en haleine jusqu’au bout. D’ailleurs, la fin, très asiatique, est étonnante à plus d’un titre.
Premier film de Takeshi Kitano (également interprète du rôle principal), Violent Cop déstabilise par son ton toujours changeant, alternant entre l'humour absurde et la violence crue, dans un film d'enquête policière âpre et sans concessions. L'écriture et l'interprétation du personnage principal semblent un peu poussives, et il en va de même pour la quasi totalité des personnages qui manquent d'incarnation et semblent un peu archétypaux. Mais le film est sauvé par une réalisation formidable et une mise en scène impeccable. Le soin apporté notamment à la construction des plans et aux mouvements de caméra est bluffant et apportent du signifiant au récit. Takeshi Kitano parvient donc à compenser le manque de moyens du film par son talent de réalisateur.
Violent Cop est le premier film de Takeshi Kitano et est une bonne réussite . On retrouve un personnage sombre et violent remplit de colère mais qu'il cache en lui , le rythme lent ne plaira pas a tous mais instaure une certaines ambiance . Un Flic avec des méthode un peux radical efficace même si parfois on ce dit que cet une bonne idée car les flics dans la réalité sont trop gentil avec les suspect qui ne veulent pas coopéré mais la ces vraie que des fois il va trop loin mais je serais bien un remake us avec Jason satham. Le film est difficilement accessible du fait de rythme qui, du début à la fin, reste terriblement lent, l’enquête et les rapports de force entre les personnages n’étant pas particulièrement palpitants mais la tension réussie à se maintenir omniprésente et, bercée par une douce musique enivrante qui déteint de la noirceur de l'univers qui est dépeint, nous fait ardemment patienter jusqu’à l’explosion de violence finale, filmée en toute sobriété, qui donne à Violent cop sa teneur fataliste éclatante et le rend inoubliable.Dommage que Joe Hisaishi n'ait pas déjà été de la partie, et que Violent Cop mette si longtemps à se lancer. Son final signait quand même déjà la naissance d'un réalisateur majeur des années 90 asiatiques, original et mine de rien tout à fait percutant. mais'on passe un super moment devant le film
J'aime bien le style de Takeshi Kitano et je suis toujours curieux de découvrir ses films que je n'ai pas vu. Je viens de m'attaquer à Violent Cop et une nouvelle fois on y reconnaît son style. Je trouve amusant à quel point c'est un réalisateur un peu nonchalant, dans le sens où il n'essaie pas d'embellir son film avec une magnifique musique, une belle photographie ou un montage incroyable. Il se contente juste de relater l'histoire assez classique d'un policier qui décide de faire justice à sa manière. Kitano a tellement de prestance que ça suffit à insuffler quelque chose de puissant au film. La violence de certaines scènes aident aussi. On se retrouve donc avec un film policier diablement efficace malgré sa mise en scène un peu lisse.
Premier film pour Kitano qui a du reprendre la réalisation normalement destiné à Fukusaku, ce dernier s'étant retiré au dernier moment du projet. "Violent Cop" est, comme de nombreux films asiatiques, très esthétique par des plans filmants le violent inspecteur Azuma (Kitano lui même) souvent lors de longues marches dans les rues japonaises. Il choisit en permanence une caméra fixe, un style qu'il gardera pour un grand nombre de ses futurs films. Certaines scènes sont d'une rare violence, une violence très esthétique, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Malgré, un scénario assez convenu et un bad flic ressemblant fortement à Eastwood dans "Dirty Harry", on se surprend à beaucoup apprécier cet Azuma trempant dans la pègre nippone. Une réussite pour un premier film.
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1,0
Publiée le 20 décembre 2020
Je suis sûr que ce sera une critique impopulaire mais je n'ai vraiment pas aimé Violent Cop. Ce n'est pas seulement parce qu'il était extrêmement violent même s'il était inutilement graphique mais parce que je ne me souciais pas des personnages et que le scénario manquait de finesse. De plus le film regorge de gangsters idiots qui essayaient de se tirer des trucs sur la tête quand ils s'ennuyaient à la plage. Il a fait ressembler Dirty Harry au Capitaine Kangourou. En fait ce film est tellement excessif qu'on ne peut s'empêcher de se demander quelle force de police permettrait a ce type de garder son poste. Même le KGB ou les nazis l'auraient considéré comme un handicap en raison de ses tactiques violentes. En d'autres termes un tel fou hors de contrôle ne pouvait pas durer très longtemps dans n'importe quel travail. Je ne recommande pas ce film aux enfants ou aux adolescents ni même aux adultes d'ailleurs. Toute la violence et aucun style en font une mauvaise expérience cinématographique...
Violent Cop, le tout premier film de Takeshi Kitano laisse déjà entrevoir les présentes et futurs obsessions du cinéaste ! Une nouvelle fois le film est une gigantesque tarte dans la tronche, esthétique et psychologique.
Premier film donc, le cinquième personnellement que je découvre ce soir après les deux premiers volets Outrages et les deux folies Sonatine ( mon favori ) et Hana-bi. Comme pour ces derniers, il faut avoir l’œil vif avec Kitano. Les 4 coins de l'écran sont à guetter. Le moindre geste est une clef, un rapport au monde, celui-ci est " fou " ... Toute une analyse sur une découverte n'est nullement possible pour moi. Plusieurs visionnages serait nécessaire pour pouvoir capter l'essence même du regard posé ici. Les bonus du Blu-ray sont néanmoins très perspicaces.
Le coté Noir du long-métrage fascine, l'emploi de la caméra magnifie encore bien plus le cadrage fixe et la dimension s'en veut impacté dans le positif évidemment. Les enjeux sont très troubles, la violence est distillé dans le silence ou avec de la musique, dans touts les compartiments de la société ... Cette scène inaugural fait très froid dans le dos. Elle accable cette dernière, désole et ne s'explique pas vraiment dans le fond. Le regard est acerbe sur tous, les parallèles et croisement sont néanmoins faits et crée un lien étrange et plein de paradoxes en tout genre. La dualité comme certitude.
Le casting comme dans tous les films du cinéaste est remarquable. Peu loquace mais brillant ! Kitano en chef de meute se taille tout de même la part la plus dingue du film. Il y'a de l’accalmie dans cette violence, elle précède le coup d'éclat. Elle se transmet sous interprétation dans ce final dont il me sera difficile d'oublier toute sa cruauté ou sa contrition au monde ... Tout se mélange dans Violent Cop, alors autant dire que le manichéisme ne trouve pas tellement sa place dans cette composition, tant mieux !
La première scène est dérangeante, malaisante : un vieux clochard se fait tabasser par une bande de jeunes. Puis, le personnage de Kitano fait son apparition après la bataille : il donne une bonne leçon à l’un des jeunes en le retrouvant chez lui. C’est une façon de présenter le personnage. C’est amoral car un policier ne devrait pas se comporter de la sorte mais on éprouve pourtant un minimum de satisfaction. On découvre ensuite le personnage au quotidien dans son travail : il se fiche un peu de tout et de tout le monde (il n’assiste pas à la présentation de son nouveau chef, se fait payer le taxi par un collègue comme si tout était normal). Son attitude pourrait être insupportable mais je l’ai pourtant trouvé drôle et attachant. Un petit jeune devient son binôme, ils forment un duo amusant et improbable. Ils sont sur une enquête visant des trafiquants de drogue, sous la complicité d’un de leurs collègues policier, et notamment aux prises avec un tueur redoutable. C’est violent certes, mais le sujet requiert cette violence, vu le milieu dont il est question. L’histoire est prenante, il y a une certaine tension notamment au cours des affrontements entre le personnage de Kitano et le tueur. Les personnages des policiers sont attachants, voire même parfois touchants à certains égards. J’ai beaucoup aimé ce film.
Bon film qui met en scène un Takeshi Kitano excellent dans son rôle. Le film dépeint un Japon fascinant et inconnu du grand public tous en alliant un bon scénario malgré quelques petites failles.
Peut être le film le plus sombre de Kitano que j’ai vu à ce jour et du coup un de ceux qui m’a le plus plu. S’il est par moment un peu brouillon (défaut d’une première expérience à la mise en scène pour lui), le film est un polar extrêmement volontaire qui ne cache pas son admiration pour le cinéma de Melville et le polar américain et l’inspecteur Harry. C’est sombre, brutal, expéditif avec des fulgurances brillantes.
Pour sa première mise en scène, Takeshi Kitano impose son style d'homme taciturne dans ce polar cynique et violent où il interprète un policier ne faisant pas dans la dentelle et qui fait face à un gang de Yakuzas.
Un film fascinant et entêtant notamment grâce à l'ambiance film noir et à la musique que je trouve superbe et qui symbolise bien l'idée du film. Le film n'est pas facile, le scénario est fleuve et on ne sait pas trop ou on va, la dernière partie est assez extrême dans son discours je trouve, la violence ne s'arrête jamais et il y aura toujours quelqu'un pour remplacer les pions que sont les flics et les gangster. Enfin bref un excellent film policier !
Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Takeshi Kitano aura frapper fort avec ce film policier qui n'est pas sans rappeler "L'Inspecteur Harry" mais avec une approche encore plus sombre et violente. La mise en scène propose en effet quelques passages d'une rare violence, l'atmosphère est très glauque et l'interprétation du casting est impeccable, notamment en ce qui concerne Kitano qui interprète le rôle principal avec grand talent. Une oeuvre qui est clairement à découvrir même s'il ne faut pas oublier qu'elle est destinée pour un public averti.