Portrait de femme
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weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2019
Jane nous fait ses « liaisons dangereuses » et en plus on a le droit à Malkovich génial comme d’habitude avec son cynisme élégant et si charmeur.
Le film est superbe dans ses décors et costumes et sa reconstitution.
Très beau
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2017
Trois ans après le succès de ''La leçon de piano'' (Palme d'or à Cannes), l'australienne Jane Campion adapte le volumineux roman d'Henry James ''Portrait de femme''.

L'intrigue se déroule dans les années 1870. Isabel Archer (Nicole Kidman) une jeune femme américaine qui revendique son libre-arbitre reçoit, à la mort de son oncle, une véritable fortune. Courtisée par de nombreux hommes, Isabel décline toutes les propositions. Un jour, lors d'un voyage à Florence, elle rencontre Gilbert Osmond (John Malkovich) qu'elle croit aimer.

Curieux de voir à quel point le titre du livre d'Henry James est le plus apte à définir l'oeuvre toute entière de Janes Campion. Des portraits de femmes, Jane Campion ne cesse d'en faire, au cinéma comme à la télévision (''Top of the lake''). Ici, elle se penche sur une bien surprenante femme. Cette Isabel Archer a en effet une personnalité paradoxale. C'est une femme libérée qui semble dans un premier temps s'émanciper de cette société victorienne (le début du film se situant en Angleterre) en réfutant toute emprise masculine, qui pourrait s'incarner dans un mariage. Nous sommes donc face à une femme très intelligente et déjà féministe. Pourtant, et c'est l'élément le plus passionnant du film, elle finit par se marier avec un être éminemment malfaisant sans se rendre compte du caractère maléfique d'Osmond. Pourquoi ? Qu'est-ce qui l'a poussée à faire ainsi ? Jane Campion film l'échec de cette femme avec un très grand raffinement, celui qu'on lui connait. Ainsi, on observe avec délectation la beauté des décors, des costumes et les nuances de couleur allant du gris (pour cette Angleterre victorienne et puritaine) au jaune/vert pour Florence et ses jardins). Par moment, Jane Campion flirte avec le style de James Ivory, celui de ''Chambre avec vue'' (1986). Elégance et beauté caractérisent la réalisation toujours très léchée, parfois même un peu trop : il arrive que Campion abuse de mouvements de caméra inutilement alambiqués.

Tout est donc impeccable. Réalisation, scénario, photographie, acteurs... pourtant comment expliquer le fait qu'on ne soit jamais ému, où, du moins, pas autant qu'on ne devrait l'être. C'est de nouveau à la réalisation de Jane Campion qu'on revient : tout est d'une (trop) grande beauté, ce qui finit par figer l'oeuvre . Cette glaciation caractérise l'oeuvre de Campion même dans les scènes dites ''brûlantes'' (dont ''La leçon de piano'' est le parfait exemple). C'est l'un des travers du film à costume : la belle image peut finir par se retourner contre son sujet en privant le spectateur de toute émotion possible. Ici, l'indifférence opère à moitié. A moitié seulement car le duo d'acteurs vient heureusement contredire l'académisme dans lequel pouvait tomber le film. Malkovich insuffle son élégante perversité à un personnage pourtant bien chargé. Dans sa relation avec Mme Merle, une ''amie'' d'Isabel, il rappelle forcément le Valmont qu'il fut dans le film de Stephen Frears, ''Les liaisons dangereuses'' (1988), le charme en moins. Et puis il y a Nicole Kidman. Même la rigueur glaciale de la mise en scène ne parvient pas à atténuer son éclat flamboyant qui illumine l'ensemble du film. Dès lors, on peut tout-à-fait ne regarder le film que pour l'actrice.

A force de tout enrober de joliesse et de coquetteries, Jane Campion tue une grande partie de l'émotion. Néanmoins, l'admiration que l'on a pour la direction artistique peut être un motif suffisant pour voir le film. De toute façon, il restera toujours le talent des acteurs principaux pour porter ce nouveau ''Portrait de femme'' de Jane Campion.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2017
Un film à gros budget avec une pléiade de bons acteurs et pourtant le film est d'un ennui profond. On ne croit pas aux personnages, ni au scénario. Le personnage central de Kidman ( qui surjoue beaucoup) n'est pas crédible: est-ce un femme passive, libérée, rêveuse, pragmatique? Ce n'est pas clair. De même pour tous les autres personnages souvent grotesques , frolant le ridicule.De très beaux décors et des costumes d'époque, n'amène rien et l'on s'ennuie beaucoup.
Olivier L.
Olivier L.

2 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 décembre 2017
un film élégant mais plat et ennuyeux... et quasiment désespérant , même pour qui a un minimum de psychologie ; sans grand intérêt . Pour ceux qui connaissent suffisamment l'âme humaine , vous perdrez votre temps
mozzie
mozzie

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2017
remarquable, Jane Campion est donc capable du meilleur. Moi qui ne la tenais pas en grande estime après la leçon de piano qui est vraiment loin d'être un bon film. ici la mise en scène est brillante, les acteurs excellents, les dialogues aussi et les décors et costumes somptueux. un régal !
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 781 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2016
Mortellement ennuyeux ! Voilà ce qui reste après le visionnage de ce film !!! La première partie est passable et intrigante (même si on ne s'emballe pas plus que ça non plus) mais l'arrivée de Malkovich fait trop mal ! Son personnage est exécrable et le changement d'attitude d'Isabel Archer est radical et incompréhensible et cela devient insupportable. La fin est très longue et on souffle quand ça se termine !!! Je ne suis pas fan de Campion à la base et ce film ne m'a pas réconcilié avec elle ! Tant pis !
globi C.
globi C.

16 abonnés 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2016
Ca pouvait être bien mais j'ai du mal à voir un rapport entre le personnage joué par Nicole Kidman entre la première partie et la seconde partie. Dans la première partie elle veut vivre libre et tout le monde dit qu'elle est intelligente. spoiler: Puis arrive John Malkovich la gueule enfariné qui la séduit et la manipule comme il veut tout en vivant à ces crochets et elle ne fait que pleurer.
. Ou bien il manque un épisode ou alors je ne comprends rien aux femmes.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2015
Un film émouvant tourné avec beaucoup de grâce et interprété avec brio. Jane Campion reste sur ses thématiques de prédilection en nous peignant le portrait d'une femme qui veut être libre, mais se laisse enfermer dans une prison émotionnelle du quotidien. Le tout est nappé d'un scénario très bien ficelé et toujours sur le fil. La narration est superbement distillé, la mise en scène d'une grand virtuosité, et l'époque magnifiquement retranscrite. Nicole Kidman est époustouflante et délivre ici un de ses plus grands rôles, avec un John Malkovitch délicieusement machiavélique.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
Jane Campion, ici au sommet de son art, prouve une fois de plus qu'une femme peut égaler n'importe quel grand réalisateur, aussi prestigieux soit-il. Rarement le cinéma nous a emmené aussi loin dans la complexité de l'âme féminine. Le casting est impressionnant (Viggo Mortensen, Christian Bale et Shelley Winters sont également de la partie) et la qualité exceptionnelle des images de Stuart Dryburgh, alliées à la sublime musique de Wojciech Kilar, contribuent à faire de ce film un authentique chef d'oeuvre.
selenie

7 446 abonnés 6 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2014
La réalisatrice reste trop focalisée sur le piège de Merle-Osmond (d'où le parallèle Merteuil-Valmont) alors que la dimension sociologique du roman est occultée. Ca reste un beau film d'époque, avec le premier vrai grand et beau rôle pour Nicole Kidman. Cependant on aurait pu s'attendre à un peu mieux, un plus de passion.
alliantis
alliantis

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2014
Images somptueuses et décors magnifiques ,ne suffisent pas à effacer la mauvaise mise en scène , qui rend sans intérêt la vie de cette héroïne égoïste, pleureuse et sans cervelle ! Ce film laisse une impression d'ennui ...dommage.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2014
Les films historiques à caractère romantique ne manquent pas, mais rares sont ceux qui sont le mieux réussis, surtout lorsque l'héroïne est une jeune femme représentative de la place féminine dans la société d'autrefois. La cinéaste Campion décrit dans ce film cette dite place, comment elle est perçue et comment elle est dirigée par les moeurs. L'histoire reste assez classique, survole beaucoup de détails ( que deviennent Hersey et Malkovitch après la fuite de Kidman ? ), sauf si ce n'est que de montrer le parcours d'une femme dans ce monde strict et fermé. Mais ce qui est fascinant, c'est l'important aspect artistique que Campion a si bien travaillé : le découpage est excellent, les plans sont dignes de tableaux, où les plans rapprochés imitent les portraits d'époque, ainsi que l'éclairage réaliste, donnant des couleurs éclantantes aux extérieurs et la lumière de bougies qui éclaire à peine les intérieurs. La musique de Kilar explore la passion des personnages, le thème principal évoquant cette obsession qu'éprouve Kidman. Reste la dernière séquence, sublime et mélancolique. Si les imperfections du scénario sont présentes, la mise en scène de Campion est une grande réussite, Portrait de Femme serait comme l'illustration d'un ouvrage du romantisme.
Marc G
Marc G

4 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2014
J'adore Jane Campion, même si je n'ai pas vu tout ces films, je m'en doutais avant de voir ce film mais j'en suis persuadé maintenant, j'ai vu il est vrai il y a 2 mois sa remarquable série "Top of the Lake" et son dernier film "Bright Star" (2009) ,que j'ai vu au cinéma , n'est pas si different de ce "Portrait de femme", l'époque et les sentiments y sont assez semblable...

Oui les sentiments sont comme du miel que les années ont durcis...cela me fait penser au rôle interpreté par Barbara Hershey déchirée par son rôle de rabatteuse, entre la belle (Kidman) et la bête soit le mâle lèché (Malkovich) ...oui le machiavelisme de Malkovich est grinçant , c'est un petit génie de l'amertume, un manipulateur, certaine des meilleurs phrases du film sortent de sa bouche lasse, une bouche telle une cage...qui pèse chaque maux.

Kidman est à fleur de peau, une beauté dans le sens le plus gracieux du terme qui nous fait regretter un peu du temps de jadis, légereté et poesie émane d'elle , ou plutôt du rôle qu'elle interprete devrais-je dire, elle fait tourner la tête des hommes comme si peu de femmes avaient su le faire avant elle... et la scène d'ouverture du film en est le mirroir... la scène finale aussi assez semblable en apparence , donne cette impression d'une femme qui fuit devant la passion qu'elle suscite, (telle une adolescente sur sa montagne russe) paniquée par cet enivrant vertige de désir et son cortège de prétendants aux coeurs meurtris, mais lors de la toute dernière scène hivernale du film, regardé donc bien sur la neige, durant les dernières secondes, regardé la vraiement...ne réalise-elle pas enfin que plus rien ne sert de fuire...??

Seule quelque court exercices de style vers le début du film évitent que je m'emporte plus encore dans mon élan chevaleresque...que je me gargarise dans l'eau bénite et que dans un éclat de voie de ténor, je ne crie au génie...toutefois cette oeuvre de Campion peut être qualifiée de "riche" sans que cela puisse scandaliser quelconque assistance des quartiers mal famés (c'est souvent là que les vents de l'histoire tournoient...là ou la pleine lune n'éclaire parfois que l'abandon de l'homme par l'homme) .

A noté la présence attentionnée de Mary Louise Parker en cousine, Christian Bale en jeune prétendant, Viggo Mortensen en potentiel sauveur , et Martin Donovan en ami d'une mortel franchise ...
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2014
Du roman de Henry James, Jane Campion a tiré un film d'une élégance sombre et glacée. Le fond est amer. Ce portrait de femme est un tableau de l'idéalisme déçu. Naïveté, contradictions et malheurs d'une femme qui se rêvait anticonformiste. Le mariage est présenté comme un lien cruel de soumission/domination et fait l'objet de stratégies machiavéliques. Visuellement, le clair-obscur (qui tire franchement sur l'obscur) est superbe. Les dialogues sont subtils et raffinés. Et l'interprétation s'avère très convaincante. Quel casting ! Nicole Kidman a ses moments de grâce, même si elle pleure beaucoup. Mention spéciale pour John Malkovich, parfait dans un rôle cynique. Malgré toutes ses qualités, le film tient cependant le spectateur à distance. Comme si sa perfection classique et sa beauté froide empêchaient l'empathie, anesthésiaient l'émotion.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 avril 2012
Peut-être vaut il mieux ne pas lire d'oeuvres d'Henry James avant de regarder ce film.... Des personnages plats, aux caractères largement modifiés et tandis que l'oeuvre littéraire tourne autour d'Isabel Archer tout en approfondissant les histoires, pensées et sentiments des autres personnages, tous aussi importants que cette dernière, Jane Campion choisi de se focaliser sur le personnage surjoué de Nicole Kidman.
De plus, la réalisatrice évince le côté sociologique des oeuvres de James, visant à analyser les relations entre les personnages, l'hypocrisie des différents milieux ou l'éducation (entre autres) pour laisser place à une histoire d'amour (ou pardon, des histoires) mielleuse digne d'un téléfilm historique. Les mimiques de Kidman laissent à désirer, et ne peuvent convaincre...
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