Zelig
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Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2020
Il s’agit d’un faux documentaire sur Leonard Zelig qui a la particularité de “devenir” les gens qu’il côtoie (d’un musicien mexicain à un médecin, en passant par un nazi ou un pilote d’avion). Cette faculté folle crée des situations drôles et improbables.
Le côté documentaire est vraiment très bien fait, on a vraiment l’impression d’être face à de véritables images d’archives en termes d’images mais aussi de ton.
J’ai trouvé que cela avait été un peu lent à démarrer, j’ai tardé à vraiment m’intéresser à ce cas étrange. Ce côté documentaire crée un léger manque de rythme. Malgré tout, les montages sont très bien faits et il y a plusieurs scènes amusantes, comme lorsque Zelig, d’origine juive, s’assimile à des nazis et prend part à l’histoire de l’Allemagne, c’est l’absurde poussé à l’extrême mais cela crée du coup une situation vraiment improbable, donc amusante.
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2019
Très bonnes idées, très bien faites (les montages, les musiques, l'aspect documentaire), on passe un très bon moment.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2018
Une belle histoire d'amour hypnotique écrite et réalisée de main de maitre par Woody Allen. Son scénario très habile nous conte une histoire fantastique présentée comme un reportage. Le film en N&b nous offre de belles photographies et un montage ingénieux, mélangeant les scènes actuelles avec des séquences d'archives habilement truquées.
Avec une ambiance d'époque, superbement retranscrite, l'action se déroule dans les années 20 et 30 à Chicago, New York, Berlin. Nous y rencontrons, Al capone, Charlie Chaplin, ... Le scénario nous relate la psychanalyse d'un transformiste comportemental, un être tour à tour cobaye de médecine, sujet de presse et même phénomène de foire.
Bien secondé par la belle Mia Farrow, Woody Allen, interprète évidemment le personnage principal de Leonard Zelig ; un rôle avec peu de texte pour lequel il réalise encore une fois une superbe prestation d'acteur.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2019
Ah la la voici l’un de mes Woody Allen préféré! C’est un faux documentaire qui a été un peu trop oublié sur un homme qui peut changer d’apparence lorsqu’il est en compagnie d’autres personnes, le film a beaucoup d’idées dans sa poche, il est très drôle, un vrai régal!
Je vous le conseille fortement
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2018
"Zelig" est à montrer à tous ceux qui reprochent à tort à Woody Allen de faire toujours les même films depuis quarante d'ans. Ce faux documentaire brille en effet par son originalité et son inventivité, tant par son concept que par son exécution. Le film est une véritable prouesse technique pour l'époque et possède un vrai cachet esthétique qui fait son charme. Les amateurs de l'humour cynique plein d'ironie d'Allen seront servis mais je dois avouer ne pas en être vraiment client. C'est peut-être pour cela que le long-métrage m'a amusé mais sans plus. J'ai également été un peu géné par le processus de narration avec une voix off omniprésente qui freinait mon immersion en créant une forme de distance entre les personnages et moi. "Zelig" reste un bel objet cinématographique, que je n'ai certes pas autant apprécié que les grands crus de son auteur, mais que j'ai regardé avec plaisir.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2017
Woody Allen pond une farce au scénario remarquable, sa composition la plus inspiré et une des plus agréable. Les exploits de sa mise en scène sont époustouflant, son partit pris encore plus ! Pourtant, je ne suis pas totalement convaincu. Son stratagème ( ingénieux ) m'a au final un peu ennuyé dans sa dernière demi-heure ...
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2017
Sans doute un des meilleurs films de Woody Allen, une utilisation très fine des archives et une interrogation passionnante autour de l'identité.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2016
Pourquoi l'homme caméléon Zelig se protège-y-il en devenant ce qui l'entoure?
La vie inventée d'un personnage, qui prend la forme d'un reportage intégrant astucieusement des documents d'archives. La vie de cet homme se trouve changée quand il redevient normal.....avec son lot de scandales à l'américaine. Très original et suspense un peu comique vers la fin....
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2019
Léonard Zelig est un homme des plus étranges. Il possède en effet la faculté de se métamorphoser en présence de quelqu'un d'autre. S'il est à côté d'un noir, il deviendra noir, et ainsi de suite… Ce phénomène plus qu'inhabituel suscite les curiosités, y compris celle du Docteur Fletcher. En 1983, Woody Allen, en quelque sorte, balançait une petite bombe dans le milieu du cinéma. En effet, « Zelig » est un film réellement singulier. Sur le fond. Et encore plus sur la forme. Il s'agit d'un film mais qui se déroule sous la forme d'un documentaire fictif et Woody Allen y multiplie les prouesses techniques. Tel que c'est fait, on a vraiment l'impression que ce fameux Léonard Zelig a réellement existé, alors qu'il est bien évidemment le fruit de l'imagination débordante du cinéaste. Pour donner de la crédibilité à son histoire (qui se déroule dans les années 20), Allen filme le tout en noir en blanc et donne aux images une esthétique années 20. Les années 20, parlons-en : années de grande prospérité pour les Etats-Unis, avant la fameuse crise de 1929. Années durant lesquelles vous pouviez être portés aux nues et le lendemain être lynchés sur la place publique. Avant d'être à nouveau la coqueluche de tout un pays. Destin qui sera celui de Léonard Zelig, homme conformiste, réservé, sans confiance en lui et qui use de son « pouvoir » de métamorphose pour pouvoir ressembler à monsieur tout le monde. Pour pouvoir se fondre dans l'anonymat le plus total. Cependant, si le concept est, disons le clairement, tout simplement génial, « Zelig », laisse après visionnage une sensation d'inachevé. Peut-être aurait-il fallu exercer un travail beaucoup plus approfondi sur Zelig et Fletcher (protagonistes principaux de l'histoire) dont les caractères sont croqués de manière un peu trop fainéante. Ce qui est pénalisant pour un film tel que celui-ci. Mais pas de quoi le dénigrer, tant l'ensemble est novateur.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2015
Même si je le découvre en connaissant déjà assez bien ce cher Woody, je me suis fait surprendre du début à la fin ! A partir de cette idée géniale d’un homme-caméléon, l’histoire ne cesse de prendre des chemins inattendus. La forme du documenteur est très efficace et réjouissante même si elle atteint peut-être quelques limites vers la fin. Au niveau des répliques, c’est à nouveau un grand cru allénien, selon moi juste en dessous d’un Annie Hall ou Manhattan. Mais c’est peut-être bien ce qu’il a fait de mieux au niveau de la portée symbolique du récit : à travers Zelig, c’est toute notre tendance au conformisme qui est métaphorisée avec génie. Nous retrouverons tous, sans doute, un peu de nous-même en cet hilarant homme-caméléon. Bref, à travers le récit d’un homme sans singularité, Woody réussit son film le plus original !
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2015
Si nous sommes aujourd’hui habitués à ces « documenteurs » qui se jouent du spectateur et trompent volontairement ses perceptions, ce n’était pas encore le cas en 1983 lorsque Woody Allen dégoupille ce Zelig venu de nulle part. Ce qui frappe de prime abord, c’est le soin maniaque apporté au travestissement des images d’archives et aux photographies d’époque, ce qui permet à Woody Allen d’être filmé à côté de Charlie Chaplin et autres stars du muet. Il fallait une parfaite connaissance de la période évoquée pour réussir un fake aussi troublant. Toutefois, Woody ne cherche pas à masquer le caractère fictionnel de la chose puisque son histoire est tellement invraisemblable qu’elle ne peut faire l’objet du moindre doute. On retrouve le goût du cinéaste pour l’absurde et un humour juif qui se retrouve même dans la thématique centrale du film, à savoir la volonté de se fondre dans la masse pour éviter les ennuis. Le tout est fait avec beaucoup de tact, d’humour et parfois de poésie. Assurément un grand Allen même si le caractère distancié de la narration peut rebuter de prime abord.
Louis V
Louis V

31 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2015
Zelig, c'est d'abord une formidable idée de départ: un homme qui mue tel un caméléon pour devenir physiquement les gens qu'il fréquente. Le film est traité sous forme de > , et c'est peut être son point faible. En voulant garder le cap sur cette idée, Allen désert son film, et en fait un long documentaire... un peu long... très long... très très long ( en scénario j'entend car le film dure 75 minutes)  quoiqu' interessant sur un homme drôle qui mue en fonction de qui se trouve avec lui. Un homme caméléon. Le réalisateur l'exploite avec brio, je ne me contredit pas, car il sait trouver le juste équilibre dans ses personnages et ce qu'il veut faire passer comme message. On perçoit le talent, mais il est difficile de dire que ce film est très réussis. 

Car Zelig, malheureusement, c'est aussi un film de Woody Allen, qui, fort de son talent et de sa popularité, se laisse aller à des délires philosophiques, bien qu’intéressant, peu adaptables sur grand écran. Ô combien pourtant il eut été facile de réussir Zelig, en insistant plus sur le côté fantasque de cet homme Zelig, qui change de formes et mue à côté de ses compagnons, mais il aurait été ensuite difficile de ne pas en faire un navet un peu lourdeau: telle est la difficulté, et je pense que le réalisateur ne la franchit qu'à moitié. La note que je donne est sur la maturation que l'on peut en faire, au niveau philosophique et l'intérêt du scènario et le travail cinématographique qui est fourni. 

La vraie question que soulève ce film: doit-on pardonner la qualité cinématographique à des artistes comme Allen, Besson, Jonze uniquement parce qu'ils y privilégient un aspect particulier dans leur cinéma, à savoir la philosophie où les graphismes?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2015
Un film étonnant parce qu'il est constitué en grande partie de photos et non d'images filmées, ou bien d'images d'archives retravaillées pour y faire apparaître Woody Allen auprès du pape, de Charlie Chaplin, ou d'Hitler (procédé qu'utilisera Robert Zemeckis pour Forrest Gump), ou bien encore de fausses interviews de vrais savants et de grands écrivains (Bruno Bettelheim, Saul Bellow).
Le scénario propose une réflexion profonde sur l'identité: Leonard Zelig, qui, peu sûr de lui et souhaitant se faire aimer à tout prix, a contracté une maladie qui lui donne l'identité des personnes près desquelles il est. Il se guérira en n'ayant plus peur de ses faiblesses, grâce à l'amour...
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
Un film génial. Tout dans cette oeuvre respire l'intelligence, l'inventivité. Une farce monumentale sur l'être humain dans ses contradictions et parfois ses pires excès, traitée avec une science de l'humour rarement atteinte dans l'histoire du cinéma. Zelig ou une excroissance née d'une profonde angoisse, et qui aurait laissée Freud pantois. Un film inqualifiable, démesuré, qui n'a jamais cessé de susciter mon admiration.
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2014
Quel drôle de film ! Aux deux sens du terme : bizarre et hilarant.
Bizarre d'abord, car Woody Allen parvient à nous parler d'un sujet très sérieux à travers un faux documentaire bourré d'humour. Si Zelig a été réalisé en 1983, il reste terriblement actuel, puisque son sujet central, le mal-être social, semble aujourd'hui être devenu, dans le monde occidental, le mal du siècle !
Woody Allen met donc ici en avant le mal-être induit par les conventions sociales et la propension humaine à juger ses semblables. Pour ce faire, il nous propose de suivre l'histoire d'un homme juif dans les années 1920, rendu psychotique par une obsession, celle d'être accepté et aimé. Celle-ci l'a poussé à s'effacer totalement pour devenir comme les autres, jusqu'à abandonner son identité comme un reptile mue
S'ensuit une série d'analyses de la société des années 20, qui restent d'ailleurs pour la plupart toujours aussi pertinentes aujourd'hui : les changements d'humeur des médias et donc de l'opinion publique, les intérêts rapaces des grands groupes capitalistes, l'intervention de la justice, et bien entendu les enjeux médicaux à une époque où la psychanalyse, science toute nouvelle et plutôt incomprise, passionnait les foules et surtout les élites intellectuelles.
Du Woody Allen dans toute sa splendeur : de l'art de faire rire intelligemment.
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