Zelig
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91 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 octobre 2014
L’espace de quelques minutes (avant que la dimension absurde ne prenne le dessus), le spectateur y croit : il est devant un documentaire retraçant la vie de l'incroyable Leonard Zelig, cet homme qui, dans les années 1920, changeait d’apparence en fonction de son environnement. Mais l’illusion ne fait pas long feu, et c’est tant mieux ! Il s’agit bien d’une farce : un savoureux canular qui permet à Woody Allen d’allonger les États-Unis sur le divan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 août 2014
Parce qu'il n'a jamais eu le courage d'être lui-même, Zélig est devenu un caméléon. Face au gens, il en devient le reflet; tout seul, il a le regard vide. Ce faux documentaire nous fait suivre la vie d'un homme qui a subit le joug d'une des pires tares de toutes les civilisations (selon moi et sans doute d'autres personnes), le conformisme. Il s'en libérera, mais après bien des péripéties.
Woody Allen fait un véritable tour de force en réalisant ce film, il nous livre une œuvre à la fois comique, tragique, nostalgique, critique, avec sa vision d'une époque qui la fait rêver (à travers les œuvres de l'époque) et qui le révulse (à travers les idées de l'époque). Pour compléter son écriture, Allen rend son faux-documentaire très crédible, même si la toute fin est loufoque, et les effets spéciaux pour vieillir les images et s'inclure dans des films historiques sont remarquables, totalement indécelable de nos jours.
Comme d'habitude (dans un film de Woody Allen), les acteurs sont excellents, mention spéciale au réalisateur\acteur qui à du alterner maquillages sur maquillages (quoique).
En résumé, Zélig est un des chef d'œuvre de Woody Allen, une ode à la liberté de pensé et de l'individu et un pamphlet contre tout ce qui lui nui.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2014
Ce faux documentaire signé Woody Allen met en scène Leonard Zelig (Woody Allen lui-même), une sorte d'homme-caméléon qui devient gros à côté d'un gros, devient peu à peu foncé au côté d'un noir... Après plusieurs tentatives échouées d'analyse et d'explications par différents médecins, jusqu'au jour où le docteur Fletcher (Mia Farrow) tente l'hypnose pour essayer de comprendre cette homme. Comme souvent avec Woody Allen, l'écriture est de grande qualité, déjà à travers une histoire riche, intelligente, marrante et inventive, les personnages et notamment cet homme-caméléon qui a avant tout besoin d'affection et la psychiatre qui la soigne ou encore les dialogues, dans la ligné du scénario, intelligent, marrant... Les séquences rajoutés sont géniale, entre nostalgie, humour et même mélancolie, comme les images dansantes ou celle "Hollywoodienne" avec Chaplin ou Cagney. Parfois absurde et même pertinent, analysant finement les Etats-Unis, que ce soit politiquement ou socialement. Que ce soit lui ou Mia Farrow, les interprétations sont excellentes, donnant de la crédibilité (!) à ce documentaire, dont la narration est impeccable et toujours fluide. Entre nostalgie, humour, intelligence et mélancolie, c'est un grand cru Woody Allen.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2013
Un exercice de style plutôt réussi, en forme de faux reportage sur le destin d'un homme-caméléon, Les inserts sur des images d'actualités d'époques sont souvent bluffants, le ton est léger et souriant, et le propos pisse beaucoup plus loin qu'on ne pourrait le croire. Un peu long peut-être (bien que le film ne dure que 72 minutes)
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2013
Malgré ses 30 ans, Zelig continue d'incarner une réalité sociale d'actualité. Ce faux documentaire pointe les ravages de la société moderne, qui pousse les individus à se montrer conformes pour être aimés sans pour autant leur donner d'indications claires sur la direction qu'ils doivent prendre. Zelig est tout le monde à la fois, il fait plaisir aux autres en devenant ce qu'ils souhaitent voir. En contrepartie, il n'est personne. Avec beaucoup d'humour, Woody Allen s'est appuyé sur les failles du monde contemporain pour en dépeindre un portrait délirant.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2024
C'est sûrement l'un des films les plus originaux de Woody Allen. Pas forcément le plus en verve sur le plan comique (encore que la fantaisie soit réjouissante et parfois délirante), mais l'un des plus inventifs sur le plan visuel et riches sur le plan thématique. Formellement, d'abord, Zelig apparaît comme un brillant "faux documentaire", très pro, très parodique. Énorme travail de fabrication. Pendant trois ans, entre deux tournages, le réalisateur a rassemblé et "truqué" des images d'archives, monté de faux extraits de journaux, pris mille et une photos, recueilli des commentaires d'éminents intellectuels (Susan Sontag, Bruno Bettelheim, Saul Bellow notamment), tourné un faux film... Autant de pièces assemblées ensuite pour brosser le portrait d'un hurluberlu polymorphe, dont le paradoxe est de se fondre tellement dans la masse qu'il en devient singulier, d'être à la fois tout le monde et personne, transparent et mis en lumière. Un personnage et une histoire symboliques, qui ouvrent tout un champ de réflexions et d'interprétations. On peut y voir une drôle d'allégorie sur la tentation du conformisme (Leonard Zelig trouve sécurisant de ressembler aux autres, il a besoin d'être aimé), les dangers d'une trop grande passivité (embrigadement dans les troupes hitlériennes), la défense d'une liberté d'expression et de création. Ce personnage est aussi une métaphore de l'acteur en général, qui endosse différents rôles, ou peut-être du cinéma protéiforme, multigenre, de Woody Allen. En outre, le film se donne à voir comme une méditation amusée et ironique sur la mécanique des foules, la naissance et l'évolution des phénomènes médiatiques, ou bien encore sur l'intégration sociale des Juifs aux États-Unis. D'ailleurs, on pourra s'interroger sur le choix du nom Zelig ("l'élu" en yiddish). Bref, en 1 heure 15, le réalisateur donne, avec humour, malice et intelligence, toute la mesure de son inspiration.
ptiverat
ptiverat

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2015
Un des grands films de Woody Allen. On frise le chef-d'oeuvre. Légèreté, profondeur, humour tout est maîtrisé sur un sujet en or. La grâce le touche. Ceux qui pensent que c'est un mauvais film et font de mauvaises critiques sont probablement des gens qui n'ont jamais bossé sur un scénario et des cinéastes frustrés tant ils ignorent la grande maîtrise, la folie et l'inventivité de ce scénario et de son traitement et combien il est difficile de jouer avec tout cela. D'une simplicité si difficile à atteindre qu'on en reste bouche bée.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2013
L'idée de départ est plutôt originale, et fonctionne correctement pendant une demi-heure. Ensuite, les effets deviennent prévisibles, et l'aspect faux-documentaire perd de sa force de conviction.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2013
Faux biopic délirant et raffiné d’un homme sans identité qui prend l’apparence physique et la personnalité de ceux qu’il côtoie. Une pépite dans la filmographie de Woody Allen.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2013
Woody Allen innove avec film, c'est une sorte de documentaire fictionnel où il est suivi l'histoire de Zelig, un homme étrange, qui est capable de prendre l'apparence physique de ceux qu'il côtoie. Zelig, interprêté par Woody en personne, devient une attraction populaire, il fait la une des journaux. Jamais, on avait vu auparavant un homme qui se métamorphose de la sorte, on finit d'ailleurs par le surnommé l'homme caméléon. Une psychiatre se passionne pour le cas Zelig et finit par en tomber amoureuse. Il est encore une fois question de la psychanalyse dans ce film. Est-ce que Woody y croit vraiment ou est ce qu'il se moque de cette théorie? Difficile à dire sachant que l'homme à lunettes dans la vie réelle suit une thérapie psychanalytique depuis plusieurs années. Cette histoire ressemble à celle de Freud et à ses expériences sur des personnes souffrant d'hystérie. Certaines anecdotes sont cocasses, toujours soucieux du détail. Woody est un petit génie, même si Zelig peut paraître mineur dans sa prolifique filmographie.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2014
Une mise en scène et un scénario originaux et intelligents. Des dialogues toujours très soignés chez Allen, son humour décalé est présent, une oeuvre intéressante.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2013
Inventive et hilarante cette comédie de Woody Allen est un pur moment de délice.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2013
Vu ces jours ci. Comme tout le monde je suis très impressionné par le rendu "film documentaire d'époque". J'ai trouvé quelques longueurs, mais il était tard.. Très original. Traitement du problème de l'assimilation/intégration très engagé. A voir.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2013
Tourné à la manière d’un faux documentaire, on ne pourra pas reprocher à "Zelig" de manquer d’originalité. Cette comédie est le portrait d’un homme (qui n’a évidemment jamais existé) bien tourmenté et qui prend l’apparence de personne l’ayant approché. Il y a bien des moments assez drôles dans ce film, mais j’ai eu du mal à suivre l’ensemble avec beaucoup d’entrain, la faute à un sujet que j’ai trouvé bien peu passionnant.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2013
L'ensemble du procédé faux docu et vrai fiction fait long feu...Cette forme retenue crée une distance à l'image de la voix off omniprésente, et empèche une narration fluide. C'est dommage car outre l'excellente idée originelle (qui vaut un rapprochement intéressant avec le nazisme), les scènes de dialogues sont vraiment les meilleures, notamment celle ou le docteur Fletcher-Mia Farrow- feinte d'etre une usurpatrice devant Leonard Zelig-Woody Allen-, pour mettre à nu sa personnalité et qui vaudra à ce dernier un malaise total.
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