La Rumeur
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Alolfer
Alolfer

179 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2023
Voir Audrey Hepburn dans un rôle + dramatique que d'habitude montre qu'elle sait tout faire. Excellent film, une très belle histoire spoiler: parlant vers la fin de l'homosexualité
. Une fin très choquante et qui peut en émouvoir certains !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2022
Wyler est un cinéaste dont l'oeuvre n'a été que très rarement défendue par les tenants de la politique des auteurs.

Pourtant, outre Atlantique, c'est le cinéaste le plus capé de la cérémonie des Oscars et même Woody Allen en fait son cinéaste compatriote préféré.

Lorsqu'on visionne " la rumeur "(63) , on est en droit de partager l'avis de Roger Leenhardt, connu aussi pour sa défense farouche de la filmographie de Wyler dans l'Hexagone.

Tiré d'une pièce, transposée pour les besoins de l'écran par Lilian Hellman ( compagne de Dashiel Hammet) avec qui il avait travaillé avant-guerre pour " rue sans joie ", c'est un des fleurons de la filmographie du réalisateur.

A travers, l'histoire de deux fondatrices associées, d'une école privée et poursuivie par " la rumeur ", selon laquelle elles ont toutes deux une relation intime, c'est une réflexion sur le poids des préjugés, une défense des minorités homosexuelles, une critique du poids parfois donné trop vite à la parole socialement sacralisée des enfants ( ici symbole de la présence consubstantielle du mal chez certains Hommes).

L'interprétation est admirable, Audrey Hepburn interprète son rôle le moins enchanté de sa collaboration avec le cinéaste ( elle joua dans trois de ses films) Shirley Mac Laine est elle aussi formidable dans son jeu d'introvertie dissimulée.

La réalisation, la photo et les décors contribuent à faire de ce film, dont la force et la résonnance retentissent avec acuité encore aujourd'hui, une des réalisations majeures du cinéma américain des années 60,
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2021
Qui croit encore que la vérité sort (toujours) de la bouche des enfants?! Un drame élégamment mis en scène et porté par des acteurs émotionnellement impliqués, quitte à ce que l'interprétation de Shirley MacLaine paraisse désuète et que l'hystérique petite peste nous insupporte moins que les adultes aveugles à ses manipulations venimeuses. Sans nous impliquer constamment, l'intrigue exprime cependant avec force les ravages des rumeurs et de l'intolérance à travers une narration simple et efficace au sein de laquelle se détache le personnage de l'intense Audrey Hepburn, superbe de pudeur et de douleur contenue. Une mise en garde réussie.
Yalfy
Yalfy

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2021
Un film sur des lesbiennes audacieux pour l' époque.Audrey Hepburn a contre-emploi.Shirley Mac Laine tragique.Une sombre histoire d' intolérance, pas du tout érotique
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2020
Avec un écho actuel étonnant, "La rumeur" raconte l'histoire de deux femmes qui perdent tout lorsqu'un rumeur les accuse de lesbianisme. Un rejet massif qui s'emballe à partir de rien. William Wyler fait avec une modernité impressionnante le procès d'une société bien pensante qui se met à juger et condamner sans chercher à comprendre. Plus qu'une chasse aux sorcières, un tribunal moralisateur effrayant.
Le film n'est pas un plaidoyer pour l'ouverture d'esprit. C'est une revendication contre l'obscurantisme moral. Faire ce film en 1961, en pleine paranoïa rouge, en plein code moral, où l'homosexualité est abordée sans la condamner, c'est un prouesse qui étonne encore. Les actrices sont toutes les deux remarquables. Un film d'une telle force, d'une telle intelligence, mérite une reconnaissance aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Une charge encore timide contre les préjugés homophobes (deux institutrices accusées par une élève d’entretenir des relations sexuelles), mais aussi une histoire relativement osée pour l’époque et qui conserve une certaine puissance. Le scénario est malheureusement trop prévisible, mais Wyler est un cinéaste de l’intensité et parvient quand même à nous captiver grâce à quelques scènes sous forte tension, principalement dans la dernière partie. La réunion de McLaine et Hepburn à l’écran ressemble à un fantasme de cinéphile et leur prestation ne déçoit pas, même si on est un peu frustré de les voir cantonnées au registre dramatique alors qu’elles sont tellement brillantes dans la légèreté. Pas au niveau de L’Héritière, le chef-d’œuvre de Wyler, mais un bon film quand même.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Martha Dobie est jugée coupable par la cour et persécutée par sa communauté pour des actes qu’elle n’a pas commis mais dont les sentiments qui auraient pu la pousser à les commettre font battre son cœur. Cette insupportable contradiction en son âme et conscience l’incitera à s’enlever la vie. Martha et Karen sont deux amies d’enfance qui ont érigé de peine et de misère une école exemplaire pour jeunes filles où l’art, le jeu et les bonnes valeurs se côtoient. Au moment où elles sont sur le point d’atteindre leur vitesse de croisière, une enfant mal intentionnée laisse couler la rumeur que les deux professeures entretenaient une relation contre nature. Sa grand-mère tout aussi mesquine, alerte toutes les familles qui s’empressent de retirer leur fille de l’école. Un projet noble, des vies détruites par des commérages de village et la rectitude morale. L’énergie bouillonnante de Shirley MacClaine sert bien la spontanéité et l’impatience de Martha vis-à-vis la présence du fiancé de Karen et celle de sa tante aux caprices d’actrice déchue. Même chose pour Audrey Hepburn dont les côtés class et sans pli fitent comme un gant au personnage de Karen. Tout au long du film le spectateur scrute son œil à l’affût d’un indice d’amour secret pour Martha. Après l’épopée Ben-Hur, William Wyler prend une pause en s’attaquant à un drame psychologique. Il le fait avec doigté mais sans audace. L’image est franche et le tragique de l’histoire est dans l'ensemble bien rendu même si le jupon aurait mérité de dépasser un peu plus.
Léarosi
Léarosi

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2018
Le plus beau film sur un amour " interdit" qui m'ait été donné de voir, et dire qu'il date de 1962! Sûrement un des meilleurs rôles de Audrey Hepburn sans conteste et Shirley MacLaine que je ne connaissais pas a été une révélation. On voit la fin venir enfin plutôt on la redoute et pourtant l'émotion qu'on ressent ne se fait pas moins sentir. Je vous préviens en revanche que vous aurez envie de meurtre quand vous verrez les enfants et leur comportement...c'est bien simple on les hait pendant tout le film. Un film à découvrir !!!
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2018
Réalisateur multi-oscarisé (trois statuettes de meilleur réalisateur pour 12 nominations), William Wyler a vu dès l'arrêt de son activité en 1970, son aura diminuer. A la tête de grosses productions de la fin des années 1930 à l'avènement de Ben-Hur en 1959, symbole du péplum rutilant, il sera considéré en France par les jeunes turcs de la Nouvelle Vague comme un réalisateur sans âme tout juste bon à mettre ses qualités techniques au service des différents studios auxquels il louait chèrement ses services. Dans la continuité de ce jugement peu amène ont été emportés des films aussi personnels que "Rue sans issue" (1938), "La maison des otages" (1955), "La rumeur" (1961) ou L'obsédé" (1965). Seul "Vacances romaines" (1953) sans doute parce qu'il a été tourné dans la patrie de Rossellini et de Fellini aura été préservé. Quant aux grosses productions en question, nombre d'entre elles sont encore très visibles de nos jours ce qui n'est pas si fréquent. Un film comme "Les grands espaces" (1958), western crépusculaire très moderne dans l'approche psychologique des personnages notamment féminins, peut être considéré comme de très haute tenue. Enfin, les films que Wyler tourna avec Bette Davis (trois au total) tiennent eux aussi encore parfaitement malgré leur contexte assez chargé. On peut donc estimer que c'est un faux procès que l'on a fait à William Wyler comme plus étant le plus fier représentant d'un système des studios qu'il était un temps de bon ton de vilipender pour affirmer sa singularité et se faire une place au sein du petit monde de la critique. La preuve de la vocation artistique de Wyler fut de le voir s'atteler à "La rumeur" pour revenir sur l'adaptation ("Ils étaient trois") qu'il avait déjà faite de la pièce de Lillian Hellman ("The children's hour") en 1936 et dont il avait du édulcorer le propos pour contourner le code Hays alors en vigueur. Tiré d'un fait divers datant du XIXème siècle, la pièce traitait ouvertement de l'homosexualité féminine. John Michael Hayes qui a déjà adapté deux œuvres de Lillian Hellman pour Hitchcock ("Mais qui a tué Harry ?" et "Fenêtre sur cour") écrit le nouveau scénario qui s'il n'élude pas la question homosexuelle ne lui fait pas prendre le dessus sur les ravages causés par le phénomène de la rumeur. Ce parti pris qui a pu être vu comme une frilosité de la part de Wyler se comprend mieux aujourd'hui alors que l'orientation sexuelle des individus n'est plus synonyme de rejet dans les sociétés occidentales. Par contre la rumeur commet toujours autant de dégâts et elle a même pris une toute autre ampleur avec l'arrivée des réseaux sociaux. Le film vu à travers ce nouveau prisme revêt une tout autre acuité si l'on s'en réfère à son titre original "The children's hour" qui indique clairement la préoccupation d'Helmann comme de Wyler. La parole des enfants qui doit être bien sûr entendue ne doit pas pour autant être sacralisée selon le bon vieil adage qui prétend que "la vérité sort toujours de la bouche des enfants". Dans la petite bourgade huppée où Karen (Audrey Hepburn) et Martha (Shirley MacLaine) ont ouvert un pensionnat privé pour jeunes filles, c'est tout simplement une petite peste admirablement interprétée par la jeune Karen Balkin qui va ruiner leur carrière et leur vie. De façon sans doute un peu manichéenne mais néanmoins très réaliste, Wyler montre comment une conjonction de faits anodins peut mener au désastre quand elle sert de support au conformisme borné et à l'intolérance. Plutôt que de l'homosexualité, le film nous parle de manière plus générale du refus de la différence qui minent nos sociétés dites civilisées qui s'imaginent avoir besoin de l'uniformité pour survivre ou avancer. Filmé comme un suspense aux rebondissements judicieusement placés pour faire oublier le quasi huis clos de l'action, "La rumeur" doit beaucoup à ses acteurs, du couple vedette à James Garner en passant par Miriam Hopkins ou Fay Bainter. Mais la grande hardiesse de Wyler est sans aucun doute d'avoir réuni deux actrices ayant jusqu'alors évolué dans des comédies légères qui révèlent ici toute l'étendue de leur immense talent. Vieux de près de cinquante ans, le film de Wyler nous rappelle que quelque soit les époques, l'homme n'aime rien tant que dévorer ses semblables.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 mars 2018
Un film absolument remarquable, qui met un peu de temps à démarrer, mais qui devient rapidement implacable et particulièrement prenant. Prenant place dans une école pour fille, le film s’articule autour d’une rumeur qui se propage, et qui va mettre à rude épreuve les protagonistes principaux. Bien filmé, superbement interprété, il aborde deux thèmes principaux (la « rumeur » et la « différence ») avec un tel brio que son traitement possède une résonnance universelle et indéniablement moderne. A découvrir sans hésitation !
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2017
Déjà en 1943, le français Henri-George Clouzot nous montrait, dans "le Corbeau", les ravages que pouvaient provoquer les rumeurs. On retrouve donc cette thématique et ses implications dans ce film de William Wyler. Cette fois, ce sont les rapports ambigües entre deux jeunes femmes en pleine Amérique puritaine qui sont mis en cause.
A travers une magnifique mise en scène, William Wyler réussi à faire monter la pression et surtout ce sentiment d'injustice chez le spectateur qui connait dès le début la vérité. L'amour saphique y est traitée de manière subtile (la censure veille ! ) tout comme est subtile cette critique du puritanisme américain incarné par le personnage d'Amelia Tilford.
D'une forte ampleur dramatique, on pourrait uniquement repproché au film une baisse de rythme et d'intensité durant sa dernière partie. Plus récemment et dans un genre similaire, je ne peux que conseiller "La chasse" de Thomas Vinterberg.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2017
Les jeunes actrices sont impressionnantes ! La rumeur lancée fait l'effet d'une bombe au sein de l'école. Un sujet parfaitement mené sur un malentendu avec une argumentation innocente et des sous-entendus mal compris. "La vérité sort de la bouche des enfants" mais tous les enfants sont-ils innocents ? N'inventent-ils pas de mignons petits mensonges pour éviter la punition ? Et ces mensonges ne sont-ils pas de plus en plus crédibles ? Un excellent scénario et plusieurs sujets qui donnent à réfléchir et rendent bien des gens paranoïaques encore aujourd'hui. A voir !
Olivier Ferry
Olivier Ferry

4 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2016
Le film à au moins une qualité, c'est d'aborder la question de l'homosexualité (même si c'est de manière détournée ) à une époque où cela était un tabou au cinéma et où comme on le voit bien dans le film, les homosexuels étaient marginalisés . (Cela n'empêche pas le film d'être autocensuré par sont propre réalisateur comme le rappelle Shirley MacLaine dans la rubrique "Secret de tournage" )
En revanche je trouve les personnages très caricaturales, sans nuance. Hepburn et MacLaine pourtant excellentes actrices on tendance à surjouer et je pence que cela est peu être due à une mauvaise direction d'acteur de la part du réal, j'en veut pour preuve la scène de résolution final spoiler: (Quand Karen découvre Martha morte pendue )
où Hepburn fait une démonstration magistral de l'actor Studio qui manque cruellement de finesse, avec un gros plan sur son visage qui duuure.
De plus la petit fille par qui commence la rumeur est exagérément méchante et manipulatrice pour une fille de sont age.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juillet 2016
Excellent film abordant les conséquences négatives des rumeurs et les conséquences d'une homosexualité cachée.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2015
Démonstratif et empesé disent certains critiques, certes c'est difficile de ne pas le reconnaitre et alors ? Quel formidable suspense et quelle leçon de vie pour celles et ceux qui voient dans le cinéma la meilleure façon de comprendre les rapports humains. Quel scénario intelligent, trop même car il se disperse sur de nombreuses pistes psychologiques ! Tout peut se révéler vrai mais pas tout en même temps. Quel bonheur de voir évoluer tous ces acteurs avec des enfants particulièrement bien dirigés même si Mary Tilford et sa grand-mère en font trop, cela fait partie intégrante du spectacle, je ne changerai rien de leur jeu. C'est un film difficile car les interprétations sont différentes d'un spectateur à l'autre. Pour ma part, je trouve Karen monstrueuse : égoïste, manquant de clairvoyance, stupide parfois envers son fiancé qui représente une sorte de perfection masculine (''La rumeur'' est terriblement misogyne) et au final masochiste avec son regard soulagé tourné vers l'avenir. Ce n'est pas la seule fois au cinéma que l'on montre le coté diabolique de l'enfance, mais ici c'est particulièrement traumatisant, Karen en plus n'étant pas sortie de la sienne. Coté acteur, c'est un plaisir de retrouver Myriam Hopkins la vedette de Lubitsch même dans un rôle à la Gloria Swanson de ''Sunset Boulevard'' et de comparer le talent de MacLaine à celui de Hepburn, actrice pourtant plus reconnue. Wyler possède une grande personnalité, il en marque tous ses films qui forment une œuvre d'auteur.
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